#Football – R3 / D.Welferinger (US Albi) : «C’est un projet qui ne nous concerne pas!»

Pour faire un tour d’horizon sur le foot tarnais et albigeois, nous avons donné la parole à l’US Albi, qui malheureusement, comme tout le foot amateur, est pour le moment à l’arrêt, confiné de force. Pour nous parler de cette saison et de cette situation exceptionnelle, nous avons rencontré David Welferinger, le manager général de l’US Albi. Ce dernier nous a exposé le projet de club et les perspectives pour la saison prochaine, tout en répondant aux divers sujets d’actualités, dont la fusion des deux entités voisines (l’ASPTT FA et le Marssac RSRDT). Sur ce dernier point le patron du sportif a l’USA, est clair comme de l’eau de roche, il ne se sent pas concerné par ce projet. Rencontre avec un dirigeant qui préfère développer le pôle formation de son club, tenter de retrouver la R2 avec l’équipe fanion et surtout s’ancrer dans le passé illustre de l’US Albi, que de se focaliser sur les autres.

 

 

Pour l’US Albi, c’est une nouvelle saison un peu compliquée même si là, ça ne vient pas de l’US Albi mais du contexte. Comment avez-vous appréhendé cette nouvelle saison avec une nouvelle équipe dirigeante dans ce contexte sanitaire qui a été assez ubuesque ? 

 

On va dire de manière sereine dans le sens où on s’est rapidement mis au travail en connaissant les difficultés que nous allions rencontrer à la prise de pouvoir de la nouvelle gouvernance, à savoir les difficultés financières, puisque nous avons accepté le challenge à relever d’un déficit d’environ 100 000€. Il y avait aussi une équipe d’éducateurs à renouveler en partie, même si beaucoup d’entre eux nous sont restés fidèles, une école de foot qui était en place et de qualité qu’il n’a pas nécessairement fallu modifier en profondeur. Par contre, la grande inconnue était effectivement les seniors parce-que d’un effectif initial de 70 joueurs en début de saison précédente, on s’est retrouvé avec seulement deux joueurs qui ont répondu à l’appel du 02 Juin, car l’équipe dirigeante a été élue le 1er Juin. Donc, nous sommes partis totalement dans l’inconnu avec un scénario catastrophe envisagé de mise en veille des équipes seniors mais le miracle s’est opéré car nous avons sollicité beaucoup d’anciens du club pour donner un coup de main, en exposant bien sûr la situation. Nous avons été capables de monter un effectif en quatre semaines ce qui nous a permis d’avoir aujourd’hui une cinquantaine de licences seniors et de pouvoir relever le défi de deux championnats, R3 et D1 masculines, sur la saison. Malheureusement, comme tout le monde, nous avons été rattrapés par les problématiques sanitaires et il a fallu là-aussi s’adapter. Le début de championnat a été un petit peu difficile parce qu’encore une fois, avec un effectif quasiment entièrement renouvelé, des joueurs qui venaient d’horizons différents, des joueurs qui allaient arrêter de jouer et qu’il a fallu remettre en forme, nous avons connu un début de saison assez fluctuant avec de très, très bons matchs et des matchs un petit peu  » catastrophes  » liés au fait que d’un week-end à l’autre, nous n’étions pas en capacité d’aligner une équipe qui soit la même à 9 joueurs près, ce qui est assez énorme. On a quasiment renouvelé une équipe entière sur chacun des matchs et puis, les choses ont commencé à rentrer un petit peu dans l’ordre avec un effectif qui a commencé à sortir un petit peu du lot et donc, à avoir un groupe senior un petit peu plus prêt à la compétition. On a réussi à faire quelques résultats intéressants ce qui nous a positionnés dans la première partie du tableau. Ça nous a vraiment réconforté dans le travail qui a été fourni car pour la première fois, en tous cas à titre personnel, je peux dire que nous sommes partis de très, très loin (rires). 

 

Avec un facteur x, le retour de Jonathan Lacourt, qui a amené une plus-value technique au jeu albigeois ? 

 

Oui, bien sûr, tout le monde dans le département serait ravi d’avoir Jonathan Lacourt, tout le monde le connaît, il a 200 matchs professionnels à son actif. Aujourd’hui, il a deux activités dans notre organisation : il nous rend service au niveau de l’équipe senior quand c’est possible, parce qu’il a aussi des activités personnelles et ce n’est pas toujours facile pour lui d’être disponible pour jouer et il le fait non seulement avec envie mais également avec beaucoup d’humilité, ce qui me rend plutôt fier de son attitude et de ce qu’il propose. Il a aussi une fonction d’éducateur au club puisqu’il anime les U17 R1 dans notre structure. 

 

Pour rester sur le credo sportif, le plus dur la saison prochaine sera de réenclencher cette dynamique. Vous avez essayé de mettre en place cette dernière, tu nous disais d’ailleurs que la mayonnaise commençait à prendre, puis est arrivé ce confinement qui a un peu tout mis sous cloche. Le plus difficile sera donc de la faire repartir car souvent, quand on a fait deux pas et qu’il faut recommencer l’année suivante, certains traînent parfois la patte ? 

 

On a quelques certitudes, même si je n’aime pas trop ce mot et que je préfère fonctionner de manière un peu plus souple. On a la garantie d’avoir l’essentiel de l’effectif qui va renouveler sa participation à notre projet et c’est déjà quelque chose de serein, qui nous permettra peut-être d’effectuer un recrutement ciblé, si on peut dire ça. Là-dessus, nous sommes un peu plus sereins que lors du départ de l’année dernière. Ce qui est un peu frustrant pour nous, c’est qu’on a pu penser après quelques matchs de championnat, et vu notre positionnement sur la poule, qu’on pourrait jouer quelque chose dans cette dernière et pourquoi pas accrocher une montée, ça aurait pu s’envisager à mi-saison si, par exemple, on avait pu être dans les 2 ou 3 premiers. Et puis, il y a eu le spectre des play-offs qui auraient pu être organisés si les conditions sanitaires l’avaient permis et il semblerait que l’on remplissait les conditions. Malheureusement, c’est un peu frustrant car on n’ira pas au bout de cette idée-là, de reprendre le club et de pouvoir remonter tout de suite et de réenclencher la dynamique positive. Ce n’est pas pour cette année, on verra l’année prochaine, nous sommes l’US Albi donc, on ne peut pas faire mieux que d’être ambitieux dans les championnats régionaux. Maintenant, on sait aussi la difficulté de ces championnats où il n’y a pas un si grand écart que ça entre la R3 et la R2, voire parfois la R1, on le voit bien sur les matchs de Coupe où des équipes de R3 arrivent à éliminer des équipes de R1. Donc, ça sera forcément difficile mais on y travaille ardemment, on a aussi recruté nombre d’éducateurs de qualité qui sont armés à ce niveau-là, qui ont un passé de joueurs avec le club comme Xavier Feucht qui nous a rejoint à la mi-saison. 

 

Si je suis tes propos, l’ambition pour l’équipe fanion la saison prochaine est bien entendu d’aller accrocher cette R2 ? 

 

On ne peut pas faire autrement, à Albi, nous avons un passé de club qui joue en Nationale. On ne va pas revenir sur toutes les raisons qui font que le club est en difficulté sportive et financière depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, on a retrouvé un peu d’élan financier, le goût de s’entraîner, des gens qui sont motivés à jouer des challenges donc oui, l’idée sera de remonter rapidement. Maintenant, il faut fonctionner par étape c’est à dire avoir de l’ambition et se donner les moyens de fonctionner mais c’est probablement à mi-parcours que l’on saura si on est dans les clous ou si, effectivement, il faudra réévaluer l’objectif. 

 

On va également parler de quelque chose qui est prégnant et très fort à l’US Albi, la formation. Il y a là-aussi un challenge pour essayer de garder toutes les ouailles pour conserver la dynamique qui est en cours ? 

 

Ce que l’on peut dire aujourd’hui, c’est que l’US Albi est le seul club du territoire tarnais dont toutes les équipes de jeunes foot à 11 évoluent en R1. Cette année, c’est particulièrement valorisant parce-que nous avons réussi le challenge de mettre en place des éducateurs sur les équipes R1 qui ont tous au minimum un BMF ou un BEF, des diplômes non seulement obligatoires pour exercer mais dont le choix des éducateurs garantit la formation. Ces éducateurs, dans le cadre de leurs fonctionnements, viennent complètement s’imprégner et s’associer au projet de formation que je suis en train de mettre en place avec eux pour que l’école de foot de l’US Albi, la pré-formation et la formation ensuite, demeure et se développe pour être l’une des toutes meilleures en Occitanie pour un club amateur. 

 

Maintenant que le côté sportif a été un peu  » débroussaillé « , on va passer sur le côté financier. Comme tu le disais, vous aviez 100 000€ de dettes en début de saison et des échos que nous avons eu, vous avez grandement réduit ce déficit. C’est un paradoxe, parfois un malheur amène un bonheur, c’est arrêt des championnats vous a permis de faire des économies ?

 

En réalité, on a bien travaillé sur un plan et sur l’autre, on a bénéficié du contexte. Au niveau du travail, on a réussi à développer de nouveaux partenaires, à renforcer nos échanges avec nos partenaires historiques donc, nous avons largement développé le partenariat, y compris sur le plan financier. Sur le second plan, celui du sanitaire, la crise Covid nous aura au moins servi à ça puisque les équipes ne se déplaçant pas, nous n’avons pas eu besoin d’injecter l’argent qui était nécessaire au fonctionnement des équipes plus l’arbitrage plus l’engagement de la Ligue ce qui nous a permis de transférer une grande partie de ces charges sur la dette. Nous avons souhaité le faire tout de suite ce qui me permet de dire aujourd’hui que nous avons épongé la dette à 75%, ce qui est colossal. 

 

Quand on suit les réseaux sociaux de l’US Albi, on voit quelque chose qui vous tient bougrement à cœur : l’histoire et l’identité du club. Vous êtes revenu aux couleurs originelles, bleu et rouge, on entend aussi de parler mettre en avant le nom d’Armand Alès. Cette volonté de garder l’identité et de revenir un peu aux valeurs anciennes, c’est quelque chose qui t’est chevillé au corps et que tu partages autant que ton président Marc Bossion ? 

 

En fait, c’était la priorité du projet. En reprenant le club, l’idée était de montrer par un acte fort que nous souhaitions renouer avec le passé mais surtout de renouer avec les valeurs du club. Aujourd’hui, et c’est ce qu’il faut bien comprendre, nous n’avons pas monté un projet avec des objectifs, nous avons monté un projet sur des valeurs. Toutes les actions que nous pouvons mener sur notre projet, qu’elles soient pédagogiques, en relation avec la communication, avec nos partenaires, avec nos institutionnels, sont basées sur ces valeurs-là et c’est tout le fondement de notre formation. Ce sont des valeurs simples mais que l’on affiche partout, y compris dans notre projet pédagogique à savoir l’engagement, quelque chose qui est important pour nous, la citoyenneté, le respect et le plaisir. Si ces 4 valeurs sont mises en œuvre dans chacune des actions que l’on peut mener au sein du club et que chacun des acteurs du club s’y retrouve, c’est en tous cas comme cela qu’on le présente lorsque les gens viennent nous rencontrer, à partir de là, le projet du club est décuplé par des gens qui ont la même volonté commune de faire avancer un projet pour un club historique. La première action que nous avons en effet mené au niveau de ces valeurs a été de retrouver nos couleurs qui sont le bleu et le rouge à la création du club. 

 

Pour aller un peu dans le sens des détracteurs de ce projet US Albi, on entend parfois dire que vous êtes un peu trop tournés vers le passé, un peu comme des gardiens de musée, et pas assez vers l’avenir et ses perspectives. Est-ce qu’on peut faire l’un et l’autre en même temps, se tourner vers le passé tout en dégageant des perspectives d’avenir ? 

 

J’ai une réponse assez simple à te faire : on ne peut pas parler d’avenir sans parler du passé. On peut faire une analogie très simple : quand on prend un véhicule, il faut savoir d’où l’on vient pour savoir où on va. Donc, si nous sommes déjà en phase avec les valeurs du passé, on peut penser qu’avec ces dernières, on peut proposer un projet sur les bases de ces valeurs qui va nous permettre d’avancer et d’atteindre nos objectifs. 

 

Au niveau de l’actualité, nous avons vu et suivi les annonces de Marssac et de l’ASPTT Football de l’Albigeois qui sont en train d’entamer une démarche de fusion. Quelle est la position de l’US Albi sur ce sujet qui n’est quand même pas neutre dans le football tarnais et albigeois ? Avez-vous été conviés à rentrer dans ce maul, pour reprendre un jargon rugbystique ? 

 

C’est un projet qui ne nous concerne pas et par habitude, pour ceux qui me connaissent, je ne parle pas des projets des autres structures. Si c’est un projet qu’ils ont envie de mener et l’un et l’autre, je leur souhaite plein de bonnes choses. Moi, la seule chose qui m’intéresse dans le sport, je suis un passionné de sport et de football en particulier, c’est que les footballeurs trouvent un point de chute dans lequel ils puissent prendre du plaisir, s’investir, progresser et se régaler donc, que ce soit à l’US Albi bien évidemment ou ailleurs, ça ne me pose pas de problème. Si les gens ont envie de s’associer, ils le font, ça ne nous pose pas de problème. Nous, ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est l’US Albi à savoir ce qu’on peut mettre en place à l’US Albi pour que les gens aient vraiment envie de nous rejoindre, sur le terrain, en-dehors du terrain, autour du terrain, autour de nos partenaires historiques. Je remercie grandement le partenaire historique, qui a été président de l’US Albi, Mr Debard qui continue à nous soutenir inlassablement et qui nous a montré sa volonté de nous soutenir encore de nombreuses années même si ce n’est plus nous qui seront aux affaires et c’est ça le plus important et le plus réconfortant. Moi, je veux bien parler du projet de l’US Albi, du projet pédagogique, des ambitions mais pas de ce qui se passe ailleurs parce-que ça ne me regarde pas. 

 

Tu réponds à une partie de ma question mais concernant la seconde, est-ce que l’US Albi aurait aimé faire partie de ce projet ou a-t-on proposé à l’US Albi de faire partie de ce projet ? Quand nous avions eu Marc Bossion au tout début de sa mandature, il s’était montré fort réticent sur l’idée d’une fusion en déclarant « l’US Albi c’est l’US Albi, l’ASPTT c’est l’ASPTT! ».

 

Oui, il s’était montré réticent car il faut savoir qu’il y a une réglementation en termes de fusion ou d’entente. Elle est simple, il faut que les deux clubs, les trois ou les quatre car il peut y avoir plusieurs clubs, qui ont envie de s’associer et d’harmoniser leurs moyens soient sains sur le plan financier. Hors, ce n’est pas le cas à l’US Albi, ça n’était pas le cas il y a 10 mois et ça n’est toujours pas le cas car, même si une grande partie de la dette est épongée, il nous reste encore 25% aujourd’hui à annihiler pour pouvoir prétendre à fusionner avec quelqu’un. Donc, techniquement, ça n’était pas possible, c’est le premier point. Le second, est-ce que ça nous a été proposé ? Moi, personnellement, je n’en ai pas entendu parler, c’est peut-être le cas mais alors, il vaudrait mieux en parler avec lui (Marc Bossion) mais, vu les échanges que nous avons ensemble, il y a pu y avoir des bribes mais ça n’a jamais été officiellement proposé. 

 

Donc le sujet est clos du côté de l’US Albi ? Vous allez continuer à faire votre chemin de votre côté en essayant de revenir au niveau auquel vous étiez en s’accrochant et en remontant les strates pas à pas ? 

 

Oui, je n’ai pas de doute, nous sommes malgré tout le club historique d’Albi donc, comme nous l’avons dit tout à l’heure, nous avons aujourd’hui un ancrage très fort auprès de nos partenaires et des institutionnels qui nous garantissent leur soutien. Nous avons aussi un ancrage géographique très fort puisque nous sommes implantés au stade Rigaud, qui est notre stade historique même si le club a évolué sur divers stades au fil de son histoire. Ce qui veut dire qu’aujourd’hui, sur l’Albigeois, nous sommes fortement reconnus et dans nos valeurs et dans l’apprentissage que l’on propose et dans le double projet école / études / football. Je ne suis pas inquiet et ce qui m’intéresse en fait, c’est de renforcer cette partie de la reconnaissance et de la développer pour devenir un club encore plus fort sur sa stratégie de formation. 

 

Tu me lances sur le sujet du stade Rigaud. Comme tous les journalistes, on observe beaucoup les réseaux sociaux de l’US Albi et récemment, vous parliez de Rigaud avec un joli article qui retraçait toute l’histoire de ce stade en retranscrivant que Rigaud était VOTRE stade. Que signifie cette communication ? Est-ce que cela veut dire que Rigaud est le stade exclusif de l’US Albi, car on sait que les féminines de l’ASPTT Albi y jouent aussi leurs matchs de D2F, ou bien que vous revendiquez l’ancrage ? 

 

Je vais complètement reprendre cette sémantique. Le stade Rigaud, c’est absolument notre stade, c’est le stade où l’on siège et le stade où notre équipe senior en particulier évolue. Donc, de ce point de vue, nous nous identifions complètement à Rigaud. Maintenant, depuis des années, le stade est partagé avec l’ASPTT et j’en suis fort heureux parce qu’encore une fois, ça permet de voir de belles affiches vivre sur une structure qui est totalement adaptée au sport amateur. On a vu des matchs de Coupe de France de clubs qui ne sont pas albigeois venir s’y intégrer comme par exemple Marssac mais il y a même eu d’autres clubs dans le cadre des finales de District et c’est magnifique. Donc oui, c’est notre stade parce qu’on s’y sent complètement vivant mais il ne nous appartient pas, il appartient à la collectivité. Donc, ça ne nous pose pas de problème qu’il puisse y avoir l’ASPTT qui y évolue et qui propose aussi une belle image du foot féminin. 

 

En clair, si je suis ton propos, le Stade Rigaud est le siège social de l’US Albi et son lieu de résidence mais c’est aussi le siège de l’élite du foot albigeois et parfois tarnais ? 

 

Oui, on peut en effet dire que la commune est là et il faut vraiment mettre en avant la commune et la ville d’Albi qui, de par son état d’esprit positif, permet à d’autres rencontres d’y avoir lieu. Elle pourrait fermer la porte comme c’est le cas dans d’autres communes, on voit peu de finales, sans vouloir faire ombrage, à Castres ou à Gaillac par exemple. L’essentiel des matchs se jouent à Albi, c’est historique, pas historique, je n’en sais rien mais la structure le permet. La problématique de multiplier les matchs avec des équipes, c’est la qualité du terrain qui pourrait se dégrader. Il faut y faire attention car, comme pour tout le monde, c’est notre outil et avec l’ASPTT en particulier, on veillera à ce que cet outil soit maintenu qualitativement dans l’intérêt de tous. Après, de là à dire que le stade doit tout le temps être occupé par d’autres équipes, non, évidemment. Je crois qu’on peut dire aujourd’hui qu’effectivement, Maurice Rigaud est le stade de l’US Albi, en tous cas pour nous. Ça ne nous pose pas de problème et ça n’est pas péjoratif pour les autres. 

 

Quels vont être les deux, trois mots d’ordre pour relancer la machine en Septembre ? On rêve tous que le foot amateur dans son ensemble et dans tout l’hexagone reprenne plein fer

 

Le mot d’ordre sera rassemblement. Aujourd’hui, nous travaillons sur des projets qui sont fort ambitieux que je ne vais pas développer aujourd’hui mais dont je peux te donner les prémices. Il y a par exemple la fidélisation, on met en place un programme de fidélisation qui va permettre à nos adhérents d’avoir une licence qui aura un coût beaucoup plus bas que ce qui se fait actuellement chez nous ou chez nos concurrents. On va essayer de lancer un message fort là-dessus, c’est le premier point. Deuxième point, nous allons mettre en place un système, ou en tous cas un projet pédagogique, qui va totalement renforcer notre attraction pédagogique et notre ancrage au niveau régional de manière à ce que là-aussi, on puisse rayonner à nouveau et proposer des équipes de jeunes de l’Albigeois de grande qualité, c’est important. Troisième point qui pour nous est fondamental, c’est redévelopper le partenariat car, quoi qu’il arrive, nous aurons besoin de moyens financiers pour que notre équipe une renaisse de ses cendres et retrouve un niveau qui soit plus conforme à ce que l’on souhaite. 

 

Pour faire une synthèse, sans fusionner, vous allez quand même essayer de rassembler ? 

 

Oui, le nom de notre club est Union Sportive Albigeoise avec, je le répète, les 4 valeurs fondamentales : engagement, citoyenneté, respect et plaisir. A partir du moment où vous, Albigeois, vous vous retrouvez dans ces valeurs-là, vous êtes les bienvenus à l’US Albi. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://youtu.be/0kU2gPyFzRA

Le replay de l’émission « Le #MagSport by H2G » du 23 mars 2021

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