#Rugby – Fed1 / D.Hermet (USSS) : « Je n’oublie pas d’où je viens!»

Dorian Hermet , 3/4 centre de l’US Saint Sulpice sur Leze, nous a accordé une interview, quelques heures avant d’affronter son club formateur, le SC Albi (Ce samedi à 19h). Pour celui qui va découvrir sous d’autres couleurs un stade qui, pour lui, revêt une grande importance à ses yeux, le Stadium d’Albi , c’est un peu le retour de l’enfant prodigue. Le frère de la capitaine de l’équipe de France féminines (Gaelle Hermet), nous parle aussi de ses racines carmausines, de son adaptation à « Saint Sul », de l’expérience glanée sous les couleurs vertes et rouges en fédérale 1 et même de sa reconversion. Entretien avec « Dodo le carmausin », une jeune homme emplit de passion pour son sport.

 

Dorian, jouer au Stadium d’Albi sous les couleurs de l’US Saint-Sulpice, ça va quand même te faire bizarre ? 

 

Oui, complètement. Jusqu’à présent, Albi était une grande histoire. Je n’ai quasiment connu que ça donc c’est vrai que ça va me faire bizarre de revenir au Stadium. On sait ce que c’est, ce n’est jamais évident. Comme je le dis, j’y ai joué assez longtemps, ça fait deux fois que j’y reviens avec une autre équipe et là, pour le coup, Saint-Sul. Donc, ça va être une journée remplie d’émotion je pense. 

 

J’imagine que tu ne viendras en touriste, en tongs avec le surf sur l’épaule, mais vous allez quand même être attendus par les Albigeois, parce qu’ils ont de la mémoire nos jaunes et noirs. Vous êtes quand même la seule équipe à les avoir fait trébucher cette saison ? 

 

Oui, bien sûr. Après, quoi qu’il arrive, on sait que ça va être un match compliqué, ils vont nous attendre. Albi n’a pas perdu un match à la maison, ils n’ont perdu qu’un match à l’extérieur, c’est tombé sur nous. Nous, quoi qu’il arrive, on va venir sans pression, on va jouer ce match sans pression. On va y aller pour être le moins ridicule possible, pour jouer vraiment notre jeu et puis, on verra le résultat. Mais c’est vrai que, pour le coup, sur le match, ce n’est pas nous qui avons la pression sur les épaules. 

 

En parlant du match aller, cette rencontre reste quand même pour l’instant un des summums, un des points d’orgue de la saison Saint-Sulpicienne ? 

 

Oui, ça a peut-être été un cap. On était une équipe qui se découvrait un peu avec beaucoup d’arrivées et pas mal de départs l’an dernier. Donc, c’est vrai que ce match-là a été, comme tu dis, un point d’orgue sur notre saison. Ca a un peu lancé notre saison, ça nous a mis en confiance. Derrière, on a eu de bons résultats, ce qui fait qu’aujourd’hui, on est content de cette 4e place. Ca ne va pas être évident de tenir jusqu’au bout mais, quoi qu’il arrive, c’est vrai que battre Albi, ce n’est déjà pas grand monde qui pouvait le faire. Pour nous, ça a été une très belle opportunité. 

 

Avec les jeunes pousses jaunes et noires que sont entre autres Arthur Castant et Simon Veyrac, vous vous êtes un peu branchés dans la semaine ? 

 

Oui, on s’est appelé avec Simon, j’ai eu un petit peu Paul Farret. C’est vrai que c’est toujours bon enfant, on se charrie un petit peu. J’ai dit à Simon qu’il n’aurait pas ce match mais on aime bien s’envoyer des piques. C’est toujours sympa de retrouver les anciens potes et de pouvoir jouer l’un contre l’autre. Pendant le match, il n’y aura plus d’ami mais à côté de ça, on reste des bons potes. 

 

Toi, tu es allé à Saint-Sulpice-sur-Lèze pour, comme on dit dans le jargon, gratter du temps de jeu et t’aguerrir en Fédérale 1. Maintenant que tu y es depuis plus de six mois, j’imagine que tu ne regrettes pas du tout ton choix ? 

 

Non, du tout. De toute manière, c’était un choix réfléchi et puis, au bout d’un moment, il fallait voir autre chose. Moi, ce que je voulais en partant d’Albi, c’était enchaîner du temps de jeu en Fédérale 1. Aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir joué beaucoup de matchs, d’avoir pu engranger du temps de jeu. Ça me permet de pouvoir progresser au fil de l’eau, au fil des matchs. C’est juste ce que je voulais donc, pour moi, en aucun cas je ne regrette mon choix aujourd’hui. 

 

A l’issue du match contre Albi, tu nous avais parlé d’un rugby champêtre pour parler du rugby de Saint-Sulpice-sur-Lèze. Quelle est la différence entre le rugby champêtre et le rugby de la préfecture tarnaise ? 

 

Au niveau de la préfecture tarnaise, il n’y a pas grand-chose qui change. Ce qui va changer, c’est que le rugby champêtre est moins le rugby professionnel que j’ai pu connaître à Albi. Ce sont peut-être moins d’entraînements, moins basés sur l’aspect très dictés. Là, c’est plus du rugby qui va marcher au feeling donc, c’est ce qui va un peu changer. En s’entraînant deux fois par semaine de toute manière, on ne peut pas rivaliser avec des équipes comme Albi ou Blagnac qui s’entraînent tous les jours de la semaine. Donc, forcément, le rugby champêtre c’est apporter autre chose. C’est l’envie de jouer avec les copains, c’est se démonter même si on n’a que deux entraînements par semaine et c’est rivaliser au maximum. 

 

Et aussi des belles 3es mi-temps. Comme on l’évoquait avec Victor Labat, on avait eu des belles 3es mi-temps qui durent peut-être un brin plus longtemps qu’à Albi ? 

 

Oui, c’est vrai que c’est aussi une des premières choses qui m’ont surpris, je l’ai un peu redécouvert en partant à Saint-Sul, ce côté festif que je connaissais un peu moins avec Albi. Là, ce sont vraiment de grosses 3es mi-temps avec un tas de supporters qui restent jusqu’à pas d’heure, on peut discuter longuement avec eux. Je connais ça à Albi mais c’est vrai que c’est plus terre à terre, plus familial que ce que j’ai pu connaître à Albi. Donc, c’est plutôt cool. 

 

Pour parler de cette équipe de Saint-Sulpice, on sait que vous êtes actuellement 4es et que l’appétit vient en mangeant. Tarbes a une épée de Damoclès au-dessus de la tête avec la Fédération Française de rugby qui risque de sanctionner Tarbes et Lannemezan suite aux échauffourées qu’il y a eu lors du derby. Il y a peut-être une fenêtre pour aller gratter cette 3e place ? 

 

C’est vrai qu’aujourd’hui, notre objectif principal, c’est de garder cette 4e place. Le fait que Tarbes écope peut-être d’une sanction, au niveau du classement, ça nous arrangerait peut-être un peu mais nous, ce qu’on regarde aujourd’hui, c’est Mauléon. Ce sont les types qui nous talonnent un peu derrière. Nous, on va à Albi ce week-end, Mauléon reçoit Graulhet à la maison. Ca ne va pas être un match simple mais c’est toujours plus facile de jouer à la maison. Donc nous, l’objectif principal pour nous aujourd’hui est de garder cette 4e place. On sait qu’on a laissé partir la 3e place à un moment donné dans la saison. Aujourd’hui, c’est maintenir au maximum cette 4e place et la tenir jusqu’au bout. 

 

Tu sais quelle équipe vous recevriez actuellement si le championnat s’arrêtait aujourd’hui ? 

 

Si ça s’arrêtait aujourd’hui, ce qui se dit, c’est que ce serait Bourgoin. 

 

Voilà, tu suis bien, je vois que tu es au jus. Franchement, Bourgoin à Saint-Sulpice-sur-Lèze, comme on le disait aussi avec Victor Labat, ça aurait de la gueule et c’est le plus beau cadeau que vous pourriez faire aux supporters ? 

 

C’est clair. Et du fait de finir 4es, on les recevrait au match retour à la maison. Bourgoin contre Saint-Sulpice sur Lèze, village de 2 000 habitants, ça serait énorme. C’est comme recevoir Albi, ce sont des monuments du rugby et ce serait fantastique. 

 

On va rebasculer sur ta fibre tarnaise. On sait que tu es le petit carmausin du Sporting Club Albigeois et maintenant de l’US Saint-Sulpicienne. Tu as toujours un œil attentif sur ce rugby carmausin ? 

 

Oui, bien sûr. J’ai encore beaucoup d’amis qui jouent à Carmaux, je les suis assez régulièrement. Je n’ai pas encore trop eu l’occasion d’aller les voir jouer cette année parce-que ça tombe souvent sur mes week-end de matchs mais je les suis. C’est vrai que, cette année, c’est aussi un peu compliqué pour Carmaux parce qu’ils se restructurent avec beaucoup de jeunes. Mais j’ai bien sûr toujours un œil attentif, on n’oublie pas d’où on vient, c’est toujours important. 

 

Pour ceux qui ne le savent pas, on va aussi stipuler que tu es le frère de Gaëlle Hermet, la capitaine de l’équipe de France féminine. Est-ce que tu as sensibilisé l’US Saint-Sulpicienne au rugby féminin ? En étant le petit frère de Gaëlle, on est quand même obligé de faire la promotion du rugby féminin ? 

 

Oui, j’essaie de leur en parler (rires). A ma grande surprise, ils connaissaient déjà pas mal vu que, pour certains, ils suivaient donc c’est cool. Moi, j’ai essayé de faire venir Gaëlle pour donner le coup d’envoi à Tarbes, elle est venue. Donc, c’est toujours pareil, c’est bien pour le rugby féminin, c’est bien pour elle, c’est bien pour ? (8.15) et c’est une bonne chose. Mais, ils suivaient déjà le rugby féminin donc, je ne leur ai pas appris grand-chose

 

J’imagine que, quand on aime le rugby, on aime d’habitude tous les rugbys ? 

 

C’est ce qu’on dit. Normalement, quand on aime le rugby, on aime tous les rugbys, que ce soit le rugby féminin, le rugby à XV, le rugby à 7. Mais c’est vrai que le rugby féminin se promeut vachement et que ça évolue dans le bon sens. Donc, normalement, si on est amoureux du rugby, il est clair qu’on est amoureux de tous les rugbys. 

 

On sait que l’année dernière, tu commençais à entamer des démarches pour, non pas une reconversion, mais pour avoir un bagage scolaire et professionnel dans la police. Où en est ce projet ? 

 

Cette année, je passe le concours de la police. J’ai passé l’écrit que j’ai validé, il me reste l’oral que je passe d’ailleurs le week-end après Albi, le 9 Mars. Il me reste une dernière étape et je croise les doigts pour que ça se passe bien. Mais normalement, c’est toujours sur la bonne voie. 

 

On te remercie Dorian d’être venu répondre à nos questions et on te souhaite une chose, c’est de faire un gros match face à une grande partie de ta famille qui sera au Stadium Municipal. Et puis, peut-être que ça donnera des idées à tes anciens coachs de te faire revenir en jaune et noir. Parce-que j’imagine que tu as toujours ce maillot jaune et noir au coeur 

 

Bien sûr, ça reste toujours un club que j’apprécie énormément, où j’ai pu grandir, où j’ai pu évoluer. Comme je te l’ai dit, je n’oublie pas d’où je viens. Je suis carmausin mais tout autant albigeois aussi donc, je n’oublierai pas. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

 

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