#Rugby – Fed1 / A.Mela (Albi) : «Cette année, on va le faire.»

Arnaud Méla, le manager du Sporting Club Albigeois nous a accordé un entretien, pour faire le bilan de cette première partie de saison de fédérale 1. Fier de ses gars, l’ancien briviste nous a livré ses attentes et ses objectifs pour la seconde partie de championnat , tout en ne se départissant pas d’axes de progression pour les siens. L’ex international français, qui porte une grande affection et entretient un lien fort avec ses joueurs depuis l’épisode rouennais de la saison dernière , n’a qu’un rêve pour 2020: la Pro D2 et « ramener le peuple albigeois sur le Vigan. ».

Arnaud, j’imagine qu’en Août, tu aurais signé de suite pour finir premier national juste avant les fêtes ?

 

Bonjour. Oui, bien sûr, on est satisfait et je suis très content du résultat final. Champion d’Automne, ça veut dire qu’on a bien tourné et qu’on fait une bonne première partie de saison. Sur le contenu aussi je suis content et satisfait parce qu’avec les statistiques, on voit l’évolution au niveau de la comparaison avec l’année dernière à la même époque. Bien sûr, on a perdu un derby de plus mais sur le côté projet de jeu offensif, on est un peu mieux que l’an dernier donc, c’est positif et on a quand même réussi à passer pour le moment quelques matchs d’hiver. On n’a pas fini le parcours mais on a passé des matchs compliqués qu’on a bien réussi à gérer donc je suis content. 

 

On sait qu’une saison, c’est long mais, il y a souvent des matchs qui sortent du lot. Pour toi, quel serait le match qui sortirait du lot dans cette phase aller ? La victoire à Tarbes qui n’a pas été du  » hourra rugby  » mais qui a été une vraie partie d’hommes ? 

 

Oui, sûrement le match de Tarbes parce-que ça a été l’équipe à l’extérieur qui nous a posé le plus de problèmes et une équipe qui est quand même habituée à jouer un rugby de qualité et du niveau au-dessus. Donc, oui, ça a été ce match là parce qu’on a quand même maîtrisé le match de bout en bout. On a tout le temps été devant au score, il nous manque cette gestion des trois dernières minutes mais on a quand même réussi à gérer ce match. J’aurai souhaité plus dans le jeu de couloirs, qu’on soit meilleur là-dessus parce qu’on aurait peut-être pu scorer. Il y a eu un peu d’indiscipline mais, en tous cas, c’est le match que je retiens de ce début de saison. 

 

A domicile, c’est un peu plus compliqué parce qu’il y a souvent des scores fleuve. Mais il y a un match qui nous avait beaucoup plu à Radio Albigès, c’était le match face à Lannemezan où on avait vu des joueurs aller au bout de leur projet ? 

 

Oui, contre Lannemezan, ça a sûrement été la meilleure entame des joueurs, je ne vais pas dire des trois ans parce qu’on a eu aussi des matchs accomplis, mais de cette année, c’est sûr, c’est la meilleure entame qu’on ait fait. On a fait 25 minutes de haut niveau où on a tout fait très vite, avec de la qualité, des joueurs impliqués et très concentrés et c’est ce qui a permis d’avoir un match plus simple à gérer. Lannemezan était venu pour faire un bon match et, si on n’avait pas fait ça, on aurait sûrement été sur un match compliqué et serré. Donc oui, c’est celui ça et aussi le match contre Blagnac où il n’y a eu pas mal de bonnes choses. 

 

Ce match contre Lannemezan va avoir un  » double effet kisscool  » parce qu’on a eu des échos, notamment avec Henry Broncan, que les joueurs de Lannemezan ont été très vexés de ce 55 à 0. Pas vexés par le Sporting Club Albigeois mais vexés dans leur amour-propre. Déjà, aller à Lannemezan, ce n’est pas à toi qu’on va l’apprendre, ce n’est pas une partie de plaisir, de monter à Sarrat sur le Plateau. Mais là, on peut s’attendre à un vrai match d’hommes pour le retour ? 

 

Oui, on vient de passer trois matchs contre des clubs bigourdans, on a gagné les trois donc, je ne suis très satisfait parce-que ce n’était pas simple. Maintenant, il va nous rester un dernier match à Lannemezan qui sera, c’est sûr, ultra difficile à jouer. On a les moyens d’aller faire un grand match là-bas si on est prêt mentalement comme on l’a été là. Mais, il est sûr que les joueurs de Lannemezan vont se le garder sur l’oreille, ils vont nous attendre. L’entraîneur va aussi être prêt à les remonter parce qu’il a sûrement été vexé un peu aussi. Casera un match compliqué à gérer mais il faudra que moi et mon staff arrivions à préparer mon équipe du mieux, les mettre le plus en éveil sur cette façon qu’à Lannemezan de recevoir les grosses équipes. On pourra s’appuyer sur le match de Tarbes et aussi sur le match de Tarbes de l’an dernier où ils mettent beaucoup de cœur, beaucoup d’envie. Ils ont une grosse conquête, ils savent très bien jouer au rugby et dans des matchs comme ça, quand ils se mettent le curseur à 100%, ils sont très difficiles à manœuvrer. 

 

On avait vu l’année dernière en phase régulière finir un peu en roue libre. Ça avait aussi un peu pêché, été un peu défaillant à Dijon en quart de finale aller. C’est peut-être aussi pour ça qu’il y avait un problème au démarrage face à Dijon, même si cette équipe bourguignonne avait été de très bonne valeur. Cette année, avec Lannemezan en avant-dernier match et Tarbes en dernier match, c’est quand même beaucoup mieux pour préparer les play-offs ? 

 

C’est certain que notre calendrier est un peu mieux. Ça va nous donner des matchs à haute intensité juste avant les phases finales, ce qui nous avait manqué l’an dernier. On avait été faire un match à Tyrosse qui était complètement inutile et ça nous avait desservi parce qu’on avait des joueurs qui étaient passés à côté car pas impliqués et il y en a qui l’ont payé pour les phases finales. Donc, on n’aura pas ce scénario cette année, on va avoir deux grosses confrontations avant d’attaquer les phases finales et c’est une bonne chose pour nous. 

 

Crédit photo / F.Lancelot – L’Equipe

Autre chose qui est rassurante, c’est que le Sporting n’est pas encore au summum de son art, il y a encore quelques petits trucs à ré appointer. On l’a vu l’autre jour à Bagnères, la guerre des rucks a été gagnée par Bagnères. La discipline est un mal récurrent. Ce sont des points négatifs mais c’est encourageant, il y a encore une marge de progression ? 

 

Oui, il faut qu’on arrive à maîtriser un match de bout en bout. A Bagnères, on avait tout pour le faire, on a manqué de 20 minutes de maîtrise. C’est parti d’un enchaînement un peu con, une petite faute au pied d’une mêlée et après, un petit conteste sur un relayeur donc ça joue vite. Après, un croche-patte et puis ça s’enchaîne et on n’a pas un joueur qui dit  » on stoppe l’affaire et on repart sur un bon pied « . Donc voilà, il faut qu’on maîtrise nos matchs et aussi un peu notre frustration de temps en temps entre le  » est-ce qu’on continue à jouer, est-ce qu’on gère notre sortie de camp ou est-ce qu’on la joue ? « . Il faut qu’on progresse là-dessus, il faut qu’on continue encore à travailler et rester concentré sur la bataille des rucks parce qu’en seconde mi-temps à Bagnères, on a eu toutes les peines du monde à sortir un bon ballon. Si on ne peut pas jouer vite, on n’a pas de bons ballons et c’est pour tout le monde pareil. C’est là que Bagnères a gagné la seconde mi-temps contre nous. 

 

Dans les points négatifs de ce début de saison, il y a trois matchs que l’on a isolés, enfin un match et deux mi-temps : la première mi-temps contre Fleurance, la seconde face à Oloron et bien sûr, le match face à Saint-Sulpice-sur-Lèze. Je pense que sur chaque match, il y avait une raison différente. Tu peux nous expliquer un peu comme s’est passée cette baisse de régime sur ces matchs ? 

 

Contre Fleurance, on fait une première mi-temps où il y avait la volonté de jouer, il nous manquait à peine un peu de patience de faire le temps de plus. Ca a souri en 2e période parce-que justement, à la pause, on a réajusté, on leur a dit qu’il fallait continuer sur l’état d’esprit et que c’était bon. 

 

La première mi-temps ressemblait un peu au match amical contre Cognac ? 

 

Un peu pareil, oui, c’est ça. Il y avait aussi une équipe de Fleurance qui, en première mi-temps, a donné le maximum d’elle-même. Après, on a plus de profondeur de banc, ça a aussi fait la différence souvent en 2e mi-temps. A Oloron, c’était en début de saison mais c’est vrai qu’on avait fait le score très tôt et après, on s’était un peu endormi, on avait passé une seconde mi-temps un peu sans le ballon. Donc pareil, sous pression, avec aussi des moments de manques de maîtrise. Quand tout le monde n’est pas en éveil, c’est difficile de jouer. Tu en as un qui veut lâcher un ballon un peu difficile, un autre qui n’est pas prêt à le récupérer donc, on était passé au travers. Et après, il y a le match à Saint-Sulpice où on n’est pas sorti du bus. On n’a rien fait, on avait mis en place un plan de jeu stratégique. 

 

Il y avait tout : le vent, la pluie, le public surchauffé. Il y avait tous les ingrédients ? 

 

C’était un match compliqué, avec une météo pas terrible, un terrain gras. On avait quand même beaucoup travaillé dix jours avant l’occupation aérienne où on avait mis des joueurs qui étaient capables d’aller chercher ces luttes aériennes. On avait fait une équipe plutôt pour faire ça et on n’a pas réussi à le mettre en place. Ce sont eux qui nous ont mis sous pression sur les pieds. Et puis, la volonté, ce sont eux qui l’avait et pas nous. Ça nous a fait, je pense, le plus grand bien parce-que derrière, il y a eu une bonne réaction. On a quand même réussi à maintenir de l’intensité sur les matchs à l’extérieur. Ça nous a mis une bonne piqûre de rappel et il faudra s’en rappeler très vite parce qu’on va devoir encore jouer des matchs compliqués à l’extérieur. 

 

Une chose qui est indéniable au Sporting, c’est que cette équipe a une âme. L’âme s’est sûrement faite sur un des astres malheurs à Rouen mais tu as réussi à conserver cette équipe à 80%. Elle a une âme mais on voit aussi que l’apport des recrues est vraiment judicieux. Je pense à Lucas Guillaume, au petit Guillaume Caze qui a fait aussi une entrée très intéressante face à Bagnères. Que ce soit Benjamin Pètre ou toutes les autres recrues, ils ont tous amené une plus-value ? 

 

On n’avait pas trop de marge d’erreurs. J’avais une enveloppe pour 4, 5 joueurs donc je ne pouvais pas me permettre de trop me tromper. On a regardé un maximum les vidéos, il y avait des joueurs que je connaissais donc je ne prenais pas trop de risque. Et c’était aussi des joueurs qui pouvaient facilement s’impliquer et s’intégrer dans ce groupe parce-que l’état d’esprit est aussi important pour moi et voir comment notre groupe pouvait accueillir des personnes comme ça. Je savais qu’en prenant ces joueurs-là, je n’allais pas avoir trop de soucis. Sur le plan du rugby, ça a aussi amené d’autres joueurs sur des plans différents parce qu’on avait aussi besoin de s’étoffer. Il y a des matchs plus ouverts que d’autres donc, ça nous a permis d’avoir un peu d’expérience derrière. Lucas a de la polyvalence devant en seconde ligne et troisième ligne, c’était aussi important pour nous. Et heureusement qu’on avait fait ce choix parce qu’il nous a beaucoup dépanné. Il était venu ici pour se remontrer et se relancer en France. Il l’a fait, il a joué presque toutes les feuilles de match. Oui, je suis content du recrutement, maintenant, c’est à la fin qu’on pourra chanter. 

 

On avait au Mag Sport un observateur de luxe à Tarbes, c’est Henry Broncan et on l’a questionné sur ce match contre Tarbes. Ce qui l’a le plus impressionné, en plus de la puissance que dégage le Sporting Club Albigeois, c’est la modularité. C’est à dire que, dès que tu sors un joueur, un autre le remplace, tu injectes un nouveau joueur et on a l’impression qu’il n’y a pas de différence. L’équipe continue à tourner, il n’y a pas de baisse de régime. Pour arriver à ça, c’est un travail de longue haleine, un travail vraiment de cohésion ? C’est là le rôle du staff d’arriver à investir l’ensemble du groupe ? 

 

J’essaie de tout le temps relancer des joueurs. L’année dernière, je l’avais parfois fait sans beaucoup de logique, je m’étais quelques fois trompé. Cette année, j’ai eu des joueurs qui ont été bons à Fleurance, je ne les ai pas remis contre Lannemezan. Mais, je me devais de ne pas oublier qu’ils avaient été bons à Fleurance donc, je me devais de les remettre à Tarbes mais, je ne pouvais pas tout mettre. Donc, j’essaie de faire ça, de relancer tout le temps les joueurs, de leur dire ‘ » voilà, le week-end dernier, le mec a été bon. C’est toi qui joue donc maintenant, c’est à toi d’être bon « . C’est se tirer la bourre et celui qui doit en sortir le plus grand gagnant, c’est le SCA. Donc, il faut que tout le monde accepte de ne pas y être aujourd’hui, de faire travailler la semaine pour que les potes gazent et le week-end après, ce sera ton tour. C’est toujours difficile pour certains joueurs parce-que ce sont des joueurs avec du caractère et qu’ils ont du mal à accepter ça. Mais pour le moment en tous cas, c’est payant parce-que les joueurs font le boulot. 

 

On va aussi parler un peu des adversaires, Bourg, Massy, Narbonne, Blagnac, Cognac, St Jean et autres voire Tarbes s’ils arrivent à accrocher le Jean-Prat. Pour toi, maintenant qu’on a un peu vu tout le monde à la télé ou qu’on les a affrontés, qui t’inquiète le plus comme adversaire du Sporting pour cette montée en Pro D2 ? 

 

Sur le plan comptable, Massy. C’est une équipe qui se nourrit pas mal de la faute de l’adversaire, une équipe qui n’est pas très costaud physiquement mais qui bouge beaucoup, qui a une défense très organisée et qui joue les contres à merveille. Sur le changement de statut, ça score à chaque fois donc c’est une équipe qu’il faut arriver à maîtriser. C’est une équipe qui va être dangereuse jusqu’au bout, c’est sûr. Après Bourg-en-Bresse bien sûr avec ce jeu de vitesse qu’ils ont, ils aiment bien mettre du mouvement. On les connaît bien, on les a quand même joués il n’y a pas longtemps donc on sait. C’est une équipe avec qui il faudra compter. Après, ils sont trois avec Nice et Narbonne plus Aubenas qu’on ne peut pas enterrer non plus parce-que chez eux, ils ne vont pas en perdre beaucoup donc, il faudra compter sur eux aussi. C’est Dijon qui est un peu dans le dur aujourd’hui mais, est-ce que dans trois ou quatre mois, en ayant changé 4 ou 5 joueurs clé et un peu du système, ils ne seront pas là ? Il faudra compter dessus aussi et puis ensuite, il y a Cognac-Saint-Jean d’Angely qui score moins mais c’est une équipe difficile à manœuvrer avec un gros pack, un des meilleurs buteurs de Fédérale s’il jouait tous les matchs, c’est une équipe sérieuse aussi. On connaît les qualités de Saint-Jean-de-Luz qui met beaucoup de rythme et beaucoup de jeu. Mais quand même, sur toutes ces équipes, je pense que Bourg-en-Bresse et Massy se détachent du lot. 

 

L’année dernière en play-off face à Rouen, il y avait eu le facteur Cardona mais tu avais aussi soulevé que peut-être mentalement et psychologiquement, il y avait certains joueurs qui avaient été un brin défaillants avec la pression. Tu viens de faire rentrer un prépa mental dans le staff. Ça peut être un levier prépondérant pour les play-offs ? 

 

Je me devais de trouver des solutions et d’amener des clés aux joueurs. Ici, on n »a pas le budget de Rouen ou des grandes équipes pour pouvoir amener des suppléants, des intervenants skills, on est un peu obligé de tout faire nous. Mais, j’avais quand même besoin de pouvoir amener ça aux joueurs, je ne l’ai jamais eu moi en tant que joueur mais je me suis posé des questions, après avoir aussi échangé avec quelques joueurs du groupe qui avaient déjà utilisé un préparateur. J’ai vu avec le club, on a réussi à trouver un accord avec Yann donc je suis très content. Il est content lui aussi parce qu’il est là tous les lundis après-midi et pour le moment, il a beaucoup de joueurs qui passent dans ses mains. Moi, je ne lui demande pas des résultats, je m’en fous qu’il me raconte la vie de joueurs. Ce que je veux moi, c’est me rendre compte dans le mois et demi qui suit ou dans les deux mois si les joueurs sont mieux. 

 

Donc, il intervient collectivement et individuellement ? 

 

Il est là tous les lundis après-midi et après, les joueurs prennent rendez-vous, il a son petit bureau. Il ne me fait pas le point sur qui est passé, il se débrouille. Et de temps en temps, il fera des séances collectives mais plus sur les semaines off où on fera un peu de la cohésion, il sera sur les temps de cohésion, des choses comme ça. 

 

Ce qu’on appelle le team building ? 

 

Oui, voilà. 

 

C’est la période de Noël, c’est bientôt la période des vœux. Quel est le vœu d’Arnaud Méla pour cette année 2020 ? J’imagine aller décrocher un bouclier et la Pro D2 ? La Pro D2 d’abord, le bouclier, on verra après ? 

 

Moi, ce qui compte le plus, c’est qu’on ramène tout le peuple albigeois sur la place du Vigan. C’est mon plus grand vœu parce-que ça fait deux ans et demi que je dis aux joueurs que c’est un truc exceptionnel à vivre. Et cette année, on va le faire. 

 

Et puis, quoi qu’il arrive, quoi qu’il en soit, on le sent dans tes propos, tu aimes ce groupe, cette équipe ? 

 

Bien sûr ! J’ai aimé les joueurs avec qui j’ai joué donc, bien sûr que j’aime ceux que j’entraîne, ce sont des joueurs qui vont tout donner. Bien sûr qu’il y a des jours où ils sont moins là mais les phases finales, on l’a vu l’an dernier, on en avait 24 qui étaient impliqués à fond, à fond, à fond sur les matchs de phases finales. On a fait rentrer parce qu’il y a eu des blessures et les mecs étaient impliqués. Ce groupe travaille et sera là pour les phases finales et je ne vois pas comment ça peut nous passer à côté une deuxième fois. Les joueurs sont prêts. 

 

Merci Arnaud, bonnes fêtes et rendez-vous sur le Vigan au printemps 2020.

Propos recueillis par Loïc Colombié

 

 

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