#Rugby – Fed1 / JC.Bacca (Graulhet) : «La période de vache maigre de Graulhet est révolue!»

Retrouvez l’interview de rentrée grand format de Jean-Christophe Bacca, le coach des avants du Sporting Club Graulhetois pour cette saison 2021-2022 de Fédérale 1.

Crédit photo Arnaud Bertrand – SC Graulhetois Officiel

Depuis que la Fédérale 1 est entre parenthèses, tu viens de retrouver une Fédérale 1 qui a beaucoup changé dans sa physionomie, qui est beaucoup plus homogène ?


Oui, une Fédérale 1 qui a beaucoup évolué. C’est dû aussi en partie à cette pandémie si on peut essayer d’y trouver des côtés positifs. Tous les clubs ont eu beaucoup de temps pour affiner leur recrutement. On se rend compte qu’ils se sont bien renforcés que ça soit les grosses cylindrées ou les petits clubs, toute cette Fédérale 1 est montée d’un cran. Il y a une certaine homogénéité qui fait que oui c’est intéressant de voir évoluer ce championnat avec ces équipes qui pour moi commencent à être intéressantes au niveau du contenu et du jeu.


Une Fédérale 1 et un rugby amateur, semi-pro, qui a évolué avec la création de ce championnat de Nationale après le premier confinement. Cette année le vote pour la création d’une Nationale 2 avec une nouvelle hiérarchie du rugby fédéral. Qu’est-ce que tu en penses de tout ça ?


C’était intéressant de créer une Nationale. La Fédérale 1 regroupant tous ces clubs-là, c’était trop compliqué pour des clubs comme Graulhet ou bien d’autres de recevoir des équipes comme Albi, Valence ou Rouen quand ils étaient encore en Fédérale 1. Il faut rappeler qu’à un moment donné, tous ces clubs étaient mélangés. La Nationale a quand même hiérarchisé un petit peu ces clubs. Aujourd’hui, c’est peut-être triste à dire par rapport au rugby ancestral, mais le rugby évolue. Ce sont les villes et les budgets les plus importants qui ont la possibilité d’évoluer aux meilleurs niveaux. Encore une fois, on a parlé d’homogénéisation, c’est ce qui est en train de se passer. La Nationale 2 sera peut-être une étape supplémentaire dans cette évolution. Pourquoi pas, il faut essayer de voir comment c’est. Je trouve que c’est intéressant que le président Laporte essaye de séquencer un peu toutes les possibilités de rugby dans le rugby amateur. Il y aura une Nationale qui est quasiment professionnelle, une Nationale 2 qui sera semi-professionnelle et après les Fédérales 1 et 2 qui resteront des niveaux amateurs. Pour des clubs comme Graulhet, Mazamet, Lavaur, il y aura la possibilité d’aller titiller cette Nationale 2 toute en ayant des budgets un peu moindres et en faisant sans doute des allers-retours suivant les générations et la formation qui ira avec. Essayons cette formule, voyons ce que ça donne. Nous aurons toujours le temps de revenir en arrière si ça ne fonctionnait pas et s’il n’y avait pas assez de clubs qui seront à même d’évoluer dans cette Nationale 2 qui sera à mon avis assez exigeante aussi.


On a vu qu’il y avait une petite bataille durant l’été pour la composition des poules de cette dernière mouture de cette Fédérale 1 à l’ancienne. La FFF voulait faire plutôt des poules de niveaux et les bastions Toulousains, Gersois, Tarnais, Ariégeois qui voulaient des poules plutôt régionales. Tu nous en parles en peu ?


C’est un peu la problématique de la double peine. Nous sommes très nombreux dans le Sud-Ouest, terre de rugby mais pas que car le rugby se développe partout. Mais nous sommes très nombreux, il y a beaucoup de clubs de rugby fédéral dans le Sud-Ouest. Du fait qu’il y a beaucoup de clubs, nous partageons les joueurs, les économies et nous partageons la formation. Il y a beaucoup de gamins qui passent des cadets de Lavaur aux juniors de Graulhet et inversement. C’est une chance pour le brassage culturel rugbystique. Mais c’est aussi une problématique pour ces clubs qui sont très proches les uns des autres. Aujourd’hui, en termes de sponsoring, le boucher de Lavaur ne va par exemple pas donner une carte au Sporting Club Graulhétois et inversement. Alors que dans des cartes où ils sont beaucoup moins nombreux, on va citer par exemple Hyères, je ne suis pas sûr qu’autour de Berre il n’y ai pas des artisans, des petits commerçants qui viennent donner à Berre alors qu’il n’y a personne dans un rayon de 30-50 km. C’est un avantage pour eux. Le désavantage qu’ils ont c’est que géographiquement, ils sont éloignés les uns des autres. Ce qui avait voulu être mis en place c’était d’essayer de rapprocher ces clubs-là qui financièrement et structurellement sont mieux armés que nous en leur enlevant la contrainte géographique c’était un peu donner la double peine aux clubs du Sud-Ouest qui n’ont qu’un avantage, c’est de rester grouper et de jouer des derbys. Dans le Sud-Ouest, nous avons cet avantage de trouver des clubs tous les 30 km. Quelque part, c’est pour ça que je parlais de double peine, on voulait laisser les avantages de ces clubs du Sud-Est, il y a la même problématique avec les clubs qui Nord qui sont structurés, budgétisés avec des grosses écoles de rugby parce qu’à 150 km autour des clubs il n’y a pas de club de Fédérale 1 à ce niveau-là. En essayant de lisser un peu cette contrainte géographique, on avantageait à mon avis, je peux me tromper, ces clubs-là qui ont quand même des gros moyens, de par leur structuration. Certains ont 45 contrats, plus de 600 licenciés sur certaines écoles de rugby, un centre de formation sur Nîmes. C’est très bien pour le rugby dans ces régions. Mais pour rivaliser avec ces équipes c’est compliqué. Si en plus, on leur enlève la contrainte géographique et on nous la rajoute à nous, ça devient très difficile. Je suis plutôt satisfait que Bernard Laporte ait remis l’église au centre du village en disant voilà, il y a des poules régionales. Derrière, il y aura cette confrontation de brassage de la place 5 à 8 qui permettra aux différentes équipes de se rencontrer au niveau Français. Je pense que ça régulera un peu tout ça. Cette solution de la poule géographique puis du brassage dans un second temps est je pense la solution la plus équilibrée.


Autre nouveauté cette année, c’est dans les règles avec cette fameuse règle du 50-22 qui aurait beaucoup plu à ton président Guy Laporte.


Ah oui, ça lui aurait énormément plus vu qu’il pouvait poser le ballon un peu où il voulait sur le terrain. C’est sûr que ça lui aurait aussi permis de faire une plus grande carrière, si on peut en faire une encore plus grande que ce qu’il a déjà fait. Mais bien sûr après en dehors de Guy Laporte, je pense que c’est une règle qui est plutôt intéressante pour le jeu. On est obligés d’avoir un troisième rideau plus fourni donc on est obligés d’avoir un premier rideau plus faible. Ce sont les vases communiquant. Si on renforce le troisième, on perd dans le premier. Ça permet donc aux équipes de jouer un peu plus et de trouver des intervalles. Je crois qu’encore aujourd’hui, la plupart des clubs ne sont pas complètement accaparés cette règle du fait de sa nouveauté et du temps climatiquement parlant. Il faut encore très beau et cet hiver, elle sera beaucoup plus utilisée et tentée qu’à l’heure actuelle. On voit déjà des joueurs qui sont capables de s’en servir et plutôt de façon intéressante.


Une question sur le fond, c’est une règle qui est intéressante sur son côté neuf, nouveauté et qui change un peu le ronron de d’habitude ou qui est intéressante sur la durée et peut vraiment s’inscrire sur la durée et bouleverser la pratique du rugby ?


Bouleverser la pratique du rugby, je ne crois pas car nous avions déjà tendance à voir un troisième rideau, en faisant des bascules, qui s’est déjà très fourni. Mais je crois que ça peut permettre oui aujourd’hui dans le rugby moderne, et si on prend le rugby professionnel, les défenses prennent très souvent le pas sur les attaques. On voit des équipes qui sont capables de défendre extrêmement bien face à des attaques structurées. Je prends par exemple le match Racing/La Rochelle où on a vu La Rochelle pratiquer un excellent rugby et le Racing ne jamais plier grâce à une défense de fer qui n’est jamais prise à défaut avec 10, 12, 15 temps de jeu. Ça devient très compliqué pour les équipes de jouer offensivement au rugby sans s’exposer. Je crois que cette règle va permettre, pour ceux qui voudront produire un jeu plus attractif et plus basé sur les extérieurs, de s’exprimer. C’est un peu dans la même lignée que le renvoi d’en-but. En créant ce renvoi d’en-but, on minimalise le fait de ces pilofs autour des phases de rucks où les joueurs pouvaient taper pendant 5, 6, 7, 8 temps de jeu, un peu à l’Irlandaise pendant des longues minutes sachant que derrière s’ils tombaient dans l’en-but et qu’il n’y avait pas essai, ils récupéraient la mêlée à 5. C’était bis répétitas. Aujourd’hui, ils savent que s’ils ne marquent pas en tombant dans l’en-but et que l’arbitre n’est pas capable de prendre une décision, c’est un renvoi d’en-but et le ballon va reculer de 40 mètres. Quel est l’objectif aujourd’hui ? Pour les clubs c’est de taper 1, 2, 3 fois et derrière lâcher le ballon pour que l’on puisse s’exprimer et voir un peu plus de jeu. Tout ça s’inscrit dans cette mouvance. Je trouve que c’est plutôt une bonne chose. L’avenir nous dira si ça peut être perçu. Il y aura sans doute des adaptations intéressantes. Mais je trouve que ça va plutôt dans le bon sens.


On va parler maintenant de la présaison du Sporting Club Graulhétois avec des résultats qui ont été en dent de scie.


Ça a été plus compliqué. Nous n’avons pas été prêts très tôt avec pas mal de blessures, de petits bobos donc nous avons beaucoup travaillé avec un groupe élargi. Nous avons fait un bon début contre Castanet qui était un peu dans la même situation à ce moment-là. Ce n’était pas un match qui était révélateur de quelque chose. C’était un match brouillon entre deux équipes qui débutaient leurs phases d’entraînement et de préparation. Ensuite, nous avons eu un match d’entraînement contre Fleurance où nous sommes tombés sur une équipe Gersoise. C’est-à-dire très bien sur toutes les phases de combat, très en place et où nous n’avons pas existé notamment sur les rucks. Le résultat a été très clair et je crois plutôt salvateur pour le groupe. Après le résultat un peu élogieux contre Castanet qui ne méritait pas ça, on est retombés contre Fleurance de notre piédestal sur la phase amicale. Nous avons bien compris que nous n’étions clairement pas au niveau. Nous avons eu un match équilibré contre Issoire où là aussi on perd de quatre points mais sans tenter les pénalités et en faisant beaucoup trop de fautes. Je crois qu’eux ont tout tenter de leur côté. C’était plutôt un match équilibré puisqu’on finit à trois essais à deux pour nous. C’était un match plus abouti encore que nous étions encore loin lors de ce match de ce que l’on peut attendre de ce groupe. Après, le championnat a débuté. Ça a été une première douche froide. Le groupe a bien réagit et ça, c’était plutôt positif.


Dans les matchs amicaux, contre Castanet, tu as trouvé un nouveau manager face à toi, Vincent Clément que tu as connu comme coéquipier, comme collègue coach. Ça a dû te faire bizarre de le retrouver pour une fois en face et pas à tes côtés ?


Oui, c’est très bizarre. C’est un garçon pour lequel j’ai beaucoup d’affection. Quand j’ai fini, il commençait. Il y a eu une petite passation de pouvoir. Mes deux dernières saisons et lui ses deux premières au Sporting en tant que joueur. Après j’ai eu la chance après le départ d’Eric Bechu de coacher ce groupe-là d’abord sur cette fin d’exercice en Top 14 puis ensuite pendant huit ou neuf saisons en Pro D2. Ça a été de grands moments. Vincent est un garçon qui est extrêmement attachant déjà de par son humilité et sa gentillesse et l’intelligence qu’il peut avoir en tant que joueur et en tant qu’homme. Le fait qu’il a pu prouver qu’il était un très bon joueur de rugby. J’ai pris beaucoup de plaisir à le coacher et à coacher avec lui. Il y a eu aussi un moment où on s’est retrouvés.


La parenthèse.


Oui voilà la parenthèse. C’est un garçon qui a fait en sorte que ça se passe plutôt bien, lui de son côté. Ça n’a pas été le cas de tout le monde, mais il a fait cet effort par rapport à moi. Ce que je n’oublierais pas. Après, c’est un garçon qui m’appelle régulièrement. Quand il a décidé de reprendre Castanet, il m’a appelé pour savoir ce que j’en pensais. C’est un garçon avec qui j’échange régulièrement et je suis très content de ce début de saison pour eux qui fonctionne plutôt bien. J’ai essayé de le rassurer car il était très inquiet. Ça fonctionne bien dans son nouveau rôle de manager. Je serais encore plus content de le retrouver sur notre route. Mais ça n’empêchera que lui ne me fera pas de cadeau, et moi non plus.

Pour continuer sur l’intersaison. Un autre joueur que tu as coaché, qui a coaché avec toi, c’est Kévin Boulogne qui est la tête de de proue de ton effectif. Tu nous parles un peu de Kévin et de ce recrutement car le recrutement de Graulhet ne se résume pas qu’à Kévin non plus.


C’est quelqu’un que j’ai eu quand j’entrainais les espoirs d’Albi après ma fin de carrière. Je l’ai eu la première année. C’était un garçon qui arrivait de Castres et était pétri de talent. Mais il était quand même particulier à manager. Ça a toujours été quelqu’un de fantasque alors à 20 ça a toujours été quelqu’un d’explosif. Un surdoué du rugby, ça c’était très bien passé cette saison en espoirs avec moi. Nous avions fait une excellente saison de rugby. Nous nous étions vraiment régalés avec un très bon groupe. C’était une grosse équipe espoir à Albi cette année-là et on s’est vraiment régalés. Kévin, tout au long de sa carrière, que ce soit à Albi ou ailleurs, m’a toujours tenu au courant de sa progression. Il m’a toujours dit « je finirais avec toi si tu continues à entraîner, je serais là où tu seras, si ce n’est pas bien sûr loin de là où je suis. » Je pense qu’il avait encore envie de jouer mais Albi n’a pas souhaité le conserver. Je ne m’étais pas permis d’intervenir comme je le fais sur tous les autres joueurs sur Albi. Quand je recrute un Albigeois, j’en parle d’abord avec les entraîneurs en place et le président. Lui m’a dit qu’il ne ferait plus parti des plans Albigeois en tant que joueur, même s’il est encore à l’association, et Graulhet a été entièrement satisfait de le récupérer. C’est un facteur X aujourd’hui à Graulhet. Sa capacité à botter, sa capacité d’analyse, le fait qu’à 35 ans il aille encore très vite et que ce soit un super coéquipier pour les autres joueurs. C’est un peu grâce à lui qu’on gagne à Valence et qu’on avait fait un bon match contre Nîmes. Sans ces fautes d’indisciplines, nous aurions pu espérer autre chose. Mais c’est surtout le fait qu’il arrive à mettre de la cohésion avec tous les talents qui sont arrivés à Graulhet et les anciens qui restent encore. Je pense qu’aujourd’hui, on a un groupe capable de rivaliser sur la saison. On a toujours eu la capacité de produire du bon rugby par moment. Nous avions un groupe qui se cantonnait à 25-30 joueurs, notamment avec les anciens qu’on usait jusqu’à la corde sur des saisons entières. Aujourd’hui, c’est la première saison où l’on a entre 30 et 40 joueurs quasiment du même niveau. Ce qui fait que les oppositions du mercredi sont beaucoup plus équilibrées. Les garçons sont dans une concurrence saine. Ils peuvent récupérer et revenir encore plus fort. Je l’espère sur la saison. On est dans des conditions de pouvoir batailler avec ces clubs de Fédérale 1 autour sur la saison. J’ai toujours pensé que ce club avait la capacité de batailler sur des points précis. On l’a vu contre Bourgoin ou contre Albi qui était largement supérieur quand on les avait dans la poule. On fait un très bon match à Graulhet où l’on finit à cinq essais à trois. Pour moi c’était un très bon match de rugby et on voyait qu’on pouvait rivaliser par moment avec la grosse cylindrée de l’époque qu’était Albi. Sans bien sûr parler de Nationale, nous avons la capacité d’exister dans cette Fédérale 1 grâce à des recrutements judicieux avec de jeunes joueurs. On a été capables de recruter des étrangers mais avec une grosse capacité d’évolution comme ils ont 20-22 ans. A côté de ça, Tolofa, un joueur expérimenté à droite, qui a été champion de France avec le Stade Français. Aujourd’hui, il a 36 ans mais apporte toute son expérience. Au milieu quelques Graulhétois conservent le noyau dur de l’équipe. Ce noyau de 30-45 joueurs a les capacités d’exister en Fédérale 1 et de montrer de belles choses. Je l’espère.

Même un joueur que tu as repéré sur les antennes du Mag Sport en commentant Albi-Cognac.


Effectivement, tonton est l’oncle de Simoni Navarro que l’on avait vu tous les deux faire des misères à Albi avec St Jean d’Angély. Il ne souhaitait pas rester là et se rapprocher de sa famille. On a bien sûr sauté sur l’occasion. C’est là aussi derrière le joueur explosif Fidjien par excellence avec de l’expérience, capable de défendre fort, sortir les coups… la panoplie du joueur Fidjien et surtout un très bon repli et un très bon coéquipier avec un bon état d’esprit. C’est lui qui a mis en place le chant de l’UR pour ne pas dire le Haka, lors des fins de matchs de Graulhet. C’est lui qui l’a imprimé avec ses collègues et c’est plutôt une chose positive. Ce groupe vit bien. J’espère que ça va durer. Mais pour continuer à bien vivre, il faut gagner en espérant que ça sera le résultat de Marmande.

Un chant de guerre qui a dû s’imaginer dans le traditionnel stage de présaison à l’Aubrac. C’est un traditionnel pour toi cette histoire ?

Oui, ça se passe très bien. Nous sommes très bien reçus par la famille Bastide entre l’Aveyron et la Lozère. C’est un coin magnifique et je conseille à tout le monde d’aller y marcher. C’est sur le chemin de St Jacques, c’est très joli. Je ne connaissais pas trop car le chemin de St Jacques, ce n’est peut-être pas ma tasse de thé. Mais j’ai découvert un endroit très joli, des gens attachants et sympathiques. Ils nous reçoivent chaque année. Ça dure trois jours. On fait un match à l’arrivée de ce stage. Je pense que c’est quelque chose qui est en train de se pérenniser.

N’aurais-tu pas préféré gagner ton premier match face à Nîmes et perdre celui à Valence d’Agen pour faire plaisir au public Rouge et Noir qui revenait ?


J’aurais préféré gagner contre Nîmes et Valence d’Agen mais oui. Alors on ne choisit pas bien sûr. Mais j’aurais aimé battre Nîmes. Ce match nous laisse des regrets et je trouve intéressant la prestation des Graulhétois durant ce match. Il faut bien sûr renouveler avec la victoire à Noël Pelissou car vu le nombre de messages d’encouragement que j’ai reçu après la victoire à Valence d’Agen. Je le dis depuis quatre ans, mais on sent que ce club brûle de revivre de grandes épopées avec des victoires à Noël Pelissou. Bien sûr je souhaite partager ça avec eux. Oui effectivement, dimanche, ça serait une grosse déconvenue encore une fois de ne pas gagner contre Marmande qui se présente encore une fois là aussi avec un début de saison difficile. Ça serait dommageable face à une grosse cylindrée de la poule de ne pas l’emporter. Nous allons faire en sorte de vraiment faire plaisir à notre public et de montrer que la période de vache maigre de Graulhet avec des garçons qui s’accrochaient et montraient un visage admirable mais où c’était difficile, est révolue. Il va falloir je l’espère compter sur nous dans ce championnat Fédéral.

Pour finir une petite question décalée. Tu dois être j’imagine heureux comme un pinson. Tu as retrouvé comme tu dis les papés et les mamés qui susurrent des mots doux le long des talanquères.


Oui c’est sûr que c’est quelque chose que le rugby pro a un peu perdu. On retrouve des choses qu’on ne vit plus. J’ai souvenir de ma première année à Graulhet où un supporter est venu me voir et m’a dit « vous savez monsieur Bacca, je préfère vous le dire en face, je ne vous trouve pas bon. – Ah bon ? – Et oui parce que vous ne gueulez pas assez donc pour moi vous n’êtes pas un bon entraîneur pour Graulhet mais vous vous en foutez un peu de mon avis. – Non ça m’intéresse. – Mais je préfère vous le dire plutôt que de le penser et de ne pas venir vous le dire. » Ça c’était mon premier souvenir important avec Graulhet. C’est un monsieur qui vient toujours au club, avec qui on se serre la main à chaque fois. Ça se passe très bien, mais voilà c’était le premier contact avec un des supporters de Graulhet. Ça remet les idées en place et si on se prend pour ce que l’on n’est pas, ça nous remet les idées en places.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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