#Rugby – Nationale / P.Verney (Dijon) : «Nous avons testé tout le monde à savoir 110 personnes!»

En Côte d’Or, le Stade Dijonnais prépare son début de saison en Nationale comme tous les clubs, avec un prisme sportif et un autre médical du fait de la crise du Coronavirus. Après deux derbies amicaux face à Beaune (Victoire 40-12), CS Nuiton (Victoire 33-5), les rouges et bleus ont préféré faire l’impasse face à l’AS Macon faute de visibilité sanitaire concernant les Saône et Loiriens. Le président de la SASP du Stade Dijonnais, nous a donc accordé une interview grand format pour nous faire un point sur la situation et nous parler de la vaste opération de dépistage opérée par les stadistes. Focus sur un président qui souhaite être intransigeant sur les mesures de sécurité liée au coronavirus tant pour pérenniser les chances sportives de son club, que pour préserver l’intégrité de ses joueurs et de la grande famille dijonnaise.

 

 

Philippe Verney, j’imagine qu’à Dijon, comme un peu partout dans le petit microcosme de la Nationale, l’inquiétude doit monter avec ces cas de Covid qui fleurissent un peu partout dans tous les clubs de Fédérale 1 et de Nationale. Comment ça va à Dijon ? 

 

Comme je l’avais un peu prédit, et j’aurai vraiment préféré avoir tort, l’inquiétude se dessine. Il y a des cas de Covid un peu partout, on ne sait pas trop comment faire. Nous, à Dijon, nous avons décidé de faire tester les seniors, les espoirs, tout le staff sportif et technique, les dirigeants et le staff administratif pour avoir une photo propre avant ce championnat afin d’avoir un championnat le plus propre possible pour, à la fois, le plaisir des supporters et des partenaires de qui représente 60 à 70% de notre chiffre d’affaire. Donc, on ne peut pas se permettre de faire moins par rapport à eux mais je dirai qu’en plus, par rapport à ce fameux Covid-19, nous protégeons les familles, l’entourage des familles et ainsi de suite. Je pense que la vraie responsabilité est quand même là. Quand je disais cela au mois de Mai, on me disait  » tu es pessimiste  » mais non, je ne suis pas pessimiste. De nombreux médecins m’ont expliqué comment ça allait être, qu’après un été où les gens sont restés en France, parce-que beaucoup de pays étaient fermés, il faut que les choses soient très claires, ça a forcément repris dans certains endroits. Ce n’est plus la même tranche d’âge, ce sont maintenant les 15/40 ans donc, nous avons des cas déclarés, pas très graves, pas comme avant à savoir que nous n’avons pas d’urgence de mise en coma et ainsi de suite,  mais nous avons des cas qui sont là, qui sont réels et sérieux. Les anciens font attention, se préservent donc on a forcément moins de problématique de mortalité mais le Covid est quand même présent et encore plus présent. 

 

Et soyons honnêtes, Coronavirus et sport de haut-niveau, ça ne fait pas bon ménage ? 

 

Non, ça ne peut pas, surtout au rugby qui est un sport de combat. Déjà, on interdit les vestiaires mais ça, je n’ai pas attendu qu’on me le dise pour les interdire dès le départ mais, à partir du moment où il y a du contact, le virus se diffuse, tout simplement. Il se diffuse d’autant plus que c’est un virus qui se diffuse facilement donc moi, aujourd’hui, j’ai refait un mail à notre président Maurice Buzy-Pucheu, que j’apprécie parce-que nous avons eu de longues discussions entre sa philosophie et la mienne. Aujourd’hui, je ne sais pas quoi faire, qu’est-ce qu’on fait si nous avons deux cas Covid déclarés avant un match ? Est-ce qu’on joue le match ou non ? Ca, c’est une vraie question ! 

 

Il y a le risque que cela devienne après comme à Vienne avec une prolifération ? 

 

 Vienne, vous prenez l’histoire du Stade Français avec Nice qui n’a pas joué contre La Seyne parce-que La Seyne a aujourd’hui 4 / 5 cas déclarés. Comment les présidents ont-ils sensibilisé les joueurs, comment ça s’est passé ? Moi, je sais que j’ai tenu un discours, on a amené des choses liées à ça parce-que j’ai dit  » attention, ça va être compliqué  » et ainsi de suite et je leur dis  » maintenant, faites attention pendant vos congés, mettez des masques, sauvegardez votre famille, sauvegardez-vous pour le groupe, pour ceci et pour cela  « . Nous avons testé tout le monde à savoir 110 personnes. 

 

Cela fait un énorme contingent ? 

 

Bien sûr. Sur 110 personnes, j’ai à aujourd’hui un positif qui est un entraîneur donc c’est moins grave et un douteux qui va être re-testé. Je ne sais pas pour les autres équipes mais moi, je suis plutôt un club qui est en bonne santé. 

 

C’est bien que vous nous donniez cette information, cela permettra aussi de dénouer toutes les fake news qui règnent sur les réseaux sociaux. On sait que les réseaux sociaux sont parfois une plaie dans ce genre de cas. A Dijon, il n’y actuellement aucun sportif qui soit positif, on est bien clair ? 

 

Tout à fait. Je n’ai pas de déclaré, il y en a potentiellement un qui est douteux mais, quand on est douteux, on n’est pas forcément positif.  

 

Comme on dit au rugby, ça a un peu remis l’église au centre du village ?

 

Exactement, l’expression est très bonne et en plus, liée à notre sport préférée. Mais ce que je veux dire, c’est que j’ai trouvé un accord avec un labo parce-que cela ne nous coûte rien, aujourd’hui, c’est remboursé. Donc, ça coûte zéro au club, ça coûte tout simplement une certaine organisation pour que le labo fonctionne bien, ce qui n’était pas le cas en Mai et en Juin. 

 

C’est en effet un décret de Juillet qui permet d’avoir accès gratuitement aux tests

 

C’est ça. Après, il faut tergiverser, il faut que les joueurs aient leurs cartes vertes et une certaine rigueur mais, ça s’organise. Nous, nous avons décidé d’en refaire une car, s’il y a des cas naissants, je sais que certains clubs contre lesquels nous avons joué ont 2 / 3 cas qui sont apparus et nous avons malheureusement annulé notre match de préparation contre Mâcon. 

 

L’annulation du match contre Mâcon fut pour préserver du risque de contamination ? 

 

Oui, c’était pour se préserver parce qu’on ne sait pas ce que fait Mâcon. Ce qui m’inquiète aujourd’hui, c’est de faire des matches de préparation contre d’autres équipes dont on ne sait pas quelles démarches elles ont eues sur le Covid. Je devais jouer samedi 29 contre Mâcon mais, s’ils ont X cas de Covid et qu’on jouait contre eux, on chopait le Covid. Ça veut dire que ça allait mettre une semaine à savoir qui a été touché ou non ce qui nous amenait à une semaine de la reprise du championnat. Donc, derrière, avec tout le protocole qu’a fait la FFR là-dessus, qui est d’ailleurs bien fait mais, qu’est-ce qu’on fait les jours de matches ? Je pose aujourd’hui cette question que j’ai posée par mail aux autorités et à laquelle je n’ai pas eu de réponse. Quelles démarches prend-on ? Est-ce qu’à partir du moment où on a 2 Covid dans une équipe, le match est reporté ? Il ne faut pas tricher avec ça parce-que dans un club, vous avez certes les espoirs et les seniors, mais vous avez tous les autres qui, chez moi, représentent 400 personnes. Donc là, nous avons fait partir un courrier auprès de tous les parents, nous n’allions pas déclencher un dépistage général, mais comme maintenant, c’est gratuit, que les parents fassent la démarche avec leurs enfants d’aller faire dépister leur progéniture si vous le voulez avant la reprise des entraînements à l’école de rugby. Les Juniors et les Cadets ont déjà repris donc, nous leur avons demandé d’avoir un geste citoyen pour aller faire cette démarche personnelle et nous donner les résultats. On va voir comment s’est apprécié ou pas apprécié, mais on a déjà dit que les entraînements se feraient à huis-clos, à savoir qu’on ne voulait pas de parent au bord du terrain et pas de contact pour sauvegarder notre sport. 

 

De façon à préserver au maximum une sorte de bulle sanitaire ? 

 

Exactement. On essaie de réduire au maximum les lieux et les moments qui peuvent être à risque. Par exemple, nous avons repoussé la présentation de notre équipe qui devait se faire le 1er Septembre et j’ai dit  » on repousse, on la fera en Octobre « . Ce n’est pas gênant, les partenaires seront contents, ce sera le moment de présenter les joueurs, ils les auront vus évoluer. Même si la présentation a lieu après la reprise du championnat, ce n’est pas gênant mais, essayons de sauvegarder à la fois nos partenaires et nos joueurs. On leur demande de faire des efforts et de ne pas faire de regroupement donc nous, nous n’allons pas non plus générer de regroupement. Je pense qu’il faut être logique avec ce qu’on demande en termes d’efforts. 

 

Nous avons fait un article pour faire un peu le point sur cette situation sanitaire à géométrie variable en Nationale et en Fédérale 1. On va mettre la Fédérale 1 de côté et ne parler que de la Nationale, le championnat de Dijon. Nous avons listé 8 clubs dont nous sommes sûrs qu’ils se testent toutes les semaines avec assiduité. Il y en a d’autres pour qui il y a point d’interrogation et d’autres encore qui, pour l’instant, ne se testent pas car ils n’ont pas de cas symptomatiques. Qu’avez-vous à dire à ces clubs-là ? 

 

Je pense qu’il faut être responsable. A la rigueur, s’il y avait un coût financier, qu’est-ce qu’on fait ? Je dirai qu’il n’y a pas de coût financier par rapport à la santé. Aujourd’hui, il n’y a pas de coût financier puisqu’avec la carte verte, c’est remboursé. Donc, je pense que c’est la responsabilité de chacun et surtout des présidents de formaliser cela dans leurs clubs pour, quelque part, se tester, avoir cette photo, ne pas avoir peur de cette photo et prendre les décisions qui découleront des résultats. Nous, aujourd’hui, on sait qu’on peut continuer à s’entraîner parce-que nous avons fait un travail de fond avant, parce-que les joueurs ont été responsables et je les en remercie, parce-que les entraîneurs ont aussi appuyé cette démarche et fait en sorte que les joueurs la respectent. Et globalement, on arrive à avoir des résultats puisque, sur 110, nous avons un cas positif chez un entraîneur, seniors et espoirs confondus plus un cas douteux dont on attend de savoir s’il est négatif ou positif. Pour l’instant, nous l’avons mis en quarantaine le temps de le re-tester et de savoir quels sont ses résultats. Dès qu’il y a un cas douteux, l’ARS intervient, prend les choses en main et fait sa démarche d’enquête. 

 

Pour trouver les cas contacts et essayer de circonscrire tout cela

 

Exactement mais c’est important. Nous, nous essayons de faire quelque chose mais, ce qui me fait peur, ce sont tous les clubs départementaux où là, ça peut aller très, très vite. il peut y avoir des foyers pharaoniques, quand vous voyez un club pro comme le Stade Français où il y a eu je ne sais pas combien de cas, même chose pour Nice. Si on ne fait pas un tout petit peu attention et qu’on ne sensibilise pas les staffs, les joueurs, les dirigeants sur la problématique, ça peut être dramatique. A la rigueur, on n’aura pas de souci avec le joueur mais s’il va voir un de ses parents, grands-parents de tel âge ou tel âge, là, ça va être différent. 

 

Il y a une autre problématique qui est l’accueil du public avec une jauge à 5 000. On sait que vous avez une tribune et en stade en réfection qui est en cours d’agrandissement

 

Aujourd’hui, ça nous pénalise, non pas en termes de réceptif mais de personnes le long de la main courante. En places de tribune, ce n’était pas notre force mais par contre, sur la main courante, nous avions souvent 3 000 à 3 500 personnes. Aujourd’hui, on ne pourra pas les avoir parce-que, même si on les met sur plusieurs rangs comme on l’a expliqué devant la commission du préfet très récemment, qui nous a félicité sur notre démarche, sur notre rapport et ainsi de suite, nous avons fait une demande de tribune supplémentaire que l’on va avoir pour optimiser le nombre de supporters / partenaires pendant les matches. 

 

Il y aussi la solution du CS Nuiton de mettre des chaises tout autour de la main courante ? 

 

Non, non, ça, ça ne marchera pas. C’était une dérogation, je n’ai pas très bien compris, qui était liée au fait que ce n’étais pas un match de championnat mais un match non-officiel. 

 

Avec ces chaises de camping en plastique tous les mètres autour de la talanquère, on rentre certes dans les clous sanitaires mais, en termes de sécurité, on n’y est plus du tout parce-que ça peut-être un projectile ? 

 

Et puis franchement, entre nous, est-ce que les gens restaient sur les chaises (rires) ? C’est la question que l’on peut se poser. 

 

Je ne me permettrai pas de juger, je n’étais pas là pour le voir. Mais c’était fait de bonne volonté pour essayer d’accueillir le maximum de personnes

 

La démarche était intéressante mais elle ne sera de toute façon pas acceptée pour les matches de championnat. 

 

Au cœur du confinement, nous avions fait un grand débat entre présidents de l’ancienne Fédérale 1. Vous étiez l’un des précurseurs pour dire  » il faut reprendre en Octobre, en Novembre voire en Janvier « . Est-ce que vous pensez que l’on risque d’arriver à cette solution extrême ? 

 

Janvier, je ne l’espère pas parce qu’après, ça va être très compliqué mais franchement, je pense que si on avait repris le 1er Novembre, ça n’aurait pas modifié grand-chose. Nous aurions été plus sereins sur le début du championnat parce-que, regardez aujourd’hui, c’est la folie partout : qu’est-ce que font les clubs, comment font-ils, ils ne sont pas obligés de se tester, ils ne sont pas obligés de ceci, ils ne sont pas obligés de cela. Et j’ai peur qu’on aille vers des solutions qui, en plus, fassent prendre des risques à nos joueurs, à nos staffs lorsqu’on va aller jouer à l’extérieur contre des clubs qui ne font pas tester leurs joueurs. 

 

Qui peuvent être des clusters en sommeil ? 

 

Chez les pros, je n’ai pas de souci parce qu’aujourd’hui, ils sont tous testés. Mais nous qui sommes juste un cran en-dessous, et même pour le régional voire les clubs de séries, comment fait-on ? Ce n’est pas parce qu’on est pro qu’il y a une mesure qui est là, il y a un mal, quelque chose qui, quelque part, peut s’attraper par le contact donc, il faut prendre des mesures pour qu’on minimise les contacts ou qu’on ait une photo qui soit propre. Et là, ce n’est pas une question de niveau de clubs, c’est une simple question de civisme. Si on aime jouer au ballon ovale, il faut y mettre un minimum de conditions pour que ça fonctionne. 

 

Une question qui se pose : si, et on ne le souhaite pas, arrive un malheur avec un joueur qui a des complications sur le terrain parce qu’il a eu le Corona et qu’il ne s’en est pas aperçu, à qui incombe la responsabilité ? A l’employeur, le Stade Dijonnais par exemple, ou à l’organisateur, la Fédération Française de Rugby ? 

 

 Je n’ai pas étudié, et j’espère ne jamais avoir à le faire, cette question. 

 

il va de soi que l’on ne vous souhaite pas du tout d’avoir à le faire

 

Aujourd’hui, je pense à étudier la question de se protéger et, si on respecte a minima le protocole de la FFR, nous serons protégés. Comme nous, nous sommes au-delà de ça, on ne pourra pas nous dire que nous n’avons pas fait les démarches nécessaires. J’espère ne pas en arriver là parce-que ça serait vraiment dramatique et j’espère que la FFR, en prenant ses décisions qui ont été très favorables dans certains cas, n’a pas minimisé les risques dans son approche. 

 

Nous allons rebasculer sur le sportif parce-que nous espérons tous que, comme tous les amoureux de rugby, cette saison reprenne le plus vite possible 

 

Je pense que nous avons deux mois difficiles à passer parce-que les gens se sont retrouvés et ont passé du temps ensemble, même nous. Ce qui est logique parce qu’ils ont été pendant quatre mois confinés donc, c’était à prévoir et d’ailleurs, tout le monde le disait. Il ne faut pas être cortexé au-dessus de la moyenne pour deviner ce qui allait se passer. Autour de moi, tous les médecins me disaient  » il va forcément y avoir une reprise  » donc, si je l’entendais moi, d’autres l’on entendu. Je pense qu’il aurai été de  » bon ton  » de dire  » voilà, vous reprenez les entraînements, OK mais le championnat ne reprendra qu’à partir de telle période « . On n’allait pas perdre de licenciés, il faut arrêter  » les conneries  » en disant  » on va perdre des licenciés  » et ainsi de suite parce-que, de toute façon, les parents enverront leurs enfants où il y aura le moins de risques, c’est clair, net et précis. Et puis, si on a peur de cela par rapport à ça, il y a plein d’actions à mener après au niveau marketing pour faire revenir les enfants vers nous. Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir une équipe de France avec de jeunes français, où il y a de bonnes actions et autres et rien que ça, ça doit être un facteur pour encourager la jeunesse à revenir vers notre sport et augmenter nos licenciés. N’ayons pas peur de cela et, si on veut courir, on peut courir partout, peut-être pas forcément avec ses camarades mais on peut faire des choses. Vous savez, au mois de Juin, on m’a expliqué que  » ah mais, ils veulent jouer !  »  et j’ai répondu « non, nous, on n’ouvre pas les stades, c’est interdit « . On m’a dit  » ce n’est pas possible « ,  » et bien non, aujourd’hui, je n’ouvre pas les stades parce qu’aujourd’hui, le risque est là et on en reparlera plus tard « . 

 

A contexte extraordinaire, mesures extraordinaires ? 

 

Mais bien sûr ! Ça me paraît assez évident. Regardez, aujourd’hui, on va faire mettre des masques à tout le monde, c’est très bien. C’est une des mesures qui est appliquée dans les pays asiatiques où ils ont tous masqués. Je ne mets pas en avant les mesures des pays asiatiques mais ceux qui s’en sont bien sortis aujourd’hui, ce sont quand même tous ces pays où, malheureusement, l’hygiène n’est pas la nôtre, que les choses soient très claires, qui portent des masques ce qui porte un peu ses fruits. Je ne dis pas que le virus ne revient pas chez eux, je ne parle pas de la Chine mais des pays asiatiques, mais ils ont appliqué la quarantaine, ils ont globalement pris les mesures qu’il fallait, nous, on a toujours peur de ceci et de cela, de faire tomber l’économie. Bien sûr qu’il ne fait pas qu’on reconfine, même pour moi, j’ai des entreprises et je n’ai pas envie que l’on reconfine. Mais par contre, obligeons les gens à mettre des masques le temps qu’il le faudra, de toute façon, il va falloir que l’on vive avec, on se fera vacciner tous les ans et voilà. 

 

Vous avez été l’un des instigateurs avec Bourg-en-Bresse, Narbonne puis Albi qui s’est mis dans le maul de la création de cette division Nationale. Quel résultat du Stade Dijonnais rendra heureux le président Verney ? Une belle qualification en play-off, car on sait que vous aimez ça, les phases finales ? 

 

 On ne sait pas quel va être ce niveau parce qu’il y a eu des recrutements très bizarres des différentes équipes. On a du mal à appréhender l’intensité réelle que l’on aura en face de nous. Mais oui, ce que l’on vise, c’est d’être dans les six pour pouvoir jouer les phases finales et voir un peu comment ça se passe, pour se donner goût à aller plus loin par la suite. Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir une ville comme Dijon avec un maire qui nous suit, les travaux sont engrangés, nous avons une magnifique pelouse et un éclairage magnifique pour pouvoir accueillir les retransmissions télé. Nous avons mis une estrade spécifique pour eux par rapport à ce qu’ils nous avaient demandé donc, nous sommes dans notre continuité. Nous ne voulons pas brûler les étapes mais nous sommes dans la continuité. Et je pense qu’à un moment, si nous devons aller sur la marche supérieure, il faut se dire que l’on y va pour être à minima dans les 6 et voir ce qui s’y passe. Après, je pense qu’il y en a d’autres qui sont mieux armés que nous mais, on sait que, parfois dans le sport, le mieux armé a une certaine limite et ce n’est pas ça qui fait que. C’est ce qui fait encore la logique du sport, regardez le PSG même si c’est un autre sport. 

 

Tout à fait.  Ce que nous allons vous souhaitez, c’est que le 14 Novembre, quand Albi va venir à Bourillot, on puisse venir commenter ce match

 

On sera ravi de vous accueillir et de vous faire peut-être déguster quelques nectars de notre région. Il y a des choses que l’on sait bien faire, peut-être pas encore le rugby mais le vin, c’est une certitude. 

 

Ça, c’est sûr et on se fera un plaisir de revenir à Bourillot quasiment deux ans après et on espère que toutes ces problématiques sanitaires seront derrière nous

 

N’hésitez pas à nous prévenir un petit peu avant que l’on s’occupe de vous

 

C’est très gentil, l’invitation est lancée et on se donne rendez-vous au plus tard le 14 Novembrepour Dijon / Albi en espérant que, d’ici là, le Coronavirus ne soit plus qu’un lointain souvenir

 

Exactement, c’est mon souhait le plus cher

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-27-et-28-aout-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Philippe Verney, lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 28 août 2020

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