#SportStory – Rugby / SCA : Rencontre avec la relève jaune et noire.

Nous avons décidé de mettre un focus et un coup de projecteur sur le poumon du Sporting Club Albigeois, à savoir l’école de rugby. Nous sommes allés à la rencontre de deux éducateurs qui sont des chevilles ouvrières de cette EDR et de l’association Sporting Club Albigeois, Merwan Abdallah et Rémy Castille. 

 

Tu es le responsable de l’école de rugby et ce n’est pas une mince affaire que de gérer une si grande communauté, qui plus est dans les conditions actuelles avec le Covid 19 ? 

 

RC : Avec les conditions, c’est forcément très particulier en ce moment. Heureusement, on ne s’en sort pas trop mal puisque nous arrivons à maintenir les entraînements sur toutes les sections, sur des créneaux qui ne sont pas forcément évidents mais les jeunes sont présents. Ça joue très bien le jeu, les éducateurs aussi donc, ça se passe très bien au vu du contexte que l’on connaît. 

 

Si j’ai de bonnes infos, malgré le contexte sanitaire, vous avez gagné des licenciés cette année à l’école de rugby. C’est quasiment un exploit ? 

 

RC : C’est ça, en effet. Cela fait trois ans que je suis là et lorsque j’ai commencé, nous n’avions pas énormément de licenciés mais on arrive à gagner une dizaine de licenciés chaque année. Cette saison, nous avions peur que ça chute et nous avons effectivement eu des arrêts à cause de la crise qui fait peur mais nous avons quand même réussi à attirer du nouveau monde et ça, ça montre que tout le travail des éducateurs et des encadrants autour paye. 

 

Comment t’es tu décidé à devenir éducateur au sein de l’école de rugby ? 

 

MA : Mon petit frère commençait le rugby et j’ai décidé de le suivre, surtout que ça faisait déjà un bon moment que j’étais au sein du club, j’ai commencé tout petit, à l’âge de 5 ans. Donc, je me suis intéressé à mon petit frère et du coup, à toute son équipe et ça m’a vachement intéressé. C’est comme ça que j’ai décidé d’entraîner. 

 

Quand on commence à éduquer des jeunes, on doit un peu avoir la peur du vide, ce qu’on va leur dire, comment on va leur apprendre la pratique. J’imagine que tu as été encadré par Rémy et par toute l’équipe du SCA ? 

 

MA : Oui, j’ai énormément été encadré, surtout à mes débuts avec beaucoup, beaucoup d’adultes autour de moi qui m’ont vraiment aidé surtout sur l’aspect pédagogique et appris à comment apprendre le rugby. 

 

En plus d’être éducateur, tu joues en junior et tu risques d’être en espoirs. Est-ce que c’est compliqué d’allier les deux ou est-ce que ça te fait vraiment du bien ? 

 

MA : Au début, je pensais que ça allait être plus compliqué mais finalement, je réussis à allier les deux car ce n’est pas forcément sur les mêmes créneaux. Mes entraînements concordent du coup assez bien avec les entraînements d’éducateur et j’arrive à vivre les deux. 

 

Est-ce que ça te permet aussi de prendre un peu de recul sur ton jeu et dans ta vie de tous les jours ? Par exemple, s’il t’arrive de râler un peu après l’arbitre, alors que tu apprends aux enfants à ne pas le faire, est-ce que tu as pris un peu de pédagogie par rapport à ça ? 

 

MA : Oui, c’est certain (rires). Je suis beaucoup moins râleur après les arbitres mais aussi avec mes coéquipiers. Je suis pédagogue comme je le suis avec mes joueurs. 

 

Que peux-tu nous dire sur les valeurs et l’ADN que vous transmettez à ces jeunes ? Car le sport est aussi un levier de formation pour forger les citoyens de demain ? 

 

RC : C’est ça. Notre mot clé avant tout est que les enfants prennent du plaisir. On sait que, dès qu’ils prennent du plaisir, on peut travailler avec eux sur tout ce qui est formation rugbystique mais c’est aussi former les citoyens de demain. Ça implique toutes les valeurs de respect, d’entraide, de solidarité, le dépassement de soi … On met tout cela en œuvre à chaque entraînement. 

 

Votre plus grande fierté serait de voir dans 10 ou 15 ans l’un de ces petits bambins gambader sur le Stadium Municipal, prendre ce tunnel mythique et porter haut les couleurs d’Albi ? 

 

RC : Oui, c’est forcément ça. Le chemin est très long car derrière, il y a les cadets, les juniors et surtout les espoirs et l’intégration au centre de formation. Mais c’est à l’école de rugby que les bases se créent et si elles sont solides et que le travail continue derrière, il n’y a plus qu’à. 

 

MA : Bien sûr ! De savoir qu’en quelque sorte, c’est moi qui ai permis leur accomplissement rugbystique serait une grande fierté, surtout de les voir après au sein du Stadium Municipal. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s