#Rugby – Nationale / Conf Presse (SCA – CSBJ #J2) : «Il faut que l’on soit en éveil et prêt à relever le défi.»

Retrouvez la conférence de Presse d’Arnaud Méla manager et Matthieu André capitaine du SC Albi en amont de la seconde journée de nationale qui les verra affronter au Stadium municipal : le CSBJ. Un match à suivre dès 18h45 sur « Le #MagSport – RadioAlbiges  » .

Vous avez envoyé un message à tous les concurrents ? 

 

AM : Envoyer un message, ça se fera naturellement. Il faut surtout que l’on retrouve notre volonté de jouer et de prendre du plaisir sur le terrain. Le week-end dernier, hormis le match nul, on n’a pas pu retirer grand-chose de cette rencontre et on était quand même frustré. Pour moi, ce qui compte, c’est qu’on remette un peu la marche avant et qu’on retrouve notre volonté de déplacer le ballon et de prendre du plaisir sur le terrain. Ça, c’est une priorité. 

 

Qu’est-ce qu’on retient de ce match ? Le verre à moitié vide avec une prestation approximative et beaucoup d’indiscipline ou le verre à moitié plein avec la magnifique réaction collective qui montre que ce groupe a une âme et un état d’esprit ? 

 

AM : C’est positif, nous avons pris deux points et je vous garantis que Nice ne va perdre souvent chez eux dans la saison. C’est une équipe qui est solide, qui a de bonnes individualités et quand le groupe va se trouver, c’est une équipe qui sera difficile à manœuvrer. Ils sont denses aussi, ils étaient plus costauds que nous donc il faut se satisfaire et être content du résultat. Après, bien sûr qu’on aurait pu faire mieux mais je me dis que dans deux mois, eux feront mieux aussi donc je suis content de l’état d’esprit du groupe sur ce match-là. Il manquait un peu la volonté de déplacer le ballon. 

 

Et la question de l’indiscipline ? Parce-que vous jouez à un de moins pendant au moins 30 minutes

 

AM : Oui, il est sûr que l’on est trop sanctionné. Il y a deux fautes qui sont utiles, il y a deux cartons jaunes qui nous sauvent d’un essai et on a un carton jaune qui est un peu stupide, qu’on aurait pu éviter. C’est l’accumulation mais aussi la pression que nous a mis Nice. Avec ces nouvelles règles, il faut faire attention, ne pas vouloir que tout le monde conteste le ballon, gratter les ballons, il faut savoir les trier. On le voit bien, je crois que sur les deux équipes, nous sommes à 30 fautes et en Top 14, j’ai vu des 35, des 38 mais il faut qu’on arrive à baisser tout ça. 

 

Contre Aubenas, on avait vu une mêlée albigeoise chahutée. Face à Nice, ça a été l’un des points forts et des points clés du Sporting Club Albigeois ? 

 

AM : Oui, ça a été notre point positif. En mêlée, on a fait plus que jeu égal avec eux, qui ont un manager qui est ancien pilier et dont on sait bien la passion qu’il a pour la mêlée ainsi que les joueurs qu’il avait. Donc, je suis content de la possession qu’on a eu alors que nous n’avons pas eu trop le temps de travailler la mêlée puisque que nous avons été un peu pris de court sur ce mois d’Août, il nous a manqué au moins deux semaines de mêlée plus aussi des matches amicaux. Donc oui, je suis content de la prestation de la mêlée. 

 

Pour préparer Bourgoin, est-ce que vous avez pu voir les matches qu’ils ont faits ? Comment vous les attendez ? 

 

AM : Bourgoin, c’est pareil, c’est une grosse écurie, ils ont recruté deux joueurs de Top 14 dont un centre de très haut-niveau, Hansell Pune qui a été un joueur cadre pendant presque 10 ans à Oyonnax, Poutasi Luafutu est aussi un 3e ligne avec de l’expérience qui est fort sur tous ses duels. C’est une équipe qui est complète, avec en plus pas mal de joueurs de l’année dernière qui sont potes et on voit qu’il y a un effectif qui s’entend bien et qui joue bien ensemble. Donc, c’est une équipe à craindre, ça joue bien. On leur a montré des images, ils sont capables de tenir le ballon sur 4 / 5 temps de jeu avec de la vitesse, de la puissance, avec des joueurs qui sont fins. Il faut que l’on soit en éveil et prêt à relever le défi. 

 

Dijon les a chatouillés. Est-ce qu’il y a des éléments à apprendre de ce qu’a fait le Stade Dijonnais ? 

 

AM : Oui, bien sûr qu’il y a des choses à prendre mais je pense que, sur ce match-là, Bourgoin a peut-être pris Dijon un peu de haut. A voir le match, ils ont été un peu suffisants par moment et Dijon a joué le jeu et le coup à fond et a failli leur faire une mauvaise surprise. Mais ce n’était pas le niveau de Bourgoin ce jour-là, ils auraient pu faire mieux et ils le savent très bien. Ça va être un gros match ce week-end, c’est sûr. 

 

Bourgoin est l’un des packs les plus solides de Nationale. Est-ce un vrai révélateur de ce secteur ? 

 

AM : De toute manière, cette année, on va avoir 6 / 7 équipes qui seront aussi fortes que nous donc, il n’y aura pas cette différence et la facilité que l’on pouvait avoir l’année dernière. L’an passé, on pouvait se dire parfois qu’on avait plié les matches au bout de 30 minutes, ça ne sera pas le cas cette année. Il va falloir être patient, discipliné, un peu têtu, insister et sûrement que les matches se gagneront à la 60e. La densité que Bourgoin va nous présenter ce week-end va être toute autre et je pense que c’est encore un peu plus costaud que Nice. Donc, si on veut aller jouer au niveau au-dessus, il va falloir que l’on passe par-dessus des équipes comme ça et qu’on soit prêt mentalement. 

 

Un mot sur ton homologue, Jean-Henri Tubert. Tu as affaire à un fin limier du rugby hexagonal, à un vieux briscard comme on dit ? 

 

AM : Un vieux briscard (rires). C’est quelqu’un qui a une histoire avec le SCA puisqu’avec Eric Béchu, ils ont été en confrontation et limite à se haïr pendant des années. Il va revenir au Stadium, il aura sûrement encore des souvenirs et des anecdotes. C’est un entraîneur qui a de l’expérience et du vécu, un bon vieux briscard de la Vallée du Rhône donc, on va essayer de ne pas tomber dans le panneau. 

 

Quel a été le mot d’ordre que tu as donné à tes hommes pour cette semaine de travail avant cette grosse réception,, cette première réception au Stadium devant votre public ? 

 

AM : C’est surtout de retrouver un peu de gaieté à l’entraînement et de prendre du plaisir. Franchement, on a fait une bonne inter-saison et la semaine du match, on se retrouve tous un peu sous pression,  à plus regarder le copain qu’à faire le maximum pour l’équipe. Je leur ai surtout dit de prendre du plaisir, de se lâcher et après, de se concentrer et de respecter cette équipe en les craignant au maximum parce-que, s’ils ont l’occasion d’en mettre au fond, ils le feront. Donc, du sérieux, de la discipline, il faut que ce soit les clés du match. 

 

Matthieu, un ressenti après ce match ? Mehdi Boundjema a parlé d’un match âpre, ça a un peu couiné physiquement ? 

 

MA : Physiquement, je ne sais pas si ça a couiné mais en tous cas, on a eu l’impression que c’était un match au ralenti parce qu’on est allé de mêlées en touches. Nous n’avons pas pu imposer notre jeu du à ce manque de discipline ce qui fait que ça a créé un faux rythme. Je pense aussi qu’il y a eu un manque de notre part d’implication, comme l’a dit Arnaud, nous n’avons pas assez fait bouger le ballon pour les déplacer. 

 

Un des éléments clé de ce match a été la nouvelle règle sur les rucks où vous pouvez aller gratter les ballons plus facilement. Mais, comme tu le disais un peu à chaud, vous avez tous voulu aller gratter votre ballon et ça a créé une indiscipline accrue ? 

 

MA : C’est ça, c’est la difficulté, c’est à dire qu’il faut jauger le bon moment, la bonne opportunité. Il faut trier les ballons et ne pas essayer de tous les gratter, c’est là la difficulté de la tâche. Même si cette règle a tendance à vouloir rééquilibrer attaque / descente, il faut quand même choisir la bonne opportunité. 

 

Qu’est-ce que tu dis à tes hommes deux minutes avant la fin du match ? Il y a 13-6, Matty James vient de mettre un essai transformé, vous êtes au bord du gouffre, qu’est-ce que vous vous dites ? 

 

MA : On se dit qu’il faut absolument revenir chez eux pour aller chercher cette marque et c’est ce qu’on fait. On trouve une touche à 5m de leur ligne, ça a demandé beaucoup de concentration de la part des mecs sur le terrain parce qu’on sait qu’à la 80e, tous les physiques sont vraiment émoussés. C’est ce que les joueurs ont fait, ils y ont cru, on a aussi vu une belle solidarité puisque les 3/4 sont venus nous donner la main et ça nous a permis de partir de Nice avec des points. Donc, c’est une bonne note pour l’état d’esprit de ce groupe. 

 

Il y a 2 / 3 ans, le Sporting aurait-il été capable d’avoir l’intelligence tactique, la patience et le supplément d’âme d’aller chercher ce match nul ? 

 

MA : Je ne sais pas. C’est difficile de faire des comparaisons parce-que les époques et les groupes ne sont pas les mêmes, c’est difficile. Mais en tous cas, d’avoir cette réflexion et ce sang-froid à la 80e, je pense que c’est de bon augure pour les matches qui vont venir parce qu’on sait que, contrairement à l’année dernière, ils vont se jouer dans les dernières minutes. 

 

Quel est ton ressenti sur cette équipe de Nice alors que l’on est encore quasiment à chaud ? Où les vois-tu en fin de saison ? 

 

MA : Je pense que c’est une équipe qui sera dans le premier quart du championnat parce qu’elle est assez complète avec une très bonne charnière et un bon pack, je pense qu’ils vont passer l’hiver. Après, il y a un autre arbitre qui est ce Covid et là, on ne sait pas trop comment les choses vont se dérouler. 

 

Parlons de Bourgoin, une grosse écurie d’entrée à la maison. Là, vous commencez pied au plancher ? 

 

MA : Oui mais je pense que c’est le très bon moment pour jouer un match de ce type parce qu’on sort d’un match à Nice qui n’est pas complet de notre part et c’est très bien que l’on se rachète contre une équipe comme Bourgoin. 

 

Comme on le disait avec Arnaud Méla,  on sait que ça va se jouer devant avec Bourgoin. Avec le pack, vous avez travaillé ce secteur-là plus spécifiquement ? 

 

MA : Non, pas forcément spécifiquement. On a continué à travailler ce qu’on avait l’habitude de travailler, je pense que pour nous, devant, ça va être un bon test et un bon défi parce qu’on sait qu’ils sont très costauds en conquête. Le week-end dernier, on a eu une touche qui n’avait pas le rendement habituel donc, il faut qu’on se remette dans l’efficacité sur ce secteur de jeu et ça va être un bon test pour nous. 

 

Une touche qui n’a pas eu le rendement habituel mais quand même, dans le money-time, quand ils sont venus faire des pénaltouches à 5m de la ligne, vous avez su les contrer ? 

 

MA : Oui, nous avons contré quelques ballons mais sur la touche offensive, on a manqué de ballons pour faire plus de lancements de jeu et les mettre à peu plus à mal. Je pense qu’on s’est rendu la tâche difficile à ce niveau-là mais on va le rectifier. 

 

Ce match au Stadium est le premier à domicile devant ce public. Ça va aussi être un des points d’interrogation de voir s’il y a une adhésion populaire avec cette Nationale et ce nouveau challenge qui est beaucoup plus élevé ? 

 

MA : Oui, c’est ça. Nous avons à coeur de rejouer au Stadium parce-que cela fait six mois que l’on n’y a pas remis les pieds. Donc, nous avons tous hâte et très envie de rejouer ici, de retrouver notre public et de tout faire pour aussi retrouver la victoire. 

 

Et un Albi / Bourgoin, ça fleure bon la Pro D2 ? 

 

MA : Exactement 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-15-sept-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw d’Arnaud Méla et Matthieu André, lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 15 septembre 2020.

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