#Rugby – Nationale / A.Compan (Suresnes) : «On fait notre petit bonhomme de chemin!»

Alexandre Compan, étrenne ses galons de manager du RC Suresnes, avec brio pour le moment, car le club d’Olivier Pouligny et Laurent Piepszownik a viré dans le trio de tête à l’issue des cinq première journée de Nationale. Arrivé de Bobigny à l’intersaison en compagnie de Matthieu Blin et Pierre Rabadan, cet Ex joueur du PUC, d’Aubenas et du Métro Racing, a travaillé dans l’ombre médiatique tout au long de l’été, pour préparer ses joueurs à cette redoutable division antichambre de la Pro D2. Alors que l’armada du Sporting Club Albigeois se présente au Stade Jean Moulin, le RC Suresnes, ne veut se mettre aucune pression, et préfère profiter du plaisir d’accueillir des teams ayant évolués en Top 14 et Pro D2. Focus sur un club qui après 3 saisons en fédérale 1, voit la nationale comme une aubaine pour grandir et se structurer encore plus rapidement.

 

 

En ce début de saison, Suresnes fait partie des surprises de cette Nationale. Beaucoup vous avaient promis la mort, beaucoup vous promettaient de jouer le maintien. Vous êtes actuellement 3es et j’imagine qu’au bout de 5 journées, vous auriez signé des pieds et des mains pour en être là ? 

 

Effectivement, c’est un classement qui fait plaisir. Mais, au-delà de ça, d’un point de vue comptable et comme je le dis toujours, c’est à prendre avec des pincettes car, au vu du contexte, il y a des équipes qui n’ont pas vu tous leurs matches. Donc, cette 3e place n’est aujourd’hui que fictive mais en tous cas, nous avons le mérite d’y être avec les résultats que nous avons fait jusqu’à présent et nous sommes plutôt contents pour l’instant. 

 

D’après des échos que j’ai eu, et notamment ceux d’Olivier Pouligny, il y a un match qui vous laisse des regrets. Il s’agit du premier match de championnat, celui de Cognac où il y avait sûrement la place de faire autre chose ? 

 

Oui, c’est un match où les sentiments se sont un peu mélangés, c’est à dire que, d’un point de vue global, nous étions quand même satisfaits de notre entrée en matière dans ce nouveau championnat National parce qu’il y a eu des points de satisfaction sur le rugby. Mais après, c’est le résultat qui laisse un goût amer parce-que nous avions la place pour remporter ce match-là qui nous aurait en tous cas mis le pied à l’étrier. Nous sommes quand même restés focus et nous nous sommes concentrés sur les points de satisfaction de cette rencontre-là. 

 

Après un gros trou d’air à Aubenas, où tout le monde a parlé d’un non-match, il y a eu un match déclic : la réception de Narbonne, un grand club de l’ovalie hexagonale qui se déplaçait à Suresnes. Vous avez fait le taf, vous avez mis la tête sous l’eau à Narbonne et ça a un peu été le déclic de cette saison ? 

 

C’est vrai que ça fait bizarre aujourd’hui de voir une affiche comme Suresnes / Narbonne, Narbonne qui est un club avec quand même une certaine renommée, un club d’antan que les anciens d’ici à Suresnes se faisaient un plaisir d’accueillir. Le fait de pouvoir aujourd’hui ressortir victorieux de cette confrontation laisse un grand sentiment de joie. En tous cas, c’était une belle émotion procurée à l’ensemble du club mais aussi pour le groupe car cette victoire nous a permis d’engranger un peu de confiance. 

 

Après Narbonne, il y a eu la réception de Dijon, une équipe qui était en souffrance et qui avait à coeur de se relever. Vous avez réussi à endiguer cette marée bourguignonne et à sortir à nouveau vainqueurs de ce match. J’imagine que maintenant que vous avez fait cette passe de trois victoires consécutives, les joueurs ont le plein de confiance ? 

 

Oui, je crois qu’aujourd’hui, c’est le fruit du travail depuis le mois de Juillet avec la construction de notre projet. D’autant plus que Dijon était une belle victoire parce qu’on savait ce qu’il en était, on sait toujours comment se passe un changement de manager avec un petit déclic, ça signifie repartir sur un nouveau bloc, et d’autant plus à Suresnes pour essayer de se relancer. On est resté mobilisé et on avance, on fait notre petit bonhomme de chemin et, c’est toujours pareil, c’est une grande satisfaction. 

 

C’est maintenant l’arrivée du Sporting Club Albigeois en Hauts-de-Seine. Le Sporting Club Albigeois, un club qui a claironné qu’il voulait aller en Pro D2 la saison prochaine et qui voulait déjà y aller les deux saisons antérieures. Pour Suresnes, c’est un nouveau défi et j’imagine que ça a vous mettre en appétit ? 

 

Encore une fois, c’est nouveau pour Suresnes, de se dire que l’on rencontre quand même des équipes que l’on connaît du niveau du dessus. Une équipe comme Albi, avec le staff qui va avec, c’est en fait un grand plaisir et clairement, aujourd’hui, nous n’avons que du plaisir à recevoir des équipes comme ça, surtout à Suresnes. Donc, on verra bien tout à l’heure ce qu’il en sera. 

 

Qu’est-ce que vous redoutez le plus dans cette équipe d’Albi ? 

 

Je crois qu’aujourd’hui, Albi reste une équipe effectivement habituée à ces joutes de haut-niveau, car on s’accorde tous à dire que ce niveau de championnat National permet de voir des rencontres de haut-niveau tous les week-ends. Donc, il y a pas mal d’expérience, un staff d’expérience et on sait à quoi s’attendre, en tous cas, nous savons que c’est une équipe qui sera dans la maîtrise, qui maîtrise son rugby ainsi que ce genre de match. Donc, nous sommes prévenus que cette équipe-là, quoi qu’il arrive, aussi bien à la maison qu’en déplacement, vient avec des ambitions. 

 

Une des clés du match sera la mêlée parce-que ce secteur est quand même l’un des points forts de Suresnes ? 

 

Ça fait également partie des points de satisfaction, la mêlée mais pas que. C’est dans la continuité des années précédentes à Suresnes, ça travaille bien aussi sur ce secteur-là. On verra, je pense qu’il y aura un gros match, un match dans le match qui sera effectivement la mêlée. 

 

Arnaud Méla disait sur notre antenne mardi que Suresnes était une équipe avec de gros gabarits mais qui envoyait du jeu, qui prenait du plaisir, capable de faire des phases de jeu qui partent de 80 mètres. C’est une bonne analyse qu’il a eue en décrivant Suresnes de cette façon ? 

 

Nous avons en effet cette volonté de produire du jeu mais, en même temps, sans que cela soit non plus déraisonnable. On sait très bien qu’aujourd’hui, nous faisons face à des équipes qui sont très denses et qui défendent très bien. On essaye de produire à minima pour aussi prendre du plaisir mais pas que, nous savons aussi réduire la voilure à un moment donné, quand il le faut et être dans l’adaptation. 

 

En début de saison, Olivier Pouligny avait dit que l’ambition était d’être au-dessus du maintien, entre la 6e et la 8e place. Mais, on voit qu’il y a peut-être un nouvel objectif qui peut se créer, celui de garder le stade Jean Moulin et ce Mont Valérien inviolés. Ça va être l’un des objectifs internes du groupe de garder la piaule invaincue ? 

 

Il y a toujours ces objectifs sur le club, en extérieur, qui sont les mêmes. Hormis sur ce début de championnat, et ce n’est que le début de championnat car il reste quand même encore pas mal de matches, c’est se dire qu’aujourd’hui, c’est le maintien à Suresnes, dans la construction de ce projet-là. Après, en interne, nous avons effectivement nos objectifs et je pense que nos joueurs, en tous cas, auront à cœur de défendre leur pelouse, leur terre et leur invincibilité à domicile. 

 

Dans beaucoup de clubs qui sont montés en Nationale, au sein du club et en interne, il y avait parfois des voix dissonantes qui disaient  » la Nationale, c’est trop tôt, non, pourquoi pas, peut-être « . J’imagine que, maintenant, tout le monde est réglé et que tout le monde est content comme un pinson d’être dans ce championnat qui est quand même magnifique ? 

 

Clairement, sportivement, je ne m’arrêterai qu’au sportif parce-que c’est ce que je vois tous les week-ends, c’est vraiment un championnat avec des rencontres de haut-niveau chaque week-end. Il y a une remise en question perpétuelle et c’est motivant de se dire que l’on va devoir, tous les week-ends, être au niveau de ce qui se fait en face et notamment, encore plus quand on voit des équipes comme Albi venir aujourd’hui à Suresnes. 

 

En quelques phrases, quel va être le mot d’ordre pour ce match ? 

 

Ça va être  » prenons du plaisir, respectons cette équipe d’Albi et faisons en sorte qu’aujourd’hui, le stade de Suresnes reste invaincu « . 

 

Pour finir, la question décalée : est-ce que nous aurons la joie de voir le président d’honneur du RC Suresnes au stade Jean Moulin, à savoir le légendaire commissaire Broussard ? 

 

J’espère. En tous cas, il est toujours le bienvenu ici, c’est aussi cette ère depuis les années qu’il est ici. Pour nous, ce sera effectivement un grand plaisir et un grand honneur de recevoir ce monsieur. 

 

Merci et on se donne rendez-vous tout à l’heure pour, espérons-le, encore une nouvelle fois un magnifique match de Nationale

 

Merci beaucoup 

Propos recueillis par Loïc Colombié

Retrouvez l’intégralité de l’itw d’Alexandre Compan, lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 23 octobre 2020.

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