#Football – R1 / Y.Boscus (Onet) « Je n’ai pas grand chose à reprocher dans le jeu »

C’est dans la douleur et un climat assez particulier que se maintiendront les Aveyronnais en Régional 1 cette saison. Au sortir d’une saison prometteuse contre une majorité d’anciennes formations de Languedoc-Roussillon, les troupes de Yoan Boscus ont été plutôt à la peine cette saison, se sauvant par un trou de souris.

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Malgré des résultats compliqués, les Aveyronnais ne déméritaient pas sur le tarrain – Crédit Onet.

Vous vous sauvez en étant virtuellement relégable selon les règles éditées en début de saison. Quel bilan tirez-vous de cette saison compliquée ?

Nous nous étions fixés des objectifs un peu plus ambitieux compte tenu de notre parcours la saison dernière en poule C où nous avions bien tourné (classement final sixième). Malgré un groupe renforcé, nous avons eu beaucoup de soucis de blessures. Dés le départ, un bon nombre de joueurs ont donc été indisponibles. Nous n’avons jamais pu mettre une équipe identique deux fois d’affilé de façon à conserver un certain équilibre sur les sept/huit premiers matchs de la saison. Ça nous a mit un peu dedans. Après, nous étions dans la spirale négative des équipes qui ne gagnent pas dés le départ. Pour remédier à ça, il faut avoir un surplus d’énergie assez élevé. Sur les résultats, la spirale était là, mais dans le jeu nous étions bel et bien présents. Nous avons été trop naïfs et en manque d’efficacité dans les deux surfaces. Mais dans l’ensemble, je n’ai pas grand chose à reprocher dans le jeu.

Vous parlez de difficulté à inverser la spirale négative. Quel discours vous avez essayé d’avoir pour inverser cette spirale et donner le déclic ?

La vraie réponse, je ne l’ai. Nous avons tardé à avoir des résultats. Nous avons essayé de maintenir un esprit positif en gardant les garçons en vie. Nous nous disions qu’avec le travail fourni, à un moment donné ça ne pouvait que tourner. Nous faisions des entraînements peut-être plus simples en travaillant davantage les fondamentaux pour essayer de les mettre dans la réussite. Il ne fallait surtout pas oublier que c’est en s’entraînant et en travaillant davantage que nous allions pouvoir y arriver et passer au dessus des autres adversaires. C’est dommage de ne pas finir la saison.

Si la saison était allée à son terme, vous pensiez pouvoir sortir la tête de l’eau ?

Déjà, nous avions récupérer des blessés qui n’avaient pas joué depuis le début de la saison. Nous avions récupéré du rythme et de la confiance en enchaînant quelques bons résultats mais surtout des matchs avec un ressenti positif. Même si le résultat n’a pas primé. J’ai souvenir d’entraîneurs qui m’évoquaient que ce n’était pas possible que nous soyons avant-dernier avec le jeu fourni. Nous avons fourni sur la période 2020 beaucoup d’efforts et avons pris conscience de beaucoup de chose : prendre moins de risques, tabler plus sur le résultat que le jeu. Nous étions sur quelque chose de bien mieux.

Avec un maintien au cordeau, comment vous projetez-vous sur la prochaine saison ?

J’ai la chance de savoir que je serais encore entraîneur à Onet. En terme de joueurs, il ne devrait pas y avoir beaucoup de départs, voir très peu. En terme d’arrivées, il y en aura, pas énormément. Nous avons ciblé quelques postes. Malheureusement le contexte fait qu’en tant que coach en poste, nous essayons de préparer une saison comme chaque saison. Mais aujourd’hui, nous sommes conscient que nous ne savons pas quand nous reprendrons ni comment. Nous essayons de faire comme d’habitude. Tout est quasiment programmé. Cependant, les dates fixées sont mises entre parenthèses. C’est le flou complet. La saison s’est finie plus tôt que prévu. C’est donc plus facile pour préparer la saison suivante. Nous sommes confinés donc nous avons le temps de bien travailler. C’est le seul point positif.

Cette potentielle reprise, comment la voyez-vous ?

Une fois qu’on a fait le tour des effectifs, on en vient à cette question et nous n’avons pas de réponse. Nous suivons l’actualité et notamment sportive. Quand on voit que les pro ne reprennent pas et ont mis en place des protocoles d’entraînement. Comment ça va se passer pour nous au niveau amateur ? Aucune idée. Il faut également voir dans quel état d’esprit sont les joueurs. Ont-ils été impacté au niveau de leur famille ? Ils auront peut-être une crainte d’aller au contact des autres. J’en ai eu quelques uns au téléphone. Tout le monde n’est pas rassuré de la même façon sur la situation actuelle. Ce n’est pas facile de pouvoir dire aujourd’hui « On va reprendre à telle date. »

Quelles solutions peuvent-elles être mises en avant pour éviter une reprise trop précipitées ?

En limitant le nombre de descentes, la Fédé n’a pas priorisé des poules allégées. L’année prochaine nous passerons de poules de 12 à 14. Ils réfléchissent à l’utilité de mettre les Coupes Régionales actives la saison prochaine. Des solutions, nous n’en avons pas. Ce que je crains, c’est de débuter trop tôt, qu’il y ait une deuxième vague et que le championnat s’arrête après quatre journées. La grosse crainte c’est ça. Aujourd’hui il est trop tôt pour imaginer un retour sur les terrains avec 20-25 joueurs au contact. On va jouer avec des masques et des gants ? Je ne l’imagine pas.

Propos recueillis par Nicolas Portillo

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