#Rugby – Nationale / Mathieu Bonello (Albi) : «Tu as toujours des regrets mais, honnêtement, si tu vis avec, tu es cuit dans ce métier!»

C’est un Sporting Club Albigeois, un brin sous pression qui va débarquer en Charente pour le compte de la 17ème journée de Nationale. Face à une Union Cognac Saint Jean d’Angely ragaillardi par son succès à Blagnac, les tarnais vont devoir sortir de la spirale de la défaite (face a Massy et Nice.).Découvrez la conférence hebdomadaire d’avant match du manager jaune et noir, Mathieu Bonello.

UCS Vs SC Albi J17 Nationale : Une rencontre à suivre en direct des 14h45 sur le #MagSport Web Radio by LFM81

Crédit photo Jacques Massine

Maintenant que c’est à froid, est-ce que vous avez eu le temps de reparler du match et du fait qu’après une entame de de feu, il y ait eu ce black-out ?

 

MB : Il est sûr qu’on a fait une bonne entame et, qu’en tous cas, on s’est mis dans de bonnes conditions. On a attaqué la rencontre pour essayer de faire un gros match, on a mis les ingrédients pendant une vingtaine de minutes et après, on a peut-être perdu un peu le fil sur différents points. Je pense qu’on a peut-être cru à des moments que ça allait plus ou moins se dérouler tout seul mais il y a des faits de notre jeu qui nous ont un peu mis dedans. Finalement, on prend 9 points sans qu’il n’y ait rien qui se passe alors que nous, on en marque 14 avec du contenu mais tu les as en contact et à partir de la 20e, on a perdu le fil. 

 

On a l’impression que Nice a fait une petite réadaptation tactique à partir de la 20e et que vous n’avez pas su y trouver les solutions ? 

 

MB : Je ne suis pas d’accord, je ne pense pas qu’ils aient réadapté leur match tactiquement ou stratégiquement mais que c’est nous qui sommes sortis du match en se disant que la suite allait se faire facilement. On a multiplié nos erreurs techniques comme, par exemple, quand on a tapé dans leur camp, que le ballon a roulé et qu’il est sorti directement dans l’en-but. On a trois mêlées à 35 m des poteaux, on va dire qu’on en domine une et demi, la 2e s’écroule, on les emporte sur la 3e, l’arbitre dit que le gaucher pousse en travers et on prend trois points. Donc, je pense que c’est plus nous qui avons perdu le fil de la rencontre. 

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Est-ce que vous avez justement bossé vos sorties de camp ? 

 

MB : On a souvent mis des points et on en a pris derrière. Cela fait quelques matchs qu’on le maîtrise moins alors qu’on l’avait très, très bien maîtrisé sur la première partie de saison. La chose qui m’embête un peu, c’est qu’on l’avait beaucoup travaillé mais, encore une fois, peut-être qu’il faut aussi être patient sur le travail que l’on fait le mardi mais on aurait dû mieux faire. 

 

Quand vous dîtes  » nous  » en parlant des erreurs, c’est un  » nous  » collectif ou peut-on quand même pointer quelques carences dues à certains joueurs, même si on évite ceci dans un sport co ? 

 

MB : Non, c’est nous, les premiers qui se plantent, ce sont Alex et moi, les entraîneurs. Après, ce sont les joueurs qui sont sur le terrain mais on ne fait qu’un, quand ils sont bons, on est bon, quand on est nul, on est nul et quand on perd, on perd ensemble. Je crois aussi qu’on fait un sport où il y a beaucoup d’entraide et justement, quand il y a un copain qui est en difficulté, on doit l’épauler et l’aider. On l’a peut-être un peu moins vu sur ce match-là mais en tous cas, les joueurs savent ce que je pense et ça reste entre nous. C’est aussi notre construction même si, bien sûr, on aimerait la passer que par des victoires mais là, on a eu un coup d’arrêt. On essaye de le comprendre et on a compris, on a mis des images mais c’est ensemble. 

La fin de la première mi-temps est un peu similaire à celle contre Dijon. Comment assimiles-tu cette carence et d’où vient-elle d’après toi ? 

 

MB : Je pense qu’on s’est un peu recroquevillé sur nous c’est à dire que, quand ils sont revenus dans la partie et qu’ils nous ont un peu collé, on s’est analysé et on s’est dit  » putain, en fait, avec pas grand-chose, ils sont collés « . Sur la dernière action, car il faut remettre le démarrage, ils marquent 14-9 et sur le coup d’envoi, on tape direct en touche mais au milieu, il y a une action pour nous. En fait, en gros, on fait deux, trois erreurs coup sur coup et à ce niveau, quand tu en fais deux de rang, tu le payes cash. Encore une fois, c’est l’expérience de notre équipe, il faut qu’elles vivent des situations et sur des fins de matchs ou sur des fins de mi-temps, il faut que l’on soit capable d’être froid. Même si l’adversaire revient à un point ou passe devant, il y a encore 40 minutes derrière et il faut être capable de ne peut-être pas tenter des choses impossibles ou difficiles mais justement de rester dans le cadre très rigide de ce qu’on demande aux joueurs à des moments pour pouvoir aller jusqu’à la mi-temps pour se remettre la tête à l’endroit sachant qu’on passe une période un peu dure. Mais je crois vraiment et sincèrement que ça a été un problème de concentration et de croire qu’en 15 minutes, on avait fait le boulot alors qu’on ne l’avait pas fait, en 15 ou 20 minutes, c’est trop peu. Ça me déçoit pour eux car je crois que c’est la meilleure entame que l’on fait de l’année et, en tous cas, les joueurs s’étaient donnés les moyens de faire une grosse et bonne entame. 

 

Est-ce que ce point se travaille ? 

 

MB : Pour moi, c’est les mettre sous pression à l’entraînement et mettre des situations pas faciles à gérer, de par nos consignes mais également par ce qu’on va y mettre en termes d’exercices. L’exercice peut-être facile que l’on faisait de sortie de camp où on posait les ballons, il faut aussi les mettre sous pression dans la réflexion quand on est peut-être un peu usé physiquement. Par exemple, on prend une séquence de deux minutes où il faut défendre et s’y filer, car notre défense a quand même été très performante car on s’est fait transpercer une demi-fois mais on y a aussi laissé des plumes donc il faut être capable d’avoir de la concentration pour faire la part des choses et se remettre dans d’autres cadres. Là, on veut un peu tous sauver la patrie et c’est pour ça que je pense également qu’on perd le fil des matchs à des moments. 

C’est ce qu’a dit Benjamin Caminati à l’issue de la rencontre en disant  » il faut qu’on arrête de vouloir gagner le match seul car, on ne va pas se mentir, à la fin, on se disait que seul un exploit individuel ferait que ça passe et qu’on se retrouve collectivement « . Il est vrai que les 10 premières minutes ont été hyper collectives 

 

MB : C’est ça. Tu parles d’un fait qui est réel, on balaye le terrain et on démarre notre séquence des 40 mètres de chez nous, on remonte 60 mètres de terrain pour venir à un mètre. Ça veut dire que si tu n’es pas dans ton rugby, si tu ne le maîtrises pas ou que tu n’es pas bon techniquement, tu ne passes pas de tes 40 à 1 mètre de la ligne comme ça, sans faute de main ni sans manquer un mec au grattage alors que c’est sur les grattages que nous avons été pénalisé en 2e partie de mi-temps. Mais sur cette action, comme par hasard, il n’y a aucun grattage possible de l’adversaire, on est concentré, on ne tombe pas les ballons ce qui veut dire qu’on est capable quand on est dans l’urgence mais ça ne suffit pas. Donc, moi je dis qu’on a montré ce qu’on pouvait faire mais qu’aujourd’hui, il faut basculer car, comme on l’a toujours dit, la Nationale est dure. Cette équipe de Nice est un prétendant à la montée en Pro D2, il faut être honnête, et qu’aujourd’hui, dans ces matchs de haut niveau, la moindre erreur est payée cash. 

 

Tu as fait un 6-2 sur le banc des remplaçants. Est-ce qu’au vu du scénario du match, tu as des regrets car avec les commotions de Louis Decrop et Théo Vidal, tu t’es un peu retrouvé  » à poil  » ? 

 

MB : Quand tu es entraîneur, tu as toujours des regrets mais, honnêtement, si tu vis avec, tu es cuit dans ce métier. Comme on le dit toujours, c’est à la fin du bal qu’on payera les musiciens et c’est après avoir pris les décisions qu’on voit si elles sont bonnes. C’est comme quand tu décides de te marier avec ta femme, tu ne sais pas si ça va marcher 40 ans mais en tous cas, à l’instant T, tu te dis  » j’ai espoir que ça va marcher pendant 40 ans  » et puis, tu t’aperçois que beaucoup passent à la cadreuse et que quelques années après, sont obligés de faire autrement. Tout ça pour dire qu’une décision, il faut l’accepter et l’assumer et on l’assume totalement, si on était sur Playstation, on pourrait changer le scénario et tout le reste mais on n’y est pas. Non, on n’a pas de regret sur ça car, stratégiquement, je pense que c’était le bon plan mais on ne maîtrise pas la commotion ou d’autres choses. Et puis, quand tu fais des changements un peu rapidement, tu sais qu’il ne t’en reste plus qu’un donc on n’a pas de regret sur ça car ça nous fera aussi grandir dans nos choix futurs d’équipe.

La défaite conjuguée aux victoires de Chambéry et de Valence à l’extérieur est une très mauvaise opération comptablement ? 

 

MB : Quand tu perds chez toi, c’est une mauvaise opération. 

 

Mais là, c’est encore pire car Suresnes ne vous a pas aidé ? 

 

MB : Je le redis, on a perdu une bataille mais on fera les comptes le 8 Mai. Je ne regarde pas spécialement le classement, je regarde ce qu’on a amené à chaque match et là, j’ai trouvé qu’on avait de grosses avancées où on a vraiment progressé dans des secteurs mais par contre, on se tue dans d’autres. Donc, il faut arriver à un équilibre, à ce match un peu référence que l’on recherche et qu’on ne trouve pas, on fait aussi beaucoup de turn-over avec des joueurs sur des postes qui tournent pas mal. il faut accepter que l’on passe par ces matchs-là, on aimerait passer par des victoires mais en tous cas, nous sommes positifs et pour moi, ce n’est pas un grain de sable dans la machine. Ce n’est pas un coup d’arrêt mais un match de construction pour notre équipe. 

 

Tu dis que tu as perdu une bataille. Pour rester dans le langage guerrier, dimanche prochain, à Cognac, ça va être la guerre ? Ils seront au pied du mur, ils savent que la moindre défaite à domicile peut quasiment être rédhibitoire pour le maintien donc ils vont vous attendre requinqués, en plus suite à leur victoire à Blagnac ? 

 

MB : Il est sûr que l’on va chez un gros adversaire très, très dur à manier chez lui. Moi, par contre, j’ai demandé aux joueurs qu’on se recentre sur nous ainsi que nous, le staff, car en fait, nous avons un gros adversaire qui nous attend. 

Également une grosse bataille de la mêlée car, pour avoir discuté avec des joueurs de Blagnac, ils ont été impressionnés par la qualité de la mêlée cognaçaise ? 

 

MB : Oui, ils ont une très grosse mêlée. On l’avait vu ici, c’est l’un des secteurs forts chez eux, on en avait aussi parlé avec les mecs de là-bas. C’est une grosse mêlée mais on en a aussi joué une grosse du championnat dimanche et on s’en est bien tiré. Dans ce secteur aussi, on est un peu sur courant alternatif, à part en début de saison, je trouve qu’on a quand même fait des matchs convenables voire bons. On a été pris contre Massy et dès le dimanche d’après, on a rectifié le tir où ça a quand même été un secteur positif avec pas mal de pénalités et d’avancées sur ce match. Il est certain que ce sera un gros secteur car c’est une grosse mêlée de la poule si ce n’est l’une des meilleures.

Si on regarde le contexte, est-ce que tu pourras compter sur toutes tes forces vives en dépit de l’épidémie ? 

 

MB : L’épidémie en touche un ou deux par semaine mais on ne va pas se réfugier derrière ça. On a un groupe qui est bon, avec du nombre mais il est sûr qu’on aimerait avoir tout le monde à 100% et pas avec ce Covid. On a au moins un ou deux types par semaine mais tant que ça ne dépasse pas ça, que les mecs se font tester et que c’est négatif, on continue. Il est certain qu’on aimerait mais il y en a d’autres qui vont prendre la place et le maillot et si je prends l’exemple de Vincent Callas qui a dépanné à l’aile, si c’est 2 avec Vincent sur le banc, tu sais qu’il a les capacités de vitesse et moi, ça ne me pose pas de problème qu’il y ait aussi cette possibilité-là car je crois que c’est un joueur qui peut jouer à ce poste. C’est aussi à prendre en compte quand on fait une compo, quelque chose à regarder. C’est aussi tout à l’honneur de Vincent car, chez nous, le collectif est sacré et passe devant tout. Il a dépanné dans ce secteur-là donc, ce week-end, on continuera aussi notre turn-over car, comme je vous l’avais dit, je continue encore tout le mois de Janvier. Ça commence à se rapprocher et quand on reviendra de la coupure qui va arriver, on resserrera un peu l’équipe et il y aura moins de turn-over à partir de là. 

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Tu vas rentrer dans le dernier tiers du championnat. C’est le moment de resserrer tout en faisant attention aux blessures ? 

 

MB : Exactement, on va resserrer à partir de ce moment-là. Les joueurs sont au courant, ils connaissaient aussi la stratégie que l’on mettait en place sur le mois de Janvier. Ils savent également que quand le retour de la pause va approcher, on va un peu plus resserrer le groupe, moins faire tourner et, à certains moments, faire jouer les mêmes joueurs d’un dimanche à l’autre pour trouver de la stabilité. Mais en tous cas, on ne change pas notre fusil d’épaule parce qu’il y a eu un petit accroc. 

 

En termes de condition physique, tu arrives dans le cœur de la saison. Il faut faire de savants dosages pour ne pas trop charger tout en gardant le foncier, c’est quasiment de l’alchimie ? 

 

MB : C’est une période pas facile car elle te permet de préparer les autres matchs qui vont arriver sans trop en faire non plus car tu es crevé l’hiver à la sortie des fêtes. La réponse que je peux apporter, c’est que physiquement, on est quand même bien car, quand tu vois le match fini et que tu vois l’adversaire, même si ça n’a pas payé, je pense qu’on finit bien. Mais ça ne veut pas dire que c’est facile à doser et, en tous cas, on continue à travailler en essayant de le faire efficacement. Il est sûr qu’on ne détient pas la vérité mais chez nous, le domaine physique est primordial dans notre projet. On n’a pas encore suffisamment de points pour dire  » on ne regarde pas les matchs et on travaille pour le mois de Mai « , non, nous, on ne regarde pas plus loin que le prochain match et le prochain match, c’est Cognac. 

Est-ce que tu as des blessés à déplorer avec les deux commotions de Nice ? 

 

MB : Pour Louis Decrop, ce n’est pas une commotion. Apparemment, il aurait été touché au nerf vague, quelque chose comme ça, ça n’est pas grave mais c’est ce qui l’a rendu comme ça, de vomir et de se sentir mal. C’est pareil, ce sont des choses qu’on peut anticiper mais des choses que, sur le moment, il n’a pas dit à la mi-temps. Il faut grandir dans tout ça, ce n’est pas parce-que tu sors sur ce match-là que tu ne joueras pas le prochain, il y a des copains qui peuvent te remplacer et ça aussi, il faut qu’on l’améliore. Concernant Théo Vidal, il est incertain, il était au repos jusqu’à jeudi, jour de sa reprise, ce n’est pas non plus une vraie commotion mais on ne prendra aucun risque. Comme je le dis, ça permet aussi de faire un turn-over, de voir tout le monde et là, à fin Janvier, on aura un bon bilan avec Alex pour pouvoir attaquer le dernier tiers du championnat. 

 

Est-ce que tu as des retours ? 

 

MB : Baptiste Couchinave revient, il sera peut-être dans le groupe mais en tous cas, il revient vraiment pour postuler, c’est la grosse bonne chose, c’est ma recrue de l’intersaison. Heath Backhouse était incertain car il avait un peu mal mais il revient ainsi que Marlonn, il y en a deux ou trois mais pas Gilen qui est un peu en adaptation. Comme entraîneur, je n’ai pas coutume de trouver des excuses, on a un bon groupe, il faut être capable de jouer avec Pierre, Paul ou Jacques. Et justement, plus on sera un groupe étoffé, plus, selon moi, on gagnera en efficacité dans quelques semaines. 

 

Et concernant Tom Hardwick ? 

 

MB : Vous me posez toujours la question mais je vais vous dire un truc, il y a des choses personnelles au-delà desquelles je ne peux pas aller parce-que ça fait partie d’un homme. Je l’ai très souvent en contact et il va sûrement revenir dans pas longtemps mais il y a un autre souci dont je ne peux pas parler, quelque chose de personnel qui n’est pas en lien avec le rugby. On le soutient et on verra, si ça se trouve, il peut arriver très rapidement et si ce n’est pas le cas, des infos sont sorties donc on sait qu’on est à la recherche de quelqu’un. On verra si les œufs seront remplis à Pâques. 

En parlant de Théo Vidal, sa blessure est aussi un peu la rançon de la gloire. Il commence à être craint par les équipes, est-il visé ou chargé ? 

 

MB : Il est sûr que Théo ne ménage pas sa peine comme on dit. Il ne s’économise pas, il n’a pas un jeu à l’économie, c’est quelqu’un qui adore défendre et y mettre la tête et forcément, on joue parfois des équipes qui le malmènent un peu mais c’est le poste qui veut ça. Il est jeune et c’est à nous de le protéger, ils doivent être capables de tenir le poste avec Jérémy Russel, Ben Caminati peut y jouer aussi. En tous cas, on est aussi précautionneux de sa santé et puis, c’est sa première vraie saison et quand tu es jeune, il faut également réussir à te ménager quand tu ne fais pas 90 kilos. On va le protéger. 

 

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Trois défaites à domicile, il n’y a maintenant plus d’espace pour une de plus. Ce ne serait pas rédhibitoire mais ça commencerait à faire tache ? 

 

MB : Bien sûr mais même une. Moi, je trouve que perdre à la maison, c’est toujours emmerdant, même dans l’esprit et l’esprit de ce qu’on veut faire. Mais aujourd’hui, on s’aperçoit que tout le monde gagne partout et que tout le monde peut gagner chez tout le monde. C’est à nous d’être également bons à l’extérieur et d’arriver à accrocher des points. 

 

Après la déconvenue ici contre Soyaux-Angoulême, vous aviez très, très bien rebondis contre Bourgoin. C’est peut-être ce que vous attendez dimanche ? 

 

MB : Bourgoin est peut-être le plus gros match que l’on ait fait à l’extérieur. Dimanche, j’attends de mes joueurs qu’ils prennent du plaisir et qu’ils continuent vraiment à performer sur la durée d’un match, c’est ce que j’attends d’eux. Aujourd’hui, et vous vous dîtes peut-être que je pense l’inverse, mais en tous cas, je prends les matchs les uns après les autres. Je ne regarde pas si on sera 3e, 4e, 5e, 6e, 8e ou 10e du championnat, je prends les matchs les uns après les autres et je le pense réellement. Quand on commence à faire des plans sur la comète, c’est le meilleur moyen pour manquer le match qui va arriver. Donc, aujourd’hui, j’attends des joueurs qu’ils fassent un bon match de rugby à l’extérieur. On sait que ça va être très dur, c’est à nous de bien nous y préparer et on a vraiment basculé. 

 

Est-ce qu’on peut vraiment parler dimanche d’un premier virage de l’an I de l’ère Bonello car c’est quand même un match qui est important pour rester dans les clous et se faire du bien à la pause ? 

 

MB : Non, il n’y a pas d’ère Bonello. Il y a un projet SCA géré par Alex et moi, il y a des matchs aboutis, d’autres qui le sont moins et mon rôle est aussi d’être là quand l’équipe perd. Je suis le premier responsable et je ne m’échapperai jamais, c’est aussi mon poste qui voulait ça et j’aime ça. Donc non, ça n’est pas un véritable tournant, tous les matchs qui resteront seront des tournants soit 10 rencontres et pas plus ce match qu’un autre. Je crois qu’il faut juste arriver à enchaîner et garder la confiance que l’on peut acquérir mais pour le moment, il nous manque ce match référence. C’est ça qui me dérange un peu à savoir que l’on met du temps à avoir ce match référence.

Pourquoi tu ne cites pas le match aller contre Chambéry comme match référence ? 

 

MB : C’est vrai, c’est peut-être l’un des matchs les plus aboutis. Mais contre Chambéry, on a quand même eu des trous d’air à des moments, on a scoré à la fin mais ça ne résumait pas la physionomie d’un match. Ce que je vais vous dire, et je le dis tout le temps, c’est que sur une saison, ça s’équilibre et peut-être que là, quand tu regardes tout, on ne méritait peut-être pas ce score. Dans le résumé, ça s’équilibre mais oui, j’ai trouvé que Chambéry était l’un des meilleurs matchs dans le contenu global mais on avait quand même connu des trous d’air et où, défensivement, on s’était un peu fait trouer sur des secteurs et ça, ça m’avait un peu embêté. Quand je dis match référence, ça veut dire match abouti où on ne peut pas dire qu’un secteur est déficient et ce match-là, on ne l’a pas encore. Il y a toujours un secteur plus faible, un coup, c’est la touche, un coup, c’est la mêlée, un autre, ce sont les deux et c’est à nous, les entraîneurs, de trouver le bon dosage aux entraînements pour arriver à mettre tous les ingrédients au même moment sur le même match. Mais ça va venir, on est très confiant. 

Il n’y a pas eu d’officialisation de la part du SCA des deux joueurs à l’essai. Qu’est-ce que ça a donné ? 

 

MB : Vous étiez presque mieux renseignés que nous et j’ai l’impression qu’il ne restait presque que le tampon a envoyer pour la licence (rires). Ce n’est pas d’actualité pour l’instant, la licence n’est pas encore envoyée à la FFR. 

 

Il y a d’autres joueurs qui viennent ? 

 

MB : Si on a des possibilités, on le fera et le groupe le sait, suivant si Tom revient ou pas, s’il peut revenir. En tous cas, on le mettra au courant, ça ne nous pose pas de problème car c’est fait avec beaucoup de transparence envers les joueurs. Il vaut parfois mieux les essayer que de prendre pour prendre.

A l’issue du match contre Nice, un sujet à embraser les supporters sur les réseaux sociaux du SCA, à savoir la musique d’entrée des jaune et noir. Le fameux  » Hell Bells  » de l’ère Béchu a disparu et certains supporters râlent. Afin de leur donner une réponse, quelle est la motivation de la suppression de cet héritage de l’ère Béchu ? 

 

MB : Je ne savais pas d’où venait cette musique. On a renouvelé pas mal de choses, on a voulu changer pas mal de points, ce sont de petits détails mais c’est aussi important pour les joueurs. Je fais une proposition : qu’on mette une dizaine de chansons à sélectionner et qu’il y ait un vote des supporters, un au cœur des joueurs, on réunit les deux et on prend celle qu’ils veulent. En tous cas, c’est avec plaisir que l’on choisira la musique qui va bien au Stadium et qui va bien aux joueurs. 

 

C’est ce qu’ont proposé les supporters, de faire un sondage sur la musique. Ça leur tient à cœur et ça montre aussi qu’ils sont proactifs dans la vie du club ? 

 

MB : Super et je tenais à féliciter tout l’ensemble du Stadium qui a poussé dimanche derrière l’équipe des deux côtés. Ça a fait plaisir mais maintenant, il ne faut pas se voiler la face et comme je le dis depuis le départ, depuis le 5 Juillet, c’est aussi à nous de donner. Il faut donner, les joueurs sont investis mais il faut faire plus que de l’investissement quand tu es en Nationale mais en tous cas, je dis bravo au public car là, ils ont poussé derrière l’équipe.

Propos recueillis par Loïc Colombié

UCS Vs SC Albi J17 Nationale : Une rencontre à suivre en direct des 14h45 sur le #MagSport Web Radio by LFM81

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