#Rugby – Nationale / O.Pouligny (Suresnes) : «Nous avons un recrutement pour jouer la qualif!»

Le RC Suresnes va entamer le 5 septembre, une nouvelle campagne en Nationale, l’heure pour Olivier Pouligny le Co-Président du club francilien de dresser les objectifs,les ambitions et les horizons qui s’en dégagent. Juchés sur les coteaux du Mont Valérien, les pensionnaires du Stade Jean Moulin, comptent bien activer la phase II de leur plan de développement, en cette seconde saison dans la 3eme division du rugby hexagonal. Malgré une avant dernière place qui aurait été synonyme de relégation sans l’arrêt prématuré de la fédérale 1 pour cause de crise sanitaire, les altosequanais espèrent bien tirer les leçons d’un exercice qui les a vu dégringoler de la 1ere place en octobre, jusqu’aux tréfonds du classement. C’est dans cette optique qu’Olivier Pouligny et son Co-President, Laurent Piepszownik, assistés de leur directeur général, Matthieu Blin ont décidé de lancer un recrutement ambitieux (dont Antonie Claassen est une des figures de proue) , tout en continuant de structurer vers le professionnalisme, ce club qui évoluait encore en Fédérale 2 il y a 4 ans de cela. Entretien avec un dirigeants de cette division naissante, qui s’est livré à bâtons rompus sur les dossiers attendant les suresnois (Formation, infrastructures, finances, projet sportif etc), ainsi que sur son ambition d’accrocher les playoffs d’accession en Pro D2.

Olivier Pouligny Co-President RC Suresnes (Nationale) / Crédit photo Le #MagSport – Studios H2G

 

 

Pour toi et tes gars, c’est l’An II en Nationale. Tu nous avais annoncé l’année dernière haut et fort que tu voulais jouer le maintien, tu avais eu le nez creux car Suresnes a terminé avant-dernier de la poule.  J’imagine que pour cette saison, on a beaucoup plus d’ambition du côté des Hauts de Seine ? 

 

Comme je te l’avais expliqué, on était sur une année où on partait dans l’inconnu, le recrutement était terminé quand on a su que nous étions versés dans cette poule Nationale. On n’a pas voulu faire de folie, je pense qu’on a bien fait et puis effectivement, un début de saison plutôt pas mal suivi d’une 2e partie de championnat qui a été compliquée dès la 1ère reprise post-Covid. Il y a eu beaucoup de casse et on a vu qu’on manquait un peu de profondeur de banc mais aussi de maturité à certains postes, on avait une équipe qui était très, très jeune. C’est ce qu’on avait fait comme pari sur 2 / 3 ans pour jouer cet objectif de monter en Pro D2 donc on comptait sur un bout de cette ossature. 

 

Un peu à l’inverse de Narbonne à qui le confinement de cet hiver avec deux mois d’arrêt a fait un bien fou pour les relancer et les amener en Pro D2, à Suresnes, ça vous a un peu tué la dynamique et éteint dans l’œuf ? 

 

Oui, ça nous a bien cassé les pattes. C’est vrai que Narbonne a connu son problème Covid en début de saison et a eu du mal à démarrer mais pour nous, les problèmes ont été un petit peu à part. On a plutôt bien géré la crise Covid d’un point de vue interne mais ce sont les blessures, qui n’étaient pas liées à un problème de préparation musculaire mais des gros pets, de la casse pendant de longs mois qui ont fait qu’on a souffert à la fin, notamment devant. On n’avait plus de seconde ligne, seulement une première ligne pour jouer un match et on sait que ça ne tient pas donc, ça ne pardonne pas. 

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Quels ont été le constat et le bilan tirés par ton co-président, par Mathieu Blin, ton manager général, et par Alexandre Compan à l’issue de cette saison ? 

 

Le constat, c’est qu’on le savait. Finalement, on a fait un bilan de choses que l’on prévoyait donc, il n’y a pas de nouveauté. Il faut que l’on renforce l’effectif, ce que l’on a fait fortement, pour franchir un nouveau cap donc nous avons travaillé notre recrutement sur la maturité mais aussi sur rajouter des jeunes sur des postes un petit peu clé, on a pris un petit risque sur le poste de N°10 en prenant deux jeunes. Il y a beaucoup de renouvellement dans l’équipe avec 14 départs pour 15 arrivées ce qui représente un gros tiers de l’effectif qui bouge mais on savait qu’on allait apprendre beaucoup dans cette première année. La professionnalisation est une chose totalement récente au sein du Rugby Club de Suresnes avec seulement 1/3 de l’effectif pro, je considère comme pro quelqu’un capable de s’entraîner à 100%, qu’il soit étudiant ou réellement en contrat exclusif, c’est un autre problème. 

Dans ce recrutement, il y a aussi de très, très belles pioches du côté arrivées. Tu nous en parles un petit peu ? 

 

On a effectivement une super pioche qui est arrivée à la fin du recrutement, Antonie Claassen. C’est un peu la cerise sur le gâteau, ça vient se rajouter d’une part à la volonté de crédibiliser le projet Suresnes sportif dès cette année. Il va bien sûr amener dans le vestiaire mais je pense aussi en-dehors du vestiaire, c’est un monsieur du rugby, quelqu’un qui a encore faim. Il a 36 ans mais je pense que, comme beaucoup de ses compatriotes sud-africains même si lui a la double nationalité et qu’il est franco-sud africain, il peut jouer encore longtemps. Il est parti pour s’engager deux ans avec nous et puis, c’est aussi un super projet pour nous qui démontre tout le potentiel du club dans ce double projet que l’on cultive. Il y a certes le rugby mais il y a aussi la reconversion et là, c’est un superbe exemple puisque nous allons l’accompagner sur sa formation MBA. On travaille en même temps avec Simon Gilham, le président de Brive comme tout le monde le sait mais qui travaille aussi chez Vivendi, avec qui j’ai échangé et qui va faire travailler Antonie à temps partiel. Avec le rugby en plus, il va être bien occupé ! 

 

Comment as-tu réussi à lui donner le béguin pour Suresnes ? 

 

En fait, c’est un ensemble de choses. D’abord, il était quand même francilien donc, nous avions un atout par rapport à certains de nos concurrents qui auraient bien aimé le récupérer. Il y avait donc la proximité, une vie de famille, la formation qui se passe à côté de Paris, à Saclay et puis, comme je te l’ai dit, un projet qui est de plus en plus crédible. Ça fait maintenant 3/4 ans que l’on parle de Suresnes, le projet en Ile-de-France est maintenant bien connu, tout le monde parle de Suresnes et, si ce n’est pas encore le cas au niveau national, on y travaille donc, à nous d’avoir cette année des résultats en poule Nationale pour qu’on parle un peu plus de nous. Le partenariat avec le Racing a aussi joué et Simon, que je connais bien, lui a aussi parlé du Rugby Club de Suresnes qu’il connaît donc tout ça a crédibilisé. 

 

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Quand on est président, ou co-président comme tu l’es avec ton associé, à chaque début de saison, on donne des caps, des objectifs, des perspectives à son staff. Quels sont ceux que tu as donnés à Mathieu Blain et surtout à Alex Compan ? 

 

On n’a pas trop de langue de bois donc, quand je te disais l’an dernier que l’on espérait finir au moins 12e même si tout ce qu’il y avait au-dessus nous aurait intéressé, on a fini 13e. On a vu que ça ne se jouait pas à grand-chose mais on a quand même fini 13e donc, si on n’avait pas été sauvé par la saison Covid, on serait repassé par la case Fédérale 1 ce qui aurait été un coup d’arrêt dans le projet. Donc, cette année, il est hors de question de jouer le maintien, notre ambition est de jouer la qualif, ça peut paraître ambitieux mais nous avons un recrutement qui est là pour jouer cette qualification. Si ça veut sourire, on ira dans le Top 6, si ça ne sourit pas, on espère ne pas descendre en dessous du Top 10. C’est faire partie des outsiders.

 

Avec un championnat qui s’est encore épaissi ? 

 

Oui, il s’épaissit. Quand on regarde le recrutement des uns et des autres, on peut parfois se dire  » ouh là, là, tout le monde s’est armé « . Nous ne sommes pas confiants, un président de club est toujours confiant dans son recrutement et se dit après  » on va voir sur le terrain « . On a quand même 15 joueurs qui viennent tous pour prétendre faire partie des équipes qui seront sur le terrain donc, ça veut dire 15 sur une trentaine de postulants un peu sérieux. Maintenant, il faut que ça prenne donc, ils travaillent d’arrache-pied depuis début Août, ils ont fait un stage d’intégration où nous sommes allés avec Laurent, l’autre co-président, pour sentir un peu l’ambiance et l’état des troupes. C’est au beau fixe mais il faut que ça bosse dur et on verra comment ça se passe lors du premier match. 

Il y a plusieurs leviers pour qu’un club de rugby grandisse : il y a la formation, et vous avez un campus dont tu es très, très fier, mais aussi les infrastructures. On sait que tu as un rêve avec tous tes dirigeants, celui de faire grandir ce stade Jean Moulin sur le Mont Valérien avec la vue sur la Défense. C’est un rêve pieux ou bien un rêve qui a du sens ? 

 

Non, il n’y a pas de rêve, on s’est lancé dans ce projet avec Laurent en posant des bases. Certes, on investit beaucoup à titre personnel mais on a une municipalité de Suresnes qui nous suit, qui adhère à ce projet, qui fait les choses étape par étape. Il est clair qu’il ne sert à rien de faire des infrastructures surdimensionnées tant qu’on n’est pas à un niveau type Pro D2 ou prétendant à un niveau Pro D2 par contre, tout est programmé donc, cette année, on change notre terrain principal. On a un stade qui est magnifique, chaque fois que les gens viennent, on entend  » c’est incroyable, ce n’est pas dans Paris, c’est un véritable petit écrin  » donc, il faut qu’on l’utilise. C’est un bel outil de travail, on va changer la pelouse en full synthétique car on a besoin de temps d’utilisation de terrain, on manque de foncier à Paris et on n’a que deux terrains avec lesquels il faut que l’on joue. Ils seront tous les deux en synthétique ce qui va un petit peu perturber notre début de saison en termes de réceptions à domicile, on est obligé de délocaliser 2 ou 3 matchs, on le fera en Ile-de-France où on est en train de chercher des endroits sympas. 

 

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Ce ne sont pas les bases de replis qui manquent en Ile-de-France

 

Non, il y a d’autres stades en Ile-de-France, soit à proximité soit un peu plus loin. Il faut que l’on discute avec les uns et les autres et dès qu’on pourra annoncer ça, en relation bien sûr avec les équipes adverses car ça va parfois nécessiter un petit peu de changement pour le samedi et dimanche mais dès que ça sera calé, on pourra l’annoncer. On espère pouvoir rejouer sur notre stade du Mont Valérien à partir de la mi-Octobre mais, avec les travaux, il faut compter sur 2 / 3 matchs à délocaliser à minima. 

 

On a rapidement évoqué le Campus de Suresnes qui est fait pour la formation et l’avenir du RC Suresnes. Où en es-tu ? Est-ce que là aussi, on va passer sur une seconde phase ? 

 

Oui, on accélère partout, que ce soit sur le Campus ou on pourrait même parler de l’école de rugby. On a eu notre 2e étoile l’an dernier, on vise la 3e, il ne nous manque plus que le nombre de féminines pour avoir la 3e mais tout le reste est validé. Ça devrait être le cas cette année car on accélère également sur les féminines. Au niveau des équipes de jeunes, on a réussi à inscrire toutes les équipes en Élite, que ce soient les supers challenges minimes, Gaudermen, Alamercery, Crabos et Accession. Ça va piquer pour nos jeunes parce qu’ils vont rencontrer leurs grands frères du Stade Français, de Massy et du Racing plus d’autres équipes à tous les niveaux mais on a aussi des jeunes qui nous rejoignent. On a une sélection sur le Campus qui est de plus en plus drastique d’un point de vue rugbystique mais aussi scolaire puisqu’on fait vraiment ce double projet qui plaît bien aux parents et il y a une relation entre l’école et les parents qui fonctionne à merveille. On a quand même 25 joueurs dans le Campus qui sont aidés par le club, financièrement ou en termes d’hébergement, ce qui est un point de douleur à Paris. 

On sait qu’à une période, pour vraiment se différencier des autres clubs de rugby, le Racing avait créé une identité forte, avec entre autres le nœud pap. Est-ce que ça peut être une source d’idée pour Suresnes, pour un peu exister dans ce microcosme parisien, de créer une véritable identité suresnoise ? On voit la grappe et le saxophone sur le logo du club mais, comme on sait que tu aimes bien la com et le marketing, est-ce que tu as idée d’aller au-delà de ça ? 

 

Tu dois avoir des espions car tu verras que nous avons un maillot qui va sortir cette année avec la Croix de Lorraine dessus, qui rappelle le mémorial de la Résistance qui est à 400m du Mont Valérien. On a trouvé sympa de faire un clin d’œil d’abord à Jean Moulin, à cette résistance et les valeurs que l’on peut retrouver dans le rugby sont assez imprégnées de tout ça. Et puis, comme tu l’as vu, le stade avec une proximité des spectateurs, on continue de travailler sur ce stade à l’anglaise que l’on va améliorer année après année en relation avec la mairie. La rénovation de la tribune est programmée d’ici 2 / 3 ans, on a le projet 2023 d’être candidat pour être hôte d’une nation pendant la Coupe du Monde et nous avons également les JO 2024. Donc, tout cela fait que, entre la région, la ville et le département, on œuvre beaucoup pour accompagner le club tout en profitant de ces beaux événements qui doivent grandement améliorer l’infrastructure. 

 

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On ne s’inquiète par pour Suresnes et les JO 2024 car, avec Pierre Rabadan, vous avez un peu un cheval de Troie ?

 

On a un cheval de Troie avec Pierre Rabadan, on a aussi dans nos partenaires un bel établissement qui s’appelle Skema Business School. Ça n’a pas dû t’échapper mais le premier champion olympique épéiste à Tokyo, Romain Cannone, est étudiant à la Skema et Suresnois. On est déjà fier d’avoir un champion olympique à Suresnes ! 

On parlait des objectifs et du développement du club. On ne va pas se le cacher, l’un des leviers dans le sport de haut-niveau, ce sont le budget et les finances. Est-ce que là aussi, on va monter en puissance du côté de Suresnes et est-ce que le budget va prendre de l’épaisseur ? 

 

Il prend un peu d’épaisseur, on a fait en sorte d’avoir un budget supérieur à celui de l’an dernier mais toujours de manière assez prudente. On aura un budget qui sera aux alentours de 2M8 et on n’a pas peur de dire que, quand on le présente à la DNACG, nous sommes régulièrement félicités pour la qualité de nos présentations et la tenue de nos comptes. 2M8, c’est quand même un peu plus que l’an dernier donc nous avons bien augmenté le budget, on espère même pouvoir faire rentrer de nouveaux partenaires puisque nous en avons une soixantaine et que l’objectif est d’atteindre la centaine cette année. C’est ce que je t’avais expliqué il y a un an, ce n’est pas que l’on partait d’une page blanche mais il n’y avait quand même pas beaucoup de noms inscrits et là, il y a quelque chose qui se passe, la dynamique est entreprise, un club avec un travail de démarchage, d’explications avec les partenaires. Bien sûr, Mathieu Blin œuvre derrière tout ça, quand on parle de formation, de transversalité, de partenaires et d’infrastructures, il y a Mathieu à la baguette partout. Il fait un boulot énorme et de qualité extrême. 

En clair, tu es en train de nous dire que l’année dernière, il y avait encore une sociologie économique un peu monocéphale à Suresnes tandis que là, vous êtes vraiment en train de vous ouvrir à de nouveaux horizons et de nouveaux territoires, peut-être au-delà des Hauts-de-Seine ? 

 

C’est évidemment un maillage régional puisque nous sommes un club de proximité mais nous commençons aussi à trouver des partenaires nationaux, j’imagine que nous allons les annoncer très prochainement. Ça bouge bien, il faut que l’on continue parce qu’à Paris, il faut faire son trou. On nous dit souvent  » à Paris, il y a plein de sociétés  » ce qui est vrai mais on va chercher le Racing et le Stade Français et derrière, il faut avoir une véritable identité, il faut avoir une offre à proposer et la nôtre n’est pas d’habiter en loges. Nous n’avons pas de loge à Suresnes par contre, on sait recevoir et il y a un rugby  » bonne franquette  » qui plaît beaucoup et qui a son public. Je pense qu’on a trouvé notre public chez les jeunes dans notre double projet auprès des parents et auprès des partenaires, on a un groupe de supporters qui grossit chaque année, on fera le bilan des abonnements début Septembre mais je suis assez confiant là-dessus. 

 

Un des contextes qui est prégnant sur la société française et sur le sport et sur le rugby bien entendu, c’est ce coronavirus et cette pandémie mondiale avec maintenant l’arrivée du pass sanitaire. Qu’est-ce que cela va engendrer pour Suresnes ? Est-ce que ça provoque des questionnements, des peurs ou bien ce contexte Covid est quelque chose que tu as aujourd’hui réussi à appréhender ? 

 

Peur non, de toute façon, nous sommes là pour affronter les difficultés. On a vraiment bien appréhendé la problématique de la pandémie l’an dernier avec des tests systématiques, on a fait partie des premières équipes à le faire et à réclamer un peu plus de règles auprès de la Fédé. Là, la Fédé est sortie de manière, je trouve, appropriée exigeant un certain nombre de choses et nous concernant nous, nous avions déjà quasiment toutes les équipes premières qui étaient vaccinées. On a échangé avec les 3 / 4 qui étaient encore un petit peu hésitants et ça ne sera plus pour nous un sujet à la rentrée au niveau de l’équipe une. On est en train de descendre ça à fin Août, puisque c’est la date butoir qui a été donnée par la Fédé pour que les équipes Espoirs et Crabos puissent également suivre ça. Il y a une cellule médicale très forte, nous avions beaucoup investi sur cette infrastructure médicale / paramédicale des joueurs que nous avons encore renforcée cette année. Quand on parle de budget, il n’y a pas que les salaires et les joueurs, il y a aussi l’encadrement : nous avons trois préparateurs physiques cette année contre deux l’an dernier. On accompagne au max, également dans le cadre de vie puisqu’on fait en sorte qu’ils aient un espace pro pour s’épanouir et dans lequel ils soient très à l’aise. 

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Une chose qui a dû te ravir ces dernières semaines, ce sont les nouvelles règles qu’il va y avoir à partir de cette saison dans le rugby et qui avantagent les équipes tournées vers l’offensive. Le péché de Suresnes l’année dernière était peut-être d’être trop dans l’offensif et ces nouvelles règles vont peut-être pouvoir vous donner quelques cartouches ? 

 

Je dirai qu’on le voir comme ça en disant qu’on jouait trop ou qu’on surjouait mais je pense que ce qui nous a manqué, ce sont 3 / 4 joueurs mûrs, matures sur le terrain. Quand on a perdu 2 / 3 cadres en milieu de saison, on l’a senti, des joueurs qui soient capables de mettre la main sur le ballon, de poser le match et faire en sorte que ça bascule du bon côté. On ne va pas renier notre côté offensif, au contraire, on va continuer à travailler là-dessus, soigner un peu plus le défensif parce qu’on prenait peut-être trop d’essais. C’est vrai que ces nouvelles règles sont très intéressantes, à voir comment ça va prendre. Je pense que ça va balbutier au début mais c’est vrai que ça va ouvrir des espaces, notamment aux extérieurs qu’on adore et puis, ça va obliger de relancer un petit peu de l’en-but pour éviter ces renvois dont je ne sais pas comment on va les appeler. Ça va être intéressant et ces phases un peu statiques où l’on va à trois pour défier la ligne adverse, ce qui est un peu pénible, et également les déblayages donc, on va avoir beaucoup de gratteurs et beaucoup de jeu au pied dans la défense ou de passes sautées en fonction des montées des lignes arrières en défense donc, je pense que ça va être sympa et qu’on va avoir du jeu. Déjà qu’il y a beaucoup de jeu en Nationale, il ne faut pas se plaindre, il va y en avoir encore plus et, j’espère, un peu plus en Top 14 et en Pro D2 qui, parfois, en souffrent un peu. 

 

On va maintenant jouer à mon jeu préféré de l’été : le jeu des pronostics. Pour toi, quels sont les 2 / 3 favoris pour monter en Pro D2 ? 

 

Je pense qu’il y en a un que tout le monde met devant, c’est Nice qui était déjà très, très bien armé l’an dernier et qui a loupé la dernière marche. Visiblement, ils ont encore fait un recrutement très, très costaud en ajout de son effectif qui était déjà pléthorique donc, je les mettrai vraiment devant. Après, on va se retrouver avec des équipes classiques qui ont l’habitude de batailler en haut comme Albi, qui vont encore une fois de plus essayer de monter, Bourgoin qui s’est pas mal armé, Dax dont j’ai trouvé le recrutement très intéressant, évidemment les deux clubs qui descendent (à voir comment ils vont digérer leur descente) Soyaux et Valence et puis Massy qui fait toujours partie des prétendants. Même si, comme Narbonne l’an dernier, ils ont eu du mal au démarrage, ils ont failli être dans les qualifiés et si c’était resté à 6, on ne peut pas savoir ce qu’il se serait passé. 

 

Avec la vaccination et le pass sanitaire, est-ce qu’on pourrait espérer avoir la chance de revoir le commissaire Broussard, le président d’honneur du RC Suresnes, au stade Jean Moulin ? 

 

J’aimerai bien parce-que ça fait un moment qu’on ne s’est pas croisé et c’est vrai que c’est l’une de nos figures emblématiques au club. Le commissaire Broussard va revenir au stade très rapidement et on sera tous très content de l’accueillir. C’est vraiment un personnage pour nous et il faut qu’il revienne. Robert, si tu nous lis, il faut revenir ! 

 

Le message sera passé et on te remercie. On te souhaite le meilleur pour ton équipe et pour tout l’encadrement du RC Suresnes pour cette nouvelle saison en Nationale et on fera le point pas à pas durant la saison pour voir comment ça se développe et comment vous grandissez du côté du stade Jean Moulin

 

A bientôt et une bonne saison à tout le monde, que l’on puisse jouer tous les matchs cette année

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://youtu.be/apNp0qrlwaw
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Retrouvez en replay l’intervention d’Olivier Pouligny co Pdt du RC Suresnes, lors de l’émission « Le #MagSport by H2G » du 29 juillet 2021.

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