#Rugby – Fed1 / JC.Bacca (Graulhet): «La croisée des chemins!»

A quelques heures d’un derby de la « muerte » entre les mégissiers du Sporting Club Graulhetois, et l’ASV Lavaur ,lors de la 15eme journée de fédérale 1, le manager des rouges et noirs, Jean Christophe Bacca, nous a accordé un entretien grand format. Pour celui qui joue une mission commando pour le maintien, cette rencontre dans un stade Pelissou sûrement comble (en direct sur RadioAlbiges – Le #MagSport) , sera sûrement la croisée des chemins de ce bastion de l’ovalie.

 

 

Crédit photo Arnaud Bertrand – SCG

Jean-Christophe, ce match révèle une double importance. De un, c’est le «  big derby  » tarnais, ce sont vos meilleurs amis/ennemis vauréens qui débarquent à Pélissou. Et de deux, c’est un choc du maintien ? 

 

Exactement, on est dans la même situation. Eux ont l’avantage d’avoir reçu quasiment tous les gros ténors de cette poule mais, comptablement, on est un peu dans la même situation. Ils ont besoin de points, nous aussi et je pense qu’à l’issue de ce match, en tous cas pour Graulhet, il y aura une évolution vers le haut ou vers le bas. 

 

Une croisée des chemins comme on dit ? 

 

Voilà, une croisée des chemins. Il faut que l’on gagne pour revenir sur nos concurrents directs pour espérer une fin de saison qui nous permettra de nous maintenir. Si on perd par contre, comptablement ce ne serait pas encore définitif mais ça serait très, très dur pour la suite du championnat. 

 

Et puis, on va dire qu’il y a un autre match dans le match entre coachs, entre Jean-Christophe Bacca et Nicolas Hallinger. Vous êtes un peu deux roublards du rugby, deux vieux briscards qui s’affrontent ? Il va y avoir une petite partie de manivelle stratégique voire même quasiment médiatique ? 

 

Je ne suis pas sûr. Nicolas est un garçon que je connais bien sûr depuis très longtemps puisqu’on est sensiblement de la même génération. On était ensemble à Marcoussis pour la formation d’entraîneur. C’est quelqu’un que j’apprécie et que je connais très bien. Après, oui, bien sûr, on a un peu d’expérience tous les deux, j’espère qu’elle servira un peu plus aux Graulhetois qu’aux Vauréens. Mais je pense que l’issue du match se jouera plutôt sur le terrain avec les 23 acteurs de chaque côté plutôt que de l’expérience des deux vieux joueurs que nous sommes maintenant. Dans la semaine, par contre, c’est peut-être là que nous avons essayé de faire jouer toute notre expérience. Mais sur le terrain, à partir de 15h, on ne peut plus grand chose. En tant qu’entraîneurs, on ne peut qu’accompagner ces joueurs qui font le match. 

 

Nous, on a commencé un peu à faire l’avant-match médiatiquement. On a interviewé à l’issue de la dernière journée Paul Armengaud alias Paulo l’Albigeois et Kevin Brou, alias Kevin l’ancien albigeois qui joue maintenant à Lavaur et on a quand même vu une petite passe d’armes médiatique. Ils ne s’étaient pas concertés mais il y en a un qui dit  » ça va être un match de combattants « , l’autre qui dit  » ça va être une guerre « . Le ton du match est donné ? Il y a eu quelques âmes sensibles qui ont été choquées par le fait qu’on parle de combat et de guerre mais bon, on reste dans le rugby, dans un sport de combat donc c’est logique d’utiliser cette sémantique-là. Pour toi, on est dans le vrai quand on parle d’un match qui risque d’être une bataille ? 

 

Moi, je considère qu’à partir du moment où on rentre sur un terrain, on part au combat. Donc, je ne considère pas ce sport sans le combat, sans l’agressivité saine. C’est un des socles de ce sport et c’est pour cela qu’il est aujourd’hui autant médiatisé, parce-que c’est ce que recherche aussi une partie du public. C’est à dire de voir des hommes se livrer corps et âmes pendant 80 minutes sur un terrain de rugby tout en respectant les règles. Mais, on ne peut pas jouer à ce sport sans être agressif, sans être combattant, toujours dans le bon sens du terme, bien sûr. L’évolution du rugby, c’est qu’aujourd’hui les mauvais coups n’ont plus lieu d’être mais par contre, l’engagement total est préconisé et obligatoire dans la plupart des cas. Alors, il y aura sans doute un surcroît d’âme parce-que c’est Lavaur et que c’est à 20 km mais c’est aussi une des valeurs que je demande systématiquement à mes joueurs pour rentrer sur un terrain de rugby. J’ai vu très peu d’équipes qui sont capables de rentrer sur un terrain sans y mettre du combat et de l’agressivité et de remporter le match. Ca arrive quand il y a deux divisions d’écart dans le niveau mais quand deux équipes se tiennent, c’est souvent celle qui l’a décidé, qui combat, qui met le plus d’agressivité dans son jeu qui gagne. Et donc là, je suis sûr que les Vauréens seront dans cet état d’esprit et j’espère que les Graulhetois y seront aussi parce-que, sans cela, ce n’est même pas la peine de rentrer sur le terrain. 

 

Parlons un peu d’autour du match. On sait qu’à Graulhet, dans la ville de Graulhet, Graulhet a joué en groupe A, en première division, en groupe B, en Fédérale 1 ou même à l’époque en Nationale ou en pré-nationale. C’est une ville qui respire, qui transpire rugby. Est-ce que tu sens l’effervescence monter à Graulhet avant ce derby ? 

 

Oui, bien sûr, ne serait-ce que dans les statistiques. Je crois qu’il y a 250 personnes qui sont attendues au repas d’avant-match, pour un club comme Graulhet, c’est énorme. Et ça sera encore supérieure je crois avec la venue d’Albi. Mais oui, c’est une ville qui respire rugby, qui, depuis quelques années, souffre pour différents paramètres. Mais bien sûr, je pense que si demain, on se retrouvait avec une équipe qui remporte ses matchs régulièrement, c’est un club qui ne demande qu’à renaître de ses cendres parce qu’il y a quand même une grosse identité rugby dans le Tarn. Longtemps, Graulhet fut le club au plus haut niveau dans le Tarn, Castres et Albi étant en-dessous il y a quelques années, Graulhet ayant été la locomotive du Tarn pendant quelques années. Ça s’est inversé bien sûr aujourd’hui mais ce passé là et cette identité rugby sont restés à Graulhet. Et on sent que la ville et les joueurs communient encore quand il y a des victoires et même quand il y a des défaites comme Saint-Sulpice à 22-21 avec trois essais. Les gens étaient contents et félicitaient les joueurs. Par contre à l’inverse, bien sûr qu’il y a des défaites où le public a l’impression que les joueurs ne sont pas donnés à 100% et ça devient beaucoup plus compliqué. C’est normal, c’est une petite ville et les joueurs sont confrontés aux supporters qui sont capables de leur dire dès le lundi en ville qu’ils n’ont pas été à la hauteur. Et c’est plutôt une bonne chose, moi, je trouve que ça reste plutôt sain dans le rugby, qu’il y ait encore des valeurs comme ça dans des clubs et qu’on ne soit plus normalement inféodés au budget et à l’ampleur budgétaire de l’argent qui transite dans ce sport maintenant. Et qu’il y ait aussi des gens qui se raccrochent  » au clocher  » comme on disait à l’époque, qui restent très proches des joueurs et qui veulent que le club avance malgré les difficultés qu’on connaît aujourd’hui. 

 

Tu me tends un peu une perche parce qu’il y a quelques semaines, je me suis re-regardé ce reportage qui fait partie des reportages qu’on aime bien dans le monde du rugby,  » le rugby dans le cuir « . Ca met en avant toute l’épopée du Sporting Club Graulhetois dans les années 80, à la grande époque de Graulhet. Alors certes, Graulhet ne joue plus en Groupe A, en 1ère division, on l’appelle comme on veut. Certes, Graulhet ne reçoit plus le Stade Toulousain ou Brive tous les week-ends. Mais, quand on regarde un peu la sociologie du rugby graulhetois, il n’a pas beaucoup changé parce-que dans  » le rugby dans le cuir « , on était déjà sur la pluriactivité, sur des joueurs qui étaient ancrés dans leur territoire. A part la division et le niveau de jeu qui est peut-être un peu moins haut qu’à l’époque, l’ADN du club n’a pas changé ? 

 

Non, sauf qu’à l’époque, tout le monde était pluriactif. Moi, je me souviens quand j’ai commencé le rugby, en groupe A à l’époque, on ne parlait pas de Top 14 et de Pro D2, tout le monde était pluriactif. Qu’on joue le Stade Toulousain, qu’on joue Brive, Dax, tout le monde travaillait. Je me souviens de Serge Blanco, quand il a commencé, qui était représentant commercial et pourtant, c’était l’icône du rugby français. L’évolution a fait qu’aujourd’hui, pour être à la hauteur de certains clubs, la pluriactivité ne suffit pas. C’est à dire qu’on peut faire 5 matchs contre Albi, il y aura peut-être un accident et il y en aura 4 où on sera défait parce-que ce professionnalisme fait que c’est très compliqué de combattre à armes égales. Mais oui, les valeurs sont quand même restées, c’est à dire que, l’avantage d’avoir gardé cette pluriactivité, donc des joueurs qui travaillent, c’est qu’ils ont conservé cette valeur du clocher. Il y a quand même beaucoup de Graulhetoisdans cette équipe ou assimilés graulhetois, c’est à dire des garçons qui jouent depuis quasiment 10 ans au club, qui ne sont pas de Graulhet mais qui sont devenus des Graulhetois à part entière. 

 

Jérôme Montbroussous par exemple ? 

 

Jérôme Montbroussous, Ben Dumont, Olivier Regnier. Ce sont des garçons qui sont à côté des Jules Montels, des familles, j’ai envie de dire emblématiques, du rugby graulhetois. Donc, ça a cette force et heureusement d’ailleurs que cette force est encore dans ce club parce qu’autrement, en ayant quasiment le plus petit budget de la poule avec Mauléon je crois, ça serait encore plus compliqué. On s’appuie bien sûr sur ces valeurs-là et on compte dessus. On intègre maintenant des jeunes joueurs. C’est pour cela que je disais la dernière fois, lors du dernier conseil d’administration, que c’était une passe de 3, 4 ans à tenir parce qu’on est en train d’intégrer les jeunes joueurs graulhetois qui feront l’identité de demain de ce club. Des garçons comme Guillaume Ducombs ou Théo Gibert qui sont de purs graulhetois, qui sont issus de la formation graulhetoise sont en train de pointer le bout de leur nez en équipe première. A partir de ce moment-là, on va repartir sur l’identité graulhetoise avec des garçons qui viendront s’y greffer et qui, au même titre que les Jérôme Montbroussous et Ben Dumont à leur époque ou les Romain Bille, ont su s’intégrer à un club et je pense que l’avenir d’un club comme Graulhet est là. Et aujourd’hui, il faut s’appuyer sur ces valeurs-là. On est dans le dur, on est dans la difficulté mais si on arrive à passer ce cap-là, je pense que la place de Graulhet aujourd’hui, même avec son budget minimaliste, est en Fédérale 1, pour espérer dans le ventre mou de la Fédérale 1 une qualification de temps en temps dans les 6 premiers et puis après, le reste du temps, arriver à se maintenir. Mais, il faut passer ce cap-là qui est très compliqué et qui, aujourd’hui, est en train d’être réamorcer par l’équipe dirigeante. Comme par exemple quelqu’un qui est une légende du rugby graulhetois, Henri Oriol, qui s’occupe d’une partie de la formation, donne son avis et son expérience au niveau de la formation et qui est en train de restructurer les cadets, les juniors, les minimes pour que ce club-là puisse être pérennisé en Fédérale 1 sur les années qui viennent. Mais, c’est un combat quotidien et là-dessus, on a besoin de toutes les forces vives de cette ville parce qu’on ne peut passer à côté de personne, on a besoin de tout le monde dans ce club-là. 

 

Tu nous parlais de Mauléon qui est l’un des plus petits budgets de Fédérale 1 avec Graulhet. Quand tu vois ce qu’ils ont train de réaliser actuellement, ils sont 4es de la poule 3, j’imagine que ça te laisse sûrement un peu pantois et rêveur ? 

 

Ca ne m’étonne pas. Pour connaître le rugby basque depuis maintenant très longtemps, la force du rugby basque réside dans sa jeunesse, dans sa formation. Et le fait que là, encore plus que dans des clubs comme Graulhet, Lavaur, Gaillac, l’identité du club est extrêmement forgée dans la mentalité de ces hommes-là. 

 

On ne fera pas jouer un Mauléonnais à Nafarroa 

 

Voilà, un Mauléonnais à Nafarroa et inversement. Donc, ce sont des garçons qui jouent ensemble depuis très longtemps, d’abord qui jouent bien au rugby pour la plupart. 

 

Et à la pelote basque parfois aussi 

 

Et à la pelote basque l’hiver quand les terrains sont inondés (rires). Mais ce qui est sûr par contre, c’est que cette identité rugbystique fait qu’ils jouent ensemble depuis très longtemps, qu’ils jouent bien au rugby. Ils ne se posent pas trop de questions parce-que, pour eux, le niveau importe peu, c’est le club qui compte. C’est à dire que, le groupe qui est aujourd’hui en passe de se qualifier en Fédérale 1, pour une quelconque raison, devait redescendre en Fédérale 2 l’année prochaine ou dans deux ans, ça serait encore le même groupe qui évoluerait en Fédérale 2. Et s’ils remontaient en Fédérale 1, ce serait toujours le même groupe qui évoluerait en Fédérale 1 en y intégrant bien sûr des jeunes issus de la formation. Ça, c’est une force énorme. Et c’est ce qu’on essaie de pérenniser parce qu’il y a cette étincelle-là dans des clubs comme Graulhet. Alors, peut-être pas aussi forte que dans cette identité basque mais elle y est aussi. Et si on arrive à souffler sur les braises de cette identité graulhetoise, on arrivera sans doute à faire quelque chose de similaire. C’est un exemple intéressant que tu cites en parlant de Mauléon parce-que c’est un club qui fonctionne avec très peu d’argent et qui fonctionne bien. Et je crois que l’avenir des clubs de Fédérale 1 comme Graulhet, Lavaur, Mazamet, ce type de clubs là, doit s’inspirer de ce type de rugby là parce-que c’est pour moi la seule solution pour exister dans cette division à l’avenir. 

 

On va revenir sur ce derby. On sait que, souvent, un derby se joue lors de l’avant-match dans la causerie. Déjà, est-ce que tu es adepte des causeries un peu musclées ?  » Ensemble, on ne risque rien « , ça te rappelle quelque chose ? 

 

Bien sûr, ça reste des grands moments du rugby albigeois. Mais je pense qu’aujourd’hui, ça fait partie de l’ADN de tous les clubs de rugby, on ne peut pas passer à côté de ce type de préparation. Par contre, ce qui est sûr, c’est que ce type de préparation qui était, j’ai envie de te dire, quasi hebdomadaire à mon époque, ne peut plus être aujourd’hui. C’est à dire que tu as quelques cartouches comme ça dans la saison et il faut les utiliser à bon escient. C’est à dire que ce discours-là qui nous galvanisait dimanche après dimanche, samedi après samedi, et qui nous permettait à chaque fois de nous transcender ou en tous cas d’être au-dessus du niveau auquel on aurait du être individuellement et collectivement, aujourd’hui, ça existe encore. Mais, si tu le reproduis toutes les semaines, au bout d’un moment, ça n’a plus le même impact ni la même virulence. 

 

La nouvelle génération consomme vite et se lasse vite on va dire ? 

 

Un petit peu. C’est à dire que le discours, si tu ne le fais pas évoluer, et surtout ce type de discours, a peut-être aujourd’hui plus de force si tu t’en sers. Mais, si tu t’en sers dimanche après dimanche, il va perdre très vite de sa pérennité et de sa force. Alors que, par contre, en l’utilisant sur une saison 5 ou 6 fois, ça aura un gros impact. Ca aura une qualité vraiment intéressante sur le groupe et sur l’individu. Par contre, l’utiliser tous les dimanches comme le faisait Eric par exemple, ce ne serait plus possible dans le rugby actuel, il y a ça qui ne fonctionne pas. Mais c’est vrai que ça reste quand même un des leviers qu’on utilise encore et qu’on utilisera sans doute à l’avenir mais il faut l’utiliser à bon escient. On a quelques cartouches dans le barillet et on doit les utiliser pour faire mouche à chaque fois. Là, tu parles de  » ensemble, on ne risque rien  » mais j’imagine que si on remonte aux années 70 et à Raoul Barrière avec l’ASB par exemple, ça devait être encore plus fort. 

 

Oui, ça devait aussi valoir son pesant de cacahuètes les causeries

 

Je parle de Raoul Barrière parce-que ça reste aussi une légende du rugby. Donc, il y a toujours eu ça, ça traverse les générations, ça existe, ça existera toujours. Tant mieux parce-que moi je trouve que c’est aussi ce qui fait notre identité en tant que sport. Mais aujourd’hui, l’évolution fait qu’on ne peut plus l’utiliser à tort et à travers. C’est à dire qu’à travers le fait que les joueurs se connaissent tous, par exemple. Que tu ailles partout, les joueurs se connaissent, ils ont été ensemble en centres de formation ou autres. Donc, c’est vraiment sur des situations exceptionnelles que tu dois l’utiliser et ça fonctionne encore, et tant mieux. Mais par contre, on ne peut plus l’utiliser comme on l’a utilisé à une époque régulièrement. Il faut apporter aussi d’autres choses avec c’est à dire que le contenu technique est aussi important. Aujourd’hui, si on ne donne pas un plan de jeu avant un match à un groupe en leur disant  » on va jouer comme ça, comme ça, comme ça, des situations comme ça, comme ça, comme ça. « , le discours seul, la préparation seule ne suffisent plus. Donc, il faut l’englober dans tout un arsenal avant un match qui part du matin après la mise en place, avec une séance vidéo pour remettre les idées en place et derrière ça, revenir à de la préparation et accélérer au fil du match pour avoir une quintessence, de mon côté, à 30 minutes du coup d’envoi où là, on peut vraiment rentrer dans ce discours-là. 

 

Cette année, on essaie de faire un peu plus de focus sur Graulhet, on essaie de venir un peu plus souvent vous suivre pour élargir notre champ d’activité et ne pas que nous concentrer sur le Sporting Club Albigeois. La dernière fois, on t’avait envoyé Big Moustache, alias Didier Revellat, vous aviez fait match nul face à Bagnères de Bigorre. Ce coup-ci,  on vient avec l’équipe au complet pour commenter le match plus Yoann Châteaurenaud qui va venir commenter avec nous. Si on vous porte bonheur et que vous gagnez ce derby, on sera obligé de revenir à Pélissou tous les week-ends ? 

 

Ah, c’est sûr. Je suis extrêmement superstitieux donc, si on gagne contre Lavaur, il faudra que vous soyez là tous les matchs à domicile, jusqu’à ce qu’on en perde un c’est à dire, j’espère jamais. 

 

Et si ça se passe comme ça, ça voudra dire que Graulhet ne sera pas loin du maintien ? 

 

Exactement, ça sera une très bonne chose. 

 

Maintenant, on peut dire  » il n’y a plus qu’à « . Rendez-vous sur le pré tout à l’heure pour ce derby qui sera bien sûr la fête du rugby tarnais et qui va surtout être le gros choc du maintien. 

 

OK, à tout à l’heure

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s