#Rugby – Fed1 / K.Boulogne (SCG) : «J’ai le cœur albigeois à 100% et mes deux crampons à Graulhet!»

A l’image de Sebastien Pages, Yohan Chateauraynaud, Franck Maréchal, ou encore son nouveau coéquipier Anthony Poujol, l’ex idole du Stadium, Kevin Boulogne, a fait le court chemin qui sépare la préfecture du Tarn à la la capitale des Mégissiers. À Graulhet, celui qui a porté les couleurs de Biarritz, Pau, Castres et Provence Rugby, vient chercher en Fédérale 1, un dernier challenge auprès de son ami et mentor Jean Christophe Bacca (Co-entraineur du SCG). Non conservé par le SCA dans l’équipe première, Kevin Boulogne, en sus de porter les couleurs Graulhetoises à Noel Pelissou, va garder ses responsabilités de directeur sportif (Sur la partie association) des jaunes et noirs albigeois. Une mission transversale auprès des jeunes générations, qui ravi ce demi polyvalent y voyant une manière de passer bientôt totalement dans l’après carrière. «Kéké » comme le surnomment ceux qui le côtoient, qui du bout de son pied en or avait ramené Albi en Top 14 en 2009, va tenter dans les rangs d’un Sporting Club Graulhetois à l’ambition retrouvé, de participer au réenchantement de la ferveur rouge et noire.

 

Kevin Boulogne nouvelle recrue du Sporting Club Graulhetois (Fed1) / Crédit photo : Christophe Fabries

 

Après une grande histoire d’amour avec le Sporting Club Albigeois, te voilà en terre graulhetoise auprès d’un coach que tu connais très bien, Jean-Christophe Bacca. Qu’est-ce qui t’a amené à relever le défi du SCG ? 

 

Ce qui m’a amené à relever le défi, c’est déjà que, tout simplement, je n’étais pas conservé à Albi avec Mathieu Bonello. Moi, je ne voulais pas arrêter le rugby donc j’ai cherché un club de Fédérale et j’ai une relation très particulière avec Jean-Christophe Bacca depuis de longues années. Cela faisait déjà deux ou trois ans qu’il s’amusait à me mettre des pièces mais je lui ai toujours dit depuis très longtemps, qu’après le rugby à Albi, qui est ma priorité et mon club, et qui si l’occasion se présentait et mon corps suivait, oui, j’irai jouer pour lui. L’occasion s’est présentée cette année et j’en suis ravi. 

 

Le paradoxe, c’est que tu as un pied à Graulhet mais que tu gardes quand même l’autre à Albi puisque du côté de l’asso, tu restes directeur sportif de l’école de rugby et de toute la partie asso tout en continuant ta carrière de rugbyman à Graulhet ? 

 

Oui parce qu’Albi, c’est ma reconversion, c’est un club qui est dans mon cœur et qui le sera toujours. J’ai eu la chance d’avoir ce poste proposé sur Albi, j’ai eu des personnes comme Arnaud Méla et Romain Lalliard qui m’ont appuyé auprès des hautes instances avec Jérôme Assié et Alain Roumégoux, les présidents, pour ce poste donc, je les en remercie. C’est quelque chose qui me plaît, qui me tenait à cœur et que j’ai toujours aimé, j’y suis aujourd’hui et il faut avancer. J’ai le cœur albigeois à 100% même si j’ai mes deux crampons sur le terrain de Graulhet.

 

Tu as repris l’entraînement récemment. Quelles ont été tes premières sensations sur les pelouses de Pélissou ? 

 

Sincèrement très bonnes car c’est réellement le monde amateur. C’est un groupe qui vit super bien, qui est super agréable et, on ne va pas se le cacher, il n’y a pas de problème d’ego, de contrats, de concurrence, en tous cas, au jour d’aujourd’hui, je ne le ressens pas. Donc, c’est vraiment du plaisir, ce que je cherchais, du plaisir avec des joueurs qui sont à 100% dans le projet, un staff réellement très compétent, que ce soit les entraîneurs de l’équipe 1 avec Benoît Bellot et Jean-Christophe Bacca ou ceux des espoirs qui nous entraînent au quotidien avec Florian Gimbergues et Cyril Ricardo. J’ai franchement beaucoup de plaisir d’y être à l’instant T, j’espère que cela durera toute la saison et qu’on aura le sourire surtout à la fin de l’année en ayant créé quelque chose de joli.

 

A Graulhet, l’un des co-présidents est un mythe au poste de N°10, Guy Laporte. Est-ce qu’on pourrait dire qu’il y a presque une petite filiation entre vous deux ? 

 

Sincèrement, il m’a appelé pour me faire venir à Graulhet et j’ai vraiment apprécié la discussion. On voit qu’il a l’œil d’un joueur car il avait directement ciblé mes qualités et mes défauts, il m’a textuellement dit que les qualités étaient celles qu’il recherchait et qu’on pourrait faire moins attention aux défauts. Tout le monde l’a reconnu, on sait que la défense n’est pas mon fort, je ne perds pas de plaquages mais ce n’est pas ce que j’aime réellement, même si je bloque l’action. C’est surtout l’attaque, le jeu, le plaisir et tout le reste et Guy Laporte est beaucoup basé là-dessus, il a toujours aimé ça et c’est ce qui lui a plu chez moi en plus de Jean-Christophe Bacca qui m’a appuyé.

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Il n’y avait qu’un seul embarras qui pouvait t’empêcher de signer à Graulhet, celui d’avoir ton certificat médical pour ta licence. Paradoxalement, tu pouvais jouer en pro mais, jusqu’à présent, tu n’avais pas encore l’autorisation de jouer en amateur. Tout ça est bien entendu rentré dans l’ordre ? 

 

Oui, absolument. Ma licence a été débloquée la semaine dernière, je suis passé en commission et tout s’est très bien déroulé, ils m’ont prolongé pour encore un an. J’ai fait une IRM, il n’y avait pas de souci particulier quant à l’évolution de ma blessure de l’époque qui était bien consolidé donc, pour l’instant. Donc, tous les voyants sont au vert hormis peut-être mon vieil âge qui, je l’espère, ne va pas jouer de tour au cours de la saison sur mon corps (rires). 

 

Ça aurait quand même été très paradoxal que tu ne puisses pas jouer en amateur alors que tu avais le droit de jouer en pro où, normalement, ça tamponne un peu plus ? 

 

C’est vrai qu’à l’époque, quand j’avais demandé une licence pour reprendre, j’avais souhaité aller en 4e série, à Marssac, avec des copains. Quand j’avais eu le refus pour jouer là mais l’autorisation pour jouer en pro, j’avais été un peu surpris mais le médecin de la Fédé m’en avait expliqué les raisons et, en échangeant avec lui, j’avais compris. Eux partent du principe qu’au niveau professionnel, on est suivi, encadré, préparé et que même si les chocs sont plus durs, notre corps est plus habilité à les recevoir alors qu’au niveau amateur, les chocs sont peut-être moins durs mais notre corps y est tellement moins habitué, ainsi qu’à la préparation, qu’il y a plus de risques de blessures. C’est leur optique. 

 

Tu nous parlais de Marssac, du Marssac 15 et on sait que tu es le parrain de ce club qui est en train de renaître. Est-ce que tu vas continuer à les suivre cette année ? 

 

Je l’étais la première année mais malheureusement, le Covid 19 est arrivé. J’étais content de me lancer là-dedans, c’était bien parce-que c’est ce que j’aime, tout le monde le sait. J’aime la convivialité, le contact et de jeunes joueurs qui veulent remonter un club, c’est un projet et une ambition réels et c’est donc un plaisir de participer à ça. Tout était déjà structuré pour la réouverture du club de Marssac avec tout le monde mais moi, j’étais juste là un petit peu en plus, je n’ai pas fait grand-chose mais bien sûr que, s’ils ont encore besoin de mon aide, je serai là pour eux. 

 

On va revenir sur Graulhet et les ambitions graulhetoises, on a vu qu’il y avait eu un recrutement assez joli au niveau des lignes arrières. Peut-on vraiment dire officiellement que, cette année, Graulhet a d’autres ambitions que le maintien ? 

 

Sincèrement, je pense qu’il faut rester humble et, réellement, je ne pense pas qu’il y ait d’autres ambitions que de jouer le maintien dans un premier temps parce qu’on sait très bien que cela fait quelques années que Graulhet galère. Même si tous les joueurs jouent le jeu et s’y filent à 300%, le niveau de la Fédérale 1 a vraiment augmenté et s’est vraiment développé, que ce soit dans les structurations, dans les contrats ou dans la qualité des joueurs qui y sont maintenant. C’est vraiment un palier énorme par rapport à ce qui se faisait il y a quelques années donc, je pense que, comme le dit l’expression,  » l’appétit vient en mangeant « . Commençons en bas à chercher à gagner des matchs, à prendre de la confiance, le goût de la victoire et on verra derrière ce qui se passera mais soyons humbles, visons et assurons notre maintien et après, plus si affinités. 

 

On va maintenant regarder un peu dans le rétro. Tu as passé de longues saisons avec le Sporting Club Albigeois, tu as connu le Top 14, la Pro D2, la Fédérale 1, la Nationale. Tu as un ou deux souvenirs qui te resteront marqués à jamais sous ces couleurs jaune et noir ? 

 

Il y a beaucoup de souvenirs. Sincèrement, un club comme Albi, ça a été quelque chose d’énorme dans ma vie et avec très, très souvent des moments magiques et des groupes d’hommes et un club qui a été monstrueux, je ne les remercierai jamais assez de m’avoir fait vivre ça. Il y a bien sûr deux faits marquants pour moi à Albi et beaucoup m’en reparlent très souvent, le premier, c’est la victoire à Castres sur la première année. Je venais de Castres, il restait trois minutes, je venais de rentrer, je marque l’essai de la gagne et on gagne chez eux, celui-là, les gens m’en reparlent souvent. Le 2e, c’est évidemment la finale Yves-du-Manoir à Montpellier contre Oyonnax qui nous redonne l’accession en Top 14. C’était du jamais vu à l’époque, certains l’ont refait aujourd’hui mais nous étions les premiers à le faire ce qui montrait bien le groupe de potes que nous étions. On a vécu un moment magique, surtout en plus vu la tournure du match avec cette pénalité lointaine sur la dernière action qui peut nous enlever la montée et qui passe juste sous la barre, on a tremblé jusqu’au bout et on est passé par tous les ascenseurs émotionnels possibles. Ce sont deux instants qui sont plus gravés que d’autres. 

Un des regrets, et je t’en parlais souvent en interview lorsque tu es revenu au SCA en tant que joueur, c’est sûrement de ne pas avoir passé cette pénalité de la gagne qui aurait fait remonter Albi en Pro D2 ? Tu disais souvent que tu n’y pensais pas mais tu l’as quand même dans un coin de la tête ? 

 

Bien sûr, je l’ai dans un coin de la tête car l’histoire aurait été magnifique, magnifique pour ce groupe parce qu’il faut être dans ce dernier pour le connaître. Évidemment, tout n’est pas rose et tout le monde ne s’aime pas comme dans tous les groupes parce qu’il y a beaucoup de gens et beaucoup de caractères mais Albi avait cette faculté que tous les joueurs sur le terrain s’y filaient les uns pour les autres. En-dehors, c’est un groupe qui vit vraiment très bien, ce sont vraiment de bons mecs que j’apprécie et à qui je souhaite une grosse saison cette année. Oui, bien sûr que je l’ai dans un coin de la tête, rien que pour les remercier eux, le public, le club et, on va dire, boucler la boucle, ça aurait été énorme mais malheureusement, ça ne s’est pas produit. 

 

Au début de l’aventure Arnaud Méla, tu as été pendant un an et demi l’un de ses adjoints avant de rebasculer et de revenir sur les terrains. Ce grand écart n’a pas été un peu compliqué, de commencer à entraîner un groupe avant d’en faire partie prenante ? 

 

Comme je l’ai dit, le groupe m’a réellement très vite intégré et ça s’est très bien passé. Je pense bien sûr que certains avaient des réticences et les ont peut-être gardés, tout ne se dit pas non plus parce-que, dans l’ensemble, on s’apprécie tous. Mais ce n’était pas trop compliqué pour moi, je pense que le plus difficile était pour Arnaud et Jérémy, dans le fait de m’avoir côtoyé puis d’avoir dû m’entraîner en sachant que je jouais pour le plaisir, que j’avais envie de gratter le plus que je pouvais. C’était peut-être compliqué pour eux de devoir parfois justifier des choix soit d’un côté soit de l’autre, soit au groupe soit à moi. Je pense que c’était plus compliqué pour eux, surtout vu leurs valeurs et leur humanité, ça a peut-être plus difficile à gérer pour eux que pour moi. 

Pendant quelques mois, tu as été entraîneur avec Vincent Clément, Ju Guiard et Flo Wieczorek avant d’être aussi l’adjoint d’Arnaud Méla. On peut imaginer, dans un futur proche ou lointain, te voir basculer un jour sur le coaching ? 

 

Sur le coaching, je ne sais pas, peut-être, il ne faut jamais dire jamais. En tous cas, ce que moi je sais aujourd’hui, c’est que ma place est à l’Association car j’ai un poste qui est énorme et que, je pense, beaucoup de personnes aimeraient avoir. Je gère  » de tout en bas à tout en haut  » de l’Association sur la partie structurelle, encadrement et sur d’autres choses. Tous les staffs sportifs sont déjà en place dans chaque section, ils font tous un travail énorme, ce sont beaucoup de bénévoles, ce sont des personnes qui aiment ce club et qui le font sans arrière-pensée. C’est très agréable au quotidien de travailler avec ce genre de personnes, d’échanger, d’avancer, c’est quelque chose dans lequel je m’épanouis au jour le jour. Moi, mon job réel est d’apporter à toutes ces sections, de tout en bas à tout en haut, des plus qui soient financiers, structurels ou des programmes pour qu’ils vivent des choses magiques parce qu’ils le méritent tous réellement. 

 

Comme tu le dis, tu es toute la semaine à l’Association donc au Stadium Municipal, tu vois souvent passer les anciens copains du groupe qui sortent de l’entraînement.  Ça ne te fait pas parfois un petit pincement au cœur de les voir passer ? 

 

Si, j’avoue que si parce qu’on se croise assez souvent et qu’ils me parlent un peu des entraînements, des nouveaux coachs, de la manière de fonctionner. Donc, c’est vrai que parfois, ça fait remettre les pieds sur terre en se disant  » voilà, tu n’y es plus, tu n’es plus dans ce club sur le terrain  » et ça fait mal de temps en temps car l’aventure s’est quand même arrêtée brutalement pour moi, ce qui n’était pas prévu et c’est donc parfois dur à encaisser. L’avantage, comme je l’ai dit, c’est que je continue à jouer au rugby, que j’ai eu ce poste en or pour lequel on m’a fait confiance et surtout que, même si l’histoire en tant que joueur est finie à Albi et avec eux, je pense que je vais beaucoup les côtoyer. Ils ont une salle de vie à côté de chez moi et on s’est déjà dit que j’irai très souvent manger avec eux et passer des moments parce qu’au-delà des joueurs, cela reste des amis pour certains et pour d’autres, des personnes que j’apprécie. 

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Graulhet et Albi ont plein de choses en commun, entre autres celle d’avoir un public et des ressources bénévoles. Un petit mot sur le peuple jaune et noir que tu as côtoyé pendant des années ainsi que sur ce peuple rouge et noir que tu es en train de découvrir ? 

 

Franchement, je l’ai vu dès le premier match amical à Graulhet, il y a des bénévoles qui cogitent énormément autour du terrain, qui installent tout et qui font vivre le club. C’est la même chose à Albi mais, de toute façon, je pense que c’est la même chose dans tous les clubs de France au niveau amateur ou semi-professionnel. Sans ces bénévoles, qu’ils soient sur le terrain, à côté, dans les tribunes, le public et tout le reste, on ne vivrait jamais car ils font un boulot qui nous met dans le meilleur confort possible et nous fait avancer au jour le jour. Donc, ces personnes-là sont super importantes, c’est aussi là qu’il faut faire attention à ne pas les perdre car parfois, à force de trop tirer sur la corde raide, on oublie peut-être certaines valeurs et certaines choses qu’on prônait à l’époque et qui disparaissent petit à petit. C’est pour ça, gardons notre humilité, gardons nos valeurs, reconnaissons tout le travail qui est fait par les joueurs sur le terrain, par le club bien sûr mais bien sûr par tous les bénévoles qui aiment leurs clubs et qui sont là depuis bien plus longtemps que nous et qui le seront, je pense, après nous encore. 

 

Vous avez reçu Fleurance le week-end dernier, une équipe qui envoie du jeu et qui a des ambitions en Fédérale 1 et le week-end précédent, vous aviez accueilli Castanet, managé par un certain Vincent Clément. Là-aussi, les chemins se croisent ? 

 

Comme quoi le monde est petit (rires) ! Apparemment, il n’y a que les montagnes qui ne doivent pas se rencontrer, du moins je l’espère car sinon, ça serait mauvais signe. Fleurance est réellement une grosse écurie de Fédérale 1, c’était pour nous le gros test pour voir où on se situe réellement par rapport aux ambitions dont on parlait tout à l’heure. On a aussi reçu Castanet en match amical avec Vincent et, à son image, il a pris un groupe en difficulté, un groupe de jeunes, car il adore fédérer, construire, aider et ce groupe va être totalement à son image dans, je pense, son développement. Je pense que c’est pour ça qu’il a accepté ce challenge qui n’est vraiment pas simple et très compliqué par rapport à ce qu’ils ont traversé. Au vu de tout ça, je pense que Vincent est la bonne personne, au bon endroit et au bon moment.

 

On espère que pendant les matchs de la saison régulière, tu vas pouvoir t’éclater sous tes nouvelles couleurs et que Graulhet retrouve peut-être les play-offs. Ça ferait du bien à Pélissou et à tout ce peuple rouge et noir qui attend de revibrer aux aventures du SCG

Je te remercie, on l’espère. Je te remercie aussi d’avoir pensé au  » petit vieux  » et de m’avoir appelé, ça fait plaisir.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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