#Rugby – Nat/ A.Méla (Albi) : «Il faut qu’on finisse le travail!»

Mercredi 1 juillet, lors de la reprise des entraînements, nous sommes allés à la rencontre d‘ Arnaud Méla, le manager du Sporting Club Albigeois. Pour l’ex seconde ligne international, se fût l’occasion de faire un tour d’horizon de l’actualité (transferts, staff, prépa physique, matchs amicaux) et de dresser les perspectives d’un nouveau défi : la Nationale. Malgré une rancoeur certaine de n’avoir pu accéder au Pro D2, l’ex briviste remobilise ses troupes à l’aube d’un nouveau championnat le SCA sera attendu au tournant. Le manager jaune et noir espère ardemment voir l’addition de l’âme d’un groupe dont 85% a été conservé, à celle d’un recrutement amenant de la plus value dans chaque ligne, permettre au Sporting d’affronter la haute adversité qui les attend cette saison et de finir le labeur entrepris, en touchant enfin le Graal. Une chose est sûre, Arnaud Méla et ses hommes n’ont rien oublié des embûches, qui ont clairsemé depuis 3 ans, le chemin d’un vécu collectif, cruel mais formateur. Entretien avec un coach qui donne le top départ de l’opération commando d’un club qui doit une revanche à son destin .

Crédit photo Jacques Massine / Le #MagSport – RadioAlbiges.

Arnaud, ça y est, on se projette dans une nouvelle saison 2020 / 2021 en Nationale ? 

 

C’est la reprise, une reprise finalement un peu difficile parce-que certains joueurs, entre la chaleur et le manque d’activité, ont quand même souffert. Pour nous, c’était surtout une reprise de contact pour voir un peu l’état mental et physique des joueurs et puis, nous sommes contents de revoir un peu tout le monde. 

 

Le confinement n’a pas trop  » piqué  » au niveau de l’état physique des joueurs ? 

 

Non, ils ont plus ou moins tous joué le jeu. Comme toujours, il y a 4 ou 5 joueurs qui ont tendance à prendre un peu plus de poids et à se mettre en difficulté dès le début de saison. Quand ils auront un peu mûri et pris de l’expérience, j’espère qu’ils se rendront compte qu’il est beaucoup plus facile de reprendre avec son poids de forme parce-que les préparations sont beaucoup plus simples (rires). Mais sinon, ça s’est bien passé dans l’ensemble, tout le monde a joué le jeu et on sent des joueurs qui sont surtout contents de se retrouver. 

 

Surtout que la prépa physique va être prépondérante à la reprise, plus que les autres années avec cette grosse coupure. Ceux qui vont avoir le plus de coffre et la meilleure prépa risquent de partir avec quelques longueurs d’avance ? 

 

C’est primordial, il faut que l’on puisse attaquer la saison en étant bien physiquement. Les délais sont justes, quasiment similaires à l’an dernier à part que nous serons dans un niveau plus relevé, c’est donc à prendre en compte. Et surtout,  les 15 premiers jours sont avec un protocole de reprise de contact un peu plus tranquille et donc, on perd ces 15 jours par rapport à l’an dernier où nous avions fait des tests pour après taper fort dedans. Il va falloir prendre tout cela en compte et ça va être la condition physique, la récupération et le médical qui vont être très importants cette année.  

 

La touche Arnaud Méla, c’est aussi le stage de pré-saison. La première année, c’étaient les commandos, la seconde année, la ferme et la 3e, la campagne à Souillac. Qu’est-ce que cela va être cette année ? Chez les pompiers ou les policiers ? 

 

Je ne sais pas, je suis en train d’y réfléchir. On essaye de s’organiser et ce sera peut-être un voyage à la montagne, je ne sais pas encore. On va voir et, pour le moment, on réfléchit. 

 

Ca donnera un air d’Éric Béchu car il était friand de ces prépas à la montagne ? 

 

Oui, j’ai beaucoup apprécié les moments passés là-bas avec Eric et c’était des moments où il fallait aussi être solidaires parce-que la montagne, ça n’est pas facile. Il y a toujours des mecs qui ont le pied plus montagnard que d’autres mais en tous cas, il faut aller chercher un peu au fond de soi-même pour arriver à gravir tous les points d’ascension et il y en a des bonnes. On réfléchit à tout cela, j’aime bien changer tous les ans donc, nous allons essayer de trouver quelque chose par là-bas. 

 

Qui dit intersaison dit aussi matches de préparation. On avait entendu parler de rencontres contre Aurillac et Carcassonne. Mais, décidément, la Pro D2 ne veut pas du Sporting Club Albigeois parce qu’il y a une impossibilité sanitaire de jouer contre ces deux équipes. Du coup, contre qui le Sporting Club Albigeois va jouer en match de prépa ? 

 

Nous avions arrêté Aurillac et Carcassonne et la commission médicale de la Pro D2 et surtout de la Ligue n’a pas souhaité que les clubs de Nationale rencontrent les clubs de Pro D2. Ça nous met un peu dans la difficulté parce-que tout le monde avait fait ses courses et là, on se retrouve un peu comme des cons. Nous avons réussi à nous entendre avec Narbonne pour faire un match le week-end du 23 et là, on est en train d’en trouver un autre pour fin Août. On restera sur deux matches parce qu’après, on part quand même sur un bloc de 4, chose que l’on n’a pas l’habitude de gérer. Si on partait sur un 3e match, ça serait, je pense trop difficile donc, nous allons partir sur un bloc de deux matches amicaux et il me reste maintenant à trouver le second. 

 

On t’appelle souvent le  » berger de Bigorre  » car tu aimes bien que ton troupeau se resserre. Lors des négociations salariales, qui sont un peu les mêmes dans tous les clubs, les joueurs là-aussi ont fonctionné en pack et ont formé un maul. Ça montre vraiment que ce groupe a de l’âme ? 

 

Oui, ce sont des bons signaux. C’était une bonne démarche de la part du groupe, ils ont trouvé des solutions entre-eux et ce sont des situations délicates. Ils sont bien mieux placés que nous, que moi ou que les dirigeants pour connaître les soucis en interne. Chacun a des soucis différents à gérer : quand tu es célibataire, quand tu as des crédits, des enfants, des boulots ou pas par rapport à leurs compagnes. Ils ont géré le problème plutôt entre eux et je trouve que c’est une bonne chose parce-que c’est encore quelque chose qu’ils ont fait ensemble. Quand le groupe valide ce genre de choses, c’est toujours bien mieux que lorsque c’est imposé donc, je suis bien content que cela se soit passé comme ça. 

 

C’est aussi peut-être la preuve d’une certaine maturité du groupe ? 

 

Oui, une maturité de nos joueurs leaders et cadres. Il y a toujours des joueurs qui prennent un peu plus le temps de réfléchir que d’autres et qui sont importants dans des décisions comme celle-là donc, je trouve que ça a été très bien géré. 

 

Il y a les anciens et ce groupe qui reste à 80% au Sporting Club Albigeois mais il y a aussi des nouvelles touches, des plus-values. Est-ce que tu peux nous en parler un peu et nous faire les détails des arrivées ? 

 

Nous avons essayé de récupérer quelques joueurs du niveau au-dessus et il y a aussi eu des paris. On a Thomas Toevalu qui vient de Rouen, qui a fait un gros début de saison, un joueur prometteur et assez dur sur le terrain, qui a de bonnes mains et qui sait jouer au rugby. C’était aussi pour pallier au départ de Tunu (Tavalea) qui était dans le même profil. On a rentré Dimitri Tchapnga, qu’on avait rencontré l’an dernier contre Dijon, c’est un pilier droit d’expérience car il commence à avoir un peu de bouteille. C’est un joueur qui est prêt physiquement et qui est finalement assez frais dans le rugby parce qu’il n’a pas commencé le rugby à l’âge de trois ans donc il lui reste des années devant lui et qui va aussi nous faire du bien. Derrière, on a rentré Josh Drauniniu qui a beaucoup matché, il a été un des hommes de base de Richard Hill à Rouen. C’est un joueur expérimenté, qui a joué l’année dernière en Pro D2 et qui va nous amener beaucoup de sérénité derrière, de vitesse. C’est un vrai 13 de métier donc ça va aussi nous faire du bien dans notre effectif. Après, il y a un petit pari de ma part avec Gary Lo, un joueur qui a vraiment un fort potentiel physique. C’est un ailier qui vient du XIII et ma seule question porte sur sa faculté à s’adapter au rugby à XV, qu’il avait un peu pratiqué jeune en Papouasie mais c’est un joueur très explosif. 

 

On a pu le voir sur des vidéos, il ne fait pas les déplacements pour rien ? 

 

C’est un joueur qui est assez petit, très physique, à peu près 1m75 pour 100 kgs donc c’est quelqu’un d’assez râblé avec beaucoup de vitesse. J’espère qu’il sera notre facteur X, on en aurait besoin. A l’arrière, on a Quentin Pilet qui a fait un gros début de saison avec Vannes, qui jouait avec Dimitri à Dijon. C’est un joueur qui a de l’instinct, de la vitesse, qui est très bon dans les couloirs. Ca va aussi amener un peu de concurrence à Benji qui est un peu dans un fauteuil depuis deux, trois ans et la concurrence fait toujours du bien, ça tire les joueurs vers le haut. 

 

Et un talon d’expérience qui arrive aussi de Pro D2 ? 

 

Oui, nous avons signé Medhi Boundjema, un joueur qui a joué en Top 14 et en Pro D2. Il est expérimenté, fort sur l’homme, fort dans ses duels, un joueur qui est très, très, très prêt physiquement. Donc, c’est un joueur dur qui va aussi nous amener un peu de rudesse dans notre jeu de devant et je suis très content de son arrivée. 

 

On a quand même l’impression que ça va être assez costaud devant ? 

 

Oui, ça va être costaud, on a quasiment remplacé joueur pour joueur numériquement. Il nous en manque un ou deux mais je pense qu’on va arrêter là cette année. On a mis un peu plus de physique devant et aussi un peu plus de joueurs athlétiques parce-que le niveau va être relevé. Donc, nous avons anticipé et essayé de nous armer au mieux pour être prêts pour cette Nationale. 

 

Il y a aussi des joueurs qui partent. J’imagine que ça a dû te fendre le cœur de voir certains qui, depuis trois ans et voire plus pour certains, faisaient partis de l’aventure jaune et noire ? 

 

Bien sûr. La plupart de ces joueurs-là ont passé trois ans avec moi et le premier qui me vient à l’esprit, c’est Tunu Tavalea. C’est un joueur emblématique du club, qui a joué 6/7 ans à Albi et, si je ne me trompe pas, c’est Hugo (Mola) qui l’a fait venir. Il a été l’un des moteurs de ce club pendant longtemps mais aujourd’hui, Tunu avait quand même un genou en délicatesse donc, je ne pouvais pas me permettre de me lancer dans une aventure comme ça alors que j’ai besoin qu’il matche. L’an dernier, j’avais de moins en moins de temps de jeu de sa part et je le remercie pour les moments que nous avons passé ensemble parce-que ça a été un joueur très agréable à entraîner et un sacré Monsieur, je suis content du temps que nous avons passé ensemble. Il y a aussi Romain Casals, qui était venu de Tarbes avec moi et que je n’ai pas conservé. Il va peut-être tourner la page ou rejouer un petit peu mais il va rentrer dans l’entreprise familiale donc je le remercie aussi pour les saisons qu’il a faites. Je suis très content de ce qu’il a amené, il a aussi amené son expérience vis à vis de nos jeunes donc c’est aussi un joueur qui a mouillé son maillot pour le club et c’est important. On a Laurent Magnaval qui était également arrivé avec moi et qui est reparti chez lui. C’est un peu pareil, il est parti sur un projet d’un travail à côté mais il est rentré se rapprocher un peu de sa famille, de son soleil, de ses cigales et de sa pêche sous-marine dont il est fan. Je l’ai eu hier au téléphone et je le remercie aussi pour le temps que l’on a passé ensemble. William Whetton rentre chez lui, on avait fait un pari quand on est arrivé en disant qu’on allait faire remonter ce club et on n’a pas réussi. Cette année, il a pris la décision de rentrer chez lui en Nouvelle-Zélande, dont il était parti depuis un moment, et il avait envie de revoir un peu la famille. Lui aussi a fait du bon boulot, il a été là dans les moments difficiles du club et je l’en remercie aussi. On a Pat Toetu qui s’est blessé cet hiver et qui est en convalescence. En attendant qu’il revienne en forme et qu’il se remette un peu, il va me donner un coup de main sur la mêlée donc lui, on le reverra autour du Stadium. 

 

Et techniquement, Patrick Toetu c’est un expert en mêlée .

 

Pour le grand public, quand ils voient son physique, ils se disent qu’il est tout en puissance, en force et en poids. A contrario, Pat est l’un des joueurs les plus techniques à droite que j’ai connu, il sait s’adapter à tous les piliers, à tous les formats de mêlée en face de lui et donc, ça va vraiment être un élément très important dans notre effectif pour amener cette expérience dont nos jeunes ont besoin, nos jeunes et nos moins jeunes d’ailleurs. 

 

N’oublions pas Benjamin Pètre et Saïmon Nabarro 

 

Bien entendu, j’allais y venir. Ben est un joueur avec qui j’ai joué sur Brive et on a fait un petit pari de trois ans avec lui. Mais finalement, ça ne lui a pas rendu service, il a une cheville qui est très douloureuse, qui se bloque tous les matins et il m’a appelé  pour me dire qu’il avait décidé de stopper le rugby. C’est une grosse perte pour nous, c’est un joueur qui a quand même serré les dents et joué le jeu cette année. J’avais une petite idée derrière la tête et je voulais le faire passer 3e ligne centre. Je pense que j’aurai peut-être dû le faire cette année et il aurait pu tenir car, le problème des entraînements doubles des 3/4 avec le sprint, c’est qu’il a eu du mal à le digérer. J’aurai peut-être dû le gérer différemment, le faire passer 3e ligne centre car les gros ont quand même beaucoup moins de courses. Ça aurait peut-être pu lui correspondre, surtout qu’il était 3e ligne de formation. SaïmoniNabarro est aussi parti à Graulhet sur un choix personnel, un peu de lassitude et je sais qu’il a aussi une forte amitié avec un ailier fidjien qui joue à Graulhet. Je suis content aussi de l’apport qu’il a eu pendant trois ans. 

 

De toute façon, il restera dans les mémoires pour cet essai face à Dijon avec le ballon en l’air en main ? Ça restera une image de l’ère Méla au Sporting Club Albigeois quoi qu’il arrive

 

Saïmoni nous a marqué des essais plutôt très importants. Si je ne dis pas de bêtise, il nous a aussi marqué l’essai de la gagne à Mauléon donc, je suis très content d’avoir eu un joueur comme ça avec moi. J’aurai bien aimé qu’il continue mais c’est son choix. 

 

Et il y a aussi de nouvelles têtes dans le staff ? 

 

Au niveau des prépas, ce sont des jeunes du club qui vont intégrer. Il y a eu le départ de Louis Marris, qui a aussi fait un choix personnel car il voulait passer du sport à autre chose, il avait fait un peu le tour. Donc, nous avons un jeune du nom d’Adrien Pérez qui était avec nous dans les catégories jeunes et qui intègre au quotidien le staff de la première. Il y a aussi Léo, un jeune qui vient de Montpellier, qui s’occupera des juniors mais également du renforcement avec nous. Il y a le départ de Pierre Dolin, qui a été kiné une année avec nous, qui entraîne le retour de Timothée Pierre, qui était parti à Nevers pendant un an et qui revient avec nous. Je suis très content de ça. 

 

Et le Doc Michaud aux manettes du staff médical ? 

 

Oui, Nico Michaud reste avec nous et continue l’aventure. 

 

On va maintenant parler de la Nationale, une division qui va être très, très armée. On voit des équipes qui font de gros, gros mercato. Dès le mois de Septembre, ça va rentrer dans le dur et, quel que soit le calendrier, il y aura du lourd en face ? 

 

Bien sûr, on sait très bien que les équipes se sont armées cette année, Nationale annoncée, crise à l’étage au-dessus, tout le monde a fait le plein. Nous, cela fait trois ans que l’on recrute petit à petit de très bons joueurs, on a fait moins de vagues et moins de remue-ménage que les autres mais on a quand même un effectif qui peut nous permettre d’aller affronter ces équipes-là. Certes, ils ont rentré du volume et de la qualité mais nous, nous avons gagné un peu de temps sur eux, c’est à dire qu’on a quasiment 85% de notre effectif qui connaît le projet de jeu. Eux, il va falloir qu’il passe du temps là-dessus et qu’ils fassent prendre la mayonnaise tandis que tout ça est déjà acté chez nous. Nous avons un peu moins recruté de joueurs du niveau au-dessus, voire au-dessus, au-dessus, par contre,  nous avons privilégié la continuité de cet effectif et de ce groupe. 

 

Une âme ? 

 

Voilà, c’est ça. 

 

On voit une équipe comme Nice qui, un peu comme Albi, ne fait pas beaucoup de bruit mais le peu qu’ils recrutent va être épais. Ils sont peut-être l’outsider que personne ne place en tête, être dans une continuité voire même exploser cette année aux yeux du grand public ? 

 

On voit qu’ils se renforcent dur et ils tournaient déjà bien l’an dernier. C’est un coin que je ne connais pas trop, hormis les recrues qu’ils ont pris mais je regarde pas mal car je surveille un ou deux joueurs qu’ils ont pris chez eux. Il y avait déjà un bel effectif, un beau fond de rugby, ça jouait bien au rugby donc, il est sûr que ça va être une équipe à surveiller. Il y aura de jolis matches à voir tous les week-ends au Stadium, ça va être un gros défi, un gros bras de fer mais il faut qu’on se serve du vécu que l’on a eu, des points laissés en route il y a deux, trois ans ainsi que l’an dernier. Il faut qu’on continue sur notre lancée et qu’on aille dans ce championnat avec vraiment beaucoup de haine. Il faut que l’on se serve de tout ce qui est arrivé au cours des années pour avoir une espèce de supplément d’âme. Chaque match va être décisif, il va aussi falloir qu’on apprenne à savourer les victoires parce-que ça va être difficile, aller gagner à l’extérieur sera très compliqué. On voit quasiment jouer tout le temps des équipes qui sont de notre niveau donc il va falloir qu’on apprenne à re-savourer nos victoires, qu’on continue à ne pas accepter les défaites et à bosser dur. 

 

Ton management est porté sur l’humain. Ce groupe a souvent besoin d’un levier émotionnel pour se transcender : l’année dernière, la revanche par rapport à ce qu’il s’était passé à Rouen, cette année, on voit le club qui commence à faire une campagne d’abonnements en notant  » ça va piquer « . En quelques mots, quel sera le levier que tu vas activer auprès de tes hommes pour les re-galvaniser ? 

 

Il faut qu’on finisse le travail. On a commencé une saison qui s’est arrêtée en Février donc, le levier va être simple : finir le boulot. On a quasiment tous décidé de rester dans le club pour continuer l’aventure et atteindre notre objectif d’aller en Pro D2. Si nous ne sommes pas motivé de bosser encore plus dur et de cabosser des mecs, c’est qu’il y a un problème. Donc, nous allons continuer à bosser, actionner les leviers qu’il faudra et j’espère que nous allons nous souvenir de toutes ces équipes qui ne nous ont pas trop aidé. On va essayer de se préparer au mieux pour pouvoir être compétitif dans cette Nationale. 

 

En clair, aller au bout de ses rêves, aller en Pro D2 ? 

 

Voilà. J’espère que nous allons offrir au peuple jaune et noir cette marche qu’il faut qu’on gravisse. On en a déjà gravi une demie donc, on va essayer de gravir la demie qu’il nous reste et amener une montée à tout un peuple et à tout une région. C’est tellement vital et important pour la région et pour nous, ce sont des moments de bonheur et de joie, y compris pour les joueurs, à vivre. Cela fait trois ans que je rêve de ce moment-là et du Vigan, ça va finir par payer. 

 

Ça va être une poule des grands voyages. Avec tes vieux os de quarantenaire, tu vas réussir à tenir les 10h de bus pour aller à Massy ? 

 

Moi, ils me prennent à Brive donc je gagne déjà un peu (rires). Il va falloir refaire du bus, je pense que j’en ai fait je ne sais pas combien de fois autour de la planète mais je l’ai fait en bus. On va s’y remettre, on voulait un niveau au-dessus, on n’espérait pas celui-là mais on ne peut pas avoir ce niveau-là sans rouler. Donc, on va faire des bornes mais ça va nous préparer au niveau au-dessus, c’est sûr. 

 

Ce coup-ci, rendez-vous au Vigan au mois de Juin ? 

 

Oui, on va y arriver

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-3-juillet-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw d’Arnaud Mela lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 3 juillet 2020.

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