Le Blagnac Rugby a subit une grosse déconvenue en terre bourguignonne, le week-end dernier. Étrillé 39-15 par le stadeDijonnais, les Caouecs qui ne disposaient que d’un débours d’un pointà la pause, on complètementexplosé en secondepériode. L’entraîneur des hauts-garonnais, nous a livré son analyseàl’issu de cette rencontre et stigmatisé le manque d’esprit collectif sir ce match, un grief rédhibitoire pour entrevoir une victoire en rugby. Mais EricEscribanon’incrimine pas non plus outre mesure ses hommes, car trop conscients que leur condition de pluri actif atteint peu être ses limites sur un périple de 700 kilomètres.
Eric, j’imagine qu’à 13-12 à la mi-temps, tu ne t’attendais pas à un tel dénouement ?
Non, on ne s’attendait pas à ça, c’est complexe, les joueurs ont lâché à un moment donné mais par des erreurs individuelles. Ils n’ont pas voulu jouer collectif et à l’arrivée, c’est ce qui a fait la différence. On n’a pas du tout été collectif et à ce jeu, ça ne marche pas, c’est un sport où il faut jouer à 15 et c’est ça qui a été compliqué pour mes joueurs aujourd’hui.
En tribune de presse, on a quand même loué la philosophie de jeu de Blagnac, vous avez continué à envoyer du jeu même quand vous étiez dans le dur. C’est comme ça que vous trouverez le salut ?
Oui, c’est comme ça qu’on trouvera le salut mais c’est aussi comme ça qu’est notre sport. Par moment, on ne s’est peut-être pas assez appuyé sur l’occupation ou sur des choses comme ça mais on avait demandé aux joueurs de jouer. On a pris des risques et on prend des interceptions, on manque des coups mais c’est le jeu, c’est comme ça. On va travailler, on va remettre le bleu de chauffe, on reçoit Albidans 15 jours, on espère récupérer certains joueurs et on verra bien ce qu’il se passe contre le Sporting.
Peut-on parler d’une désillusion pour Blagnac ? Car vous veniez peut-être avec l’intention de chercher autre chose, a minima un point de bonus défensif ?
Oui, on espérait venir chercher un point de bonus défensif, on avait dit aux joueurs qu’on ne voulait rien lâcher. On veut finir à la meilleure place dans cette poule pour montrer qu’on peut exister mais je l’avais vu dans la semaine, mes hommes sont très, très fatigués et c’est très compliqué pour eux. Ils essaient au maximum de faire de la récupération maislundi matin, ça a dû être dur. J’en ai 3 qui commençaientà 6h du matin, c’est la complexité de notre système.
Vous êtes des pluriactifs. Pour donner une vision à nos lecteurs, à quelle heure êtes-vous partis de Dijon pour arriver à quelle heure à Blagnac et réembrayer à quelle heure le lendemain ?
Je leur avais dit qu’on essaierait de faire au plus vite. En partantà 17h30, ça nous faisait arriverà 3h30à Blagnac pour que chacun rejoigne sa maison après. On s’est tous relevéentre 6h30 et 7hsauf les 3 dont j’ai parlé qui commencentà 6h. Eux, ça m’étonnerait qu’ils aient dormi.
Des braves ?
Exactement (rires). Mais c’est comme ça, c’est notre façon de faire, on travaille et on y croit, on croit à la pluriactivité. On ne peut pas tous être pros, on va continuer avec notre système et nos idées.