#Rugby – Fed1 / D.Lelievre (ASBC) : «Vaucluse Rugby va amener un socle plus fort pour les clubs qui sont partie prenante!»

David Lelièvre, le président de l’AS Bédarrides-Châteauneuf du Pape Vaucluse nous a accordé un entretien grand format pour faire un point de passage sur ce début de saison en terre vauclusienne. Le président de l’ASBC nous a exposé durant cette interview un axe fort de développement du club au confluent des 7 rivières du bassin du Rhône: la création à l’instar du Stade Métropolitain d’un grand club de province associant plusieurs entités sous le nom de Vaucluse Rugby. Mais celui qui enchaîne une 3eme saison à la tête de son club, nous a aussi martelé les ambitions de cette saison, la qualification en Nationale 2. Pour David Lelievre qui voit avec peine, les voisins et rivaux de Châteaurenard sombrer dans la crise, la pandémie et l’arrêt des compétitions la saison passée aura eut une vertu : celle de ressouder les composantes du rugby fédéral vers des projets et des réformes constructives.

 

 

Pour Bédarrides – Châteauneuf du Pape, la Fédérale 1 a enfin repris pour une dernière année dans le format actuel. Quelles vont être les ambitions de l’ASBC Rugby cette saison ? Aller accrocher la Nationale 2 j’imagine ? 

 

Oui, comme annoncé en début de saison, l’ambition est d’aller chercher la Nationale 2 cette année pour faire partie du gros wagon qui participera à la création de cette nouvelle division. 

 

Est-ce Bédarrides – Châteauneuf du Pape a été partie prenante pour pousser et rentrer dans le ruck qui s’est formé au printemps dernier pour la création de cette Nationale 2 ? 

 

En effet, nous avons été co-signataires du courrier envoyé à la Fédé. Nous faisions partie des 12 premiers clubs à avoir demandé la création d’une 2e division nationale, pas forcément de ce format de Nationale 2, et de là, les réflexions de la FFR ont conduit à ce projet. 

 

On a l’impression qu’avant le Covid, les présidents de clubs se  » chipotaient  » souvent entre eux et que cette pandémie, qui a gelé les compétitions, a un peu resserré les liens et les rangs entre eux ? 

 

Totalement et, du coup, je me suis découvert des copains par ce biais-là. Il y a une personne qui a véritablement été la clé de voûte de ce rassemblement, ou de ce rapprochement, des présidents de club qui est Paul Messi, l’ancien DG de Mâcon. Il avait créé un groupe via WhatsApp qui nous a permis de partager beaucoup d’informations car, à un moment, on s’est tous senti un peu seul dans nos prés carrés. Le fait d’avoir créer ce groupe qui a généré beaucoup d’échanges entre nous et beaucoup de questionnements en fonction de ce que les uns et les autres découvraient face à ce phénomène inédit, a de fait permis de se sentir moins seul mais surtout de profiter des bonnes idées que chacun arrivait à glaner de ci, de là, comme par exemple comment gérer le chômage partiel, des problématiques purement administratives. Ça nous a permis à tous d’être plus ou moins performants car on a des gradients de structuration de nos clubs qui sont très, très différents, avec de grandes disparités. Donc, ça nous a vraiment permis de traverser cette période compliquée avec peut-être moins de difficultés mais, comme tu l’as bien dit, ça a en tout cas fédéré un certain nombre de présidents de clubs. 

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Il y a 4 ans de ça, l’ASBC était en Fédérale 2, peut-être que vous serez en Nationale 2 l’année prochaine. Que de chemin parcouru quand même ?

 

Oui, tout à fait. Je suis l’héritier de travaux engagés par mes deux prédécesseurs, Philippe Daminiani et David Belluci à qui je rends d’ailleurs hommage par ce biais-là. Je dirai qu’eux avaient mis le club sur une certaine voie sportive, ils font de toute façon toujours partie de l’équipe, et nous, depuis trois ans, nous travaillons à construire les choses administrativement mais aussi sportivement pour franchir les étapes petit à petit. Cette possibilité de Nationale 2 pourrait être un formidable catalyseur. 

 

Il y en a également un qui doit être très heureux à Bédarrides – Châteauneuf du Pape, c’est Arnaud Vercruysse. Pendant un an, il a rongé son frein car, après trois petits matchs à la tête de l’équipe, il y a eu le reconfinement du rugby amateur. Je suppose que cette saison qui a démarré sous de bons auspices et qui va pour continuer et durer doit le ravir ? 

 

Totalement mais toi aussi, tu connais bien Arnaud et c’est un éternel insatisfait et un perfectionniste. Notre positionnement dans la poule est plutôt honorable compte-tenu de notre budget mais, à ses dires, lui qui a une expertise rugbystique bien plus élevée que la mienne, si nous avions une implication plus accrue de certains membres du groupe de façon générale, il pense que nous aurions quelques points supplémentaires au compteur. 

 

Pour Bédarrides – Châteauneuf du Pape, l’objectif fixé par Arnaud Vercruysse, et bien sûr par toi, le président que tu es, est d’accrocher les 4 premières places pour aller directement en Nationale 2 ? 

 

Absolument, pour éviter un tour supplémentaire. L’objectif est là, on n’est pas loin comptablement et le match contre le Stade Métropolitain le 5 Décembrepour clôre la phase aller aura justement son importance pour le bilan comptable. Donc oui, effectivement, si on peut se mettre au vert deux week-end de plus que les autres clubs pour se préparer aux phases finales, on ne s’en privera pas. 

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Si d’aventure il y avait phases finales et une épopée sportive qui vous amène jusqu’à la finale et à l’accession en Nationale, est-ce que vous iriez ou bien passeriez-vous votre tour ? 

 

Honnêtement, si à la fin du premier bloc des matchs retours, soit la chance que je m’étais donnée, on travaillera à la préparation de la Nationale 2, on y verra beaucoup plus clair sur les préparations budgétaires à la fin du second bloc. Concernant la Nationale, et à mon sens, compte-tenu de la façon dont elle est opérée aujourd’hui et quand on voit les difficultés qu’ont certains clubs et même si, sportivement, l’idée serait de tenter le sujet, si c’est y aller pour se cramer et se remettre dans les difficultés qui nous enverraient en Fédérale 2 ou 3 voire pire car on exploserait en vol, il faut raison garder. Donc, te répondre comme ça aujourd’hui, je te dirai non car je dirai step by step, sécurisons d’abord les choses en Nationale 2 parce qu’il n’y a pas que la première, tout le reste doit suivre aussi. Maintenant, si l’envolée populaire et les préparations budgétaires du mois de Février démontrent que l’on est effectivement en capacité d’agréger et d’emmener un certain nombre d’acteurs économiques et sportifs avec nous, oui, on pourrait tenter l’aventure. On y verra beaucoup plus clair d’ici la fin de l’année civile, soit le 31 Décembre, puisque l’ASBC va se transformer en Vaucluse Rugby pour commencer à préparer les étapes suivantes. On a eu cette semaine une réunion avec quelques présidents de clubs du département Vaucluse pour commencer à bien bâtir les fondations de ce projet qui n’en est quasiment plus un puisque nous sommes en passe de le transformer pour qu’ensuite, la partie administrative et juridique soit déployée entre Janvier et Avril 2022. Pour répondre à ta question, ça aussi c’est une composante importante pour la Nationale ou la Nationale 2. La Nationale 2 serait déjà très bien, aujourd’hui, il n’y a rien d’acquis sportivement et si d’aventure, les phases finales nous amènent en finale, on se posera la question mais avec quand même le spectre de ne pas se griller les ailes trop rapidement. 

 

J’imagine que ce qui arrive à vos voisins et frères ennemis de Châteaurenard, qui ont de petits soucis financiers et la DNACG qui va venir les auditer, doit aussi appeler tous les présidents à la prudence et à la raison ? 

 

Déjà, on est malheureux de ce qui se passe à Châto parce-que Laurent Poupard, qui n’est plus président, est une personne que j’appréciais particulièrement et que j’apprécie toujours même si on a beaucoup moins de contacts. Ce qui arrive à un club de la division, de ce type-là en tous cas, n’est jamais sympathique. Comptablement, c’est un derby important qui génère de belles recettes donc, pour ce sujet-là, on est malheureux de ce qui se passe chez eux. On connaît quelques acteurs du club, que ce soient des joueurs ou des dirigeants donc, on est aussi malheureux de les voir souffrir avec cette mésaventure. Je n’ai pas beaucoup d’informations, au-delà de ce qu’on entend sur Radio Moquette ou des colportations de certains mais oui, c’est un signal d’alerte supplémentaire. Tu sais, on a toujours été très prudent chez nous avec nos petits moyens dans tout ce qu’on a engagé, on a amené un peu plus de rigueur ces derniers temps pour éviter ce genre de dérive. A l’intersaison, on aurait pu céder à la tentation de faire venir un certain nombre de joueurs mais, à un moment, on a refusé car budgétairement, on savait qu’on prendrait des risques. Sur l’origine des problèmes de Châto, je ne sais pas si ça vient de la surenchère sur certains joueurs ou un déficit de gestion, je n’en sais rien et je ne me prononcerai pas sur le sujet mais en tout état de cause, quand tu as ce genre de signal qui arrive, oui, ça te ramène à être encore un peu plus rigoureux chez toi. 

 

Si d’aventure l’AS Bédarrides – Châteauneuf du Pape ne se qualifiait pas en Nationale 2, ça serait un échec pour toi ? 

 

Oui parce qu’on a mis un certain nombre d’ingrédients, on a fait confiance à un groupe important. Ce serait un échec car il y a une opportunité qui nous est donnée par la Fédé de faire partie d’une aventure qui s’écrira dès l’année prochaine. Si on n’y est pas, on essayera de se remettre en question et de tous se mettre en position d’aller chercher la qualif pour la saison suivante mais compte-tenu de tout ce que ça coûte depuis trois ans ou en tous cas ce que ça m’a coûté personnellement, ne pas faire partie du vaisseau amiral serait un échec personnel et je pense que ça remettrait en cause un certain nombre de sujets, en tous cas me concernant. 

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Tu sais que nous, les journalistes, on aime bien aussi mettre des pancartes. Selon toi, quels sont les deux à avoir la pancarte de favoris pour monter en Nationale ? 

 

Hyères-Carqueiranne pour commencer et dans les autres poules, j’aurai peut-être mis un billet sur Rennes ou Niort. Mais chez nous, Hyères-Carqueiranne est au-dessus et même si on a fait une belle prestation chez eux avec une équipe remaniée, ils ont des joueurs que tu payes cash la moindre petite erreur. Il y a de la profondeur de banc, de la qualité, de la quantité et ce sont ceux qui sont le plus impactant physiquement, c’est le match où ça a le plus claqué, en tout bien tout honneur bien sûr. Pour moi, ils sont largement au-dessus du lot. 

 

Cet été, tout le monde a appelé cette poule 2  » la poule de la mort  » et ça se vérifie. C’est vraiment une vraie préparation et une vraie  » petite Nationale 2  » avant l’heure ? 

 

Tu as parlé tout à l’heure des protagonistes qui, au printemps dernier, avaient bougé la Fédé pour avoir une Nationale 2 et sur les 12 que j’ai cités, il y en a 9 qui ont signé le courrier. C’est rugueux et dense, il y a beaucoup de qualité et de clubs qui se sont structurés, ce qui explique que ce soit  » la poule de la mort « . Le classement l’illustre aujourd’hui puisque nous sommes quand même 4 équipes avec le même nombre de points et 6 clubs en 3 points donc c’est très, très dense et très concentré et malheur au vaincu à chaque fois. 

 

Avoir signé la lettre ne veut pas dire que le club est obligatoirement calibré et/ou protagoniste sportif et financier en Nationale 2 ? Ça peut aussi être quelqu’un qui signe parce qu’il croit à cette Nationale tout en se sachant non invité ? 

 

Au départ, quand on a poussé, ça n’était pas pour la Nationale 2 mais, encore une fois, c’était pour créer une 2e poule de Nationale, telle qu’elle existe en Nationale. C’est un niveau encore plus ambitieux en termes de structuration et je dirai que, parmi les signataires, nous étions le club le moins avancé dans la structuration. Pour tous les autres, ils ont des budgets à 7 chiffres et plusieurs ont un 2 à la place du 1 comme premier chiffre. C’étaient des clubs qui étaient affichés et annoncés sans vergogne comme voulant y aller, de sérieux candidats et ça se démontre sur le terrain tous les dimanches. 

https://www.roux-carrosserie.fr

On va aussi faire un bilan sportif. On a passé le tiers du championnat et même, d’ici une rencontre, on en sera à la moitié : quel est le bilan que tu en tires et quel est maintenant le plan de route pour la suite ? 

 

Pour le bilan, le groupe est monté en puissance au fil des matchs. Il s’est passé quelque chose au niveau du groupe quand on a battu Mâcon à la maison puisqu’à la 79e, on prend un carton rouge et 10 points derrière et que, finalement, on gagne. On a eu des difficultés en début de saison, l’infirmerie s’est très vite remplie, chaque match nous coûtait une épaule notamment sur les 1ères lignes mais là, on va retrouver un groupe totalement constitué donc tant mieux. Je pense qu’on a perdu 3 points la semaine dernière et sur cette première partie du championnat, je pense qu’on a perdu 4 points minimum et on serait mieux avec eux. L’idée maintenant est de reconduire exactement le même bilan comptable sur la 2e partie de saison avec malgré tout un petit plus ce qui nous permettrait d’être dans les 4 premiers. 

 

En plus d’être le manager de l’ASBC, Arnaud Vercruysse est aussi un fabuleux VRP de la Coupe du Monde 2023. Est-ce qu’il y a des externalités positives sur l’AS Bédarrides-Châteauneuf du Pape lié au fait qu’il s’occupe de cet événement ? 

 

Non, c’est très cloisonné. Arnaud est quelqu’un qui est vraiment très carré dans sa façon d’être à tout point de vue, quelqu’un qui a beaucoup de valeurs et il ne mélange pas les genres. Ce qu’il fait pour le GIP, on en parle à titre amical autour d’un bon verre de Châteauneuf de temps en temps parce-que ça intéresse ou autres. Il y a un projet où moi j’ai été porteur qui va également voir le jour par rapport à 2023 lié à l’œnologie, on en parle aussi ensemble mais il n’est pas partie prenante de ce projet que je pilote. Je dirai qu’heureusement et c’est bien par rapport à la mission dans laquelle il est engagé vis à vis du GIP mais aussi malheureusement car il aurait pu y avoir quelques gouttelettes de ce que 2023 véhicule qui rejaillissent sur notre stade mais malencontreusement, ce n’est pas le cas. Nous n’avions pas bâti notre projet et nos budgets en pariant là-dessus, ça aurait été  » the cherry on the cake  » mais ça n’est pas le cas et du coup, ça ne nous perturbe pas. 

 

Le changement de nom en Vaucluse Rugby ne va pas être que de l’esthétique. Qu’est-ce que ça va amener concrètement ? 

 

En fait, on fait ce qu’a fait le Stade Métropolitain entre Villeurbanne et Rillieux-la-Pape. Ça va amener un socle plus fort pour les clubs qui sont partie prenante, il y a de la Fédérale 3, de l’Honneur et l’objectif est de proposer de la qualité au sein du territoire avec une vitrine qui sera une équipe première en Fédérale 1 ou en Nationale 2 et plus si affinités un jour. L’objectif est vraiment de proposer de la formation de qualité pour déjà permettre aux jeunes d’avoir tous du temps de jeu avec différents niveaux accessibles en Nationale et en Régionale R1 ou R2 sur des tranches d’âge de M16 à M18. Je parle de garçons mais c’est garçons et filles, le projet est mixte, on a le Rassemblement Vaucluse féminin qui va rentrer dans le projet pour justement aller là-aussi structurer le rugby féminin. Pour le moment, nous sommes 4 clubs et un 5e devrait agréger au sujet et le projet est d’apporter une formation de bon niveau aux jeunes du département, de leur proposer un projet sportif avec de réelles perspectives et dans tous les cas, du temps de jeu pour tout le monde avec des niveaux qui sont accessibles en fonction de leur niveau propre. Le plus haut niveau sera porté par l’ASBC, canal historique, un club de F3 qu’on essaiera d’accompagner en F2, un autre club en Honneur qu’on essaiera d’accompagner en F3 avec des passerelles au niveau des jeunes. L’année prochaine, tous les espoirs du club Vaucluse Rugby auront une double licence avec des clubs amis pour que, lorsqu’ils ne seront pas retenus dans le groupe des 23, ils puissent être reversés dans l’équipe senior à laquelle ils seront affiliés. C’est également amener une perspective économique différente au niveau du rugby vauclusien et c’est vraiment travailler ensemble. Il n’y a pas de fusion ni d’absorption, pas de disparition d’identité des clubs qui seront avec nous dans le projet mais c’est vraiment travailler tous ensemble avec, qui plus est, une gouvernance équitable. Cet article 216 émanant des règlements fédéraux est devenu ma bible et c’est une belle opportunité que la Fédé nous a offerte il y a deux ans. J’avais encore Gérard Gabet au téléphone il y a quelques jours et le Stade Métropolitain a montré la voie, ce sont pour l’instant les seuls et ce sont les pionniers. On ambitionne d’être la 2e association de ce type-là créée en France.

https://www.les-freres-lecointre.fr

Pour finir avec un petit clin d’oeil, il y a trois ans de cela, alors que le site du #MagSport n’existait pas encore, il y avait déjà une émission sur la Fédérale 1 et la première fois qu’on avait eu une personne de Bédarrides-Châteauneuf du Pape, c’était ton prédécesseur, David Bellucci. Il m’avait dit avoir un rêve, aller vers du rugby de provinces et vers une grande équipe du Vaucluse. Son rêve est aujourd’hui devenu réalité, les petits ruisseaux ont fait de grands fleuves, qui plus est à Bédarrides-Châteauneuf du Pape dans une terre de confluences ? 

 

David est quelqu’un qui a de très bonnes idées, y compris dans le monde professionnel et il vit avec son temps. Aujourd’hui, malheureusement, et la Covid en a été un révélateur supplémentaire, tous les clubs souffrent : on a du mal à être attractif par rapport à nos jeunes, on a la concurrence de tout ce monde virtuel au niveau du sport et des jeux vidéo sans parler des contraintes liées au pass sanitaire qui ont fait beaucoup de mal aux clubs amateurs cette saison, celle que nous sommes en train d’écrire. De toute façon, comme tu le dis, le rugby de provinces et le rugby d’agrégation, sans pour autant manger, fagociter ou faire disparaître les autres, c’est l’avenir. C’est l’avenir car, quoi qu’on en dise, on a un nombre de licenciés qui s’érode et ce, même avant la Covid. Ce qui sauve le rugby fédéral au niveau des licenciés, ce sont les nouvelles pratiques mais le rugby historique où l’on est 15 à jouer les uns contre les autres, le nombre de licenciés en compétition a baissé. Donc, il faut enrayer ceci et quand tu as des gamins qui sont 7 / 8 aux mois de Décembre / Janvier à l’entraînement, forcément, il fait froid et ils ne s’amusent pas. Mais si on arrive à travailler ensemble avec des projets perfectibles où ils prennent plaisir à venir, ils seront plus. Les rassemblements sont une capacité pour certains mais malheureusement, beaucoup de rassemblements en France et notamment chez nous également, sont éphémères, ça dure 2, 3, 4, 5 ans dans le meilleur des cas et après, ça s’étiole. Il faut amener quelque chose de plus structurant et je pense que ce type de projet l’est. 

 

Merci de nous avoir donné un éclairage sur l’AS Bédarrides-Châteauneuf du Pape, futur Vaucluse Rugby

 

Merci beaucoup.

Propos recueillis par Loïc Colombié

Article en partenariat avec

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