#Rugby – Fed1 / M.Potet (Dijon): «Une petite pointe féminine dans un groupe d’hommes, ce n’est pas plus mal.»

Nous sommes allés à la rencontre de Mathide Potet, « la baronne » de la communication du Stade Dijonnais, une jeune femme passionnée de son métier, qui a le projet de son club chevillé au corps. Pour cette hyperactive autodidacte, après une expérience dans le foot pro anglais , l’aventure stadiste est un terrain de jeu qui lui permet d’exprimer l’intégralité de son potentiel et de sa créativité. Femme de caractère dans un milieu d’homme, cette native de Bourgogne s’emploie tous les jours à faire tomber les barrières et les codes d’un sport souvent caricaturé, mais dont l’état d’esprit et les valeurs sont loin d’être une image d’Épinal. Focus sur une des « demoiselles » des rouges et bleus, qui gère la communication et le marketing d’un des clubs qui monte, et qui le sourire visé invariablement aux lèvres tente de faire du Stade Dijonnais, une place forte médiatique du rugby hexagonal, avant qui sait, de le devenir bientôt sportivement.

Crédit photo Nicolas Goisque Dijon Sport News

Mathilde, comment ça va en Bourgogne ? J’imagine beaucoup mieux qu’après Massy avec les victoires face à Villefranche et l’ASVEL lors des deux dernières journées?

 

Oui, tout à fait, ça nous a fait du bien de gagner ce week-end à la maison. Massy nous a mis un petit coup sur la tête, mais il faut vite se relever. On avance, tranquillement, on a remis les pendules à l’heure et on avance. 

 

Le Stade respire mais vous n’avez pas les Chambériens qui klaxonnent trop fort dans les rétros ? Ça doit inquiéter un peu tout le monde à Dijon de voir Chambéry qui revient fort comme ça ? 

 

Je ne sais pas si ça inquiète les coachs et le groupe. Je pense qu’on se concentre surtout sur nous. Bien sûr, on a un œil sur les autres, c’est normal mais, on se concentre sur nous. On fait nos matchs et puis voilà.

 

Aujourd’hui, tu es à notre micro non pas pour nous faire l’analyse sportive du match, même si tu en es allégrement capable. 

 

Ce n’est pas tout à fait dans mes compétences (rires). 

 

Tu en es allégrement capable, il n’y pas de souci. Mais, tu es là pour nous parler de tes compétences au Stade Dijonnais. Tu es la chargée de communication et marketing du club. Comment es-tu arrivée dans le milieu du rugby ? Parce que je pense qu’on a une particularité en commun, c’est que l’on est des gens qui viennent du milieu du foot et qui sont arrivés dans le rugby. 

 

Exactement. J’ai eu une expérience en Angleterre à Newcastle. 

 

Dans un club professionnel très huppé. 

 

Tout à fait, Newcastle United. J’étais interprète et je suis revenue à Dijon, là où j’ai grandi. Et je suis vraiment arrivée dans le rugby par hasard. Je voulais continuer à travailler dans le sport et j’ai répondu à une annonce dans le journal pour travailler au Stade Dijonnais. Quatre saisons plus tard, je suis toujours là, j’ai changé de poste. Je suis maintenant responsable de la communication mais je suis toujours au Stade et je compte bien y rester au vu du projet mis en place depuis cette saison. 

 

Un projet, on ne va pas s’en cacher, d’essayer d’aller titiller la Pro D2 à court, moyen ou long terme ? 

 

C’est ça, tout à fait. Tout a été mis en œuvre pour ce projet et on verra ce qu’il en est à la fin de la saison. Ce n’est pas un objectif en soi, là, cette saison mais en tous cas, on a mis les bases du projet, la mairie nous suit. Tous les feux sont en tous cas au vert pour nous administrativement. Maintenant, il n’y a plus que le sportif à mettre en place. 

 

Pour un club comme Dijon qui veut monter plus haut, la structure commence aussi par la communication. J’imagine que, quand tu es arrivée au Stade Dijonnais, la Fédérale 1 n’était pas à l’époque connue pour être le championnat qui communiquait le plus. Il devait y avoir beaucoup de travail, peut-être pas tout à faire mais, beaucoup à faire quand même ? 

 

Oui, tout à fait parce qu’en plus, ce n’était pas du tout médiatisé. Donc, ce sont forcément majoritairement des clubs amateurs, nous, on était un club amateur aussi. Quand je suis arrivée, il y avait une page Facebook et c’était tout. On manque aussi de personnel donc, forcément, les gens qui étaient , à l’époque se concentraient sur  » des postes clés « , des postes importants. Aujourd’hui, on se rend compte que la communication est presque aussi importante qu’un poste de commercial par exemple parce-que l’un va avec l’autre. 

 

C’est un support pour le service commercial ? 

 

Tout à fait. Et puis, la popularité d’un club, faire ce lien avec le public, avec les partenaires, faire parler du club, etc. Donc, aujourd’hui, c’est un poste important ce qui n’était pas forcément le cas il y a quelques années en arrière. Donc, quand je suis arrivée moi à Dijon, il n’existait pas grand-chose. On a tout construit petit à petit et aujourd’hui, on est assez content de notre travail parce-que c’est un travail d’équipe. On a une régie commerciale et marketing toute neuve, créée cette saison pour justement soutenir le Stade Dijonnais. On est d’ailleurs le seul club de Fédérale 1 à avoir ça. 

 

Quand on reprend la com, comme ça a été le cas à l’époque au Stade Dijonnais, pas de zéro mais d’à peu près zéro, que les joueurs ne sont pas trop habitués à communiquer ou à surcommuniquer comme dans certains clubs, comment on leur fait prendre des préceptes ou des réflexes ? Comment on leur met un peu le doigt dans l’engrenage pour qu’ils se prennent un peu au jeu ? 

 

Honnêtement, c’est vrai que la première saison a été compliquée parce-que la majorité des joueurs étaient des joueurs issus du milieu amateur. Donc, la relation avec les médias étaient quand même assez limitée ou en tous cas la relation avec les médias locaux. 

 

Il y avait une réticence ? 

 

Voilà. Après, plus on avance depuis l’arrivée de Renaud Gourdon en 2017 avec l’arrivée de joueurs professionnels qui connaissent tout à fait les rouages, les caméras, les interviews, c’est forcément plus facile. J’ai franchement la chance de travailler avec des garçons qui sont formidables. Il y en a qui sont plus timides que d’autres mais ils ont envie de faire des choses assez décalées, assez drôles et forcément ça aide. Ce n’est pas le cas partout et on a la chance d’avoir un groupe qui est formidable à ce niveau-là. 

 

Tu le sais, on ne va pas s’en cacher, on est en train de préparer au Mag Sports pour la fin d’année, un classement des réseaux sociaux de Fédérale 1, tout comme celui des supporters. Sur celui des supporters, vous n’êtes pas les mieux placés à Dijon, pas encore. Peut-être que dans l’avenir, comme vous grandissez très vite, ça pourrait être le cas. Par contre, sur les réseaux sociaux, vous êtes bien positionné. On ne va pas dire comment vous êtes positionné mais vous êtes très bien positionné. Là où je veux en venir, c’est que tu as quand même réussi à dépoussiérer ces réseaux sociaux et cette communication du Stade Dijonnais pour arriver à des choses quand même assez élaborées. On l’a vu l’année dernière quand la chaîne l’Equipe vous avait télévisé, tu avais fait un spot de pub où l’on voyait quand même des joueurs sortir de la télé, avec des effets spéciaux, quelque chose d’élaboré. Tu as eu une assistance, une formation qui t’a été donnée par le club pour t’aider ou tu es autodidacte ? 

 

Non, honnêtement, je suis autodidacte. C’est vrai que ça me plaît, ce métier-là me plaît, la communication, aller bidouiller un petit peu sur les logiciels parce-que je n’ai pas du tout été formé à ça. C’est ce qui me plaît, c’est une passion avant tout. Je pense que c’est comme toi, ce sont des métiers où il faut être passionné parce qu’en plus, on ne compte pas ses heures. On regarde toujours tout partout et on a envie de tout savoir, tout connaître, tout faire. Mon métier, c’est pareil et encore une fois, je suis en mesure de pouvoir faire des choses décalées, drôles, qui sortent peut-être de l’ordinaire parce-que j’ai des joueurs qui jouent le jeu et qui le font naturellement. 

 

Même le staff parfois ? 

 

Tout à fait. Renaud Gourdon n’est pas le dernier. 

 

Oui, on voit que Renaud Gourdon se prend vite au jeu pour ce genre de choses, il aime bien. Il me tarde de voir la prochaine bande-annonce. 

 

L’année dernière, je l’avais mis dans Iron Man. 

 

Ca lui va bien. 

 

Cette semaine, ce sera sur le thème de Star Wars

 

Moi, je le vois bien en maître Yoda. Le maître Yodadijonnais, ça irait bien. Ou le Obi Wan Kenobi dijonnais. Mais la coupe de Yoda ressemble plus à celle de Renaud qu’à celle d’Obi Wan. Maintenant, il ne va plus me vouloir à Dijon. (Rires)

 

Je ne repartagerai pas l’article. (Rires) . C’est vrai qu’aujourd’hui, mon poste à Dijon est très agréable parce qu’on a un projet qui est en place. On me donne les moyens de faire et il y a un groupe derrière qui joue le jeu. J’ai le soutien de tous, à tous les étages au club de continuer cette communication-là. J’ avoue qu’il y a de plus en plus de clubs, et c’est très bien, qui se lancent un peu ou, au moins, qui font de plus en plus de choses sur les réseaux. C’est très bien parce-que ça donne un nouvel élan à la Fédérale 1 et, grâce des médias comme toi entre autres, on parle de plus en plus de la Fédérale 1 et ce n’en est que mieux. On a aussi maintenant la chaîne l’Equipe. 

 

La chaîne l’Equipe qui fait un gros boulot pour remettre en valeur le rugby fédéral ? 

 

Tout à fait. 

 

Est-ce qu’il y a des choses qui sont venues du monde du foot, jugé un peu plus «  bling-bling  » que le monde du rugby qui, lui, est un peu plus dans des valeurs conviviales et familiales ? Il y a beaucoup plus de communication dans le foot que dans le rugby. Est-ce que tu as retransposé des choses du foot à la Fédérale 1 ? Est-ce que tu as pris des choses à Newcastle pour les remettre à Dijon ? 

 

De Newcastle non, pas forcément du monde du football à part un peu sur le design, voir ce qu’ils font au niveau des posts. Mais, je m’inspire surtout de ce qui se passe du côté des Etats-Unis avec la NFL parce-que c’est vrai que les américains sont un peu les rois de la communication. Ils sont partout, ils font beaucoup de choses. Eux ont bien sûr d’autres moyens au-delà de ça mais c’est surtout là-bas que je vais voir ce qu’il se passe. 

 

Toujours dans le petit jeu des comparaisons, l’état d’esprit entre le foot et le rugby. Souvent, il est opposé. Cet état d’esprit est-il vraiment diamétralement opposé entre ces deux sports à haut niveau ? 

 

A Dijon, on s’est professionnalisé, on est un club professionnel. Maintenant, on reste quand même dans une division où on ne peut pas comparer ça au Top 14. Peut-être que dans une ambiance, dans un club de Top 14, ça va se rapprocher par rapport à un club de Ligue 1. Mais, quand je vois ce qu’il se passe au DFCO, je trouve qu’il  y a quand même une bonne ambiance dans les petits clubs. Je ne dirai pas que le DFCO est un petit club, je ne voudrai pas me faire taper sur les doigts mais, je ne pense pas qu’il y ait une si grande différence que ça. C’est vrai que, pour ma part, je n’étais pas rugby du tout et, depuis que j’ai commencé à y travailler, je me plais beaucoup plus dans le rugby et dans les valeurs qui s’y rattachent que dans le milieu du foot. 

 

Quand tu ne seras plus mauvais perdante, tu seras totalement une rugbywoman ? 

 

J’y travaille. 

 

J’ai vu, oui. 

 

Tu le sais, ce n’est pas facile (rires). 

 

Après Massy, il y a eu un rebond de cette maladie qu’est « être mauvais perdant ». Mais ça arrive, on va dire que c’est une rechute. 

 

Pas du tout, la mauvaise foi, ça ne me connaît pas (rires). 

 

On avait Henri Broncan tout à l’heure, le sorcier gersois, qui louait l’implication de plus en plus présente des femmes dans le rugby qui amènent un vent de fraîcheur, qui amènent aussi un dynamisme à la balle ovale. Toi qui évolue dans un monde qui est quand même quasiment composé à 90% de personnel masculin, comment fais-tu pour te faire un peu respecter et entendre au milieu de tous ces gars ? 

 

En tous cas à Dijon, je n’ai jamais eu de souci avec les garçons, que ce soit le staff, que ce soit les joueurs, que ce soit les partenaires effectivement à dominance masculine. Il faut simplement se faire respecter. Il y a évidemment des limites à ne pas franchir, on les connaît tous. Et puis, une fois que ça est établi, les rapports sont très simples. Et, encore une fois, moi, j’ai affaire à des gens qui sont, je ne vais pas leur lancer que des fleurs, mais j’ai vraiment des gens humainement formidables et respectueux. On est un club pro mais qui est vraiment familial donc, à mon échelle, tout se passe très, très bien. En plus, à Dijon, il y a beaucoup de femmes dans l’administration. Par exemple, on a Julie Lorrain qui est à la tête de la régie marketing et commerciale. Elle est présidente du club affaires du Stade Dijonnais, le club XV. Il y a des femmes, une secrétaire générale, une comptable, une préparatrice physique, une commerciale aussi. Et il y a beaucoup de femmes dans les bénévoles. Les femmes sont très présentes au club, est-ce que c’est pour cela aussi que tout le monde est habitué à avoir des femmes dans leurs pattes, je ne sais pas (rires). Mais en tous cas, à partir du moment où les choses sont établies, claires et que le respect est là, tout va bien. 

 

Parfois, quand on écoute quelques bien-pensants, le rugby est un sport de rustres avec que des machistes. Tu t’inscris en faux ? 

 

Bien sûr, pas du tout. On va en trouver, c’est comme partout mais moi, en tous cas, je n’ai pas de problème à mon échelle. Je pense que, du moment où on se fait respecter, il n’y a pas de problème derrière. Moi, les garçons sont majoritairement devenus des amis, on se voit à l’extérieur, on va manger chez les uns, chez les autres. Et il n’y a aucun souci, il n’y a aucun dérapage et ils ne sont pas rustres, ils ne sont pas machos. Ça n’empêche qu’il y a toujours le rapport homme/femme, qu’il y a toujours des blagues. Je ne vais pas dire que c’est le monde des bisounours mais en tous cas, tout est dans le respect et c’est vraiment formidable. Je pense que ça leur fait du bien aussi d’avoir des femmes autour d’eux. Une petite pointe féminine dans un groupe d’hommes, ce n’est pas plus mal. 

 

On est d’accord. Mathilde, on sait que ton club est en train de se structurer pour essayer de monter en Pro D2. Une structuration, ça passe par le stade et de nos jours, le stade est un véritable outil de communication et de marketing. Il paraît que tu as de nouveaux jouets à Bourillot 

 

Oui, j’ai eu un très beau cadeau. 

 

Ce n’est pas encore Noël pourtant ? 

 

Un peu un cadeau empoisonné parce-que ça me prend beaucoup de temps. On a pris des bandeaux LED donc, on a 40 mètres de bandeaux LED dans le stade et un écran géant de 28m2. Ce qui se passe sur les réseaux est vraiment retransmis sur les bandeaux LED. On s’amuse, on fait des vidéos, dès qu’un joueur marque un essai, il a une vidéo personnalisée qui apparaît, qu’on a tourné sur fond vert. Ils ont tous leur vidéo et on s’amuse beaucoup. En tous cas, pour moi, ce sont des vrais jouets, un réel outil marketing et commercial. 

 

Tu as déjà des retours dessus ? 

 

Oui, parce qu’en fait, quand on rentre dans le stade, quand les LED sont allumés, c’est vrai que ça attire l’œil. Et forcément, ça a une valeur marketing pour les entreprises qui est autre, ce qui n’enlève en rien ce qu’il y a sur la panneautique fixe. Mais c’est vrai que les jours de matchs, ou les jours où il y a des évènements sur le stade, ça donne une autre allure. C’est une autre dimension au stade. 

 

Je sais que le stade est en train d’être agrandi, aménagé, réaménagé. Est-ce que vous avez prévu une table de presse digne de ce nom pour que, quand Radio Albigès vont revenir à Bourillot, on puisse avoir les ordinateurs qui soient en place ? (Rires)

 

Tu exagères. On t’a dit qu’on avait des tables de camping pour la presse. 

 

Elles ont vu du pays mais elles ont le mérite d’être là. (Rires) Après, on fait avec ce qu’on a mais, quitte à refaire le stade, n’oubliez pas la tribune de presse. Nous, la presse, on aime bien être choyé. 

 

Ne t’inquiète pas, la prochaine fois que tu viens, j’y veillerai personnellement. Au cas où, on mettra une nappe par-dessus. (Rires)

 

Ça me plaît. Pour finir sur l’humour, ce n’est pas la communication, on sait qu’à Bourillot, il y a les 3es mi-temps, la fête après les matchs qu’ils soient gagnés ou perdus par le Stade Dijonnais et qu’il y a un lieu mythique, c’est le club house, c’est la Grotte. Rassure moi, tout va bien à la Grotte, ça bouge autant ? Je peux revenir en milieu d’année, j’ai toujours mon laissez-passer ? 

 

Tout va bien à la Grotte. Mais comme l’a dit Renaud Gourdon la dernière fois, tout ce qui se passe à la Grotte reste à la Grotte. C’est vraiment un lieu bien sûr ouvert à tous à partir où on est venu au match. Tout le monde a accès à la Grotte. 

 

Là, je te couperai. Tout ne reste pas à la Grotte parce-que parfois, je vois des morceaux de soirée de la Grotte qui passe sur les réseaux sociaux. Il y en a qui cassent l’embargo. 

 

Ah oui ? Je vais veiller au grain alors. C’est vrai qu’apparemment, parce-que je n’ai pas fait tous les clubs de Fédérale 1, qu’il y a une ambiance particulière d’après-match, en tous cas chez nous et ça continuera. Malgré l’agrandissement du stade avec les nouveaux travaux, c’est vrai qu’on souhaite vraiment garder cette ambiance-là. Ça sera toujours ouvert au public, à tous et puis, passer les mêmes chansons qu’on passe tous les dimanches et faire la fête comme on l’a toujours fait. 

 

On sait que tu es une jeune femme dynamique, que tu as la bougeotte. Si un jour, il t’arrive d’avoir fait le tour de la question au Stade Dijonnais, tu continuerais dans la communication sportive ? Pour toi, c’est une voie qui te plaît et dont tu veux faire ton métier pendant longtemps ? 

 

Le plus longtemps possible effectivement. Entre le foot et le rugby, ça fait maintenant 5 ans que je suis dans le milieu sportif et je souhaite vraiment y rester parce-que je m’y plais. C’est un métier où il faut avoir de la passion et c’est ça qui me plaît. 

 

Et tu ne replongerais pas dans le foot ? 

 

Ca dépend de plein de choses mais effectivement, j’ai quand même une préférence pour rester dans le milieu du rugby. 

 

Pour les valeurs, l’ambiance, la convivialité ? 

 

Oui, les valeurs, je pense que ça me ressemble plus. Même si après, on s’adapte de toute façon à son environnement mais les valeurs du rugby, l’humilité, les choses peut-être plus basiques, l’entraide, tout ça sont des choses qui me parlent plus. Et je trouve que le milieu du rugby est plus sain, même si aujourd’hui tout évolue, même si en Top 14 l’argent est de plus en plus présent, je trouve que c’est un milieu qui est plus sain, qui a gardé ce côté très famille, très accessible. Certains clubs dans le milieu du foot ont perdu cette dimension-là. Est-ce qu’on peut leur en vouloir, je ne pense pas avec les millions et les millions qu’ils brassent. Mais, c’est vrai que le rugby a cette petite touche qui fait que je trouve que c’est plus agréable d’y travailler. 

 

On va finir sur ces belles paroles et on te souhaite de garder cette passion, cette flamme pour le sport et la communication. Et on souhaite le meilleur au Stade Dijonnais avec, qui sait, à la fin de la saison, une belle surprise pour vous. 

 

On l’espère. Bonne continuation à toi et également à Albi. 

 

Monter main dans la main, c’est ton grand concept. 

 

Oui (Rires). On montera main dans la main !

 

On valide et on garde ce joli concept à Radio Albigès. On te remercie d’être venu nous parler de ton joli métier, de ton club et, tu le sais, le Stade Dijonnais est toujours le bienvenu à l’antenne de Radio Albigès. 

 

Toi aussi, tu es toujours le bienvenu. 

 

 

 Propos recueillis par Loïc Colombié

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