#Rugby – Nationale / K.Boulogne (Albi) : «On ne lâchera rien, ça c’est sûr!»

Retrouvez la réaction de l’ouvreur du Sporting Club Albigeois, Kevin Boulogne après le score de parité arraché collectivement dans les dernières secondes face au Stade Niçois (13-13) . Une première journée de nationale, qui a démontré que chaque point devrait se gagner cette saison à la force du jarret . Pour l’ancien joueur de Top 14 et de ProD2, Albi a démontré une chose malgré une copie imparfaite : le SCA lâchera rien jusqu’au bout.

On est avec Kevin Boulogne, du Sporting Club Albigeois, après ce match d’ouverture de la Nationale. La communication du SCA disait  » ça va piquer « , on n’a pas été déçu ? 

 

Bien sûr, on n’a pas été déçu parce qu’on s’y attendait. Ça va être une poule très, très relevée, Nice a une très grosse équipe et je pense que cette année, ils ont quelques cartes à abattre. Donc, c’est très bien de s’étalonner chez eux d’entrée, on n’avait pas forcément de pression hormis celle de rejouer au rugby après six mois, de montrer qu’on était une équipe et de mettre de l’investissement même si on en a peut-être un peu trop mis. 

 

On va parler distinctement des deux mi-temps. Première période, un début de match un peu poussif et puis après, vous prenez le dessus et vous arrivez à maîtriser votre adversaire. Qu’est-ce que vous vous dîtes en rentrant aux vestiaires ? 

 

C’est très souvent comme ça à l’extérieur. Il y a un round d’observation où les deux équipes s’observent un peu, c’est surtout celui qui est à domicile qui a besoin de faire le jeu donc, on essaie stratégiquement de les contrer, d’être bien en place en défense et de faire des sorties de camp propres, ce qui a été le cas. Sauf que, malheureusement, on a été beaucoup trop pénalisés, on a pris beaucoup trop de cartons par un excès d’investissement ou par les nouvelles règles de pouvoir gratter le ballon. On a tous voulu gratter et c’est là qu’on a réellement pêché parce qu’on leur a donné des munitions pour venir chez nous facilement et même pour pouvoir scorer. Heureusement qu’ils ne l’ont pas fait et qu’ils ne s’en sont pas nourris mais il ne faut pas que ça se reproduise le week-end prochain à la maison. 

 

En seconde période, vous rentrez plein fer comme contre Aubenas en amical mais après, l’indiscipline vient un peu étioler tout cela ? 

 

Oui, on attaque plein fer, on joue, dès qu’on a réussi à enchaîner 4 / 5 temps de jeu, on les a vraiment mis à la faute. Sur le match, on a vraiment quatre actions d’essai franches qu’on ne concrétise pas : deux où l’arbitre siffle pénalité parce-que le joueur est devant sur le jeu au pied, un soutien qui s’oublie sur un deux contre un qui se joue petit côté. Ce sont des munitions qui passaient l’année dernière parce qu’on avait encore plus d’actions mais cette année, à la moindre munition que l’on a, il faut qu’on marque et qu’on soit des tueurs parce qu’on n’en aura pas 60 par match. 

 

En seconde mi-temps, quasiment à la fin du match, on voit Matty James, dont on sait qu’il vient de Rouen, qui est l’homme qui a fait déjouer le Sporting face à Rouen. Vous ne vous êtes pas dits dans vos têtes  » c’est le chat noir, chaque fois qu’il est là, il nous porte la scoumoune  » ? 

 

Sincèrement non, pas du tout. Ça, c’est vraiment un gros point positif parce qu’au-delà du score qui est positif et de la physionomie du match avec le nombre de pénalités et de cartons, ça montre qu’on a quand même été propre à côté sur les fondamentaux parce-que sinon, on en aurait pris 30. Mais le plus gros, c’est que l’on voit que dans l’en-but, pendant tout le match, on a eu un très bon état d’esprit, on a vraiment senti qu’on pouvait compter les uns sur les autres dans chaque action. Et on a vu que, sur l’essai que l’on prend à la fin, on s’est tous regardé, on n’a pas eu besoin de se parler. On savait qu’il restait trois minutes donc, on a envoyé et on le voit sur la dernière touche : tout le monde est venu dans le maul, on avance et on courait réellement. L’arbitre n’avait pas d’autre choix que de siffler, même à l’extérieur, il ne pouvait pas la rater celle-là et on voit comment on s’est félicité à la fin. J’ai réellement senti un truc, un truc positif d’aller chercher, même s’il y aura des matches compliqués. 

 

En mode  » on ne lâche rien  » grosso modo ? 

 

On ne lâchera rien, ça c’est sûr. C’est un peu la peur que j’avais cette saison, je l’avais déjà dit dans une interview, c’est qu’après un, deux, trois ans, est-ce qu’on aura cette faculté à rebondir et à aller chercher les ressources nécessaires pour aller chercher cette Pro D2 qu’on veut tant ? Là, franchement, je pense qu’aujourd’hui, j’ai ma réponse. 

 

Quand on a fait la conférence d’avant-presse jeudi, Jérémy Wanin disait  » moi, j’attends les joueurs sur la discipline « , Arnaud Méla, c’était sur l’état d’esprit. On va dire qu’il y en aura un des deux qui sera satisfait ? 

 

C’est ça, c’est ce que je disais, c’est du 50 / 50. Mais le problème, c’est qu’on ne peut pas avoir l’un sans l’autre : si on n’a pas l’état d’esprit, on va forcément perdre le match parce qu’on va tout perdre sur le terrain, les collisions, le jeu, etc et la discipline, c’est pareil, ça va de pair. Si on fait trop de fautes, ce sont des points cadeaux pour scorer, des sorties de camp avec des pénalités pour aller en touche pour eux. Aujourd’hui, nous avons compensé l’un avec l’autre et c’est ça qui fait qu’on fait match nul. 

 

On a eu à chaud ton coéquipier Mehdi Boundjema qui nous disait qu’il manquait un peu de liant et d’intensité parce-que vous n’avez pas eu ce second match amical. C’est vraiment quelque chose qui manque ? 

 

Sincèrement, ce n’est pas une excuse, on ne peut pas se réfugier derrière ça parce-que ce n’est pas vrai. Ca joue bien sûr parce qu’il manque encore un petit match dans les cannes pour trouver les automatismes avec les 8 / 10 recrues qu’il y a, avec le projet de jeu que l’on met en place. Aujourd’hui, on a vu que par moment, c’était très bien huilé et là, on les a mis à la faute tandis qu’à d’autres moments, on ne pouvait pas enchaîner trois temps de jeu parce qu’on était soit mal placé, soit il y avait une faute soit un ballon tombé. C’est vrai que ce petit match aurait pu nous aider là-dedans mais on ne peut pas se cacher là-dessus parce qu’eux aussi ont eu une période compliquée comme nous, ils ont eu 17 recrues à l’inter-saison donc il faut que la mayonnaise prenne aussi. Je pense que c’était le meilleur moment pour les prendre et faire un bon résultat au vu de la physionomie de ce soir. 

 

On a aussi eu en interview un joueur de Nice qui disait  » ça y est, c’est parti, on savait que vous jouiez le haut de tableau et maintenant, avec Albi, on va jouer le mano a mano jusqu’à la fin « . Nice n’aurait pas la gueule du nouveau rival, de l’équipe qui va venir chatouiller Albi toute la saison ? 

 

Franchement, je leur souhaite parce qu’ils ont vraiment une belle équipe mais, en étant réaliste, je ne pense pas. Ça sera des trouble-fête, je pense qu’ils seront en milieu de tableau voire venir titiller un peu le haut de tableau sur les 4e / 5e places, je peux me tromper mais je ne les vois pas. Au vu vraiment de la physionomie du match, si on est plus propre, je pense qu’on leur en met 30 chez eux, en restant vraiment modeste et humble. 

 

En ayant fait une copie mi-figue, mi-raisin ici en déplacement pour un premier match d’ouverture, et on sait comment un premier match est compliqué, maintenant, pour la première réception de ce championnat National avec Bourgoin à la maison, vous avez un devoir de montrer la plus belle image que vous pouvez aux supporters ? 

 

Bien sûr, les supporters vont attendre ces matches comme nous. Ça fait longtemps, on va rejouer au Stadium dans une grosse poule avec des matches à enjeux. Les supporters demandaient ça l’année dernière parce-que c’était trop déséquilibré et il faut que l’on frappe fort, quel que soit le résultat. Frapper fort ne veut pas dire passer 50 points, il faut garder les pieds sur terre, être humbles mais il faut surtout gagner avec la manière et montrer à tout le monde qu’on est en place, qu’on est des cadors et qu’on jouera les pôles-positions. 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-15-sept-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Kevin Boulogne lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 15 septembre 2020

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