#Rugby – Nationale / G.Queheille (Albi) : «Mauléon et toute cette culture sont vraiment en moi!»

L’une des principales recrues estivales et facteur X du début de saison du Sporting Club Albigeois, est incontestablement  » l’homme de Mauléon  » arrivé de Colomiers (Pro D2) pour relever un challenge tant sportif que personnel au pied de la cathédrale Sainte Cecile. Gilen Queheille, enfant de sa soule natale, ancré dans la culture et les traditions mauleonaises jusqu’aux ongles nous accordé un entretien grand format où le demi de mêlée des jaunes et noirs se dévoile et livre son sentiment sur façon d’appréhender le rugby et sur son choix affectif de rejoindre Mathieu Bonello et Alexandre Albouy chez les jaunes et noirs. Entre Lavaur et Albi, en passant par Colomiers et bien entendu par le SAM (présidé par son père Beñat), le 1/2 de mêlée champion de France 2018 nous entraîne à la découverte d’une carrière faite parfois de déceptions, mais surtout marqué par de magnifiques rebonds et des aventures humaines inoubliables .

Retrouvez en direct des 18h45 le match Albi Vs VRDR #J8 Nationale.

Retrouvez en direct des 18h45 le match Albi Vs VRDR #J8 Nationale.

 

Après maintenant bientôt 8 rencontres, tu as fait ton retour sous le maillot jaune et noir. Qu’est-ce qui t’a amené à revenir à Albi où, la première fois, ça n’avait pas été un long fleuve tranquille ? 

 

Effectivement, ça n’avait pas été une belle aventure puisque nous étions redescendus et que j’avais eu peu de temps de jeu. Aujourd’hui, l’ambition de jouer et de jouer plus que ce que j’ai pu faire en Pro D2, l’ambition de revivre une belle aventure et le fait de connaître les deux coachs avec qui je partage une philosophie de rugby font que tout cela m’a ramené à Albi. 

 

On a quand même l’impression que l’affect humain compte beaucoup dans tes choix ? 

 

Je pense qu’aujourd’hui, c’est ce qui fait 90% de mon choix car si c’était 100%, je serai retourné à Mauléon mais j’ai envie de jouer au meilleur niveau possible, ce que me permettent certains clubs d’un plus haut niveau que celui de Mauléon. Mais c’est vrai que c’est ultra important pour moi. 

 

https://www.debardautomobiles.com

 

Pas de problème. On va aussi parler de tes deux saisons à Colomiers, en Pro D2, où tu as quand même eu du temps de jeu, où tu as pu acquérir une nouvelle expérience et développer tes compétences ? 

 

C’était top, une merveilleuse aventure tant humaine que sportive. Franchement, je suis tombé dans un club extra qui me ressemblait vraiment, avec un staff qui avait su cibler lors du maintien à la dernière journée un recrutement basé sur l’humain avec des recrues de Fédérale 1 et j’en faisais partie. On a réussi à créer un super état d’esprit et de supers résultats parce qu’on n’était pas les meilleurs sur le terrain mais je pense qu’on s’appréciait énormément. Donc, une super aventure à Colomiers tant humaine que sportive. 

 

Dans les recrues de Fédérale, il y avait un certain Jules Soulan qui arrivait de Dijon et qui jouait 1/2 d’ouverture juste à tes côtés. Ça fait partie des belles rencontres humaines que tu as faites à Colomiers ? 

 

Tu sais, j’ai rencontré plein, plein de mecs, je ne vais pas n’en citer qu’un seul. C’est vrai que ça s’est bien passé avec Jules mais il y en avait plein d’autres, je pense à Maxime Laforgue qui a été recruté de Cognac quand je suis arrivé, je suis tombé sur Hugo Pirlet, François Fontaine, Thomas Larregain, Paul Pimienta. Ce sont des mecs avec qui je garde d’excellentes relations et il y en a même certains avec qui j’ai monté un groupe de musique et de chants basques. Ça continue et s’est allé plus loin que le rugby. 

https://www.eurinvest.fr/wave-park

En parlant de chants basques, ton attachement à Mauléon et à ta terre souletaine est quelque chose de viscéral. Sur les réseaux sociaux, on a vu que tu étais à la Palombe pendant ton week-end off, tu es vraiment ancré dans les traditions et la culture basque et souletine ?

 

Oui, ma vie, c’est Mauléon et le Pays Basque, je parle basque, je chante basque, je mange basque, je chasse basque (rires). C’est vraiment quelque chose qui est très important pour moi et qui est même douloureux parfois parce-que j’y pense fortement mais c’est vrai qu’aujourd’hui, Mauléon et toute cette culture sont vraiment en moi.

 

En continuant à regarder dans le rétro, il y a aussi ton passage à Lavaur. Ça a été un magnifique rebond pour toi avec ce qu’on appelle la timbale au bout, un titre de champion de France Jean Prat de Fédérale 1 dans l’escarcelle. Ce qui est pris n’est plus à prendre ? 

 

Je sortais de 4 années en pro dont une douloureuse en Pro D2 et c’est vrai que j’avais besoin de rejouer au rugby. Cette descente d’un étage m’avait fait beaucoup de bien puisqu’en plus, j’étais tombé sur des coachs avec qui ça s’était très bien passé et cette aventure humaine avec un titre de champion de France à la clé était exceptionnelle. C’est ça qui, à certain moment de ma carrière, m’a redonné goût au rugby mais aussi de revenir dans cette division que j’avais peut-être reniée à un moment donné. 

https://www.eurinvest.fr/wave-park

C’est aussi à Lavaur que ta connexion humaine et rugbystique s’est faite avec Mathieu Bonello et Alexandre Albouy ? 

 

Tout à fait, c’est à ce moment-là. J’avais refusé un contrat pro dans un club de Pro D2 parce-que je voulais redescendre d’un étage, j’avais rencontré certains clubs de Fédérale 1 et c’est vrai que, dès le premier rendez-vous avec Mathieu Bonello, j’ai su que j’allais signer là-bas. Il ne m’a pas parlé de rugby la première fois, il a juste parlé de tout simplement me redonner goût au rugby et c’est ce discours-là qui m’a plu, parfois, on ne maîtrise pas et c’est de suite passé avec lui. Pour l’anecdote, lors du premier match de Fédérale 1 à Lavaur, il me met hors-groupe et là, ça m’a vraiment fait très, très bizarre, je ne comprenais pas trop. Aujourd’hui, avec le recul, je sais que c’était pour mon bien et ça m’a fait beaucoup de bien, à la fois parce-que ça m’a énormément piqué et qu’à la suite de ça, je me suis vraiment pris en main. 

 

Quand tu es parti de Lavaur, la Fédérale 1 était au début quasiment amateur pour, vers la fin, être brassée avec de grosses écuries pros. Tu as directement sauté en Pro D2 à Colomiers et là, tu reviens à Albi avec un échelon qui s’est créé entre-temps, la Nationale. Que penses-tu de ce championnat ?

 

C’est un championnat hyper rugueux et agressif, c’est très costaud devant. Je pense que c’est un niveau qui se rapproche vraiment de la Pro D2, pas des premières places car on voit qu’aujourd’hui, Bourg-en-Bresse et Narbonne jouent quand même le maintien, mais c’est un championnat qui est très excitant à jouer et qui peut donner accès à la montée en Pro D2. 

https://www.roux-carrosserie.fr

On va maintenant parler de ton retour au Sporting Club Albigeois avec ce premier match à Dijon. On a quand même eu l’impression que tu as voulu marquer les esprits dès la première rencontre en faisant une partie XXL avec 2 essais et quasiment tous les points au pied marqués. Ce retour sous le maillot jaune et noir, tu l’avais dans un petit coin de la tête et, comme on dit, tu as mis les petits plats dans les grands ? 

 

Oui, c’est vrai. Déjà, ce que moi je veux vivre aujourd’hui, c’est quelque chose de fort, une aventure humaine et je n’ai pas fait ce match pour moi. Je sais qu’on a besoin de bien commencer le championnat pour que l’équipe se sente bien et c’est vrai que ce premier match m’a réussi, ça ne réussit pas tous les week-ends mais j’ai eu la chance que ça réussisse sur ce match-là et que ça aide l’équipe à gagner. Donc oui, c’était un bon moment, personnellement mais aussi collectivement. 

 

Comment est-ce que tu analyses ces deux premiers blocs du Sporting Club Albigeois ? Comme on dit en athlétisme, vous tenez la bonne corde ? 

 

On a toujours eu de bons résultats mais c’est vrai que sur les 5 premiers matchs, on gagnait juste mais c’est parce qu’on a changé les codes, le plan de jeu, beaucoup de choses ont changé. Il y a eu de nouvelles recrues, de nouveaux coachs, il faut s’acclimater à tous ces changements et sur les premiers matchs, on a eu du mal à gagner parce qu’on ne jouait pas bien. Ça dénote quand même d’un état d’esprit car, quand tu ne joues pas bien mais que tu gagnes, c’est qu’il y a l’état d’esprit qui est le plus dur à avoir et c’est cool qu’on l’ait. Aujourd’hui, depuis 2 / 3 matchs, je pense qu’on commence à avoir un plan de jeu qui se met en place, tout le monde commence à comprendre sa place sur le terrain et donc, ça permet de gagner mais en rendant des copies meilleures. 

https://www.debardautomobiles.com

Et puis, on a vraiment l’impression, comme tu l’as dit à notre micro à la fin de ce match, la rencontre Albi / Chambéry a vraiment été un déclic un peu émotionnel et psychologique pour l’ensemble du groupe ?

 

Oui, le match contre Chambéry a fait beaucoup de bien aux têtes parce qu’on avait à cœur de jouer, de mettre notre plan de jeu en place. A la mi-temps, on est frustré parce qu’on essaye beaucoup et qu’il y a quelques maladresses qui font que ça ne passe pas mais, en 2e période, on se rend compte que quand on gomme un petit peu ces 3 erreurs individuelles, ça se passe beaucoup mieux et on marque 4 essais. Ça met beaucoup de baume au cœur, ça nous conforte et ça nous réconforte dans nos têtes. 

 

A Suresnes, vous avez eu une 1ère mi-temps un peu compliquée car les Suresnois avaient démarré sur les chapeaux de roue. On peut imaginer que, s’il n’y avait pas eu ce déclic contre Chambéry, vous n’auriez peut-être pas eu la force mentale et la maîtrise tactique pour aller chercher la victoire à l’extérieur au RCS ? 

 

Je ne sais pas parce qu’on ne peut pas dire qu’on n’a pas eu de force mentale depuis le début. Si on ne l’avait pas eue, on n’aurait jamais gagné ce premier match à la maison contre Massy parce qu’on est tombé contre une très grosse équipe et on se rend compte aujourd’hui que c’est une super équipe de la poule. On n’avait pas fait un grand match mais on l’avait gagné donc, je pense que, comme je te l’ai dit tout à l’heure, que nous avons un état d’esprit qui est vraiment fort. Mais c’est vrai qu’on a eu du mal en 1ère mi-temps à Suresnes, on avait une stratégie bien précise et, en 2e période, du fait de la réaliser à la perfection, je trouve que l’on n’a pas vraiment été inquiété par Suresnes et nous, on a réussi à marquer beaucoup de points en seconde mi-temps. On bosse beaucoup la vidéo la semaine et, comme on l’a vu contre Chambéry et à Suresnes, si on se tient à notre stratégie, normalement, ça peut le faire. 

https://www.les-freres-lecointre.fr

Aujourd’hui arrive VRDR, Valence-Romans Drôme Rugby. Sans s’enflammer, on peut légitimement dire que c’est la plus belle équipe de la poule qui sera au Stadium ce soir ? 

 

Oui, oui. Je crois qu’elle n’a qu’une défaite pour 6 victoires, elle descend de Pro D2 avec un super encadrement, un coach qui connaît la Pro D2 et des mecs qui étaient aussi en Pro D2 les années passées. Donc oui, c’est la grosse équipe qui arrive à Albi et on va se mesurer à ce qui se fait de mieux dans cette division et on pourra vraiment savoir quel niveau on aura cette année. 

 

Face à Suresnes, il y avait deux gamins à la charnière, Titouan Pouzoulic et Théo Vidal. Ce sont des jeunes sur qui tu veilles un peu, avec qui tu fais le grand frère en essayant de les orienter et de leur donner des conseils ? 

 

Ça me fait mal de dire que je suis le grand frère (rires). Certes, j’ai plus d’années qu’eux mais je pense que dans la tête, je suis aussi jeune qu’eux et c’est ça qui est cool. C’est vrai que je suis content qu’il y ait des jeunes qui jouent car moi, quand j’étais plus jeune, je n’ai pas toujours eu la chance qu’un coach donne leurs chances aux jeunes. Ça, j’en suis content car, quand j’avais 20 ans, je le vomissais que ce soit toujours les vieux qui jouent alors que moi je n’avais jamais ma chance et aujourd’hui, je ne pourrai pas dire que je ne suis pas content que Titouan et Théo jouent à ma place. Je suis très content parce-que ce que je suis venu chercher aujourd’hui, c’est vraiment une aventure humaine et une aventure humaine, ça se fait à 40 joueurs. La semaine dernière à Suresnes, ils ont rendu une super copie et ça a permis de gagner. La saison va être faite de rotations et, comme je te l’ai dit, ce n’est pas à 10 mais à 40 que l’on va pouvoir espérer quelque chose donc très content pour eux. 

 

En plus, on peut considérer Théo comme l’un de tes petits cousins. Il n’est pas du pays souletain mais de Bigorre, la vallée d’à côté. C’est l’esprit pyrénéen ? 

 

Oui, c’est l’esprit pyrénéen. Il essaye de chanter aussi bien que les Basques, il a envie mais il n’y arrive pas le pauvre, pourtant il aimerait (rires). C’est le petit paysan de Bigorre qui rejoint le petit paysan de Mauléon. 

 

Avec au milieu le petit paysan d’Oloron, Baptiste Couchinave ? 

 

Lui, c’est le céréalier, les champs de maïs, la grosse culture dans le Béarn. C’est vraiment le niveau au-dessus, lui, c’est plus l’argent. 

 

C’est comme les agriculteurs dans la Beauce ? 

 

(Rires) C’est un peu ça, c’est le grenier du Sud-Ouest.

On va revenir sur le match face à VRDR. Qu’est-ce que vous redoutez le plus de cette équipe de Valence-Romans ? 

 

Qu’est-ce qu’on n’aurait pas à redouter plutôt, ce serait plus court. C’est une équipe qui n’a eu qu’une défaite à Dax, très compacte devant. On va rentrer dans l’hiver, il va faire 5° ce soir, ça sera humide et compliqué. Ils sont très costauds devant, très forts en mêlée, très forts en touche, des joueurs qui jouaient au niveau au-dessus qui sont denses et rugueux, forts sur leurs mecs qui gagnent tous les impacts. Maintenant, on va rentrer dans un rugby d’hiver, le vrai rugby, donc on sait où ça va se jouer et c’est ça qu’on craint. Je pense que nos avants auront un gros challenge à relever ce soir. 

 

Comme tu le rappelais, il va faire froid. Pour réchauffer les esprits et donner du cœur à l’ouvrage, il faudra aussi que le public soit au rendez-vous comme contre Chambéry où on avait vu que son côté un peu enfiévré avait parfois permis de pousser dans le match ? 

 

Je l’ai dit l’autre fois car c’est vrai que le public à Albi est assez chauvin dans les bons comme dans les mauvais moments. Contre Chambéry, quand on marque l’essai du bonus, c’était franchement incroyable parce-que, quand tu entends chanter les 2 500 personnes en tribunes, ça fait vraiment quelque chose. Ça te donne beaucoup d’énergie, ça te fout un coup de boost et puis, quand tu es adversaire, ça te met aussi la tête à l’envers, ça t’enfonce. On a vraiment besoin de ce public derrière nous, qui nous pousse, qui met la tête à l’envers à l’adversaire mais aussi, s’il peut aider l’arbitre sur certaines situations difficiles à arbitrer, on est preneur. 

 

A Mazicou, face à Massy, on a vu cette sortie au moment du premier tour d’échauffement où tout le public, qui avait été sevré de rugby pendant un an et demi, a fait monter des tribunes une sorte de ferveur. On aurait pu croire que c’étaient des gladiateurs qui arrivaient sur le stade et là encore, ça a dû vous montrer l’engouement qu’il y a dans cette ville ? 

 

On connaît Albi, on sait que c’est le lion qui dort. Le public d’Albi n’attend que ça d’être réveillé et ça, ça passe par nous, par une communion entre tout le monde, entre les supporters, les partenaires, les bénévoles, les joueurs, entre tout le monde. C’est vrai que là, à Mazicou, quand on est sorti des vestiaires et qu’on a vu que ça poussait aussi fort, ça fait quelque chose et ça donne beaucoup d’énergie. Le rugby, encore une fois, c’est l’ensemble des détails, peut-être que finalement, c’est ça qui nous a fait gagner un match dans lequel on n’a pas été très, très bon. C’est la somme de tous ces détails. 

https://www.debardautomobiles.com

 

 

Le 12 Décembre, il y a un Oloron / Mauléon en poule 4 de Fédérale 1. J’imagine que ton petit cœur basque va battre la chamade mais seras-tu au bord du terrain pour aller le voir si le Sporting joue le samedi et qu’Oloron joue le dimanche ? Peut-on imaginer te voir au stade à Saint-Pée ? 

 

Il y a de grandes chances, surtout si j’ai la chance de descendre et d’être invité chez lui par mon ami Baptiste Couchinave, lui aura le cœur bleu et blanc et moi, il sera rouge et blanc. Donc, s’il m’invite à manger chez lui, qu’il me descend et qu’il me remonte, pourquoi pas ? Oui, j’irai bien à Saint-Pée voir un bon match. 

 

Ça fait beaucoup de si ? 

 

Oui, mais il va le faire (rires). 

 

On compte sur lui, la mission est lancée. On te remercie et on te souhaite surtout un super match face à Valence-Romans Drôme Rugby, l’un des chocs de cette 8e journée de Nationale

 

Merci beaucoup

Propos recueillis par Loïc Colombié

Retrouvez en direct des 18h45 le match Albi Vs VRDR #J8 Nationale.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s