#Rugby – Nationale / A.Albouy (Albi) : « Déjà que les mecs vivent bien entre eux et le rugby passe en second!»

Retrouvez l’intégralité de la conférence de presse du SC Albi avec Alexandre Albouy, Touks Vasuinubu et Arthur Castant, en amont de la réception de l’Union Cognac Saint Jean d’Angely lors de la 4eme journée de Nationale.

Crédit photo Pierre Bras

Qu’est-ce que vous retenez du match à Nice ? 

 

Alexandre Albouy : La défaite (rires). Le résultat nous satisfait à moitié et notre engagement a été insuffisant sur la 2e partie du match.

 

Cognac arrive au Stadium, une équipe très, très joueuse surtout derrière. J’imagine qu’il y a un plan pour les faire déjouer, surtout qu’ils avaient fait très mal à Albi l’année dernière ? 

 

Alexandre Albouy : J’ai appris ça. On a travaillé pour mettre en place une stratégie face à cette équipe, comme on le fait à chaque fois, mais adaptée à celle-là.

L’année dernière, on avait l’impression que Cognac était une équipe qui posait vraiment beaucoup de soucis au SCA ? 

 

Alexandre Albouy : Si vous le dîtes, je ne sais pas, je ne l’ai pas vu.

 

Est-ce que vous vous êtes servis de la difficile défaite de l’année dernière que l’on peut qualifier de non-match ? 

 

Alexandre Albouy : Aujourd’hui, on n’a pas parlé de ça.

Au niveau de ton arrivée au SCA, quelles ont été tes impressions sur tes premiers pas ? 

 

Alexandre Albouy : Pour remettre l’histoire vite fait, à la base, je ne voulais pas entraîner mais cela fait maintenant 6 ans que j’entraîne donc, j’aurai mieux fait de me taire. Ce sont des coups de téléphone qui ont fait que, des amitiés, des clubs qui me tenaient à cœur, que ce soit Lavaur ou Albi, des clubs tarnais sachant que ma priorité reste quand même la famille. J’avais la possibilité de pouvoir vivre un challenge et une expérience ici à Albi qui, je pense, est très excitant et que moi, en tous cas, je trouve très excitant dans ce qu’on va pouvoir arriver à faire ou pas. On va de toute façon tout mettre en œuvre pour faire une très belle saison.

 

Il a quand même fallu faire des concessions professionnelles, ce n’est pas neutre ? 

 

Alexandre Albouy : Des concessions, oui. J’ai eu la chance de pouvoir en profiter, et tu fais bien de me tendre la main car j’en profite pour remercier Pierre Fabre de m’avoir permis de vivre cette aventure sachant que je suis toujours rattaché car juste en congés. Je les remercie surtout de la rapidité avec laquelle ça s’est fait.

 

Quelles sont les priorités que vous avez identifiées en termes de travail collectif sur les lignes arrières pour cette saison ? 

 

Alexandre Albouy : Que ce soit les lignes arrières ou les lignes avants, le premier objectif pour nous est de constituer une équipe. J’entends par  » constituer une équipe  » que c’est d’abord le rapport humain et avec Mathieu, on est complètement connecté là-dessus. Pour bien jouer au rugby, il faut déjà que les mecs vivent bien entre eux et le rugby passe en second.

Et le bilan après trois matchs ? 

 

Alexandre Albouy : Le bilan pour l’instant est que, dans ce qu’on a voulu faire, l’équipe est en train de se monter car vous avez vu comme moi que les victoires que l’on a eues, on ne les a pas gagnées sur le rugby mais sur l’humain et pour nous, c’est la base. Donc, aujourd’hui, on rentre un peu plus dans le détail technique du rugby, et notamment cette semaine où on a rajouté pas mal de choses et plus de détails. J’espère qu’on en verra déjà les prémisses aujourd’hui, ce sont des choses qui sont plus longues à se construire.

 

Si on suit ton propos, vous avez commencé à bien verrouiller la défense avec beaucoup de cohésion et maintenant, on va commencer à voir un peu  » la balle à l’aile, la vie est belle  » ? 

 

Alexandre Albouy : Là, tu as fait le lien entre l’humain et la défense mais effectivement, pour nous, on voit l’état d’esprit d’une équipe sur sa défense parce-que ce sont quand même des choses qui sont plus simples à mettre en place. C’est surtout l’état d’esprit du joueur : quand il a envie de plaquer, la défense est bonne.

 

Quelle est la patte Alexandre Albouy en tant qu’entraîneur ? 

 

Alexandre Albouy : Je ne sais pas, il faut demander aux joueurs.

 

Arthur, que répondrais-tu ? 

 

Arthur Castant : Alexandre, c’est un discours qui est souvent très calme, très posé mais très réfléchi. Il ne parle pas énormément dans la semaine mais il distille ses conseils tout au long des jours d’entraînement et, à chaque fois, on l’écoute avec beaucoup d’attention car, comme je vous l’ai dit, c’est souvent très réfléchi et très intéressant à écouter pour la stratégie du week-end ou la stratégie en général.

 

Tu étais là contre Cognac l’année dernière. Je suppose que vous, les joueurs, vous vous en souvenez ? 

 

Arthur Castant : Personnellement, je n’étais pas sur le terrain car pas encore revenu mais c’est vrai que ça a été un coup dur pour nous. Avec l’arrivée du nouveau staff, on a décidé tous ensemble début Juillet d’écrire une nouvelle histoire et de repartir sur quelque chose de totalement neuf. Évidemment, on ne veut pas oublier ce qui s’est passé mais on essaye de ne pas trop en tenir compte et de vivre notre histoire à nous, notre nouvelle histoire. On ne s’appuie pas sur cette défaite qui, forcément, pour ceux qui y étaient, reste en mémoire mais on part sur quelque chose de nouveau et on va gagner ce match pour continuer sur notre lancée.

 

Dans cette nouvelle histoire, avec le départ d’Arnaud Feltrin, on a aussi l’impression que tu as pris un nouveau statut ? 

 

Arthur Castant : C’est vrai qu’il y a un statut qui m’est proposé et j’essaie de l’assumer au maximum. J’ai eu la chance de pouvoir jouer pas mal sur ce début de saison, c’est ce que j’espérais et ça s’est plutôt bien passé donc à moi de continuer à amener beaucoup pour le collectif.

 

J’imagine que vous avez aussi envie de retourner au Stadium après avoir reçu Massy à Mazicou ? 

 

Arthur Castant : Oui, on a forcément à cœur de retrouver ce stade. On s’y est un petit peu entraîné cette semaine pour commencer à retrouver nos repères mais, pour la plupart, on en a déjà beaucoup. C’est vrai qu’on a eu un petit avant-goût du public albigeois à Mazicou sur le match contre Massy où ça nous avait vraiment aidé car le match n’était pas simple à jouer et je pense que le public a eu un rôle important dans cette victoire. Donc, on attend avec impatience de retrouver notre public dans notre stade pour la première fois de la saison.

L’année dernière, tu as fait l’une de tes plus belles saisons au Sporting Club Albigeois où l’on avait l’impression que tu étais en pleine plénitude. Le plus dur pour toi maintenant est de persévérer et de continuer à ce niveau ? 

 

TOuks Vasuinubu: Oui, continuer comme ça est le but.

 

Qu’est-ce qui t’as fait passer un tel cap l’année dernière ?

 

Touks Vasuinubu: Devenir papa (rires). Mais aussi travailler dur et rester tout le temps concentré.

 

Quelle est la stratégie pour ce second bloc ?

 

Alexandre Albouy : Il n’y a pas de stratégie de bloc, je pense que le championnat va avancer tranquillement. Comme l’a dit Arthur, c’est le premier match au Stadium, ça reste une symbolique qui est importante. Il y a eu un premier match à Mazicou avec le public, là, ça va être LE premier match au Stadium avec le public donc, on regarde d’abord ce match et pour Dax qui arrive après, on verra plus tard.

 

Qu’est-ce que vous tirez comme enseignement des trois matchs joués notamment en termes d’erreurs à ne pas reproduire ? La discipline ? 

 

Alexandre Albouy : J’allais le dire. On a eu beaucoup de cartons jaunes, 6 je crois soit deux par matchs donc, on a évidemment axé notre discours là-dessus sur les retours de matchs. Il faut que l’on soit meilleur là-dedans, avoir plus de maîtrise.

 

C’est le même problème que l’année dernière voire que les années précédentes ? 

 

Alexandre Albouy : Pour moi, ça reste un problème de maîtrise c’est à dire qu’il faut que les joueurs aient confiance en ce qu’ils font et aient de la patience. A un moment donné, on perd patience et on fait des gestes qu’on ne doit pas avoir, où il n’y a rien de grave mais qui mérite des cartons. C’est juste être plus patient, croire en ce que l’on fait.

 

En Nationale, il y en a partout, quasiment à tous les matchs ? 

 

Alexandre Albouy : Je ne suis pas un habitué de regarder ce que font les autres mais moi, ce que je sais, c’est qu’on a pris 6 cartons jaunes en 3 matchs donc c’est beaucoup trop, on doit jouer le match à 15. Qu’on prenne un jaune parce qu’on sauve un essai ou qu’on fasse une action, OK, mais ça doit arriver tous les 5 ou 6 matchs. Là, ça fait 2 par match et c’est beaucoup trop.

On a vu qu’un centre était arrivé cette semaine. Cela donne une rotation de plus derrière ? 

 

Alexandre Albouy : On recherchait un joueur dans ce sens-là après les blessures de Benoît Sicart et Baptiste Couchinave. Cela faisait deux personnes de longue durée en 13 et à l’aile donc on recherchait au moins un joueur pour en remplacer deux.

 

Tu parlais tout à l’heure de former un groupe et de communiquer. De plus en plus de joueurs anglo-saxons arrivent dans les clubs : est-ce que la communication se fait bien ou est-ce compliqué de pouvoir transmettre ? 

 

Alexandre Albouy : En fait, je me couche à 2h du matin tous les soirs car je prends des cours d’anglais. Non, évidemment, ce n’est pas vrai, ils ont fait le choix de venir en France, ça ne nous pose aucun problème, Arthur et d’autres joueurs sont capables de traduire. Pour vous dire la vérité, moi, je ne suis pas très doué en anglais, Mathieu est bien meilleur que moi, ce qui n’est pas vrai non plus (rires). On estime que c’est comme si moi j’avais été jouer en Angleterre, découvrir une culture différente, ça aurait été à moi de parler anglais donc je pense que c’est à eux de faire l’effort.

 

Concernant Tom Hardwick comment s’est passé son adaptation ?

 

Alexandre Albouy : Pour parler de Tom, c’est quand même un joueur qui a connu avec Leicester une préparation très millimétrée. Techniquement et physiquement, c’est un joueur qui est prêt mais c’est le poste de 10, qui a en plus une grosse influence dans notre jeu. Il a compris de manière en détail le système et ce que l’on demande mais entre le comprendre et l’appliquer, ça demande un peu plus de temps. Aujourd’hui, il est dans son développement, à essayer de se construire dans notre jeu. Évidemment que la langue est au départ quelque chose qui a un peu freiné mais il est très bien entouré avec Taiso à côté et d’autres joueurs comme Charly qui lui parlent. Ça avance dans ce sens mais, forcément, c’est plus compliqué à ce poste-là que quand on joue à l’aile.

 

En parlant d’effectif et de recrutement, on a passé le dernier jour de clôture du marché des transferts. Est-ce qu’on pouvait s’attendre à ce que le téléphone sonne à 23h59 ? 

 

Alexandre Albouy : Non, le mien est éteint à 22h (rires).

 

 

 

 

Si on a bien compris, ce n’est pas recruter pour recruter mais recruter s’il y a vraiment un profil qui convient ? 

 

Alexandre Albouy : Exactement. Il y a le profil sportif mais on attache aussi beaucoup d’importance au profil humain donc, peut-être que parfois, on prend un peu de temps mais, pour nous, le profil humain passe avant. On peut avoir le meilleur joueur du monde mais si on pense qu’il ne s’intégrera pas humainement dans le groupe …

 

Pour revenir sur Cognac, quelles sont les forces en présence de cette équipe ? 

 

Alexandre Albouy : J’ai découvert ça à la vidéo la semaine dernière. C’est une équipe qui a perdu son premier match à la maison, une équipe appliquée, joueuse, je ne pense pas qu’elle ait changé de profil par rapport à ce que tu m’as dit de l’année dernière. Elle a des joueurs qui peuvent être très dangereux, notamment derrière avec un arrière qui va très vite, un 3/4 centre qui peut jouer aussi à l’aile capable de franchir les défenses, ils ont deux joueurs devant, un talonneur et un 8, qui les font avancer. Je ne mets pas ça au même niveau que Massy mais ça n’empêche que c’est une équipe qui est capable de tenir le ballon, de jouer et de nous mettre en difficulté. Donc, à nous de mettre notre stratégie en place pour les en empêcher.

 

Par contre, c’est une équipe qui ne joue peut-être pas le même championnat que vous, qui va venir sans pression et dans le désordre. Ça, ça peut être très dangereux ? 

 

Alexandre Albouy : Tout à fait, c’est une équipe qui, à l’extérieur, est sans pression et peut jouer son jeu. Ça peut se retourner contre eux comme ça peut leur sourire et le scénario du match fera justement que ce sera à nous d’être meilleurs, d’écrire le scénario du match, de construire la rencontre petit à petit et de ne pas leur laisser des ballons pour qu’ils prennent confiance.

 

Possession, occupation et maîtrise seront les mots clés ? 

 

Alexandre Albouy : Maîtrise, possession parce-que si c’est nous qui avons le ballon, ce ne seront pas eux qui l’auront. Occupation, je ne sais pas, je ne peux pas tout dire (rires).

 

Au niveau du groupe, il y aura des changements par rapport à Nice ou ce sera à peu près le même ? 

 

Alexandre Albouy : Il y aura des changements, dans le fonctionnement, on essaiera d’intégrer. Ce n’est pas toujours possible en fonction des blessures et des performances des uns et des autres mais notre objectif est de toujours mettre l’équipe la plus compétitive et en même temps, de toujours essayer de rentrer un peu de fraîcheur à l’intérieur.

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Au niveau des blessures, à part les longues durées, il n’y en a pas de nouvelles à déplorer ? 

 

Alexandre Albouy : Je pense que le week-end de repos a fait du bien. On a récupéré 2 / 3 joueurs donc, à part les longues durées, tout le monde est rentré.

 

Arthur, L’année dernière, tu as eu une grave blessure aux ligaments croisés, Benoît Sicart vient d’avoir la même pour la seconde fois. Vous échangez entre grands blessés ou ex grands blessés ?

 

Arthur Castant : Ce qui arrive à Benoît est compliqué pour lui mais il le prend avec beaucoup de recul et de philosophie. J’ai l’impression qu’il le vit plutôt bien et qu’il est assez serein là-dessus. Je crois qu’il y a plusieurs manières de réagir dans ces cas-là et lui est de suite rentré dans cette rééducation et réathlétisation. Il me semble qu’il est en avance sur les temps de passage, très rapidement, quelques jours après l’opération, il est arrivé en marchant sans béquille. Il a déjà l’expérience malheureuse d’une grave blessure similaire et je crois qu’il le prépare assez bien.

 

Arthur, Pour parler de ton cas personnel, tu es revenu et tu es monté en puissance à partir du match contre Suresnes. On a eu l’impression que, paradoxalement, le match contre Bourg-en-Bresse, une désillusion pour le Sporting, avait été pour toi un passage de cap. Tu as fait un très, très gros match et que depuis, tu as franchi une étape : vrai ou faux ?

 

Arthur Castant : Je ne sais pas. Je t’avoue que ce match m’empêche encore assez souvent de dormir, j’ai mis beaucoup de temps à le digérer et je ne sais même pas si je l’ai encore vraiment digéré. Même si on est sur un nouveau challenge et sur du neuf, c’est quelque chose qui marque quand même donc c’est compliqué pour moi de te parler de ce match sur le plan personnel car ça a été très dur à vivre. Maintenant, j’ai senti en fin de saison dernière que je pouvais assumer un statut un peu plus important au sein de l’équipe, j’ai senti sur la préparation et sur ce début de saison que je pouvais apporter des choses et amener aussi des idées. On m’a donné la chance de pouvoir m’exprimer et de pouvoir montrer certaines choses donc j’en suis très content et j’espère continuer comme ça.

Tu es aussi l’un des joueurs du Sporting qui a un double projet. C’est toujours une soupape de décompression ?

 

Arthur Castant : Ça demande beaucoup d’investissement mais c’est vrai que, pour moi, c’est très important de continuer là-dessus et d’être à 100% sur les deux secteurs. Je ne veux surtout pas en délaisser un pour l’autre et donc, j’ai à cœur de faire du bon boulot des deux côtés.

 

Tu peux nous parler un peu de la conquête de Cognac ?

 

Arthur Castant : C’est une équipe qui est très dense devant, qui a beaucoup de bons joueurs partout sur le terrain. Ils ont une mêlée qui est assez lourde donc on va avoir un gros travail à faire là-dessus et ils ont une touche qui est assez performante. On en a beaucoup discuté dans la semaine, on va essayer de s’adapter un petit peu à ce qu’ils font et répondre de la meilleure des manières pour essayer de dominer ces secteurs-là.

 

Alexandre, Le mot d’ordre pour ce match ?

 

De Alexandre Albouy : La première au Stadium (sourire)

Propos recueillis par Loïc Colombié

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