#Rugby – Top14/ S.Cormenier (Bayonne) : «La 1ere Pena Baiona, c’est vraiment quelque chose de mythique!»

Swan Cormenier, est venu en voisin soutenir ses anciens coéquipiers du Sporting Club Albigeois, dans le bouillant et convivial stade Marius Rodrigo . Pour celui qui évolue désormais en Top 14, au pays basques sous les couleurs du mythique Aviron Bayonnais, voir ses « potos » albigeois ferrailler face au vaillant gars du SA Mauléon, a fait ressurgir quelques souvenirs jaunes et noirs. Pour celui qui soutient ardemment Albi, dans son objectif ProD2, il était aussi l’heure de parler de ses premiers pas en Top14 et de la légendaire Peña Baiona. Focus sur un pilier de devoir, fidèle en amitiés et à ses anciennes couleurs.

Crédit photo Jacques Massine

Swan ce match d’Albi, ici a Mauleon, ça a dû te rappeler quelques souvenirs de l’année dernière, Nafarroa, Saint-Jean-de Luz. Ces ambiances-là, tu les connais par coeur maintenant que tu es au Pays Basque ? 

 

Effectivement, l’ambiance est un peu la même à Bayonne, avec beaucoup de monde et ça crie beaucoup. Mais c’est vrai, de revenir et déjà de voir les potes en « chier » comme on peut dire sur le terrain, ça fait quelque chose. J’ai même été un peu stressé pendant le match au vu du score. J’ai été aussi content que les mecs après ce magnifique essai qui donne la victoire au Sporting. Oui, franchement, j’ai tout le temps le poil qui se hérisse quand je vois le SCA sur le terrain et les collègues qui se défoncent pour essayer d’aller chercher le Graal à la fin de la saison et de réintégrer la Pro D2. 

 

Une grinta comme il y a eu à la fin du match, c’est peut-être ce qui a manqué à Rouen dans les cinq dernières minutes l’année dernière ? On ne va pas revenir sur Cardona mais, cette grinta là, c’est le petit détail qui a manqué. Et cette année, on a l’impression que le groupe l’a, peut-être aussi du fait de ce qui s’est passé à Rouen ? 

 

Oui, tous les matchs de la saison, que ce soit des matchs de championnat ou des matchs de phases finales, se jouent sur des petits détails. Et oui nous, pendant deux ans, pendant deux saisons d’affilée, on manquait de détails sur des gros matchs, face à Rouen ou même d’autres matchs mais principalement face à Rouen. Donc oui, ce sont des choses qu’il faut essayer de gommer, de travailler de saison en saison et d’essayer d’avoir à chaque match pour avoir la victoire au bout. Je pense qu’il va aussi falloir continuer à bosser pour le Sporting et ça va le faire pour les phases finales. Parce-que le plus dur après, on le sait, les phases finales sont des matchs à part, différents. Il y a de l’engouement, il y a du stress, il y a vraiment plein de choses qui rentrent en compte donc de ne pas être tombé dans le piège ici, jusqu’à la fin, c’est de bon augure. C’est quelque chose de très positif. 

 

Toi qui habite maintenant au Pays Basque, tu n’as pas la chair de poule quand tu vois des clubs comme ça, des publics comme ça et des gars qui se dépouillent comme ça. En parlant de Mauléon ça aussi ça met la chair de poule ? 

 

Ça, c’est sûr. Que ce soit Mauléon, Saint-Jean-de-Luz ou Oloron, c’est tout à fait une ambiance particulière, vraiment appropriée au Pays Basque. C’est quelque chose qui nous pousse vraiment vers le haut. Quand on est sur le terrain, on entend beaucoup de bruit mais dans les 5, 10, 15 dernières minutes, quand tu es mené au score ou que tu sens qu’il y a une petit baisse, tu as le public qui est derrière, qui commence à chanter ou à te pousser, à t’appeler. Et c’est quelque chose qui te pousse vers le haut. Honnêtement, c’est quelque chose que je n’avais jamais connu et c’est assez glorifiant. 

 

La première Pena Baiona, quand tu es rentré à Jean Daugé, ça a fait quoi ? Tu devais quand même quasiment avoir la chair de poule voire presque les larmes aux yeux ? 

 

La première Pena Baiona, c’est vraiment quelque chose de mythique. Quand tu rentres sur le terrain, que tu vois les gens chanter a capella, avec les couleurs du club … Moi, j’avais en plus la famille qui était là donc j’ai eu une grosse montée de larmes mais j’ai essayé de garder la tête froide, dans les circonstances du match et de profiter un maximum de ce moment-là et de la Pena. C’est magnifique. 

 

On te donne rendez-vous sur le Vigan au mois de Mai. Çavoudrait dire qu’il y a eu un joli morceau de biscuit à la fin pire un bout de bois ? 

 

J’espère et en tous cas, je serai là si le biscuit est appétissant (rires). 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

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