#Rugby – Fed1 / M.Bassin (Beaune) : «Il faut juste ce déclic, mais je pense que ça va le faire.»

Matthieu Bassin, l’ailier du CS Beaune nous a accordé un entretien suite à la seconde défaite des « viticulteurs » en match amical (21-28 face à OMR). Pour le 3/4 bourguignon, malgré la déception légitime, l’inquiétude n’était pas de mise, car pour lui le CSB n’est pas loin d’avoir le déclic salvateur. Cet ancien treiziste qui entame sa seconde saison en Côte d’Or, donne rendez vous aux adversaires de la poule 3, le 13 septembre pour le début du championnat, avec une seule conviction: les bleus et blancs seront fins prêts.

Matthieu, on ne va pas se mentir, cette défaite 21 à 28 face à Marcq-en-Baroeul n’était pas le résultat escompté ? 

 

Non, ce n’était pas le résultat que nous attendions, on attendait en fait de confirmer les semaines de travail que l’on met en place. On a eu du mal à mettre notre jeu en place, nous avons réussi à le faire une ou deux fois, où il y a eu de la vitesse et où on a marqué. Malheureusement, on n’a pas pu tenir ça 80 minutes, à chaque fois, on se relâchait et ils revenaient. On tombait un petit peu dans leur jeu donc ça n’était pas possible. En fait, à aucun moment, on a pu imposer notre jeu et notre rythme, nous avons juste suivi leur rythme à eux. 

 

Pourtant, on a eu l’impression pendant une bonne partie de la rencontre, pas toute la rencontre, que vous dominiez le sujet. Mais, il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas à la fin : une passe, un ballon gardé trop longtemps. Ce sont des petits détails mais qui font toute la différence ? 

 

C’est exactement ça. En fait, nous aurions dû être plus appliqués et on ne l’a pas été sur des moments cruciaux où, si on avait gardé la balle sur un temps de jeu en plus, ou deux, ou trois, on se serait mis en confiance tout seul et ça aurait roulé. On sait le faire, on le bosse à l’entraînement et on le fait très bien mais on n’a pas pu être aussi propre qu’on le voudrait. C’est cela qui a tout tué, qui a tué le jeu. 

 

On sait qu’être à l’entraînement et être sur le terrain, ce n’est pas pareil. Est-ce que tu penses, et en plus, en tant que préparateur physique, tu es bien impliqué dans la chose, qu’on paye aujourd’hui sur le terrain ces cinq mois d’absence d’automatismes et de petits réglages ?

 

Il est sûr que, cinq mois sans rugby, ça y fait. Le fait aussi de ne pas savoir quand on joue, si le match est annulé ou s’il va se jouer crée un peu de stress en plus sur les joueurs. Ce sont des petites choses qui nous amènent à stresser un peu plus et à manquer en fait de sérénité dans notre jeu et sur le terrain. Je pense que la seule chose bonne à faire serait que ces deux matches amicaux nous servent pour le 3e match et pour le championnat. On se règle, on essaie d’être tous ensemble, solidaires et là, franchement, il n’y aura pas de souci et je pense que la saison pourra très, très bien se dérouler. 

 

Il y a de la solidarité, le groupe s’entend bien. On le voit sur le terrain, ça parle et ça communique par contre, on peut quand même dire qu’il y a eu un problème de défense aujourd’hui ? 

 

Au niveau de l’état d’esprit individuel, tout le monde a envie d’avoir sa place, tout le monde y est. Franchement, je suis certain que ça va venir au fil des matches qui vont se jouer. C’est juste ce petit détail d’être ensemble, de solidarité entre nous, d’être tout le temps ensemble, d’être là pour l’autre. C’est cela qui va faire la différence dans notre défense, à chaque petit détail, à chaque ballon, chaque ruck fait, chaque activité au sol, chaque plaquage. Si on est plus ensemble et plus soudé, si on se fait confiance et qu’on amène les autres à avoir confiance en eux, ces petits problèmes défensifs vont se régler en un rien de temps, c’est sûr et certain. 

 

Je me posais une question : est-ce qu’il n’y a pas une envie voire même un besoin d’être  » tout feu tout flamme « , peut-être même un peu trop, qui fait qu’on ne prend pas le temps de poser les choses ? 

 

 Il y a forcément de cela parce-que nous sommes encore sur l’aspect évaluation. Chacun veut prendre son ballon, chacun veut faire son truc, chacun veut prouver qu’il a sa place donc, parfois, on oublie de se mettre au service de l’autre et c’est cela qu’il faut régler. En fait, créer un groupe, ça passe par là, par être au service de l’autre et ça, ça vient avec l’habitude de jouer. Franchement, moi, je suis persuadé, que si on continue à s’entraîner, à être soudé et être ensemble, monter d’un cran nos exigences et au fil d’un match, ça va couler et ça va coller. C’est se mettre au service de l’autre et ça va marcher comme sur des roulettes, si tout le  monde ratrappe la connerie de l’autre, si à chaque fois, on se fait confiance, on se dit  » vas-y mec, tu vas y arriver « , qu’on se parle avant les matches. Si on doit se parler 10 000 fois, il faut le faire mais je suis persuadé que ça va le faire, j’en suis sûr et certain, il faut juste se parler. 

 

Si des matches amicaux s’appellent matches amicaux, c’est justement parce-que ce sont des matches de préparation, pour régler ces petites choses et apprendre à jouer ensemble. Le championnat commence le 13 Septembre et c’est là qu’il faudra être prêt, pas le 29 Août ? 

 

C’est exactement ça, tout ça ce sont des matches de préparation. C’est fait pour régler, on le règle : on a réglé côté Dijon, on a encore des choses à régler maintenant mais on va avancer. Ces matches-là nous servent juste de leçons et, si on retient les leçons à chaque fois, ça va faire un déclic. Et, pour le premier match de championnat, ce sera peut-être notre meilleur match parce qu’on se sera servi de tous ces matches amicaux comme leçon.  Pour moi, ce n’est pas grave de commencer avec des défaites en matches de préparation, l’important est de monter en puissance car c’est comme ça qu’après, tu y arrives en championnat. Donc pour moi, ça va. 

 

Le championnat commence le 13 Septembre face à Châteaurenard, ça ne va pas être facile, on connaît la réputation des clubs du Sud. Quel est ton regard sur la saison qui attend le CS Beaune et sur cette poule qui va être loin d’être facile ? 

 

On sait un petit peu ce que les équipes font. En général, ce sont des équipes solides, fortes, qui se déplacent moins que nous. Si on arrive à mettre notre jeu en place et qu’on les déplace, qu’on met de la vitesse et de la qualité dans tout ce que l’on fait, je pense qu’on a moyen d’embêter toutes les équipes de cette poule sans problème. Maintenant, il faut juste mettre ça, en plus de l’agressivité, de l’envie et de cet aspect solidarité qui est vraiment hyper important parce-que ça aide à mettre de l’agressivité sur le terrain. Si on règle ça, on embêtera toutes les équipes de la poule et je pense même qu’on peut faire partie des meilleures. Il faut juste ce déclic mais je pense que ça va le faire. 

 

On se donne rendez-vous le 13 Septembre 

 

C’est ça, exactement (rires)

Propos recueillis par Stephanie Maufoux

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-1-sept-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Matthieu Bassin lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 1 septembre 2020

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