#Rugby – Nationale / Mathieu Bonello (Albi) : «Je n’en faisais pas du tout une affaire personnelle de Massy.»

Peu prolixe sur la rencontre à venir face au Stade Niçois (ce dimanche à 15h au Stadium), le manager des jaunes et noirs est longuement revenu sur la défaite à Massy dont il trouve le score lourd mais l’attitude de ses gars irréprochable dans l’investissement. Déniant en avoir fait une affaire personnelle et avoir eu des ambitions sur cette rencontre, l’ex coach des franciliens a reconnu la supériorité du RCME sur ce match. Alors qu’Albi voit arriver une armada Niçoise en quête effrénée de points pour recoller au peloton de tête, Mathieu Bonello a aussi dressé les enjeux actuels : les renouvellements de contrats et le recrutement pour la saison prochaine. Un moment périlleux dans toutes les écuries de Nationale, que chaque coach doit appréhender avec tact et doigté. Alors que Théo Vidal, Arthur Castant et Touks Vaisunubu ont résigné (ainsi que Mohsen Essid d’ici quelques heures), d’autres joueurs eux, sont dans l’attente de leur devenir, une situation qui pourrait pousser certains éléments à se surpasser pour décrocher un strapontin pour la saison prochaine. Plutôt épargné par le contexte sanitaire (1 seul joueur positif selon nos informations) mais avec certains joueurs cadres blessés (Gilen Queheille, Bastien Dedieu entre autres), le Sporting Club Albigeois voit arriver les azuréens avec la majeure partie de ses forces en présence. Une bonne nouvelle pour ce nouveau choc qui, peut paraître comme un petit carrefour de la saison pour les deux équipes. Focus sur une rencontre qui doit impérativement sonner la réconciliation du SCA avec le Stadium Municipal et qui sait, tenter d’aboutir sur le premier gros match référence de la saison à domicile.

Albi Vs Nice J16 Nationale : Une rencontre à suivre en direct dès 14h45 sur « Le #MagSport Web Radio en partenariat avec LFM81 .

Crédit photo Audrey Killarney – RCME Officiel

Tu as fait un gros coup de bluff en disant que tu emmènerais les jeunes à Massy alors que tu étais parti pour un peu révolutionner la hiérarchie de la Nationale. Malheureusement, ça n’a pas tourné dans le bon sens pour Albi. Qu’est-ce qui a manqué pour prendre ce stade Ladoumègue que tu avais un peu érigé en « Prise de La Bastille »?

MB : J’ai dit qu’on tournerait et c’est ce qu’on a fait sur certains postes en laissant des mecs sur le banc ou à la maison. Moi, je pense qu’on était dans la partie jusqu’à la 50e et qu’ensuite, on a manqué de maîtrise. On a eu des secteurs qui ont été déficients sur le match et d’autres où on a vraiment dominé mais ça ne s’est pas équilibré et à la 50e, quand le bras de fer a été présent, c’est Albi qui a lâché. Quant à la physionomie du match, pour ceux qui l’ont vu ou qui y étaient, je crois qu’on a quand même fait un gros match dans l’investissement. 

 

Déçu du résultat ?

 

MB : Je suis très satisfait des joueurs qui ont été là-bas, des 26, ils ont mis un engagement à la hauteur de leurs qualités. On prend trois essais mais deux à 0 passe et un où on perd le ballon dans les 22 adverses. Ils ont la qualité de nous balayer le ballon et de le mettre au fond mais il y en a 2 à 0 passe ce qui veut dire qu’on a été présent dans la partie mais s’ils ont gagné, c’est qu’ils étaient meilleurs que nous. 

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Est-ce que, pour résumer, on peut dire que vous avez touché du doigt la différence entre le haut niveau de la Nationale et le très haut niveau ? 

 

MB : Je pense qu’aujourd’hui, on a énormément progressé dans ce qu’on fait depuis le début de la saison mais ils sont encore devant donc, pour l’instant, ça veut dire qu’on n’est encore peut-être pas totalement à leur niveau. Tu ne gagnes pas 13 matchs de rang pour rien, c’est une belle équipe et s’ils sont premiers, nous, on est derrière donc on n’est pas encore à ce niveau-là. 

 

Le plan de bataille en 1ère mi-temps était quasiment parfait. Le seul accroc est cette première mêlée qui a un peu tout mis par terre d’entrée de jeu ? 

 

MB : Il est sûr que, quand on a la première mêlée, que le ballon dégueule sur le côté et qu’au lieu de s’y coucher, on veut faire la passe, qu’elle t’emmène dans l’en-but, qu’on est à la course et que le mec aplatit au bout de 3 ou 4 minutes de jeu alors que tu as dominé pendant 4 minutes et que tu as fait une bonne entame, ça fait mal à la tête. J’ai justement trouvé que l’équipe avait vite basculé et vite repris le match en main, on tourne à la mi-temps à 10 à 7 donc on fait une excellente première mi-temps malgré ce problème qu’on a eu d’entrée de match. Comme je l’ai dit, je pense qu’à la 50e, on a commencé à ne plus respecter notre plan. 

La défense est le gros point positif ? 

 

MB : Oui, très gros point. On a eu une très grosse défense mais face à cette équipe, il valait mieux (rires). La défense est quand même un secteur qui est fort chez nous mais malgré ça, avec les miettes, ils en ont mis trois. Ça me laisse sur ma faim car, quand tu as une bonne défense, tu es censé ne pas trop prendre d’essais et là, on en a pris trois donc bravo à eux. 

 

Tu en as peut-être un peu fait une affaire personnelle d’aller gagner à Massy ?

 

MB : Non, il n’y avait pas d’affaire personnelle pour moi et il n’y avait pas d’objectif d’aller gagner à Massy, même aux joueurs, je n’avais pas donné cet objectif-là. J’ai juste donné l’objectif de s’envoyer et d’être fier de ce qu’on allait faire. Pour moi, le score ne reflète pas la partie et les joueurs peuvent être fiers de ce qu’ils ont fait et, en tous cas, je suis fier d’eux. On pourra bâtir sur ça, dans la construction de mon livre ou de notre équipe, c’est un chapitre et celui-là va compter, j’en suis convaincu. Donc non, je n’en faisais pas du tout une affaire personnelle de Massy.

On va basculer sur Nice qui arrive sûrement avec des intentions car ils sont derrière vous alors qu’ils avaient des objectifs en début de saison. Comment percevez-vous ce match et qu’avez-vous dit aux joueurs ? 

 

MB : On leur dit que le match le plus important, c’est le prochain. Là, c’est Nice donc on va essayer de faire le meilleur match possible mais on sait qu’en Nationale, toutes les équipes peuvent poser des problèmes aux autres. On aura un gros morceau dimanche et on va prendre ce match avec beaucoup d’investissement. 

 

La température ne sera pas terrible ? 

 

MB : Oui mais on est au cœur de l’hiver, il faut accepter qu’on ait choisi cette passion qu’est le rugby et qu’elle est faite pour jouer l’hiver. Il faut aussi jouer avec d’autres qualités et j’espère qu’on sera présent, en tous cas dans l’investissement qu’on a souvent mis à l’extérieur mais qu’on a peut-être eu un peu de mal à trouver à domicile. J’espère qu’on sera capable de remettre cet investissement-là. 

 

C’est un peu la croisée des chemins pour les deux équipes, si Nice veut réaccrocher les 6 premières places, ils sont obligés de venir faire un coup à Albi. Quant à Albi, s’il y avait défaite, ça pourrait être un effet bacule vers le bas des 6 premières places ? 

 

MB : Comme je vous l’ai dit, encore une fois, je ne regarde que ce match et le match, quand tu es à la maison, il faut tout faire pour le gagner. J’ai beaucoup de respect pour toutes les autres équipes mais je ne regarde que nous et aujourd’hui, on a un bon et gros match à préparer pour ce dimanche. On verra après, on fera les comptes à la fin Avril. 

Comment appréhender-vous cette équipe de Nice ? Une équipe avec un effectif XXL qui a eu un démarrage compliqué ?

 

MB : Je ne me permets pas de juger, je ne sais pas du tout ce qu’ils font ou ne font pas, je ne regarde que mon équipe. C’est l’un des prétendants aux 6 premières places, ça je le sais, donc c’est à nous de faire un gros match. J’ai assez de m’occuper de mon équipe donc on va se cantonner à nous. 

 

Cette équipe a quand même de grosses individualités qui, à tout moment, peuvent faire la différence ? 

 

MB : Ils ont un effectif taillé pour le haut niveau et pour la Pro D2, ils ont fait un gros recrutement. Il est sûr qu’ils ont un gros effectif et que ce sera un match difficile. 

 

Avec Alex, vous analysez quand même l’équipe qui arrive et donc, il y a quand même des choses que vous avez identifiées ?

 

MB : Bien sûr. Avec Alex, on travaille forcément pour préparer les matchs mais, ce que je veux dire, c’est qu’on voit l’équipe se dérouler. Elle manque peut-être d’un peu de confiance ou peut-être que ses résultats ne sont pas ceux qu’elle attendait mais je ne me permets pas d’en parler car c’est vraiment à nous de nous cantonner à notre jeu. Bien sûr que l’on mettra des choses en place sur ce match mais ça restera entre nous. 

Est-ce qu’on peut s’attendre au retour de certains cadres face à une grosse écurie de Nationale ? Gilen Queheille par exemple ou Afatia !

 

MB : Non, pas plus que ça. On ne va pas rentrer grand-monde, on va aussi continuer à tourner sur certains postes et aujourd’hui, on n’a pas envie de mettre une équipe de 15 titulaires. On a besoin de voir tout le monde et pour l’instant, il y en a qui sont sur le côté pour X ou Y raison et ce sont les autres qui jouent. On sera dans la continuité des derniers matchs. 

 

Gilen Queheille n’a pas joué depuis plusieurs matchs, est-ce un choix sportif ou est-il blessé ?

 

MB : C’est à la fois un choix sportif mais aussi une blessure. C’est un souci sous le pied donc, les deux mélangés, il reprendra le jour où il sera à 100%, pas avant. 

 

Quant à Baptiste Couchinave, on est à quelques encablures de le revoir sous le maillot jaune et noir ? 

 

MB : Ça y est, il est en train de revenir. Il reste encore une petite semaine et dès celle d’après, il postulera donc on est content de son retour mais aussi de son esprit. On a besoin de tout le monde et ça permettra également de relancer la concurrence, que chacun aide l’équipe à performer, on en a besoin. 

L’arlesienne : où est Tom Hardwick ?

 

MB : Je m’étais dit que si on ne me posait pas la question, je serai obligé d’en parler (rires) ! Il est en Angleterre, on peut maintenant bouger avec le Covid en France mais, apparemment, il y aurait maintenant un souci de passeport donc on est toujours en attente. Dans les semaines qui vont arriver, le cas Hardwick va être réglé dans un sens ou dans l’autre c’est à dire qu’à la fin de ce bloc, une décision sera prise. En tous cas, s’il venait à ne pas continuer, on cherchera à le remplacer. 

 

S’il venait à ne pas continuer, ça serait quand même une déception car il était annoncé comme une recrue importante ? 

 

MB : Déception dans le sens où on perd un joueur dans le recrutement qu’on avait tablé par contre, vous dire qu’on perd dans notre rugby, je ne sais pas car on l’a trop peu vu. Pour l’instant, il n’a pas amené à l’équipe, pas plus, pas moins et le seul truc, c’est qu’on perd en nombre car on perd un joueur. Donc, forcément, quand un recrutement n’aboutit pas, ou aboutit sans donner ce qu’on voudrait, c’est un échec. Parfois, le recrutement ne tient pas à grand-chose mais on essaie le plus possible d’avoir des joueurs qui nous aident, pour l’instant, ça n’est pas le cas mais j’ai toujours espoir. 

 

On a vu une voiture du Stade Aurillacois (Thomas Dubourdeau) devant le centre d’entraînement. C’est le cadeau sous le sapin de Noël qui arrive un peu en retard ?

 

MB : Non,pas du tout. C’est quelqu’un qui vient à l’essai, on ne sait pas si ça se passera ou pas sinon on vous aurait annoncé le recrutement d’un joueur. Pour l’instant, on n’a pas ce qu’on veut ni ce qu’il faut mais, comme je l’ai dit tout à l’heure, on ne cherche pas un joueur de plus, on cherche un joueur qui va nous amener quelque chose dans un domaine précis. 

Depuis 4 matchs, le capitanat a switché sur Jacques Engelbrecht. Est-ce que c’est définitif ? 

 

MB : Non, il faut plusieurs leaders mais aussi plusieurs capitaines dans une équipe, on ne peut pas faire qu’avec un. Jacques faisait aussi partie des capitaines de la saison, on a aussi parlé feuilles de match et il a pas mal enchaîné donc c’est lui qui l’a mais ça n’enlève rien à Mathieu, bien au contraire. Il est toujours présent et toujours investi et c’est aussi toujours notre capitaine, ils sont plusieurs à se partager ce rôle. C’est également essayer de donner plus de leadership à notre équipe. 

 

On sait que tu as beaucoup d’attaches avec Christophe Urios qui a des collèges de capitaines comme toi tu en as un. Est-ce que tu le réunis souvent et comment l’utilises-tu ? 

 

MB : C’est quelque chose que l’on essaie de réunir une fois par semaine pour parler du jeu mais pas que. On parle aussi de ce qui se passe, de comment on va faire, on échange. C’est vraiment un retour des deux côtés, ce n’est pas que le coach qui parle mais c’est également savoir ce que veut le vestiaire, le but est d’avoir de la connexion entre les joueurs et le staff. En tous cas, ça se passe bien et ça permet aussi de créer et de former des leaders car, dans le rugby actuel, c’est de plus en plus dur de trouver des leaders. C’est donc aussi à nous, les entraîneurs, de former pour ça et pour le faire, il faut un pool de joueurs susceptibles d’être leaders et de les aider, de leur apprendre à être leaders. 

 

On a vu un bel essai de Leka Tagotago à l’issue d’une jolie percée au cœur du jeu de Silafai Lea’ana. C’est quand même un peu une marque de fabrique de ce Sporting made in Mathieu Bonello ? 

 

MB : Je trouve qu’on n’a pas encore fait un vrai match abouti depuis de la saison. J’ai envie de dire qu’il y en a un qui m’a vraiment marqué, celui de Bourgoin à l’extérieur où on avait quand même été solide de A à Z sur beaucoup de paramètres. Je trouve aussi qu’on manque un peu de ce match référence chez nous et on essaye également de mettre en place un certain jeu mais on a forcément un temps d’adaptation qui est peut-être un peu plus long que prévu. C’est vrai que quand on voit des choses comme ça, car c’est vrai que cet essai était beau et construit avec quelque chose derrière, j’espère que plus les matchs vont passer, mieux on sera.

Tu es venu avec Sean Robinson en conférence de presse, il fait partie des recrues  » plus-values  » comme vous les appelez ?

 

MB : Sean représente bien ce qu’on veut faire avec Alex. C’est un joueur qui a été habitué au haut niveau, qui s’est facilement intégré alors qu’il a pris le train en marche et qu’il est monté dedans avec beaucoup de respect pour les autres et même pour ses concurrents. C’est un exemple à suivre dans le sens où c’est quelqu’un qui est bosseur, qui travaille, qui n’a jamais un mot plus haut que l’autre, qui pense tout le temps au collectif et qui a l’habitude du haut niveau. Ça se voit car quand tu te fonds aussi vite dans un collectif ou que tu ne mets pas six mois à connaître les combis, ça montre tout simplement ton niveau rugby mais aussi ton niveau mental. C’est vrai qu’il caractérise un peu ce qu’on veut faire avec Alex au niveau du recrutement à savoir des joueurs qui amènent une vraie plus-value. En tous cas, on est très content qu’il ait rejoint Albi, qu’il ait choisi ce projet et de travailler avec lui. Comme je le dis encore aujourd’hui, on ne prendra pas quelqu’un pour renforcer, pour prendre le nombre. Depuis que je le dis, on aurait pu ou on pourrait renforcer l’équipe mais je ne vois pas l’utilité de bouleverser ce groupe alors qu’il fonctionne bien et qu’il fonctionne bien. Si je dois le renforcer, c’est que le joueur m’aura vraiment amené une plus-value et qu’on en a besoin et concernant Sean, je suis très content qu’il soit là. 

 

Sa très bonne maîtrise du français a aidé à son intégration ?

 

MB : Oui, c’est vrai. Sean parle français aussi bien que nous, il est totalement intégré et il est sûr que la langue française aide beaucoup car ça permet de se comprendre plus facilement. Ça a été un gros avantage pour lui. 

 

En parlant de recrutement, on sait que Janvier est la période charnière des renouvellements ou non. Il y en a déjà eu trois, peux-tu nous dire si tu as vu tous les joueurs en fin de contrat et s’ils savent de quoi sera fait leur avenir ? 

 

MB : On a commencé à y travailler et on a vu l’ensemble de l’effectif avec mon collègue. A aujourd’hui, il y a des catégories de joueurs où on resigne rapidement, d’autres sur lesquelles nous sommes en attente de décision. On a été très transparents avec les joueurs, ils savent ceux qui vont resigner vite et ceux qui sont en attente. Pour l’instant, on ne se positionne pas sur la totalité de l’effectif parce-que parfois, avec Alex, on a vu peu de matchs. Il y a des joueurs qui en ont fait 2 ou 3 et c’est dur de les juger sur ça mais il est sûr que ça va se décanter courant Février où il y aura peu de rencontres, deux. Je pense que début Mars, on y verra beaucoup plus clair mais oui, on est en train de s’occuper de certains renouvellements et il y aura d’autres annonces de faites cette semaine. En tous cas, on est très content des prolongations des joueurs, on avait entamé les négos qui ont pu se conclure et on est satisfait de pouvoir renouveler des joueurs qui sont chez nous car, comme je le dis toujours, avant de vouloir recruter ailleurs, il faut déjà bien regarder chez nous. On a ce qu’il faut chez nous, je suis content dans l’ensemble de l’équipe que l’on a cette année donc je ne vois pas non plus pourquoi on changerait tout. Il est sûr qu’il y aura du turn-over, il ne faut pas se mentir, je suis arrivé très tard l’année dernière et, en gros, je n’ai pas pu totalement faire ce que je voulais même si on s’en est très bien sorti car je suis très content de l’effectif final que l’on a. Mais il est certain que j’ai envie de plus mettre ma patte et celle d’Alex donc, forcément, les lignes vont bouger. 

 

Renouvellement mais aussi recrutement ? 

 

MB : Oui, bien sûr, renouvellement et recrutement. On regarde les possibilités qu’on a à faire et surtout à des postes où il va falloir que l’on prenne du monde car on est un peu juste dès cette année. Mais, encore une fois, il y a beaucoup de joueurs sur le marché et il ne faut pas se tromper sachant que la base de ce qu’on regarde en premier, c’est l’état d’esprit du joueur et ensuite la partie rugby. L’un sans l’autre ne marche pas mais l’état d’esprit est quand même primordial donc, par moment, il n’est pas toujours facile de faire le bon choix. 

 

A quoi sont conditionnés les joueurs qui sont en attente de re-signatures ? 

 

MB : Pour certains, c’est parfois ce qu’on fera l’année prochaine, qui veulent repartir en Pro D2 mais pas en Nationale ou l’inverse, avec un mec qui dit  » moi, je suis preneur des deux niveaux « . Ensuite, ce sont nos choix avec Alex de choisir avec qui on veut continuer ou pas mais c’est vrai que ce qui est difficile pour moi, c’est qu’il y a des joueurs qui ont très peu joué et ne les juger que par ce que je vois à l’entraînement, c’est quand même léger. C’est aussi pour cela que l’on continue le turn-over avec Alex, pour voir tout le monde et pour pouvoir prendre de très grosses directions pour certains fin Février. 

 

Certains joueurs doivent être convoités ?

 

MB : Il y en a qui doivent l’être mais on ne le sait pas même si on le sait un peu pour certains car ils nous le disent. On essaye de jouer la carte de la transparence des deux côtés, moi, je leur explique toujours où on en est et où j’en suis. J’ai été honnête avec eux en leur disant qu’il y en a qui allaient re-signer et d’autres non et je pense que la transparence nous permet de nous faire bien vivre ensemble. Ma position et ma mission sont aussi de faire des choix, ils le savent mais j’aime leur mettre de la transparence sur pourquoi l’un re-signe et pas l’autre. Ce n’est pas dans leur détail mais on leur dit  » on en est là aujourd’hui, certains vont être prolongés rapidement, d’autres un peu moins et d’autres encore un peu moins « . Je pense que la transparence nous permet aussi de faire avancer la saison dans la bonne dynamique que l’on a. C’est quelque chose de fragile donc dès qu’on commence à parler de recrutement ou de prolongation, ça déséquilibre souvent les équipes et on le voit dans tous les niveaux. 

 

C’est une période périlleuse ? 

 

MB : Oui, c’est périlleux mais pour moi, et ça n’est que mon choix et mon analyse, je pense que quand tu mets de la transparence, elle permet de mieux passer cette période. 

 

Il y a des joueurs qui savent déjà qu’ils ne seront plus au SCA l’année prochaine ?

 

MB : Non car, comme je l’ai dit tout à l’heure, j’ai trop peu de visibilité pour l’instant. Ils restent deux matchs en Janvier + deux en Février ce qui fera 4, on en aura fait 8 et il n’en restera plus que 5 et là, on pourra dire ceux qu’on conservera ou non. 

 

Pour revenir sur Nice, quels sont les enjeux ?

 

MB : C’est faire un bon match au Stadium. Encore une fois, je vais reparler d’unité, il faut que l’on soit tous ensemble. Il y a eu un match non abouti contre Dijon à la maison et il faut que l’on fasse une grosse performance à la maison. Malgré le fait qu’il fasse froid, qu’il n’y ait peut-être pas le temps qu’il faut ou suffisamment de monde dans les tribunes, il faut que nous l’équipe, on donne envie aux gens de venir et il faut que l’on fasse un gros match. Moi, je demande l’unité d’un côté, à savoir que les supporters poussent derrière nous, mais nous, on doit donner et donner, c’est faire un bon match et s’envoyer. On pardonnera toujours à une équipe qui s’envoie et je demande aux joueurs que l’on fasse un bon match au Stadium. C’est vraiment l’objectif de ce match-là, ce n’est pas forcément quel adversaire ou pourquoi / comment, c’est faire un bon match au Stadium et j’aurai dit ça sur les 12 autres équipes de la poule qui seraient venues. Il faut que l’on fasse un bon match au Stadium, on en a besoin donc c’est ce que je demande aux joueurs, c’est vraiment l’objectif de ce dimanche. 

 

Ça passe aussi par de la discipline car, depuis deux matchs, le nombre de fautes commises est quand même rédhibitoire ? 

 

MB : Contre Dijon, comme je l’ai dit l’autre fois, on a eu beaucoup de fautes en 1ère mi-temps, très peu en seconde. Contre Massy, on est de nouveau un peu retombé dans nos travers car sur ce match, ça a été les deux mi-temps alors qu’il n’y en avait eu qu’une contre Dijon. On avait été tellement énormes sur ça que tout le monde avait dit  » la discipline  » mais, finalement, quand on a fait le compte, ce n’était pas si dramatique que ça par contre, à Massy, on a fait beaucoup de fautes. On retravaille dessus, on continue à ne pas lâcher et il faut que les joueurs prennent conscience que la moindre faute peut coûter cher. 

Quel levier avez vous pour l’arbitrage ?

 

MB : On a un arbitre de temps en temps, à peu près une fois par bloc, qui vient nous faire des séances à notre demande sur telle spécificité ou il nous arbitre pendant l’entraînement. Je trouve que c’est bien, c’est génial mais il y a aussi une chose qui est la partie mentale des joueurs de garder cette maîtrise. Cette maîtrise est mentale donc il faut aussi travailler dessus individuellement, ce n’est pas de connaître spécifiquement la règle même si ça aide bien sûr mais il faut également que l’on ait cette maîtrise de ne pas péter un câble. 

 

Quand on est dans une dynamique comme Massy, les arbitres ont un peu tendance à obliquer vers eux ? 

 

MB : On dit toujours qu’on n’est pas arbitré pareil selon que l’on est premier ou dernier, ce n’est pas de moi mais de tous les entraîneurs dans tous les sports (rires). Il est sûr qu’il vaut mieux être premier qu’autre chose car on a des dynamiques positives et ça en fait partie. 

 

Le but de ce match face à Nice est de refaire du Stadium un château fort, de remplir les douves d’eau et de fermer les pont-levis ? 

 

MB : Oui pour le Stadium et j’espère aussi que le printemps arrivé, ça va permettre de faire revenir les gens et que le Covid va s’éloigner. Mais c’est aussi à nous de beaucoup donner, du moins de faire des performances avec beaucoup d’enthousiasme et d’envie. C’est à nous de nous retrousser les manches. 

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On en est où du Covid ?

 

MB : Non, pour l’instant, on est épargné. Il n’y a pas spécialement de protocole qui a été mis en place pour la Nationale ni d’obligation pour les clubs donc on écarte les joueurs qui ont des suspicions ou qui sont cas contact et qui se font tester ou ceux qui ont des symptômes. Mais pour l’instant, on est un peu tranquilles. 

 

Vous êtes rentrés de Massy en train, vous avez fait un wagon sanitaire ? 

 

MB : On est resté entre nous. On a fait l’aller-retour en train et ça s’est bien passé mais, comme je le dis, avec le contact des gens, même à la gare et même si on se protège, on n’est jamais à l’abri, comme nous tous quand on va faire nos courses. On est toujours à la merci de ce truc mais j’espère que c’est plutôt en train de s’éloigner plutôt que de grossir. 

 

En termes de récupération, le train est vraiment un gain par rapport au bus ? 

 

MB : Pour les joueurs, le train ou l’avion quand c’est très loin, ça n’a rien à voir.

Propos recueillis par Loïc Colombié

Albi Vs Nice J16 Nationale : Une rencontre à suivre en direct dès 14h45 sur « Le #MagSport Web Radio en partenariat avec LFM81 .

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