#Football – D2F / ASPTT FA : «Les temps sont durs, il faut que l’on rebondisse.»

Samuel Fau, coach adjoint de l’ASPTT Football de l’Albigeois nous a accordé un entretien, ce jeudi, en pleine préparation d’un match capital, dimanche à Maurice Rigaud, face au BPFC. Pour l’originaire du Tarn et Garonne, la situation est certes complexe mais loin d’être désespérée. Le Préparateur physique / Analyste vidéo des rouges et jaunes nous livre un état de la situation (état d’esprit , attentes, objectifs), une présentation de la dernière recrue albigeoise (Eden Avital internationale Israélienne) et son analyse sur la périlleuse approche d’un match déjà déterminant. Focus sur un des couteaux Suisse du club Tarnais, qui dans l’adversité tente de garder fermement le cap .

Crédit photos : Mike Photographe

Samuel, on sait que, pour l’instant, l’ASPTT est dans le dur, même dans le très dur, s’annonce maintenant un match capital face aux dernières du classement de D2F. Là, on est plus que jamais dans  » la victoire sinon rien  » ? 

 

Oui, exactement, c’est vraiment le discours qu’on a eu depuis le début de la semaine. Il nous faut impérativement une victoire puisqu’on joue contre une équipe de Bergerac qui n’a pas encore engrangé de point. On est à la maison, on reste sur deux réceptions où on a fait deux matches nuls contre Montauban et Toulouse. Là, il faut vraiment capitaliser parce qu’on arrive quand même à J7 et qu’il faut vraiment marquer des points. 

 

On ne va pas se le cacher, l’ASPTT est quasiment transparente à l’extérieur, avec deux défaites très, très larges (6-0 contre Nantes et 6-1 dans le derby face à Rodez). Avez-vous trouvé les clés de cette problématique, qui devient récurrente depuis le début de saison ? 

 

Autant à Nantes, on avait quand même été surpris parce-que les filles n’avaient vraiment pas répondu, on aurait pu mettre des jalons sur le terrain, c’était vraiment compliqué. Contre La Roche, on fait une bonne première mi-temps et on prend un but juste avant la pause, On peut rajouter ce match aussi où on fait une deuxième mi-temps complètement amorphes et où c’était vraiment long. A Rodez, avec les quelques blessures que l’on a, les absences contre une équipe qui a gardé quasiment un effectif de D1 et bien, malheureusement, la différence se voit. Mais, on ne doit pas rester là-dessus parce-que, même au niveau de l’état d’esprit, on a eu des manques. Au niveau de l’envie et de la motivation, il faut vraiment rebondir dès dimanche. 

 

En parlant des blessures, peut-on faire un peu un état des lieux des blessées ? Est-ce qu’il va y avoir des bonnes nouvelles et des retours de blessures ? Car on sait que c’est le gros point noir pour l’ASPTT. 

 

Ce week-end, pas vraiment. Je pense que le groupe ne va pas vraiment évolué par rapport à Rodez. Donc, ça va permettre aux filles qui ont joué ce match d’avoir la chance, on va dire, de pouvoir rejouer dès la semaine d’après et de vraiment montrer ce qu’elles valent, à nos yeux mais surtout aux yeux des supporters puisqu’on sera à domicile. C’est normal qu’ils ne soient pas contents de par le classement et le jeu déployé. Mais, il faudra surtout répondre dans l’état d’esprit. Si au niveau motivationnel, elles arrivent à répondre et, elles se doivent de répondre, le résultat positif sera là à la fin du match. 

 

Après la défaite à Nantes, on avait entendu que l’effectif était un peu léger. On voit que le club a réussi à dégoter une nouvelle joueuse puisqu’il se murmure dans la cité épiscopale qu’une joueuse internationale arriverait à Albi ? 

 

Je te le confirme même puisqu’elle arrive aujourd’hui. Il s’agit d’Eden Avital, un profil plutôt offensif, qui devrait nous amener ce lien technique. 

 

Une joueuse israélienne ? 

 

C’est ça, oui. Une joueuse israélienne qui devrait nous amener ce lien technique et ce  » plus  » offensivement qui nous manque actuellement; parce qu’on n’a pas marqué énormément de buts, même pas beaucoup. Donc, on espère qu’elle va nous apporter et, on n’en doute pas. Elle ne sera pas qualifiée pour ce week-end contre Bergerac mais dès la semaine prochaine contre Saint-Maur. Si elle est en état de forme, et on espère qu’elle le sera, elle sera dans le groupe sans hésitation. 

 

C’est sa première expérience en Europe ? 

 

Oui, c’est sa première donc, un club comme Albi qui est quand même en D2, peut lui servir à elle aussi de tremplin pour aller voir plus haut. On va voir tout ça, on n’a eu que de bons échos sur elle donc on va faire au mieux pour bien l’accueillir et qu’elle s’assimile pour qu’elle nous fasse aussi gagner à l’intérieur du collectif. 

 

Crédit photo Mike photographe

Pour revenir sur ce match de Bergerac, lundi, à l’entraînement, après ce cuisant échec face à Rodez, comment as-tu retrouvé les filles ? Et, avec Patrice Garrigues et Clément Galien, les coaches principaux, as-tu réussi à les remobiliser, à remettre le focus sur un objectif qui est primordial à savoir les trois points pour sortir de la galère ? 

 

Déjà, je pense qu’il y a eu une grosse discussion des filles en interne, entre elles. Nous, nous n’étions pas dans le vestiaire à la suite du match de Rodez. Parce qu’autant à domicile, le comportement est exemplaire et dans l’envie, c’est plutôt bon, mais, dès qu’on se déplace, on a du mal à reconnaître nos filles, que ce soit le staff ou même certaines joueuses qui sont là depuis un peu plus longtemps. Donc, je pense que ça a clairement chauffé entre elles dans les vestiaires et je pense que ce n’est pas plus mal de se dire les choses. 

 

C’est parfois salutaire que l’abcès soit crevé ? 

 

Oui, exactement. Et puis, à un moment donné, quand on n’avance pas, si on ne se dit pas les choses, c’est compliqué. Donc là, elles se sont dit les choses, j’espère que ça a été constructif et je pense que ça l’a été vu les intentions à l’entraînement pendant la semaine. Mais après, il n’y a qu’une chose qui compte, c’est le dimanche. On peut être bons à l’entraînement, si on est mauvais le week-end et qu’on ramène 0 point, on sera dernier et cela ne va rien nous amener. De toute façon, le discours va être simple : de un, il faudra mettre l’état d’esprit et après, je pense que, rien qu’avec l’état d’esprit et l’envie, les trois points seront là dimanche. Dans tous les cas, on n’a pas le choix. Comme je l’ai dit, Bergerac est dernier, ils n’ont pas pris un point. On reçoit, il faut les battre et j’espère que, pour nous, ça lancera la saison avant le prochain déplacement à Saint-Maur où, là aussi, il faudra aller chercher quelque chose. Les temps sont durs et il ne faut plus trop perdre de temps. 

 

La question bonus. On sait qu’à l’ASPTT, il y a une force, c’est le public qui est toujours resté fédéré, que ce soit en D1 ou en D2. Un petit mot pour les supporters parce-que je pense que vous aurez besoin d’eux dimanche ? 

 

Oui, bien sûr. Comme tous les week-ends, on a besoin des supporters vu qu’à domicile on a répondu présent, que ce soit contre des équipes comme Montauban qui nous sont supérieures cette année, comme Toulouse, donc avec les deux derbys. Là, ce n’est pas un derby mais on aura besoin de tout le monde. Il faut que le club soit à l’unisson, que les gens soient à l’unisson avec le club. Les temps sont durs, c’est comme ça et il faut que l’on rebondisse. Et pour rebondir, c’est plus facile de rebondir tous ensemble que séparément. Donc, on va tout faire pour prendre les trois points dimanche. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

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