#Foot – R3 / C.Nduwayo (Albi) « il va falloir essayer de se retrouver en R2 »

Coupant avec des précédentes années très compliquées, l’US Albi se refait petit à petit la cerise dans ce championnat de Régional 3. S’ils sont actuellement au mileu du tableau, le coach Tarnais, Claude Nduwayo pense que la jeunesse de son groupe ne peut que les faire progresser, en attendant de voir quels objectifs se fixer cette saison.

Crédit USA

Quel bilan dressez-vous de ces deux premiers mois de compétition post-covid. Comment vit le groupe après une année sans jouer ?

Au niveau comptable, le bilan est plus ou moins moyen. Ça reflète un peu notre classement au milieu de tableau avec un match gagné, deux nuls et une défaite. Rien de spécial, pas très moche et pas joli non plus. Je pense que c’est un groupe jeune et on manque d’expérience. On apprend sur le tas. Gérer les choses, c’est le plus difficile par rapport à un groupe comme le miens. Normalement, on est capable de gérer les choses lorsque l’on a une bonne expérience. Je parle de la gestion des émotions. De tout ce que vous voulez : gagner du temps dans un match, gérer les coups durs. C’est tout un tas de chose au niveau de la gestion qui demande de l’expérience et qu’on n’a pas encore. Mais ça viendra.

Vous dites que niveau résultat c’est un peu moyen. Est-ce que pour l’instant c’est à la hauteur des ambitions que vous vous étiez fixées en début de saison, ou vous faites match par match ?

Je pense qu’au début il n’y a pas vraiment d’objectif fixé. Il fallait évoluer au fur et à mesure. On n’avait pas de visibilité pour se fixer un objectif. Le recrutement n’avait pas été fait. Le groupe, on ne savait pas dans quel état ils étaient. Qui allait reprendre, qui ne reprenait pas. En fait, on a repris, sans avoir d’objectif prédéfini parce qu’il n’y avait pas de visibilité. Après, au fur et à mesure, en voyant ce qui arrive, on continuera à travailler au jour le jour. C’est intéressant dans le mois qui arrive. Comme dans le passé, le bilan est moins bon. Mais si j’avais commencé le championnat avec les joueurs que j’ai aujourd’hui, peut-être que le bilan serait meilleur.

Donc déjà aujourd’hui, vous voyez un effectif plus qualitatif et plus complet qu’en début de saison ?

Exactement. Pour vous donner un exemple. Si je compte qu’à Negrepelisse, on a fait 6-6, il nous manque la gestion d’une minute trente dans le match pour repartir avec trois points. Ce sont des points qui comptent. Après c’est une expérience pour les jeunes pour pouvoir gérer ces moments-là. Si on avait l’expérience nécessaire, je pense qu’on serait reparti de là avec trois points et non un. Si on rajoute deux points à notre total, on serait quatrième. Après les joueurs nouveaux qui arrivent font qu’on a un groupe plus étoffé que celui du début de saison.

Par rapport au club, c’est un peu une période de transition pour l’US Albi après pas mal de difficultés pour le club. Dans la vision sur le long terme quels sont vos objectifs pour l’USA ?

C’est vraiment la transition. Moi, comme d’autres joueurs en seniors, le groupe actuel est quand même bon. Entre les U18 qu’on doit faire traverser pour qu’ils intègrent le monde des seniors mais avec des acquis, en étant bons, formés et avec une idée qu’il faut se renforcer, mais ça sera en fonction des U18 qui montent. Il faut les associer pour essayer de voir que les postes où nous aurons besoin de nous renforcer, ça sera pour viser autre chose que ce qu’on a actuellement. Pour l’instant, nous, moi comme les autres, nous sommes le pont pour relier les U18 qui montent et avoir des nouveaux qui vont venir nous aider, pour avoir d’autres ambitions.

Et espérer remonter rapidement en R2…

Oui. L’objectif a long terme sera d’essayer d’avancer. Se retrouver en R3, non seulement ce n’est ni viable ni excitant pour les joueurs qui arrivent. Ce n’est pas non plus viable pour le club. Je supposer qu’il va falloir essayer de se retrouver en R2. En R2, avec les jeunes qui montent à chaque fois, si on arrive à en garder ne serait-ce que la moitié, parce que les autres vont partir faire des études. Il va falloir qu’on trouve un moyen de garder les jeunes qu’on forme parce que chez nous, la formation est plutôt qualitative.

C’est vrai que c’est un petit plus pour l’US Albi pour les prochaines années. Quasiment toutes les équipes seniors sont au plus haut niveau régional !

C’est un atout qu’on n’a jamais eu, ou pas bien joué les années passées je suppose. On a eu des jeunes qui se sont retrouvés aux portes des seniors mais qui après vont faire les beaux jours d’autres équipes seniors. Je pense que c’est un atout d’avoir une formation qui va bien. Mais à condition de trouver quand joue-t-on cet atout et comment le jouer. Ce n’est pas forcément un bon moyen de former et de laisser partir. Il faut se recentrer sur la formation et après que la politique soit de compléter les U18 qui restent. Après ceux qui vont partir parce que les études ou des changements les font partir loin c’est le risque et on ne peut pas l’empêcher. Mais ceux qui ont envie de rester, sachant qu’on les a, il faut peut-être les aider. Il ne faut pas recruter pour recruter. Si on a un jeune qui joue défenseur, on ne va pas recruter que des défenseurs pour lui bloquer la route. Il faut peut-être trouver un moyen pour qu’il ait du temps de jeu pour progresser plutôt que de recruter d’autres joueurs qu’on n’a pas.

Là vous allez attaquer une deuxième partie de saison avec deux mois très importants. Novembre-décembre sont un peu deux mois charnières, les prémices de la saison. Qu’attendez-vous de ces deux mois à venir ?

J’en ai discuté la semaine dernière avec les joueurs. On arrive à l’hiver avec des blocs de matchs qui sont très importants. Nous allons à Lavitois qui n’a pas bien commencé le championnat. Après, on reçoit une équipe de Meauzac qui comme nous fait des résultats bien ou moins bien. Le troisième match sera Lavaur qui sera un gros test pour nous. Sur ces trois matchs, c’est ça qui va définir quel est l’objectif, qu’est-ce qu’on va jouer sur cette saison ! Sachant que je compte vraiment sur les trois matchs. Au minimum, il faudrait en gagner au moins deux. Comme à chaque fois, les matchs, on joue pour les gagner. Si on veut essayer de faire bonne figure, en sachant qu’il y a quatre clubs qui descendent, il faut au minimum gagner deux matchs pour se mettre à l’abri. Après lors de l’hiver on verra comment on se situe.

Surtout que si vous étiez dans la charrette au printemps prochain, ça obligerait également la descente de votre équipe réserve actuellement au niveau inférieur en D1.

Oui tout est lié. On n’a vraiment pas le choix. Si on est mal, l’équipe deux sera aussi mal. Tout est lié, d’où l’importance de voir l’ensemble des seniors entre les U18 et les seniors deux et l’équipe. Il faut tout mesurer sur l’ensemble des seniors. Nous l’équipe une nous récupérons des joueurs qui n’ont pas été là les trois premiers matchs. L’effectif se renforce. Je suppose que si on le gère comme il faut, entre ceux qui peuvent renforcer l’équipe une et ceux qui peuvent basculer avec l’équipe deux, ça peut être jouable des deux côtés, mais à condition qu’on soit tous focalisés sur le club et pas nos intérêts individuels. Le joueur qu’on envoie jouer avec la réserve et qui croit qu’il doit jouer avec la une, ça a toujours malheureusement existé. Ou le joueur qui n’a pas forcément envie, ce sont des choses qu’il faut gommer, surtout dans un club où il n’y a pas trop d’effectif. Il va falloir que nous soyons soudés entre l’équipe une et l’équipe deux.

Propos recueillis par N.Portillo

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