#Foot – Coupe de France / D.Diarra (Canet) « Clairement pas être le même match que l’OM »

Ce soir le Canet RFC est en passe d’écrire l’une des pages les plus extraordinaires de son Histoire. En recevant l’US Boulogne CO pour les huitièmes de finale de la Coupe de France, les coéquipiers du capitaine Diadié Diarra devront tout donner pour faire perdurer le rêve et entrer encore un peu dans la légende…

Crédit L’Indépendant

A quelques heures d’un match historique contre l’USBCO, comment vous sentez-vous ?

Franchement, je ne me mets pas d’appréhension. C’est au coup d’envoi que je vais commencer à y penser. Il ne faut pas faire le match avant l’heure. Je prépare mon match comme s’il s’agissait d’une rencontre normale.

Après avoir fait tomber Marseille, vous affrontez une équipe très proche de la votre. Est-ce que ça ne fait pas un peu rêver à un avenir plus serein ce soir alors que vous auriez pu tomber sur le PSG ou l’AS Monaco ?

Contre Paris c’est sûr, on sait de quoi ils sont capables. Boulogne est une équipe un peu plus de notre niveau. Mais après, contre un tel adversaire, il y aura beaucoup d’engagement. Ça ne sera pas du tout le même match que contre l’OM. La rencontre va se jouer sur des détails contre une équipe costaud. J’ai des amis qui jouent là-bas et je connais un peu. L’équipe qui gagnera demain sera celle qui va être la meilleure sur les duels. Ça reste une chance de jouer contre eux. C’est un adversaire en manque de confiance en ce moment. Plusieurs amis ont joué contre eux et m’ont confirmé que c’était une belle équipe qui n’était pas à sa place au classement.

Effectivement si l’on regarde un peu dans les mois précédents, la saison dernière, l’arrêt prématuré dû à la crise sanitaire leur coûte la montée en Ligue 2…

C’est ça. Un ami les a joué il y a trois semaines, un mois avec Le Mans. Pour lui c’est une belle équipe mais il pense que si l’on met les mêmes ingrédients que contre l’OM, ça devrait passer.

Après, la rencontre contre l’OM date d’il y a un mois. Depuis Boulogne a enchaîné des matchs de championnat et vous seulement des amicaux, ne craignez-vous pas un manque de fraîcheur physique ?

Nous avons joué contre la réserve de Toulouse, contre Pau et Le Puy mercredi dernier. Personnellement, je n’ai joué que contre Toulouse et après je suis parti en sélection. En huit jours, j’ai joué deux fois 90 minutes et nous nous sommes qualifiés pour la CAN avec la Mauritanie. On ne s’est pas arrêté franchement. Tout le monde est en jambe et heureusement. Si nous n’avions pas joué ça aurait été compliqué. Déjà lors des premiers matchs après l’arrêt du championnat, on a bien vu que le rythme de l’entraînement et les matchs, ça n’a rien à voir. Au début ? On aurait dit que je n’avais pas joué au foot depuis quatre ans !

Au final de votre côté vous enchaînez les très bonnes saisons : montée en National 2, parcours historique en Coupe de France, qualification pour la CAN… vous êtes au top du top là !

Là franchement je reviens je suis armé mentalement. Ça ne peut que le faire. Me qualifier ce soir, ça serait la cerise sur la gâteau et j’aurais passé un très bon mois de mars : l’OM, une qualif à la CAN. Si maintenant on se qualifie contre Boulogne, ce mois sera inoubliable.

Comme vous l’avez dit, ça ne sera pas le même match que contre Marseille. C’est un bras de fer bien plus équilibré sur le papier. Quels seront les arguments de Canet pour remporter cette rencontre ?

Quand on sera sur le terrain je dirais aux gars que le costard que l’on avait contre Marseille, il faut l’enlever. Aujourd’hui, c’est bleu de travail. Ça ne va clairement pas être le même match que l’OM. 90% du match, ça sera des duels, on le sait et il faudra être présents. Nous sommes à trois pas du Stade de France, et à un match d’un quart historique, qui ne veut pas rentrer dans l’Histoire d’un club ? C’est la première fois que j’arrive à ce niveau personnellement. C’est aussi une question d’entraînements. Si ce soir on perd, tout s’arrête et la fin de saison sera longue. Nous ne sommes que début avril. Tout le monde a quelque chose à gagner.

En effet vous avez toujours les mêmes cartes en main que contre Marseille, une défaite = chômage partiel…

C’est ça si on ne veut pas en arriver là, c’est à nous de faire le boulot. Nous avons 90 minutes et après on se repose deux semaines pour le quart de finale. Ce n’est pas comme si nous avions le championnat après, non nous n’avons rien.

Avec Saumur vous êtes les seuls à avoir l’épée de Damoclès du chômage partiel au-dessus de la tête. Est-ce que ça donne une motivation supplémentaire par rapport aux adversaires ?

C’est sûr, tout le monde y pense dans un coin de sa tête. S’il faut y laisser un pied ou une âme, nous le ferons. En plus le groupe est élargi comme nous avons le droit à cinq changements. A nous de nous donner à fond, même si c’est 60-70 minutes. Le tout c’est de ne pas avoir de regrets. On m’a toujours dis ça. Il vaut mieux vivre le moment et être sur le coup. J’ai 28 ans, je n’avais jamais vécu ça. Sur le plan personnel, je veux avoir mon destin entre les mains. Ce n’est plus 150% de motivation, c’est 4000.

Propos recueillis par Nicolas Portillo

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