#Rugby – Nationale / Y.Tabarot (Dijon) : «On s’est mis le feu tout seul, il faut s’en sortir tout seul!»

Du côté du Stade Bourillot, ce dimanche un beau match s’annonce pour cette 10 journée de Nationale : la réception de Chambéry. Un match face à l’actuel 3eme du championnat qui aurait pu être qualifié de gala en temps normal. Mais le contexte actuel de relégables des Dijonnais, impose aux stadistes une victoire impérative pour ne pas finir ce bloc avec la tête à l’envers. : Le nouveau talonneur du Stade Dijonnais, Yan Tabarot, arrivé en début de saison de Châteaurenard, nous a donc donné le mot d’ordre des rouges et bleus : se sortir comme des graves d’une situation où il se sont progressivement enfoncés.


Depuis quelques mois tu as sauté dans le grand bain de la Nationale après une année à Chateaurenard et une année covid qui t’avait mis un peu de côté comme tout le rugby fédéral. Tu retrouves le rugby, le terrain, ta passion et un nouveau club.


Exactement après ce n’était pas vraiment une année entière. C’étaient plutôt trois-quatre mois après-covid on va dire.

Pour toi quelle a été la source de motivation de venir à Dijon ? Tu avais commencé la saison à Chateaurenard. Benjamin Noirot est venu te chercher puisque Jordan Peyri s’est blessé. Ça n’a pas été dur de lâcher les copains de Chateaurenard ?

Ça a été compliqué, mais après, le truc c’est que c’était un niveau au-dessus, un niveau que je n’avais jamais connu, un niveau que je voulais connaître. C’était compliqué d’un côté, mais c’est pour du plaisir de l’autre. On s’y retrouve un peu. Il a fallu faire tout rapidement. C’était une grosse organisation à la dernière seconde. Mais voilà, ça s’est fait.

Et puis pour toi, ce n’est pas une découverte la Bourgogne. Tu as connu la Bourgogne Occidentale avec le Morvan et Nevers, maintenant tu reviens en Côte d’Or dans la Bourgogne Orientale !

Exactement, j’ai été deux ans à Nevers de 2018 à 2020, avant de partir à Chateaurenard en Fédérale 1. J’ai joué deux ans en espoir. Mais oui du coup je connais assez bien les températures assez basses d’ici.

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On va dire que le vin permet de se réchauffer malgré les températures basses !

Exactement. Bon moi je ne bois pas d’alcool (rires). Quand j’étais à Nevers un petit peu ça réchauffe bien.

On va parler du début de saison de Dijon avec quelques parties de bravoure contre Bourgoin, à Soyaux-Angoulême, mais aussi quelques déceptions, on ne va pas se le cacher ?

Exactement j’arrive pour mon premier match un lundi, le mardi je suis à l’entraînement pour le match le week-end contre Soyaux et on gagne ! C’était un peu inattendu de ma part. Mais j’étais content. J’ai pas mal de temps de jeu comme je l’ai déjà dit. Après, la semaine suivante, pareil contre Bourgoin. Après voilà, quelques déceptions. Ça se joue à chaque fois sur les 10-15 dernières minutes. On lâche un peu et on perd ou on fait un match nul.

La plus grosse déception, c’est sûrement ce match contre Cognac où vous n’avez pas su garder le fil du match…

Oui. Contre Cognac c’était compliqué. On tenait bien le score, et puis à un moment-donné, ils reviennent. Certainement avec un peu plus d’envie que nous. C’est partout pareil, le rugby ça se joue 80 minutes. Il faut le jouer jusqu’à la fin.

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On a eu quelques joueurs de Cognac après ce match, ils vous reprochaient à Dijon d’avoir manqué un peu d’humilité. Maintenant avec le recul, vous acceptez cette faute ou pour toi ce n’est pas du tout un manque d’humilité ?

De toute façon, si on a moins envie que les autres équipes ou si on se dit que ça sera un peu plus simple ou différent, dans tous les cas, c’est un manque d’humilité. Au rugby que ça soit les premiers ou les derniers, il faut les prendre de la même manière avec la même envie. Oui ça a été pris un peu à la légère je pense.

On va parler un peu de ce match à venir avec Chambéry qui vient à la maison. Là c’est du lourd, du épais, du costaud qui débarque…

Exactement.

Comment allez-vous appréhender ce match ? En position d’outsider ?

Déjà il va falloir rebondir par rapport au match face à Cognac. Il y a déjà eu beaucoup de remise en question que ça soit sur l’humilité ou bien autre chose. Il va falloir mettre beaucoup d’envie, de combat. Parce qu’il ne faut pas oublier que la règle numéro un du rugby, c’est le contact et surtout le combat ! Il va falloir mettre notre jeu en place, ce qu’on n’a pas su faire correctement lors des derniers matchs. Ça va passer par une conquête devant, qu’elle soit propre. C’est…

Les bases

Les bases exactement.

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Et puis on ne va pas dire qu’il y a le feu à la maison Dijonnaise, parce que la saison n’est qu’à son premier tiers. Mais pour la première fois de la saison, vous êtes dans la zone rouge, dans les positions de relégables. Là il faut vite s’extirper de cette zone pour ne pas se mettre la gangrène dans le cerveau comme on dit dans le jargon !

Après comme tu as dit la saison est longue. Mais le début de saison, les trois premiers matchs étaient plutôt bons. Après, on se met le feu tout seul, il faudra s’en sortir tout seul pour sortir de cette zone rouge.

On va parler aussi un peu de ton intégration dans le groupe. C’est un groupe qui vit bien ? L’intégration s’est bien passée pour toi ?

Oui bien sûr, c’est un groupe qui vit très bien. Il y a de très bonnes personnes. J’ai été très bien intégré, cadré et aidé quand je suis arrivé que ça soit par le staff comme les joueurs. Franchement, je suis très content d’être là. C’est une très bonne équipe avec beaucoup de qualité.

On va te demander un regard aussi sur le reste du championnat, les autres équipes. Comment juges-tu ce championnat et quelles sont les équipes qui t’ont impressionné depuis le début de saison ?

Moi le tout premier match où j’ai appréhendé, c’était à Soyaux. C’était mon premier match en Nationale. Je ne connaissais pas grand-chose au plan de jeu de l’équipe que ça soit en touche ou bien dans le jeu. Je ne savais pas si j’allais beaucoup jouer ou pas. Je ne connaissais pas du tout ce niveau. J’ai fait très peu de match en Fédérale 1 puisque le covid a pété pendant 7-8 mois. J’ai beaucoup appréhendé Soyaux. Le fait d’avoir joué une demi-heure, ça m’a rassuré pour les autres matchs. A titre personnel bien sûr, cette victoire m’a rassuré.

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On va parler aussi de Chateaurenard, qui vit des moments difficiles. J’imagine que ça doit te peiner ?

Oui bien sûr, surtout qu’il y a des moments de plus en plus compliqués. C’est compliqué quand un club n’arrive pas à sortir de la zone rouge. Après je suis de tout cœur avec eux et je leur envoie toute ma force. J’ai eu des joueurs de là-bas, au téléphone, ça reste très compliqué. Mais en même temps, dans notre club, ça reste aussi très compliqué. Je pense qu’il y a un gros travail du staff et du comité directeur pour sortir de cette mauvaise passe. J’ai confiance en eux, je sais qu’ils s’en sortiront.

Au niveau de tes deux clubs formateurs : Alès et Nîmes. J’imagine que là aussi tu dois toujours avoir un petit coin d’œil qui regarde les résultats.

Bien sûr, Alès je sais qu’ils jouent en Fédérale 3. J’en ai quelques-uns au téléphone pour prendre des nouvelles. Quand je rentre, bon je ne suis pas encore rentré un week-end, mais quand je sais que je vais rentrer à Noël je vais les appeler pour qu’on se voit. Bien sûr que ça me tient à cœur, rien ne serait-ce que d’aller sur le stade. Nîmes c’est un peu pareil mais c’est un petit peu plus loin de chez moi. J’y ai joué moins longtemps, mais ça me tient toujours autant à cœur. Il y a eu beaucoup de joueurs de passage à Nîmes avec lesquels je suis resté en contact. Il y a quelques joueurs qui y sont restés. Je sais que je les ai quelques fois au téléphone. Nîmes fait en plus un très gros début de saison. Franchement je suis très content pour eux et puis oui je regarde de près et de loin.


Le cadeau qu’ils peuvent te faire les Nîmois, c’est d’aller directement en Nationale et que l’année prochaine, il y ait un joli Dijon-Nîmes !

Ah putain ça serait magnifique. Un très beau Dijon-Nîmes, déjà il faudrait que l’année prochaine je reste à Dijon, j’aimerais y rester. Ce sont les entraîneurs qui décideront. Bien sûr, ça serait à Nîmes, à Dijon, les deux ça serait magnifique et incroyable que ça soit au Stade Bourillot ou au Stade Kaufmann

Propos recueillis par Loïc Colombié

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