#Rugby – Fed1 / La conf de presse de J.Wanin et G.Bertrand (SCA – SCG).

Retrouvez la conférence de presse en amont du derby Tarnais SC Albi – SC Graulhet , avec le coach des lignes arrières Albigeois Jeremy Wanin et son capitaine Gaetan Bertrand.

Jérémy, première question pour cette conférence de presse d’avant-derby tarno-tarnais contre Graulhet. On pourrait dire que cette rencontre parle beaucoup aux anciennes générations. Entre temps, les deux clubs se sont quittés de vue. Comment fait-on pour réenchanter un derby qui a perdu un peu de son âme ? 

 

JW : Comme tu l’as dit, c’est un match qui, déjà, peut être un peu qualifié d’historique parce-que ce sont des confrontations qui ont une histoire. Dans le milieu du rugby, ce sont quand même des choses qui résonnent dans la tête des joueurs, qu’ils soient albigeois où qu’ils viennent d’autres horizons. Ça va rester un derby et je pense que la magie de ce derby sera présente quoiqu’il arrive. Un peu de monde au stade, des joueurs qui se connaissent dans les deux équipes font que ce contexte sera bien présent donc, malgré qu’il n’y ait pas eu cette confrontation depuis longtemps, on peut malgré tout parler de derby. 

 

Gaëtan, toi, tu connais ce derby mais sous un autre maillot puisque tu avais joué contre Graulhet avec Lavaur. Comment est-ce que tu qualifierais cette équipe graulhetoisedes temps modernes ? 

 

GB : Une équipe rugueuse, pénible à jouer avec un bon pack devant. Cela reste un derby donc il faudra faire attention à cette équipe de Graulhet. 

 

Ces matches avec un peu de piquant, avec un peu de supplément d’âme, ce sont des matches que tu aimes bien ? Face à des équipes rugueuses, tu aimes bien les affronter, les défier ? 

 

GB : Oui mais après, ce n’est pas le jeu que nous, nous proposons. Il faut aérer le jeu et ne pas qu’on rentre dans un jeu minimaliste. Il faut qu’on puisse jouer au ballon aussi, on verra la météo. Donc, il faut qu’on arrive aussi à jouer au rugby. 

 

On va parler un peu de toi. On a vu que cette saison, il y a quand même pas mal de concurrence à ton poste. Comment abordes-tu ce nouveau statut ? L’année dernière, tu avais quasiment joué tous les matches mis à part blessures. Là, vu la concurrence, qu’est-ce que ça a changé dans ta préparation, dans ta façon d’aborder les matches ? 

 

GB : Pour l’instant, rien. Après, on tourne tous ensemble. C’est bien qu’il y ait de la concurrence parce qu’on tire le meilleur de chacun. Il faut donner 100% de soi, aux entraînements comme aux matches. Il y a une bonne ambiance entre nous donc, pour l’instant, ça va très bien et ça se passe très bien. 

 

Et ça peut aussi permettre de créer de l’émulation ? 

 

GB : Oui, exactement. Comme je l’ai dit, ça nous permet d’augmenter le niveau aux entraînements, d’augmenter le niveau sur les matches. On sait très bien que, si on passe à travers, il y a du monde derrière donc il ne faut pas se louper et donner le meilleur de soi-même et c’est bien. 

 

Jérémy, cette semaine n’a pas été un peu compliquée après un match quasiment référence où il y avait 69 points de passés à Mauléon ? Maintenir le curseur d’exigence, maintenir un peu la pression sur la cocotte n’ont pas été un des leviers à actionner lors de cette semaine d’après-match ? 

 

JW : On a eu une semaine avec un peu de complications à démarrer lundi dans l’état d’esprit. Ça a été rappelé aux joueurs et, à partir de mardi, on a fait une semaine exemplaire dans la préparation, sur la qualité qu’a mise le groupe à l’entraînement. Donc, un peu de mal à démarrer mais après, les joueurs se sont préparés très sérieusement. Quelque que soit l’adversaire que l’on rencontre, il y a quand même une concentration optimum et une réelle prise en compte de l’échéance qui arrivait samedi au Stadium. 

 

Un choc des extrêmes entre Albi, un des plus gros budgets de la poule, et Graulhet, un des plus petits budgets de la poule. Un match entre amateurs et professionnels, un match entre une équipe qui a déroulé lors du dernier match et une autre qui a perdu à domicile. Ca a tout de la gueule du guet-apens et du match piège ? 

 

JW : Oui mais après, on commence à avoir un petit peu d’expérience sur ces matches-là. En plus, on est au Stadium ce week-end donc je pense que les joueurs seront prêts pour faire une entame de match efficace et être présents et investis dès le début de la rencontre, ce qui sera la clé du match. On sait que, quelques que soient les adversaires qu’on affronte, si on les laisse un peu espérer, on se met après en difficulté dans notre gestion. Donc, l’entame de match va être capitale, les 20 premières minutes vont être importantes. Le reste aussi mais les 20 premières minutes vont être très importantes et on respecte cette équipe de Graulhet comme n’importe quelle équipe qui viendrait au Stadium pour un match de championnat. 

 

Un des faits marquants de la semaine dernière, c’est la chute du rouleau-compresseur bressan. Question à tous les deux, Jérémy et Gaëtan, qu’est-ce que cela vous a inspiré ? Cela vous a un peu rappelé des souvenirs de Nafarroa, d’Oloron ? Une petite piqûre de rappel ? 

 

JW : Ca nous inspire que, là où on est passé l’année dernière, il y en a d’autres qui y ont aussi trébuché. Ca nous dit aussi que nous ne sommes pas à l’abri de cela et qu’il faut qu’on reste très vigilants par rapport à ça. Ca remet en cause aussi le classement national. Ce sont des points qui sont importants et qui, par la suite, auront certainement une importance sur l’issue finale du classement national. Ce n’est pas notre problème direct, nous, on se concentre d’abord sur nous. Ce sont des faits qui sont marquants mais pas forcément surprenants étant donné qu’il est très compliqué de faire une saison complète sans faire d’erreurs. Bourg-en-Bresse, comme Albi l’année dernière, y est passé et ça doit juste nous dire de rester vigilants par rapport à ces matches-là. 

 

Gaëtan, j’imagine que ça t’a rappelé de mauvais souvenirs de voir une grosse écurie trébucher chez un promu ? Carappelle vaguement Albi-Nafarroa 

 

GB : Oui, ce sont de mauvais souvenirs mais ça reste du rugby donc, ce n’est jamais joué à l’avance. Comme dit Jérem, c’est vrai que ça nous met des piqûres de rappel comme quoi on peut tomber partout dans un guet-apens. Donc, il faut qu’on garde le curseur élevé à chaque match. Quand on tombe dans des matches un peu brouillons, il faut vraiment qu’on arrive à tuer le match assez vite et distancer l’adversaire assez rapidement. Car, on voit que parfois, on a un peu de mal à l’extérieur quand on reste près de l’adversaire, on balbutie un peu notre rugby. Donc, il faut qu’à chaque fois à l’extérieur, on arrive à prendre de la marge assez vite pour qu’on puisse mettre notre jeu en place. 

 

Jérémy, tu nous parlais du classement national. Il est un peu trop tôt pour le regarder mais cependant, jamais trop tôt dirons-nous. Il y a des pessimistes qui disent qu’avec cette poule 2  » de la mort « , il pourrait y avoir des perspectives comme quoi le plus mauvais second et le plus mauvais premier soient issus de cette poule. Ca pourrait être, par exemple et au hasard, Bourg et Narbonne. Ca donnerait comme adversaire au premier national Narbonne puis après Bourg. Ça pourrait être une catastrophe ? Parce qu’on l’a vu l’année dernière, le fait d’être premier national avait quasiment donné une autoroute à VRDR. Là, ça pourrait vraiment être un terrain miné et semé d’embûches ? 

 

JW : Oui, on l’a dans un coin de la tête. Après, comme tu le dis, c’est un peu tôt pour faire ces calculs-là. Nous, on se concentre vraiment sur nous, sur la poule et sur les matches qu’on a à faire. Ce n’est pas quelque chose qu’on regarde vraiment à l’heure actuelle. On a quand même, après le match de Graulhet qui reste bien entendu notre priorité, un bloc qui arrive et qui risque aussi d’être décisif dans le classement de notre poule et dans le classement national. Donc, on laisse un petit peu passer quelques blocs pour tirer des enseignements de cette poule 2. 

 

En parlant de notre poule 3, quelles sont les équipes pour toi qui sont en train de marquer après cette 5e journée ? Il y a toujours des équipes qui sortent du lot, un peu le Saint-Jean-de-Luz de l’année passée. Quelle est l’équipe qui surprend un peu tout son monde ? 

 

JW : Les équipes qui étaient censées être présentes sont présentes. On voit que Blagnac est juste derrière nous, pas loin. C’est un match qui va bientôt arriver au Stadium. Tarbes a un peu plus de difficultés mais, ils sont quand même dans le coup. Lannemezan a fait un mauvais début mais là, en ayant vu les matches, ils sont vraiment en train de reprendre le dessus. Ils ont gagné le derby contre Tarbes et il n’y a rien à dire sur ce match. Ils n’étaient même pas loin d’aller chercher le bonus offensif. Et puis après, ce ventre mou qu’on a déjà un petit peu joué, qui sont des matches qui restent accrochés, sans grands écarts de points tous les week-ends. Il y a un autre match dimanche qui va être intéressant, c’est Lavaur contre Blagnac. Les favoris sont présents, maintenant, à nous de continuer notre bonhomme de chemin pour engranger le maximum de points. 

 

Gaëtan, toi qui es rentré pendant le match contre Pamiers, on peut aussi placer cette équipe  de Pamiers dans les équipes un peu surprenantes ? Parce-que c’est un promu mais c’est quand même la seule équipe qui vous a un peu bougé sur ces 5 premiers matches ? 

 

GB : Pamiers, c’est une belle équipe. Ils ont rentré un peu de monde qui ont joué en Top 14 et en Pro D2. Ils ont des individualités qui étaient intéressantes donc c’était un match dur, âpre; Pour moi, Pamiers, ça fait aussi un peu partie des surprises parce-que c’est vrai qu’ils sont allés gagner à Graulhet ce week-end, contre nous, ils se sont bien accroché. Donc, je pense qu’il va falloir compter sur cette équipe de Pamiers qui monte en puissance. 

 

On va reparler un peu de toi. On sait qu’après la demi-finale contre Rouen, tu avais très, très mal vécu l’épisode qui s’était passé, avec toutes les polémiques autour et un petit sentiment d’injustice voire de dégoût. Tu en étais quasiment à te poser la question si tu allais ou non continuer le rugby. Comment as-tu fait pour te remobiliser et sortir un peu de cette ornière psychologique ? 

 

GB : Déjà avec tous les copains de l’équipe avec qui on est resté soudés, très proches. Il y a eu la naissance de ma fille trois, quatre jours après qui m’a fait basculé sur autre chose et qui m’a aussi fait du bien à moi. C’est vrai que j’ai eu du mal à repartir, je pensais peut-être arrêter. Mais je savais qu’avec l’équipe, le staff, si on repartait tous ensemble, je pense qu’on peut y arriver et qu’on a tout pour. Le fait que tout le monde reprenait, le même staff, qu’on gardait presque la même équipe, c’était super intéressant. Et quand ça a été validé, moi, je n’avais plus de question à me poser, c’était remonter le club en Pro D2 cette année. 

 

On dit qu’une blessure peut s’atténuer mais ne jamais s’enlever. Cette blessure de la Normandie, cette blessure de Rouen, toi qui joue avec les tripes et avec le cœur, elle doit, quelque part, être un petit peu coincée, prête à resurgir pour avoir ce supplément d’âme sur le terrain ? 

 

GB : J’ai essayé de l’oublier parce qu’il ne faut pas non plus trop se morfondre dessus sinon, on n’avance pas dans la vie. Je l’ai balayée de ma tête, je n’y pense plus. C’est sûr que ça fait toujours chier et que parfois on y pense. Mais maintenant, on est passé pour nous à autre chose, on n’en parle même plus entre nous. Le but aujourd’hui, c’est d’oublier ce qui s’est passé, on fait nos matches et le but va être vraiment de remonter. 

 

Et si au bout de la saison, il y a la Pro D2, tout sera effacé et tout sera revenu au bon endroit, au juste endroit ? 

 

GB : Exactement. 

 

Jérémy, pour conclure cette interview, tu peux nous faire un point sur l’infirmerie ? On arrive maintenant dans l’automne/hiver, c’est la période où il y a beaucoup de casse. On en est où ? 

 

JW : On a quand même eu de la casse au dernier match. On a des blessures qui ne sont pas trop graves comme celle d’Arthur Castant qui va redémarrer rapidement mais qui est indisponible. Tunu Tavalea indisponible mais qui va pouvoir aussi redémarrer assez rapidement, je pense. 

 

Et Gianni Gaillard ? 

 

JW : Gianni Gaillard, en 2e ligne, qui a fait une blessure un peu plus embêtante. On est sur à peu près 6 semaines d’arrêt mais pas d’opération à l’heure actuelle. Il a les ligaments du genou et de la cheville qui ont été un peu malmenés. Sur le bloc d’après, on va avoir les retours de Matthieu André, Lucas Vaccaro qui, ça y est, a réattaqué avec nous et qui peut s’entraîner correctement. Paul Farret va pouvoir aussi attaquer avec nous. 

 

Guillaume Cazes

 

JW : Guillaume Cazes qui a eu un problème au talon et qui est encore indisponible. Je pense que ce sera aussi pour le bloc d’après. Pat Toetu, bloc d’après aussi. Donc, on va quand même avoir pas mal de retours sur le bloc suivant mais beaucoup d’indisponibilités pour ce match contre Graulhet. 

 

En seconde ligne, il va falloir un petit peu jongler parce-que c’est un peu le défaut de la cuirasse. C’est là où l’effectif est le moins profond on va dire ? 

 

JW : On a beaucoup de blessures à ce poste plus quelques 3es lignes qui passent 2es lignes mais on a aussi de la casse en 3e ligne avec Tunu et Paul. Donc, on a du un peu s’adapter. Vous le verrez sur l’équipe, on est un peu aussi allé chercher au centre de formation pour ce match. 

 

Pour finir comme d’habitude, les maîtres mots pour ce match, pour ce derby, ce retour du derby Albi-Graulhet ? 

 

JW : C’est la victoire. Les maîtres mots sont vraiment la victoire avec la manière. 

 

On peut avoir la composition ? 

 

JW : Maxime Escure, Romain Casals, Nicolas Chocou, William Whetton, Lucas Guillaume, Mohsen Essid, Simon Pardakhty, Simon Veyrac, Laurent Magnaval, Jérémy Russel, Gaëtan Bertrand (cap), Benjamin Pètre, Tuc Vasuinibu, Benoît Sicart, Kevin Boulogne. Remplaçants : Gymaël Jean-Jacques, Arnaud Feltrin, Damien Nevers, Charles Fourès du centre de formation, Vincent Calas, Julien Ménoret qui est avec nous encore ce week-end, Alfi Mafi et Calvin Gomès qui fait sa première apparition. En 24e et 25e, Bastien Dedieu et Sylvain Combes. 

 

Pour le bonus-track, ça va être le premier match de Charles Fourès. C’est un petit jeune qui est arrivé du Gers avec l’ambition de jouer en espoirs. Là, il est déjà balancé dans le grand bain. C’est une volonté ou c’est dû au fait des blessures ? 

 

JW : C’est un peu les deux. C’était aussi le moment pour lui de pouvoir s’exprimer au plus haut-niveau. Il avait fait une bonne préparation à l’intersaison. Il a quand même un potentiel physique qui reste intéressant même s’il doit encore s’épaissir mais, c’est un jeune jouer, il a 18 ans. Il est très bien accompagné par l’expérience autour des autres joueurs et on espère qu’il va pouvoir nous apporter toutes ses qualités en touche et dans le jeu pour pouvoir s’exprimer au meilleur niveau de la Fédérale 1. Donc, on le met dans le grand bain avec grand plaisir comme Julien Menoret la semaine dernière et Calvin Gomès qui rentre cette semaine. 

 

Il était où avant d’arriver à Albi ? 

 

JW : A Gimons en Fédérale 3 mais il jouait en juniors. 

 

Thomas Breton, Simon Veyrac, Julien Menoret, Calvin Gomès … Le fin de ce bloc est un peu une prime à la jeunesse. Ça permet de faire tourner et de leur faire aussi goûter un peu à la Fédérale 1 ? 

 

JW : C’est la volonté du manager Arnaud Méla de pouvoir intégrer les jeunes, ce qu’on a quand même fait relativement souvent. Après, il faut le faire à doses homéopathiques et là, c’était le moment de le faire. A eux derrière de faire leurs preuves sur les entraînements et sur ce qu’ils vont faire quand ils sont avec nous. Ils ont des chances qui se comptent en minutes, c’est à eux de faire leurs preuves pour pouvoir rester dans le groupe. 

 

Dans un club qui n’a pas un budget stratosphérique, la formation et la jeunesse sont le salut de demain ? 

 

JW : Oui, c’est important pour nous, c’est très important. 

Plus d’informations dans le #MagSport – RadioAlbiges du 18 octobre 2019 : https://hearthis.at/radio.albiges/le-magsport18102019-version-podcast/

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

 

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