#Rugby – Fed1 / V.Lagasse (Drancy) : Coup de gueule et propositions sur l’arbitrage.

Vincent Lagassé, lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 3 mars 2020, a lancé un coup de gueule sur l’arbitrage et la part subjective des arbitres. Mais au lieu de clouer au piloris les « hommes en vert », le coach de la lanterne rouge de fédérale 1, a préféré faire dans le constructif, en sortant sa boite à outils d’idée, pour lancer des pistes, sur un sujet , on ne peu plus épineux. Entretien grand format, avec un coach qui tout au long de ses 35 ans d’expérience dans le rugby (Joueur Pro/Consultant média / Staff) a mûri dès réflexions qui méritent d’être évoquées , et qui amènent des pierres à l’édifice du débat sur l’arbitrage, loin de la chasse « aux sorcières » qui peut parfois sévir.

On est avec le plus tarnais du staff de Drancy, c’est Vincent Lagassé, le coach de la Seine-Saint-Denis, de Drancy. Vincent, bonjour

 

Bonjour. Tarnais de moins en moins parce-que c’est vrai que je commence vraiment à m’implanter dans le rugby francilien et plus particulièrement du 93. 

 

La dernière fois qu’on t’avait eu, c’était après un derby face à Suresnes qui a fait couler pas mal d’encre. Là, il y a eu il y a 15 jours un derby face à Massy. Rassure-nous, cela s’est passé plus tranquillement et sereinement ? 

 

Oui, on voit en ce moment que les derbys peuvent retrouver un goût d’antan, ce qui déplaît à certains mais, un derby, cela reste quelque chose de particulier. Donc, contre Suresnes, il y a eu quelques débordements mais qui, finalement, se sont soldés par des sanctions qui ont été posées de façon égalitaires donc, on va dire que le débat est clos. 

 

Il n’y aura pas d’appel ? 

 

C’était prévu mais je ne voulais pas polémiquer. C’est mon président qui prend le relais sur ça. Maintenant, sur Massy, le débat était tellement déséquilibré sur le papier que, malheureusement, la logique a été respectée ce qui me fait un peu sortir de mes gonds parce-que, sur le plan technique, je pense que le score ne reflète pas du tout le match. En revanche, il reflète la progression de notre équipe, parce qu’à l’aller, c’était 64 à 0, là, le score est de 29-16. Je pense, et c’est là que je voulais intervenir, par rapport à l’arbitrage, je pense que l’homme en vert a complètement fait basculer la balance. Et même si sur le papier, comme je le disais, quand le premier et le beau premier, parce-que c’est une équipe magnifique, une belle équipe qui est très complète, et puis le dernier qui a une seule victoire à son compteur s’affrontent, c’est un peu ce que je veux expliquer et analyser. Ce statut de lanterne rouge, il est très, très difficile par rapport au rapport qu’on a avec les arbitres. 

 

Il y a quelques semaines déjà, on avait échangé sur le sujet, c’était quelque chose qui te travaillait. Là, on va dire que la déclaration de Thomas Lombard a été le déclencheur. Tu vois des analogies, des similitudes entre le Stade Français, un club dont tu es très proche, et Drancy qui est lui aussi dernier de Fédérale 1 ? Tu as l’impression d’être arbitré comme un petit, c’est ça ? 

 

Oui, rappelle-toi, j’avais anticipé puisqu’on en avait parlé il y a 15 jours et je voulais déjà en parler. Effectivement, le statut du Stade Français en Top 14 et celui du Rugby Club Drancy en Fédérale 1 est le même, c’est à dire dernier du classement. Avec tout le prestige qu’ont ces deux clubs, un qui s’est forgé dans le tard et l’autre qui culmine en haut du rugby français depuis un moment, force est de constater que les frustrations s’accumulent et ne vont pas du tout récompenser ni les efforts qui sont faits. Je vais d’abord parler de nous et après, on pourra parler de l’équipe de mon ami Laurent Sempéré. Moi, je voulais intervenir sur la partie subjective de l’arbitrage. 

 

Vas-y

 

On le sait, c’est un homme qui doit gérer, qui doit juger deux équipes qui s’affrontent. La partie subjective, c’est ce qui est propre à une personne en particulier et à son état affectif. Donc, c’est quelque chose qui est immaîtrisable sauf si on la considère et qu’on en parle. Plusieurs éléments m’ont amenés à ce constat, après quand même 30, 35 ans d’observation. 

 

Tu as roulé ta bosse dans le milieu du rugby

 

Oui mais déjà en tant que joueur, j’avais des prémices de ça et parfois des sensations d’être lésé, pour rester poli. En tant qu’entraîneur et éducateur, ça s’est développé. Ma réflexion par rapport à l’arbitrage est venue avec notamment beaucoup d’échanges avec Kevin Braley , qui était l’arbitre du Sporting Club Albigeois quand j’étais dans le staff de Pro D2 et des espoirs. Pas mal d’échanges aussi avec beaucoup d’arbitres et des relations que j’ai voulues saines et apaisées et des échanges de vidéos, de dialogues. Maintenant, le constat de l’aspect subjectif, on ne le fait jamais et il faut en parler. Le premier point, c’est que sur l’aspect subjectif de l’arbitrage, c’est la difficulté de l’exercice. Arbitrer un match de rugby, ça laisse trop de marge à l’erreur. Je vais prendre un aspect très concret, rentrer dans le vif du sujet techniquement, c’est la mêlée. Sur une phase de mêlée, il y a cinq champs d’action qui sont sujets à la tricherie des joueurs. Un arbitre tout seul doit checker, doit regarder, doit analyser la liaison des 3es lignes, celles des 1ères lignes, l’introduction rectiligne du 9, les défenses à 5m et la défense du N°9. Ce que je propose à l’avenir, c’est une ouverture d’esprit du corps arbitral c’est à dire que, ce qu’il faudrait faire évoluer, c’est la façon d’arbitrer, par exemple sur la mêlée. L’intervention d’un 2e arbitre de champ, qui soit un spécialiste de la mêlée, voilà ce que je propose. 

 

En clair, un ancien pilier ? 

 

Exactement, un ancien joueur de première ligne qui connaît la mêlée. Il rentre et là, on peut régler ces cinq champs d’action qui sont sujet à la triche. C’est à dire qu’on donne la prérogative à l’arbitre de la mêlée de se focaliser sur la relation entre les premières lignes. L’arbitre de touche le plus proche, on lui donne comme champ d’action d’être vigilant sur la position défensive du 9. Il y a trois propositions du N°9 et le N°9 peut tricher à plusieurs reprises. L’arbitre de touche le plus éloigné a lui une vision d’ensemble pour être vigilant sur les lignes de hors-jeu des 3/4 de l’équipe défendante. Et l’arbitre de champ, lui, n’a plus qu’une chose à faire, c’est gérer l’introduction offensive du N°9, l’introduction rectiligne. A partir de là, si on cherche l’efficience de l’arbitrage, il y a une répartition des rôles au sein des arbitres et là, j’en viens à mon 2e point qui est le fonctionnement actuel de la triplette. Moi, je vois tous les dimanches en Fédérale 1 des juges de touche et des arbitres centraux avoir des modes de fonctionnement différents. Là, les arbitres vont comprendre là où je veux en venir. Les prérogatives actuelles des juges de touche sont minimes sauf si l’arbitre central ne fait pas preuve d’ego. Je vois trop d’arbitres avec le sifflet, qui disent à leurs assesseurs ou à leurs adjoints  » c’est moi qui gère, vous ne m’embêtez pas, vous me laissez tranquille, je gère « . Hors, l’humilité, la recherche d’efficience, d’efficacité, serait de répartir les rôles. C’est à dire qu’il faut absolument ouvrir le champ d’action des arbitres de touche. En fait, le fait de vouloir gérer tout seul par exemple la phase de mêlée que je viens d’expliquer, je crois que l’arbitre se tire une balle dans le pied et se crée un contexte favorable à la faute, à l’erreur et qui va de fait générer des frustrations du camp qui perd. La plupart du temps, c’est le camp qui perd qui monte au créneau, par une sensation d’être lésé par le corps arbitral. Après, j’en viendrai à la part volontaire ou involontaire mais sur le subjectif, on va parler d’honnêteté et d’intégrité des arbitres. 

 

Quand on suit ton propos, c’est déjà très louable parce qu’au lieu de taper, taper sur les arbitres, tu essaies de trouver des portes de sortie vers le haut. Et puis deuxièmement, tu nous parles d’une grande part psychologique. La réflexion que ça m’amène, c’est qu’il faudrait presque des préparateurs mentaux pour les arbitres, comme pour les joueurs, pour les conditionner sur le match ? 

 

Je vais justement aborder dans la dernière partie cet aspect parti pris. Parce-que, des fautes, il n’y a que celui qui ne fait rien qui n’en fait pas. La faute est humaine, elle permet de progresser. Maintenant, il y a deux types de faute : la faute due justement pour moi à toute cette organisation qui n’est pas professionnelle et là, c’est vraiment perfectible, il y a des choses à faire, il y a des choses à mettre en place. Et les arbitres seront vraiment déchargés, ils auront beaucoup moins de pression, ils seront plus performants et ils prendront même du plaisir à arbitrer. C’est un peu comme dans un staff quand tu as le gars de la mêlée qui veut s’occuper des contre-attaques des champs profonds des 3/4. Ce n’est pas possible, chacun son rôle et il faut répartir de façon professionnelle les champs d’intervention. Pour terminer avec ça, ce qui en ce moment cause des réactions vives, de passionnés, ça peut être l’exemple de Toulon/Stade Français. Ça créée quand mal de débordements actuellement dans le rugby. Et si on descend dans les divisions, je crois que les joueurs sont vite dans des débordements, dans des frustrations, invectivent l’arbitre et ça peut  vraiment dégénérer. Je sens vraiment le vent tourner par rapport à ça et je n’ai pas envie qu’il y ait des dérives comme au football et je veux que mon sport reste propre. Le dernier point que je veux aborder, c’est le ras le bol que j’ai par rapport au parti pris. Le grand, le bien classé, le beau est arbitré différemment, le mal classé est considéré comme un mauvais. Pour étayer mon analyse et m’intéresser quand même à pas mal de sociologie en France, on est dans des déterminismes sociaux, c’est à dire que, c’est comme si on disait qu’en banlieue parisienne, il n’y avait que des gens qui ne réussiront pas dans la vie. On est exactement dans ça, c’est à dire que le grand va forcément être meilleur que celui qui est mal classé. Donc moi, j’ai une sensation d’injustice par rapport à ça et c’est le Drancy/Massy de l’autre jour, c’est le Toulon/Stade Français d’il y a quelques jours. 

 

C’est aussi le Rouen/Albi en demi-finale du Jean-Prat

 

Exactement. J’en viens au fait que d’anciens joueurs de haut-niveau, et pas des mecs qui ont joué à des niveaux moyens et qui manquent de technique et d’expérience, on doit mettre en place des arbitres de haut-niveau pour qu’ils arbitrent à haut niveau. Ce n’est plus possible d’avoir des arbitres qui n’ont pas été joueurs et qui arbitrent dans une division de haut niveau. Ça devient même dangereux de confier la direction d’un match à, je ne vais pas dire n’importe qui, mais c’est mettre en danger que de confier la direction d’un match à un ancien joueur amateur et qui doit juger des professionnels. Je vais expliquer maintenant comment celui qui n’a pas joué à haut-niveau réfléchit. En premier lieu, il veut qu’une certaine logique soit respectée donc, quand il prend son sac et qu’il vient arbitrer Drancy/Massy, le premier truc qu’il fait, c’est de regarder le classement. Parce qu’il n’a peut-être pas confiance en lui, parce qu’il veut sortir proprement et ça, pour moi, regarder le classement, c’est la première erreur, l’arbitre se tire déjà une balle dans le pied. Ensuite, il y a quelque chose qui m’insupporte, c’est que l’arbitre qui n’a joué à haut-niveau et qui se retrouve à arbitrer des joueurs de haut-niveau, il va vouer une admiration aux joueurs de renom, aux internationaux, au statut de joueur professionnel, à ceux qui sont médiatisés, ça, c’est la 2e erreur. Je fais un peu ma psychanalyse mais ça me rappelle dans ma formation, des Castres/Toulouse. 

 

On est multi-fonctions au Mag Sport, tu peux faire ta psychanalyse en direct

 

Je te laisserai 50€ à la fin (rires). Ça me rappelle dans ma formation des frustrations terribles quand j’étais au Castres Olympique et qu’on jouait le Stade Toulousain où là, c’est monté en puissance, et j’ai senti que les joueurs qui sont sélectionnés ou qui sont internationaux ne sont pas arbitrés pareil. J’ai pu aussi me rendre compte de ça dans mon parcours de joueur avec Albi où là, j’ai le souvenir du regretté Eric Béchu qui en était même à défoncer des portes pour pouvoir s’entretenir avec des arbitres qui avaient été très moyens dans leurs jugements. 

 

Je vois de qui tu parles

 

J’en reviens à mon propos. A cause de ce cheminement mental, de cette manière d’aborder un match, c’est à dire de regarder le classement, c’est à dire de penser à qui je vais arbitrer , de façon inconsciente, l’arbitre a un cheminement mental qui va le faire se focaliser sur une équipe, celle qui est la plus mal classée, allant même jusqu’à attendre des fautes voire les provoquer voire même les inventer. De façon réversible pour l’équipe qui est mieux classée, il y a un côté plus permissif envers elle, le bien classé, le beau, le fort, il va susciter une sensation de frustration et de colère chez le petit parce-que, et là j’en viens à mon Drancy/Massy. Nos temps forts, c’est à dire les moments où l’on a traversé la défense de Massy, par des actions très collectives et un rugby porté sur le mouvement, on a été sanctionné. Non seulement, on n’a pas été récompensé mais nos temps forts ont été sanctionnés. Donc là, c’est très grave, ça veut dire que la partie subjective de l’arbitre et que le parti pris sont totalement défavorables. Par contre, Massy fait un temps de jeu, avantage pour Massy, bras tendu. Donc, pour terminer, je pense que cette capacité à avoir du recul sur la maîtrise d’un match, ça nécessite un certain niveau technique et puis, comme on le disait, ça nécessite de se préparer mentalement à ne pas commettre ces erreurs-là dans le parti pris. Pour en finir avec mon Drancy/Massy, le score de 29-16 ne reflète pas du tout le match et je n’ai pas honte de dire que mon équipe aurait pu effectivement gagner cette rencontre. Après, je vais pour terminer donner un exemple sur la mêlée. Nous, on a eu une première phase de saison où nos mêlées étaient bafouées, où l’équipe en face était dominatrice sur nos mêlées. Donc, on était identifié comme faible en mêlée. Mon collègue Sébastien Damien, tout le staff, on a fait un travail pour justement apprendre à avoir une mêlée qui recule. On a le droit, et là c’est un message que je passe aux arbitres, de reculer en mêlée du moment où on ne triche pas et qu’on maîtrise le ballon et qu’on essaye d’en sortir sans avoir écroulé. Dès qu’on a eu des phases où l’on subissait, j’ai vu des arbitres tendre le bras de façon immédiate. Non, une mêlée a le droit de reculer. 

 

C’est tout à fait juste

 

C’est le dernier aspect technique qui me permet finalement de résumer tout mon propos. On a le droit d’être plus faible, on a le droit d’être mal classé, il faut juste que les arbitres n’arrivent pas avec ce sentiment d’avoir une équipe forte, une équipe faible. Je terminerai par un souvenir avec Gaillac où on était tous professionnel, on était invaincu et on était allé jouer à Mauléon où les mecs étaient amateurs et avaient perdu tous les matchs. On a pris 40 points. Donc, il faut que pendant 80 minutes, il y ait la logique du jeu qui soit respectée, valorisée et je ne veux plus avoir ces sensations d’injustice. 

 

Moi, je vais te poser une dernière question. Souvent, le réflexe pavlovien de la Fédé quand ça crie sur les arbitres, c’est d’envoyer une fois en passant lors des phases finales un arbitre de Top 14. Et souvent, ce n’est pas la bonne solution puisque les arbitres de Top 14 arbitrent très près de l’action de jeu avec la vidéo qui les soutient derrière. Alors qu’on le sait très bien, l’arbitre de Fédérale 1 prend beaucoup plus de recul pour avoir un champ périphérique sur l’action. Donc, c’est quand même tout un métier d’arbitrer en Fédérale 1 ? 

 

Ta question est excellente et ça rejoint complètement mon propos parce qu’il faut faire avancer l’arbitrage. Je pense que les arbitres, pour évoluer dans leurs carrières, sont très limités par le facteur âge. Hors, un joueur qui connaît une carrière brillante, qui arrive jusqu’à 33, 35 ans et qui est à haut-niveau, Pro D2, Top 14, Fédérale 1, il faut qu’il puisse arbitrer rapidement au niveau auquel il ait joué et ne pas restreindre et couper une carrière, la limiter à cause d’une notion d’âge. Moi, je pense que dans les critères pour être arbitre, il faut que celui qui ait joué en Top 14 puisse arbitrer en Top 14, celui qui a joué en Pro D2 et qui veut faire une carrière dans l’arbitrage puisse le faire en Pro D2 et la même chose en descendant. Et là, on aura de la cohérence. On le fait pour les entraîneurs, les joueurs qui ont joué en Top 14 ont des passe-droits et là, je ne vais pas me faire des amis mais c’est comme ça. Si vous avez joué en Top 14, pour obtenir un DEN d’entraîneur, c’est beaucoup plus facile notamment au niveau des tests d’entrée, que vous pouvez parfois avoir avant, et c’est beaucoup plus facile d’évoluer. Donc, pourquoi on ne le ferait pas pour l’arbitrage ? C’est mon coup de gueule par rapport à ça et, encore une fois, c’est pour aider le rugby, c’est pour protéger mon sport. Et ma place de dernier, quand on est battu par de belles équipes, comme Chambéry, comme Dijon, comme Mâcon, il n’y a aucun souci. Mais quand sur des derbys qui, on le sait, peuvent dérégler la machine et faire que les logiques ne sont pas respectées, que c’est le mec en vert qui les font respecter, moi, ça m’horripile. Il faut mettre un terme à ça pour qu’il y ait moins de débordements sur les terrains, moins de réactions. J’ai vu l’autre jour les joueurs du RCT et les joueurs du Stade Français s’en prendre à, je vais dire ce pauvre mec parce-que finalement, il a commis des erreurs des deux côtés. Mais forcément, le Stade Français sort frustré de ce match parce qu’ils se sont investis dans les 20 dernières minutes, parce qu’ils ont pris des risques, parce qu’ils ont tenté, parce qu’ils ont osé. Maintenant, c’est facile de dire  » ils ont raté une transformation en coin, ils perdent à cause de ça « . C’est trop facile de dire ça. Sur les 20 dernières minutes, il y a eu des erreurs d’appréciation des deux côtés sur chaque ruck. Ce qui fait que les joueurs s’énervent au bout d’un moment, et heureusement que c’est du Top 14 et qu’ils ont un peu la jugeote de se dire  » si je vais trop loin dans ma manière de m’exprimer, il y a des micros, il y a des caméras « . Mais quand vous êtes en Fédérale 1 ou en Fédérale 2, il se passe les débordements qu’il y a eu sur le match de Millau contre La Valette ou dans le derby des Hautes-Pyrénées. C’est dommage, il faut faire quelque chose pour que les arbitres aient moins de pression par rapport à cela parce-que, entre le manque de compétences, le parti pris et la pression, ça peut donner des matchs très houleux et salir l’image de notre sport. 

 

On te remercie pour ce message plein de réflexion. On voit que ce n’est pas un coup de gueule pour se faire les arbitres mais vraiment un coup de gueule pour essayer d’amener une solution et essayer de faire évoluer le rugby. Et tu es toujours le bienvenu sur les ondes de Radio Albigès, qui plus est pour des réflexions comme ça. 

 

Merci beaucoup de m’avoir donné l’opportunité de défendre notre sport, de défendre l’arbitrage et de ne pas le critiquer. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

Réécouter l’itw audio de Vincent Lagassé lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 3 mars 2020

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport03032020/

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