#Rugby – Nat / C.Deylaud (Blagnac) : «Blagnac mérite d’être dans cette poule élite!»

Chez les Caouecs Blagnacais, on se prépare avec ardeur à la nouvelle division Nationale, sans tapage mais avec une détermination certaine. C’est donc un manager du Blagnac Rugby surmotivé que nous avons retrouvé pour faire un point sur l’avant-saison de Hauts-Garonnais, qui trustaient les premières places de fédérale 1 depuis quelques années. Entrecoupée de quelques piques ciblées, l’analyse de l’ancienne idole du Stade Toulousain est lucide et sans ambage : Blagnac mérite amplement sa place dans ce championnat et compte bien le rappeler tout au long de la saison. Entretien avec un coach Deylaud qui outre son attachement viscéral pour la formation, va tenter de surprendre une énième fois avec son groupe, le microcosme de la « Nationale » ainsi que les pronostiqueurs d’avant saison.

 

Crédit photo Patrick Arfi – Blagnac Rugby

 

Nous vous avions laissé en Fédérale 1, nous vous retrouvons en Nationale. Il y a eu de la promotion dans l’air pour le Blagnac Rugby et un certain Frédéric Michalak n’y est quand même pas pour rien parce-que, pour arriver à la création de cette poule Nationale,  il a fallu quasiment qu’il passe un drop des 50 mètres ? 

 

Je crois que c’est un travail de longue haleine, il est clair qu’il n’était pas prévu que cette poule soit créée. Je pense que deux clubs, qui s’appellent Massy et Albi, essayaient de passer un petit peu en force en Pro D2 , mais n’ont pas réussi. Je crois que le rugby de Fédérale et de Fédérale 1 avaient besoin d’être réorganisés, ce qui a été fait par Bernard Laporte en essayant de trouver un compromis entre les clubs qui peuvent jouer à ce niveau-là mais avec des moyens un peu en-dessous ce qu’il faut pour aller à l’échelon supérieur et l’accessibilité à la Pro D2 et des équipes qui ont la prétention d’y monter avec de gros moyens et ainsi de suite. 

 

La lettre de Fred Michalak n’y est quand même pas pour rien non plus ? Elle a permis de faire basculer ou de faire retomber la pièce du bon côté ? 

 

Oui, bien sûr mais je crois qu’à un moment donné, à partir du moment où il y avait une réorganisation là-dessus, ce n’est pas Fred qui a fait passer Blagnac à la différence peut-être d’autres clubs qui ont acheté leurs passages pour venir là. Blagnac n’a rien volé : l’année dernière, nous faisons les demi-finales, là, nous étions derrière Albi dans notre poule avec deux défaites. Je crois que nous étions positionnés comme 4e ou 5e équipe nationale, ça fait trois ans que c’est comme cela donc, je pense que Blagnac mérite d’être dans cette poule élite. Et je crois que c’est un travail depuis cinq ans qui s’est fait autour d’un projet sportif et au-delà de l’équipe une. Je pense que c’est tout un club qui se structure petit à petit avec ses moyens, puisque nous avons des moyens en-dessous de la moyenne de pas mal de clubs de cette poule, mais nous n’allons pas nous arrêter là. Je pense que Bernard Laporte parle d’abord du sportif avant de parler du financier et ça tombait bien. Blagnac est dans tous les créneaux, depuis trois ans, nous faisons partie de ces équipes qui progressent d’année en année, un club qui se progresse et se structure avec des joueurs français et ça, il faut le dire et je le crie haut et fort. Nous n’avons pas besoin d’aller chercher des étrangers, je crois qu’il y a assez de jeunes de qualité et en plus, la particularité, c’est que nous travaillons tous et je me mets dans le lot. Il ne faut pas oublier qu’on fait nos 37 heures par semaine, nous sommes pluriactifs, nous allons travailler. Je dirai que nous allons un peu jouer dans la cour professionnelle tout en étant amateur mais on ne rechignera à rien, on ne pleure pas, ça fait partie du jeu. J’ai dit à mes joueurs que nous le méritions autour de ce projet, qu’ils le méritaient parce qu’ils se le sont gagnés sur le terrain et nous allons essayer de bien figurer dans cette poule. 

 

On sait qu’il y a un projet à moyen terme de monter en Pro D2 à Blagnac, c’était un gros palier à passer. Maintenant qu’il y a cette Nationale, cela fait une marche intermédiaire qui peut être salvatrice ? 

 

Oui, peut-être. Nous avons toujours dit que nous monterions en Pro D2 si on le méritait sur le terrain si nous arrivons un jour à avoir les moyens qui nous permettent d’y monter, à avoir un léger recrutement supérieur avec des joueurs de notre calibre ou un peu supérieurs pour nous amener et peut-être nous faire basculer un jour en Pro D2. Mais, les choses se méritent, il ne suffit pas de dire les choses, il y a besoin d’avoir un peu tout. L’idée de Blagnac est quand même la formation donc, nous restons sur notre cheval de bataille qui est la formation, de sortir un maximum de jeunes issus du club ou des alentours, de leur donner la possibilité de s’exprimer sur le terrain. Et si un jour Blagnac monte, il y a aura peut-être le côté financier qui sera un peu amener par certaines personnes et je le souhaite un jour mais ça sera aussi parce-que le sportif se le gagnera et qu’on sortira des joueurs de qualité pour nous amener là et des joueurs qui auront les qualités pour jouer en Pro D2. 

 

Crédit photo Patrick Arfi – Blagnac Rugby

On connaît votre talent de quasi préparateur mental pour motiver vos joueurs mais on entend aussi dans la presse beaucoup de gens mettre Chambéry, Blagnac, Cognac, Aubenas dans le bas de tableau. On vous donne déjà une étiquette d’équipes qui allez jouer le maintien. Il n’y a pas mieux comme levier pour aller motiver vos joueurs et prouver qu’il faut attendre la vérité du terrain avant de placer des gens à des positions ? 

 

Tout à fait. Je dirai que, pour un levier de motivation, c’est le plus facile, aujourd’hui, tout le monde peut faire cela. Nous n’irons pas chercher ce côté-là, en tous cas, moi, personnellement, je n’irai pas le chercher. De un, parce-que je n’écoute pas ce que peuvent dire les gens, de deux, parce-que les pronostics ne m’intéressent pas et qu’ils sont là pour être changés. Mais, c’est surtout de faire prendre conscience à mes joueurs que depuis trois ans, nous faisons partie de l’élite de la Fédérale 1 et des meilleurs, puisque nous étions en demi-finale l’année dernière avec quand même trois clubs professionnels. Je crois qu’aujourd’hui, ce n’est qu’une récompense mais, si on s’arrête à la récompense, oui, nous chargerons et nous pourrons être une équipe de bas de tableau. Mais, comme on le dit, l’appétit vient en mangeant, mes joueurs prennent conscience qu’il faudra cravacher, que cela sera plus dur, que tous les dimanches vont être au couteau mais que nous pouvons faire partie de ces équipes qui peuvent venir un peu tutoyer les meilleurs ou emmerder un petit peu tout le monde. Mais, nous n’allons pas rentrer dans cette idée-là : je crois qu’il faut rentrer dans l’idée de continuer à progresser, de toujours essayer d’aller un peu plus haut. Si ça veut sourire, tant mieux, si ça ne veut pas sourire, ça voudra dire que nous ne sommes pas encore au niveau et qu’il faudra trouver des éléments pour progresser encore. Si on n’y est, ce n’est pas se prendre pour un club ou une équipe qu’on n’est pas. On se structure à notre manière, avec notre façon de voir le rugby et en essayant d’être le plus objectif possible mais avec quand même bien sûr de l’ambition derrière la tête de venir tutoyer les meilleurs. 

 

Dans cette période d’intersaison très, très longue, comme tous les clubs, on a l’impression qu’il y a eu à Blagnac un recrutement à deux volets : un au début pour cette Fédérale 1 qui devait être élargie à 5 poules puis après, un second volet qui s’est développé pour cette Nationale. Vous avez dû un peu réadapté le recrutement ? 

 

Tout à fait, nous avons changé notre fusil d’épaule. Toutefois, nous n’avons pas non plus fait une grande révolution puisque nous étions partis sur un programme classique, que nous avons gardé sur la préparation d’avant-saison des joueurs. Nous avons rajouté un entraînement de plus non pas sur le terrain mais plutôt en termes de muscu et de récupération puisqu’on sait que ça va taper fort tous les week-ends. Le premier recrutement s’était essentiellement axé avec des garçons issus du coin, nous avions laissé partir certains garçons, d’autres nous avaient quitté pour diverses raisons mais, nous n’avions ciblé que 3 à 4 joueurs sur des postes vraiment précis. Ensuite, nous faisions confiance, et c’est toujours le cas, à nos jeunes et, je pense que nous aurions totalement pu injecter ces jeunes dans une poule classique. Là, il va falloir y aller à petites doses donc, c’est pour cela que nous avons un petit peu revu le recrutement avec des joueurs un peu plus expérimentés et un peu plus solides sur certains postes. Mais, ce qui n’empêchera pas d’injecter quand même ces jeunes qui ont du talent et qui ont la possibilité de jouer. 

 

En guettant les réseaux sociaux, j’ai vu une particularité de Blagnac. On sait que vous aimez bien faire des contre-pieds, des crochets un peu chaloupés comme on dit. J’ai vu que tous les clubs reprenaient l’entraînement début Juillet alors qu’à Blagnac, vous n’avez repris que la semaine dernière, si je ne me trompe pas. Quelle est la raison de ce redémarrage tardif de votre club ? 

 

La raison est simple, c’est le financier. Il faut savoir que les garçons ont joué le jeu, ils ont continué à se préparer avec une préparation physique. On l’a fait un peu en deux volets : à partir du moment où il y a eu le déconfinement, ils ont eu un programme à faire à la carte puisqu’ils n’étaient pas rémunérés donc, sur la base du volontariat, il faut appeler le mot comme il doit l’être. Il y a des garçons qui venaient s’entraîner au club en fonction du Covid et en faisant attention aux prescriptions sanitaires, il y en a d’autres qui l’ont fait chez eux. Ce que je veux dire, c’est qu’ils avaient une base de travail physique à faire, je ne pense pas que c’était la peine de reprendre trois mois avant. On leur a laissé les vacances du mois de Juillet parce-que les garçons travaillent, ils sont pluriactifs et non professionnels, il faut le rappeler. Donc, c’est la période où ils prennent leurs vacances et nous leur avions donné rendez-vous la dernière semaine de Juillet puisqu’à partir de là, je dirai qu’on peut commencer la saison sur tous les points. Je crois que sept semaines, c’est suffisant, nous nous sommes aperçus que les garçons n’avaient pas trop perdu au niveau rugbystique, ce sur quoi j’avais un peu peur et un peu de doute. Au contraire, ils sont arrivés avec beaucoup de fraîcheur et beaucoup d’envie. Ça se met en place, il n’y a pas de différence avec les autres années. 

 

Il n’y avait pas un effet de manque, vous n’avez pas retrouvé des morts de faim de rugby ? 

 

Si, tout à fait, ils avaient envie de toucher du ballon mais, c’est ce que je disais, je pensais à contrario qu’il y allait avoir beaucoup de déchets mais c’est revenu assez rapidement et ça, c’est très intéressant pour les quelques semaines encore de travail à faire. Mais on sait que nous nous ne sommes pas encore arrivés, qu’il va encore y avoir une grosse charge sur l’aspect physique et athlétique pour quand même rivaliser avec ces équipes qui vont arriver déjà armées de par leur expérience du passé, là où nous, nous pouvons être un petit peu les  » petits jeunots  » là-dedans. 

 

Techniquement et sportivement, personne ne s’inquiète pour Blagnac parce qu’à part les mémoires courtes, tout le monde se souvient quand même que vous avez bousculé Bourgoin en quart de finale il y a bientôt plus d’un an. Vous avez failli faire chuter VRDR qui ont eu quelques sueurs froides sur le match retour. Par contre, avec la pluriactivité des joueurs, est-ce que le danger pour Blagnac ne serait pas plutôt le côté psychologique ? Car les joueurs vont avoir un rythme effréné entre leurs vies professionnelles et leurs vies sportives

 

Tout à fait. Lorsque j’ai parlé tout à l’heure de garçons qui nous avaient abandonné, ce sont aussi des garçons qui ont fait un choix de vie. Ils avaient envie de continuer avec nous parce-que, si nous étions resté dans notre championnat, ils seraient restés avec nous. Ils ont fait un choix de vie, ils ne pouvaient pas concilier rugby, boulot et vie de famille donc, ils ont fait ce choix-là. Pour les autres, et je ne vous mens pas, il y en a quelques-uns qui ont réfléchi longuement. Si j’avais eu trop de joueurs qui avaient été dans ce cas, j’aurai fait le choix de ne pas y aller mais, comme on dit, j’ai réussi à leur retourner le cerveau et à leur faire comprendre qu’à partir du moment où on mérite quelque chose où que, quelque part on nous l’offre, enfin, offrir … on se l’est mérité sur le terrain mais on nous donne une carte VIP alors, n’allons pas la refuser. Parce qu’autrement, dans les années futures, il n’est pas dit qu’on puisse un jour y aller et là, au moins, on y sera et ça va nous servir d’expérience. Ça va servir d’expérience au quelques jeunes qui vont jouer dans cette équipe et un peu à tout le monde donc, je crois qu’aujourd’hui, si on doit faire un contre-pied, c’est peut-être celui-là.  Il faut être conscient qu »aujourd’hui, les choses vont se mettre en place en fonction de l’évolution du début de saison. 

 

Depuis trois ans, vous êtes à chaque fois dans les 6 / 8 meilleures équipes de Fédérale 1. Est-ce que l’objectif en Nationale est d’être dans ce credo-là de position ? 

 

Je souhaite être dans les 10 premiers, oui. Nous n’avons pas d’objectif particulier, je ne suis pas homme à mettre la tête à l’envers à mes joueurs : ils iront là où ils pourront. Il n’y a que la première phase qui va nous donner la jauge et les indications qu’il faudra suivre pour la suite. Mais il est clair qu’à partir du moment où, sportivement, nous faisons partie de ces équipes qui sont là depuis deux ou trois ans, pas des équipes prétendantes au titre car nous n’en avons pas les moyens, franchement, mais des équipes qui jouent assez bien, qui jouent efficace. Donc, si on peut être dans les 10, je signe de suite ! Ce n’est pas faire du Guy Roux mais, objectivement, par rapport aux effectifs que je vois en face et au recrutement que font certains clubs, Blagnac aujourd’hui n’a pas fait ce recrutement-là. Il l’a fait plutôt en fonction de ses moyens financiers et économiques et la valeur de ses jeunes. Donc, nous allons essayer de nous structurer dans les paroles que l’on a dites, dans le projet qu’on s’est défini depuis deux ans et demi, trois ans avec Fred et le président Benoît Trey et je crois que nous sommes totalement en osmose entre le discours et les moyens que nous avons. Nous sommes dans le droit chemin. 

 

Vous m’avez fait une belle chistera parce-que j’allais parler de Benoît Trey. On entend dans vos propos que vous êtes très heureux, vous et les joueurs, de relever ce défi national. Benoît Trey est lui aussi très, très heureux de ce nouvel outil pour faire la promotion de son club car la Nationale va être quelque chose qui risque d’avoir un certain impact médiatique. Pour le développement économique et structurel du club, c’est quand même top ? 

 

Tout à fait. Je crois que là, de toute façon, c’est là que le bât blesse aujourd’hui. C’est à dire que le sportif a été plus vite depuis 3 / 4 ans que le financier et les économies que l’on pouvait en tirer. Malheureusement, le corona est arrivé entre temps et a creusé encore plus un fossé à ce niveau-là. Quand je parlais du fait que les joueurs le méritaient, ce qui va être intéressant, c’est l’attractivité de Blagnac qui peut être très intéressant pour des jeunes et des parents qui puissent faire venir leurs enfants sur Blagnac. On ne pourra pas rivaliser avec des équipes comme le Stade Toulousain ou Colomiers mais, au niveau attractivité pour les jeunes, ça, c’est intéressant. La deuxième attractivité, il est sûr qu’elle se fait sur le côté partenariat et j’espère que les sociétés qui sont sur Blagnac, voire les grosses sociétés, puissent à un moment donné s’intéresser aussi à Blagnac et pas qu’au Stade Toulousain ou à Colomiers. Ça serait hyper intéressant qu’il y en ait quelques-uns qui nous aident pour venir voir un jour ces jeunes que l’on forme et leur faire passer un cap parce-que cela fait partie aussi du jeu. Si on a quelques moyens financiers de plus, on peut recruter des joueurs d’un calibre au-dessus ce qui entraînera encore plus de jeunes vers le haut-niveau. Donc, l’attractivité de cette poule était très intéressante et c’est normal que Benoît se soit relevé les manches pour aller chercher ce qu’il fallait aller chercher. 

 

Nous avons fait un peu le tour de l’actualité blagnacaise. On va maintenant inviter à venir voir cette équipe de Blagnac parce qu’il y a une particularité dans ce club : il y a du rugby masculin à haut-niveau mais il y a aussi du rugby de haut-niveau féminin

 

Tout à fait, il y a des filles qui sont aussi au plus haut-niveau mais elles, on n’a plus besoin de les présenter. 

 

Ce sont vos stars ? 

 

Oui (rires) Mais malheureusement, elles perdent depuis des années en demi-finale en gagnant toujours l’un des deux matches. Elles n’arrivent pas à passer un cap pour arriver en finale, j’espère que ça va se faire cette année. Et on aimerait qu’il y ait un peu plus de monde au stade, c’est un peu le mal qu’il y a à Blagnac. Je pense qu’aujourd’hui, nous sommes attractifs à tous les niveaux, même au niveau du jeu, et j’aimerai que les curieux Toulousains ou de la région viennent aussi un peu s’intéresser à Blagnac parce qu’ils ne seront pas déçus. 

 

C’est tout le mal que l’on vous souhaite et on espère que vous aurez de belles chambrées quand les conditions sanitaires le permettront et on vous souhaite le meilleur pour cette saison 2020 / 2021. 

 

Si on a juste 5 000 personnes, ça nous va, je vous rassure. Pour nous, la chambrée sera très bien. 

 

C’est impeccable et on invite tous les Toulousains amoureux de rugby de venir à Blagnac, au Stade Argelès découvrir le beau jeu qui est pratiqué mais aussi la belle brasserie où ils pourront manger

 

Tout à fait, ils seront les bienvenus

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-7-aout-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Christophe Deylaud lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 7 août 2020

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