#Rugby – Fed1 / G.Bertrand (Albi): «Je pense qu’on a mérité notre montée en Pro D2.»

Lors de notre grand débat , retraçant 20 ans de sport de haut niveau dans l’albigeois, nous avons recueillis les propos et sentiments de l’actuel vice capitaine du Sporting Club Albigeois. Pour ce joueur, passé par le centre de formation de Brive et Perpignan, le long chemin vers le professionnalisme est passé par la fédérale 1, via l’ASV Lavaur (Club amateur) , pour la maturité sportive arrivée intégrer le projet ProD2 d’Arnaud Méla. Homme de devoir, homme de base du système albigeois, Gaetan Bertrand malgré une pandémie qui l’impacte jusqu’au sein de son foyer (sa compagne est infirmière), reste focus sur l’objectif des jaunes et noirs, la ProD2. Entretien avec un homme entier , qui estime qu’il serait légitime que son club accède à l’antichambre du Top 14, et espérant enfin pouvoir toucher du doigt avec ses copains du Sporting Club Albigeois, un rêve de gosse qu’il s’est construit avec force de labeur.
Gaetan, pour commencer j’imagine que ce contexte est venu pour toi aussi, tout chambouler dans ta vie de sportif et de père de famille. Mais derrière, dans ta tête, il y a aussi cette Pro D2 parce-que c’est un objectif que vous avez commun avec les joueurs depuis 3 ans. Et, comme le disait La Guiche, on a l’impression que la mafre poursuit le Sporting Club Albigeois ? 
GB (SCA) : Oui, c’est exactement ça. J’essaie aussi de prendre du recul par rapport à ça parce que ma compagne est infirmière et au contact de toute cette merde un peu tous les jours en ce moment. Mais, c’est vrai qu’on n’arrive pas à ne pas pense qu’on ne peut pas monter. On essaie de relativiser au maximum mais, c’est vrai qu’au fond de nous, ça nous trotte et qu’on se dit  » putain, on a tout qui nous fait chier en ce moment pour pas monter « . J’aimerai vraiment qu’ils actent une montée mais, c’est vrai que c’est compliqué, on ne peut pas dire qui monte, qui ne monte pas. Je sais que c’est compliqué pour l’équité, il va falloir prendre du recul sur tout ça et se dire que, même si on ne va pas au bout du championnat, on a quand même bataillé pendant 8 mois. On a essayé d’être premiers nationaux, de garder cette place et je pense qu’elle serait méritée pour une montée. 
Dans ta tête de sportif de haut-niveau, avec cet objectif de Pro D2, quand tu entends des annonces contradictoires un coup de la LNR, un coup de la Fédé, ça doit quand même sévèrement gamberger tous les jours ? Parce qu’il y a du chaud et du froid qui sont soufflés en permanence ? 
GB (SCA) : Je me doute bien que la décision ne va pas être prise d’un coup comme ça, au bout de trois jours. Donc, je suis un peu ce qu’il se passe, je suis ce qu’il se dit mais franchement, je sais bien qu’ils ne vont pas pouvoir acter des montées et des descentes du jour au lendemain. Refaire une structure pour la Pro D2, voir s’ils veulent monter et augmenter le nombre d’équipes, faire des poules, etc. J’attends avec impatience et, comme je te dis, j’essaie de relativiser avec ça et de prendre le mal en patience. 
Gaëtan, toi qui vient du « Ter-ter » du rugby, ces valeurs-là, évoquées par la guiche (P.Guicherd présent lors de notre débat) doivent te parler ? 
GB (SCA) : Oui, exactement, moi, c’est ça. C’est beaucoup donné et quand Clément dit  » faire 50 déblayages et passer 50 grains « , et bien, je reconnais un petit Bastien Dedieu. Il a tout à fait raison et des mecs comme Bastien, comme Dédé qui essaient de nous montrer ces valeurs et de les garder au Sporting, c’est important, très important. C’est exactement ça au Sporting, il faut qu’on donne, qu’on donne et montrer qu’on est là. 
Pour toi, cette année, quoi qu’il arrive, même s’il y a la montée au bout, il n’y aura pas de play-off. On sait aussi que  pour un joueur, ça fait partie d’un Graal : une montée, le public, la fête qui va autour. Cette année, même s’il y a le biscuit au bout, il n’y aura pas la saveur rien que déjà par le contexte mondial et par le fait qu’il n’y ait pas de play-off ? 
GB (SCA) : C’est vrai qu’on joue pour des phases finales, pour vivre des moments comme ça. Ça fait chier de ne pas les joueur mais de toute façon, on a beau dire ce qu’on veut, vu le contexte actuel, on ne peut pas se plaindre. Il y a plein de familles qui sont touchées, il y a plein de personnes qui décèdent tous les jours. Donc, comme je l’ai dit, il faut prendre du recul mais il faut aussi montrer qu’on veut monter. Je trouve que la Fédé a peut-être pris une décision un peu hâtive, on aurait peut-être pu laisser le choix aux équipes de Fédérale 1 qui jouent la montée de jouer des play-off au lieu d’arrêter complètement la Fédérale 1. Je pense que ça aurait été proposer un peu plus d’équité à tout le monde. C’est dommage mais c’est fait, ils ont acté ça, c’est comme ça. 
Gaëtan, ton anecdote, ton moment qui reste pour l’instant gravé dans ton cœur en jaune et noir ? La demi-finale contre Rouen aller où vous leur marcher dessus ou le quart de finale retour contre notre ami Quentin Pilet et le Stade Dijonnais ? 
GB (SCA) : La petite interception de Moni quand on était, je crois à -14 ou -12 au différentiel. J’étais juste à côté de lui, j’étais content que lui intercepte parce-que j’ai vu le ballon arriver mais je savais que je n’allais pas y aller si je le prenais. J’étais crampé, je n’en pouvais plus et j’avoue que quand il intercepte le ballon, j’ai regardé un peu le public et j’ai vu tout le monde se lever et je me suis dit  » là, on est vraiment suivi « . Après, a suivi ce match contre Rouen à la maison où l’on gagne. 
Sous des trombes d’eau, avec un contexte en plus
GB (SCA) : Oui, on défend. En plus, à la fin, ils ne nous respectent pas trop, il y a 3 points à prendre, ils vont en touche pour essayer de marquer un essai qu’ils ne marquent pas. Mais on ne prend pas de point à la fin, on se réunit avec Dédé 10 minutes à la fin et je le dis  » franchement, il ne faut pas qu’on prenne de point  » et c’est bien, on n’en prend pas. Là aussi, c’était un très très bon moment avec la pluie mais bon, la pluie, on l’oublie quand c’est comme ça, moi, ça ne me dérange pas. Ce sont vraiment deux bons moments. Après, pour chambrer Quentin (Pilet présent lors du débat) , c’était quand même plus beau contre Dijon (rires). 

Propos recueillis par Loïc Colombié

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s