Rugby – Fed1 / K.Courties (Rennes) : «On va tendre à monter sur cette Nationale 1 / Pro D3!»

Nous sommes aller faire un tour d’horizon en Bretagne avec le Rennes Etudiants Club et son nouveau manager, Kevin Courties. Pour le REC cette an III en fédérale 1, s’appréhende avec détermination et une envie certaine de re enclencher une marche en avant entamée lors de tonitruants débuts dans l’élite amateur. Mais dans ce club qui a l’instar de son technicien, arbore fièrement son identité bretonne, on regarde le débat actuel sur la nouvelle division Nationale 1 avec intérêt, tout en espérant l’intégrer à court terme. Car dans l’île et Vilaine, à l’ombre des cousins footeux , le Rennes Étudiants Club se structure et compte bien s’installer dans le gotha du rugby fédéral. Focus sur un club en pleine dynamique qui a l’image de Kevin Courties, apporte un vent de fraîcheur sur la fédérale 1.

 

Kevin, vous étiez l’an dernier l’entraîneur des avants du REC et cette année, vous devenez manager. Vous êtes un pur produit du rugby breton et cette histoire ressemble à une successstory bretonne ? 

 

Oui, c’est un plaisir de prendre ce nouveau rôle compte-tenu du fait que notre manager sportif de cette saison va, lui aussi, monter en grade et prend la direction sportive de l’ensemble du club donc, c’est avec grande fierté que je prends sa suite. On va essayer de maintenir la dynamique du club et du rugby dans notre région. 

 

Pour rappeler cette dynamique, vous montez en Fédérale 1 il y a deux ans, une montée historique. Dès la première année, vous arriver à accrocher des phases finales en Du Manoir mais ette saison a été un peu plus compliquée. Avec un peu plus de recul et ces trois mois de confinement qui ont permis de décrocher un peu du rugby, comment maintenant assimilez-vous ces 2 premières saisons en Fédérale 1 ? 

 

Lors de la première saison, on était vraiment sur une belle dynamique positive avec beaucoup d’enthousiasme et, je pense, un peu de surprises dans le championnat où l’on était. On a réussi à grappiller des points quasiment sur tous les terrains à l’extérieur et on a fait quelques belles performances à domicile. Après, ce fut une qualification que l’on est allé chercher lors du dernier match à Nantes parce qu’on a eu beaucoup de réussite sur cette rencontre et qu’il fallait un petit peu jouer la dernière chance. Sur cette saison, on a manqué le début pour beaucoup de raisons de manque de maîtrise de notre côté. Dans un championnat qui était très homogène, avec tout le monde qui pouvait battre tout le monde, c’était des surprises chaque week-end et, dans ces conditions-là, le moindre point manqué nous éloigne de la qualification. Je pense que, dans la poule que l’on avait, même Bergerac a réalisé de belles performances sportives et chaque point gagné était durement arraché. 

 

On pourrait dire que, si sur quelques matches, la pièce était retombée du bon côté de la tranche, il y  aurait eu une autre carte à jouer pour Rennes sur cette saison ? 

 

Oui, il y a trois matches qui se perdent quasiment à la 80e minute. Avec le Bassin d’Arcachon, nous sommes quand même l’équipe qui avons pris le plus de bonus défensifs. On est malgré tout la 6e ou 7e défense du championnat donc, on n’était pas surclassé. Mais parfois, il y a un coup de pied qui touche le poteau, une dernière passe qui est manquée et peut-être que l’adversaire, lui, ne loupe pas cette dernière action et ça lui sourit. Mais, en même temps, s’il a l’occasion de gagner à la dernière minute, c’est bien qu’il s’est accroché donc, ça révèle toute la compétition de cette saison. 

 

Une nouvelle saison s’annonce pour Rennes, que l’on espère entière et non tronquée par quelque virus qui soit. Quelles sont les ambitions de Rennes et comment allez-vous vous placer dans cette nouvelle Fédérale 1 puisque, c’est fait, les gros calibres vont partir à l’étage au-dessus ? 

 

On va déjà savoir comment est-ce qu’on va être un petit peu cuisiné en termes de championnat, entre cette nouvelle poule qui va être créée. 

 

Dont on attend encore le nom  » surprise « 

 

C’est ça donc, on va dire ce nouveau championnat et qui va y être intégré. On attend aussi des nouvelles du voisin nantais parce-que leur présence fait que l’on est proche et donc, un déplacement court. Là, on va voir vers quelle poule on va être orienté et après, on va essayer de relancer une nouvelle dynamique sportivement en apportant quelque chose dans la continuité de ce qui était déjà instauré. On va essayer de poursuivre le renouveau que l’on a retrouvé à partir de Décembre la saison dernière. Et puis, de faire bonne figure et essayer de prétendre à retrouver les qualifications. Cette saison, on a vite su que ce serait très compliqué et ça coupe un peu l’enthousiasme. 

 

On sait que Rennes est un club qui se structure pas à pas avec une grosse ville derrière. C’est une grosse agglomération avec des moyens financiers. Est-ce que la Nationale 1 peut s’envisager à court, moyen ou long terme ? 

 

Nous sommes sur une structuration d’un club qui veut continuer à s’étoffer et à se positionner sur la carte du rugby français. Maintenant, on essaie de le faire avec intelligence en ayant une stabilité économique concrète et une filière de formation performante. Donc, on va déjà s’appliquer à continuer à structurer cela et, dans l’aspect senior, on va en effet tendre à espérer monter sur cette Nationale 1 / Pro D3  ou je ne sais quoi. Ça va être un objectif à court et moyen terme mais je ne pense pas que ce soit la finalité du club. Accéder à cette division ne voudra pas dire qu’on souhaite y rester, je pense qu’on a encore la possibilité d’évoluer sur au moins un niveau encore au-dessus. 

 

Autre difficulté pour Rennes, c’est l’ombre pesante et tutélaire du foot et du Stade Rennais. Comment fait-on pour exister à côte de ce club qui  » aspire  » tous les médias ? 

 

On est dans une région de foot. La Ligue de Bretagne de Foot est, je crois, la plus grosse ligue de la Fédération Française. 

 

Une région de foot et de cyclisme

 

Voilà, on passe derrière le cyclisme, parfois aussi un peu derrière la voile. A côté de ça, il n’y a pas que le foot à Rennes, il y aussi l’Association Handball qui retrouve la Lidl Starligue. On a un club de basket qui est en plein essor, le Rennes Volley qui est en Ligue 1 et qui fait des résultats, il y a aussi des sports individuels qui font écho. Donc, les médias sont très centrés foot, c’est évident mais maintenant, cela ne nous empêche pas de vivre et cela nous donne même du confort parce-que ça nous permet de travailler un peu dans l’ombre et de ne pas être trop exposé. On a le temps de pouvoir structurer les choses et le jugement est, à mon avis, moins intense que ce que vous pouvez peut-être connaître dans votre pays Albigeois où c’est le club d’Albi qui est sous les feux de la rampe. Nous, nous sommes loin de tout cela et c’est aussi un confort. 

 

Comme on dit,  » pour vivre heureux, vivons cachés  » ? 

 

Voilà, c’est très bien résumé (rires). 

 

Il y a un parallèle que l’on fait tout le temps lorsque l’on est avec quelqu’un du Rennes Etudiants Club, c’est avec l’exemple du club de Vannes. Est-ce que c’est vraiment le club qui est pris en exemple et qui, pour vous, est un modèle de réussite ? 

 

C’est un modèle dans le sens où l’on sait que c’est possible. Le fait que Vannes monte a forcément montré que c’était envisageable pour un club breton alors que ça ne l’était pas il y a 10 ans. Après, on essaie aussi de nous construire notre propre modèle. Nous sommes un tout petit cercle, le rugby est déjà tout petit alors autant vous dire que le rugby breton est encore plus petit. On se connait, on partage nos expériences, on échange, on essaie entre le club de chez nous et le club pro de fonctionner en commun, en échangeant nos compétences. 

 

Une des réussites de Vannes, c’est un peu comme au Pays Basque, un côté identitaire et un côté breton très marqué. On voit que c’est un rugby avec une certaine culture et une âme. Est-ce qu’à Rennes, pour prendre un peu le contre-pied, il ne faudrait pas prendre le côté universitaire, qui fait partie de l’ADN de votre club, pour vous démarquer ? 

 

On va dire qu’on essaie de garder une image universitaire dans notre jeu, sur la volonté de produire du jeu, d’apporter du mouvement, d’être dangereux à tout moment et sur tout le terrain. Après, on n’a pas dépassé la Gravelle, on n’est pas au sud de la Loire et on n’est pas rendu à Caen, nous aussi nous sommes en Bretagne et c’est aussi prépondérant chez nous d’être une référence à notre région. C’est une force, c’est une énergie et elle a une part toute aussi importante dans notre projet. 

 

On va également parler du recrutement. On a vu qu’il y avait un joueur qui arrivait du Tarn et de Lavaur, Kevin Brou. C’est une recrue de choix car c’est un véritable pilier moderne, dynamique, très bon ballon en main. Il va amener un vrai plus au pack rennais ? 

 

Il nous a fallu réagir après l’excellente nouvelle qu’a connue notre droitier titulaire Jérémy Boyadjis en partant à Toulon. Nous avions un jeune joueur derrière lui qui était en formation cette saison et qui présente des aptitudes tout à fait similaires. Donc, nous voulions surtout avoir affaire à un joueur avec des qualités de déplacement et qui était capable de tenir une saison. Kevin sort de 1 200 minutes avec Lavaur et on avait eu l’occasion de voir quelques images au cours de la saison. C’est un joueur qui était passé par le Stade Nantais, qui a débuté à Nantes et qui a fait ses armes au fur et à mesure sur Graulhet et sur Lavaur. J’ai eu l’occasion d’échanger avec d’anciens nantais, notamment Inaki Basauri qui m’en a dit beaucoup de bien humainement et qui m’a confirmé que c’était un joueur qui voulait fortement travailler et qui avait encore besoin de travailler. Nous, nous sommes très réceptifs aux gars qui ont envie de s’entraîner dur, de progresser et de tendre vers le meilleur niveau possible donc, toutes ces infos-là se sont regroupées et on a vite trouvé un accord. On a hâte de le découvrir, du moins de le présenter à nos supporters sur le terrain du Vélodrome. 

 

On ne va pas souhaiter de mal au Stade Nantais mais c’est quand même très mal parti pour eux, ils sont pour l’instant relégués en Fédérale 3. Est-ce que ça peut être une option pour Rennes d’aller piocher dans l’effectif du Stade Nantais,  puisque des joueurs ne resteraient pas s’ils étaient en Fédérale 3, pour se renforcer ? 

 

On verra ça le moment venu mais maintenant, on arrive sur la fin de notre recrutement. De par les conditions actuelles, on a finalisé le budget au plus tôt de l’équipe senior donc, c’est compliqué pour nous de devoir patienter jusqu’au 16 Juin. Je souhaite de tout cœur pour les joueurs que ça puisse repartir au moins en Fédérale 1 parce-que c’est un club de compétiteurs et l’équipe dispose vraiment de joueurs compétitifs. Je pense aussi aux joueurs qui ont des familles et qui sont dans une situation un peu particulière donc je souhaite que ça reparte pour les joueurs. J’espère par contre que ça se fera dans le respect de l’éthique,  c’est important. On continue d’avancer sur notre recrutement et on verra le moment venu ce que l’on peut faire mais on essaie de travailler sans prendre en compte cette donnée. 

 

Contrairement à ce que pourraient penser les esprits simplistes, que Nantes s’effondre n’est pas une bonne opération pour Rennes parce-que vous avez besoin d’un rugby breton et même, au sens large, d’un rugby dans l’ouest, pour pouvoir avoir des derbys et évoluer ensemble. Seul, ce n’est pas la meilleure des solutions ? 

 

Si Nantes quitte malheureusement le championnat de Fédérale 1, le premier club de Fédérale 1 autour de nous se retrouvera à 3h de route. Du coup, on ne connaîtra pas les derbys et les derbys à 100 bornes, c’est déjà un derby très large. On n’a pas envie, pour le développement de notre rugby, que Nantes descende. On a envie qu’on continue à parler de notre attractivité et de notre sport dans les journaux. On a la chance d’avoir Rouen qui a intégré la Pro D2 donc, ça donne encore un peu plus de visibilité au rugby dans le Nord. Marcq-en-Baroeul et Beauvais vont monter en Fédérale 1 ce qui va encore plus développer le rugby dans le Nord et ce n’est pas pour qu’il y ait des clubs qui nous abandonne dans ce travail parce-que le rugby doit devenir un sport sur l’ensemble du territoire. 

 

Le fait qu’il y ait pas mal de clubs du Nord qui soient montés cette année doit un peu rassurer le trésorier de Rennes ? 

 

Ça, on le saura une fois qu’on aura notre poule. Ça ne nous inquiète pas d’aller jouer à Marcq-en-Baroeul parce-que c’est trois heures de train pourtant, c’est la même distance que Tyrosse mais ce n’est pas le même déplacement ni la même complexité. Après, on verra ce que cela va donner sur le championnat parce qu’on sait tous qu’il y a une part de géographique et que nous, nous sommes isolés et qu’il va nous falloir nous adapter. Je ne vous cache pas que d’avoir Marcq-en-Baroeul, Drancy, d’avoir des clubs qui sont sur des lignes de TGV, c’est quand même plus confortable. La ligne Rennes / Bordeaux, ça va être du bus parce-que ça va plus vite que le train (rires). 

 

Un des sujets qui a fait débat, et plutôt positivement, dans cette grande pause de la saison 2019 / 2020, c’est aussi la réforme sur les espoirs qui pourront de nouveau être jumelés avec les équipes unes, on revient quasiment aux équipes B. Est-ce que cela vous convient à Rennes ? 

 

Non, pas du tout. J’ai entendu différents arguments, notamment la recette et la rentrée dans les stades mais je n’ai pas souvenir d’avoir vu beaucoup de stades pleins lorsqu’il y avait les matches réserves, je pense que ce n’est pas l’argument le plus efficace. Pour être clair, il est évident que les clubs qui vont être resserrés dans le pays Landais, Basque ou Toulousain, il est confortable de se déplacer avec deux équipes quand on a 20 bornes à faire. Nous, ça ne va pas du tout être le cas et déplacer deux équipes sur le week-end quand il y a 8 heures de bus à gérer, c’est un retour aussi tard. Pour des jeunes qui ont des projets de formations, universitaires ou professionnels à donner, c’est très compliqué. Ça donne aussi une amplitude beaucoup plus large pour les joueurs qui sont pluriactifs chez nous. Pour certains clubs, c’est peut-être un déplacement dans l’année quand ils viennent en Bretagne mais pour nous, c’est toute l’année. Et pour des raisons de rentrées dans le stade, je suis un peu sceptique. Je pense que ça nuit aussi à la formation des jeunes parce qu’ils seraient tout aussi gagnants à être dans un championnat montées / accession que dans un championnat qui se suit et qui, potentiellement, peut être tué à la fin des phases aller quand il n’y a plus rien à jouer. Je me pose déjà la question des équipes réserves dans la logique de notre championnat en Fédéral et je pense qu’il serait tout aussi bien que ces équipes-là soient re-dispatchées dans les championnats territoriaux ou peut-être des championnats fédéraux, comme le font tous les autres sports. A moyen terme, on y gagnerait certainement une fois que ce sera rééquilibré. 

 

Autre question qui s’est posée et qui est tout à fait légitime, c’est l’impact de la crise du coronavirus sur l’économie du sport en général et du rugby en particulier. On sait que vous êtes manager du club de Rennes et non pas trésorier mais dans votre partie, sur le mercato, est-ce qu’il y a des projections qui avaient été faites et qui ont été revues à la baisse du fait de l’impact du coronavirus sur le recrutement du REC ? 

 

On a un modèle économique qu’on va dire un peu particulier parce qu’il fonctionne plus au rythme des engagements des entreprises que sur une saison sportive. Donc, on a déjà un visu quasiment pleinement défini de notre budget la saison prochaine et on sait quelles économies on a à faire. 

 

Un budget qui est de quel ordre ? 

 

Je vais devoir botter en touche parce-que je n’ai pas le montant précis mais ce que je sais, c’est qu’on va connaître une réduction de 20 à 30%. On a eu nos orientations sur les économies à réaliser très tôt par notre président et nous avons respecté ce qu’il nous a demandé. On a réussi, à mon sens, à faire un recrutement performant tout en respectant cette contrainte financière. Aujourd’hui, le budget est clairement établi et notre président a les choses bien en main. On sait que nous avons une équipe de dirigeants qui a su adapter le fonctionnement du club pour que tout se passe bien. Les économies sont faîtes, le fonctionnement a été revu et on sait déjà où on va. Je vous l’accorde, il ne faudrait pas qu’on ait une 2e vague parce-que là, ça re-dispatcherait beaucoup de choses mais pour tout le monde. Mais, nous avons déjà des certitudes quant à nos moyens pour l’année prochaine et, sauf catastrophe, on ne peut plus avoir que du positif. 

 

Jouer en mode dégradé ou à huis-clos, c’est inenvisageable pour du rugby ? 

 

Oui, je pense que ce n’est pas la bonne solution que de peut-être vouloir démarrer avec un huis-clos. En Fédérale 1, ce sont quand même des rentrées, qui sont plus ou moins importantes en fonction des clubs, mais ça reste des rentrées. Et puis, je pense qu’après une période de crise sanitaire qui nous a fait ne pas finir la saison, qui fait qu’on ne voit pas les gens et si on redémarre une saison où les partenaires n’ont pas la possibilité de voir dans quoi ils ont investi, ça peut parallèlement mettre pas mal de gens en difficulté avec des paramètres qui ne sont pas maîtrisables. Il faut qu’on puisse reprendre le championnat avec la possibilité d’avoir l’accès au stade, peut-être conditionné, je ne sais pas, il faut aussi y réfléchir et innover. Je pense que cette crise sanitaire a permis à tout le monde de pouvoir découvrir de nouvelles méthodes et il faut qu’on continue de chercher pour pouvoir permettre que les stades soient pleins. Et puis, il n’y a aucun plaisir pour les acteurs à être dans un stade vide pendant toute une partie de la saison. Une fois parce qu’il y a une exigence quelconque, d’accord mais imaginez que l’on se retrouve avec des Basques dans notre poule. Prenons Anglet par exemple, ils font de la route, ils arrivent dans un stade vide, il ne se passe rien, il n’y a pas d’ambiance qu’elle qu’elle soit, c’est lourd. On ne va pas générer de plaisir ni d’enthousiasme alors que notre activité aura besoin de ça. 

 

Quelle serait l’ambition secrète de Rennes ? Aller titiller les play-offs de Jean-Prat cette année en terminant dans les premiers de poule de la Fédérale 1  » tout court  » ? Les mauvaises langues l’appellent la Fédérale 2 + + mais moi, je l’appellerai juste Fédérale 1, c’est moins péjoratif

 

Je vois bien les choses (rires). Vous savez, on est sur un fonctionnement de championnat très proche du handball donc, il ne faut pas tout casser. Maintenant, c’est peut-être la mise en route de ce championnat qui pourrait manquer de maîtrise mais ce n’est pas la question. Par rapport à cette dernière, on est dans une activité où l’on compte des points et ça n’a jamais été plaisant d’avoir moins de points que l’adversaire. Avec le staff, nous allons travailler pour que l’équipe finisse chaque match avec au moins un point d’avance. Je sais que l’adversaire fera la même chose mais on ne va pas calculer d’aller chercher des victoires ou d’aller chercher des bonus défensifs le week-end suivant. Non, on va se donner les moyens de toujours revenir avec la victoire et après, pousser l’adversaire à être plus fort que nous. 

 

En clair, Rennes ne jouera pas les faire-valoir l’année prochaine et voudra être un acteur prépondérant de ce championnat avec de nouvelles donnes et de nouvelles cartes ? 

 

Le but du jeu est de gagner et de marquer 

 

On viendra faire des check-point pendant la saison pour voir comment ce beau projet évolue et on vous souhaite le meilleur pour cette saison 2020 / 2021

 

Merci, à très bientôt

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-29-mai-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Kevin Courties, lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 29 mai 2020.

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