#Rugby – Fed1 / S.Bouillon (Mauléon) : «C’est une grande fête et c’est un match que tout le monde attend.»

Nous sommes allés faire un petit tour en pays souletin avec Sylvain Bouillon, à l’aube d’un derby avec le béarnais du FC Oloron, qui est un réveillon rugbystique avant l’heure et une grande farandole de l’ovalie à l’ancienne. De retour au pays après un petit passage en Bretagne à Nantes, et des escales à Bayonne, Albi ou encore Provence Rugby, « La bouille » nous a éclairé sur son passage dans la pluri activité et sur ce match qui fédère une grande . partie des vallées de la soule et du haut-Bearn.

 

Crédit photo SA Mauléon Officiel

 

La dernière fois que nous t’avions eu au #MagSport, on t’avait laissé au Stade Nantais dans un club aux grosses ambitions mais tout s’était écroulé entre-temps. Du coup, tu es revenu au bercail ? 

 

J’avais signé un contrat de deux ans à Nantes mais tout s’est écroulé en fin d’été et suite à ça, je suis rentré dans mon Sud-Ouest natal. Changement de vie, fini le rugby pro, boulot et je suis revenu au Sport Athlétique Mauléonais l’année dernière déjà. Il y a eu une année Covid donc j’ai joué 3 ou 4 matchs avant que la saison ne se finisse et j’ai rempilé cette saison encore et pour tout te dire, je suis le doyen de l’équipe. 

 

Tu es devenu le taulier ? 

 

C’est ça (rires). Je savais que ça arriverait un jour ! 

 

On va parler de ce retour à Mauléon dans la pluriactivité. Quitte à devenir pluriactif, c’était Mauléon ou rien d’autre ? 

 

En effet. Je vis maintenant sur Pau avec ma compagne et je me voyais mal être si près de Mauléon et jouer dans un autre club. Rejoindre mes potes de Mauléon s’est fait assez vite et avec logique, tout simplement. 

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On va rentrer de plein fer dans le derby : un joueur de Mauléon qui habite sur Pau, c’est vivre en terre hostile ? 

 

C’est ce que je me dis tous les jours mais je reste quand même attaché à mes racines et je ne suis pas Béarnais (rires). 

 

Tout le monde attend ce derby, vous aviez gagné la première manche lors de la phase aller lors de la 1ère journée et là, on attaque déjà la phase retour. C’est une grande fête de toutes les vallées ? 

 

Oui, c’est une grande fête et c’est un match que tout le monde attend. On a quand même la chance d’avoir beaucoup de derbys dans la poule mais c’est vrai que ceux d’Oloron et Nafarroa sont quand même particuliers. On sent qu’il y a beaucoup plus de monde au stade et que c’est vraiment une fête, le match aller l’avait d’ailleurs montré. En plus, il faisait un temps magnifique, on avait également fait un super match et les gens avaient traîné au stade. C’est le rugby que l’on aime, ce qui fait plaisir et ce pourquoi on joue et pourquoi on attend aussi ce genre de match.

 

Autour de ce derby, il y a plein de chambrage de village et de folklore, on a vu passer le photomontage d’une banderole posée par le club de supporters, les socios Pusa Maule. Comme on dit dans le jargon, ça commence déjà à se mettre quelques pièces ? 

 

Ça se met quelques pièces et c’est ce qui rajoute un peu plus au charme, moi, j’aime bien, c’est du chambrage gentil. L’année dernière, Oloron avait mis le panneau d’Oloron à la place de celui de Mauléon et je trouve que ça met un peu de folie et que ça rajoute un peu de piment au truc. Les supporters aussi jouent le jeu. 

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Et pour finir cette année 2021, rien de mieux qu’un bon derby ? 

 

Exactement ! On sait que ça va être un match dur, il y a des conditions pas terribles sur le Sud-Ouest depuis quelques temps. On va affronter une équipe d’Oloron en pleine bourre, qui reste sur 3 ou 4 victoires d’affilée et notamment à l’extérieur. Ils se sont totalement repris et nous, on est un petit peu plus dans le dur donc on sait que ça va être compliqué. On s’attend à un gros match, aussi par rapport au match aller ou je pense quand même qu’eux étaient un petit peu passés à côté de leur match tandis que nous, ce jour-là, on avait fait un super match. Donc, on s’attend à un rude combat à Saint-Pée, c’est clair et net. 

 

Il y a aussi une petite suprématie locale car, en cas de victoire d’Oloron et de défaite de Mauléon, ils vous repasseraient devant ? 

 

Tout à fait. On est vraiment juste à côté au classement donc il y en a un des deux qui sera plus content dimanche et j’espère que ça va nous sourire à nous. Ce serait sympa pour passer une belle fin d’année. 

 

On va parler de cette poule 4. Avec le Stade Nantais, tu étais dans une poule où il fallait faire 400 ou 500 bornes pour affronter une équipe tandis que là, tu ne fais à peu près que 40 kilomètres tous les week-ends ? 

 

C’est ça, je viens de faire mon déplacement le plus lointain la semaine dernière, c’était à Fleurance et à 20h ou 20h30, on était à la maison (rires). Je t’avoue que ça fait un petit peu bizarre mais c’est plaisant d’aller jouer à grand maximum 1h30. Ça met un petit peu plus de charme dans la poule et c’est sympa. 

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On a l’impression que cette poule 4 est un peu un rugby d’antan qui est un peu protégé et mis sous cloche par rapport à d’autres poules où c’est vraiment du rugby de métropole. Là, on est réellement dans du rugby de bastions de l’ovalie ? 

 

Complètement, on est vraiment dans le rugby local avec plein de petits clubs autour. On sait aussi que dans la région Sud-Ouest, il y a quand même une richesse de clubs de rugby. J’ai un petit voyagé et il est sûr que, quand tu es dans le nord, pour faire un match de Fédérale 1, tu es obligé de faire 500 / 600 kilomètres tous les week-ends. Là, on a cette chance d’avoir un gros vivier de clubs qui existe en Fédérale 1 donc c’est super pour nous. 

 

La semaine dernière, nous avions Sébastien Jacca en interview, qui modérait bien sûr les ardeurs de tout le monde mais pour vous, les joueurs, est-ce que cette Nationale 2 vous fait envie ? 

 

Oui, elle fait envie car on se dit que si on y est, c’est qu’on a vécu des phases finales et des choses supers à vivre quand tu es joueur de rugby. Jouer une poule où tu es maintenu en Février, c’est bien mais on a tous connu les odeurs de phases finales quand on était jeune : il fait beau, il y a du monde au stade, ce sont des matchs couperets, ce pourquoi on a envie de jouer. Donc je t’avoue que, même si ça ferait du changement au club car il y aurait des déplacements plus lointains, ce que Mauléon n’a pas trop l’habitude de connaître mais je pense que pour le club, surtout si on se le pèle sur le terrain comme on dit, ça serait super d’aller en Nationale 2. Mais on sait qu’on est quand même un petit peu dans le dur en ce moment, même si on reste 6e au classement et qu’on n’est pas décroché, il faut tout de même que l’on se reprenne et que l’on fasse de bons matchs sur la phase retour où on a plus de déplacements que de réceptions donc on sait que ça va rester dur jusqu’au bout. 

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Il y a quelques années, tu es parti de Mauléon et du pays pour tenter ta chance dans le rugby professionnel. Tu reviens quasiment une décennie plus tard, comment as-tu retrouvé ce club de Mauléon ? Intact et tel quel ? 

 

Franchement, je suis parti à 18 ans et je reviens à 32, il y a quasiment toujours les mêmes bénévoles, des entraîneurs que j’ai connus en première qui entraînent les juniors. C’est une richesse qui est normale pour Mauléon mais quand tu voyages un peu, tu sais combien il est dur d’avoir des bénévoles et des entraîneurs compétents, tu le vois. Honnêtement, il y a une richesse là-dessus à Mauléon et c’est énorme pour les jeunes du cru qui y jouent et pour tous les bénévoles qui y jouent, c’est super. Le club est quasiment comme je l’ai laissé il y a 12 ans, avec toujours les mêmes têtes et donc, je n’étais pas du tout perdu d’y revenir. 

 

Entre Mauléon et le Stade Nantais, il y a eu un autre club qui a compté pour toi, le Sporting Club Albigeois. J’imagine que tu as encore un regard sur ce club ? 

 

Bien sûr, j’ai toujours un regard sur ce club. J’ai toujours des connaissances qui y jouent, des potes et Gilen Queheille, le fils du président de Mauléon, y joue aussi. Donc oui, je t’avoue que je regarde quand même le résultat et on en parle assez souvent. De plus, c’est un club où je me suis plu, où j’ai passé deux très belles saisons, où je me suis fait plein de potes, où j’ai aimé la région. J’habitais à Marssac-sur-Tarn, j’ai toujours gardé des liens là-bas avec des gens du village donc oui, je regarde toujours ce que fait le Sporting Club Albigeois. 

http://les-freres-lecointre.fr

Tu m’as tendu la perche pour la dernière question, la question décalée. Tu nous as parlé de Gilen Queheille, le fils du président, est-ce qu’il sera au stade pour venir voir cet Oloron / Mauléon car c’est quelque chose dont il nous parle à Albi depuis des mois et des mois ? 

 

J’imagine bien que pour rien au monde il ne louperait ce match (rires). Je pense que oui, il sera là dans les tribunes à chanter et qu’il sera bien content si on joue un mauvais tour aux Oloronnais. 

 

On te remercie et on te dit à bientôt dans les colonnes du #MagSport

 

Merci à toi, je vous souhaite un bon match pour ce week-end et au plaisir.

Propos recueillis par Loïc Colombié

Article en partenariat avec :

http://debardautomobiles.com

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