#Rugby – Fed1 / SCA Vs Mauléon : (S.Dona) un homme, un match.

Le Mag Sport Radio Albigès et Didier Revellat pour la rubrique  » Un homme, un match « sont allés chercher un pilier, un premier ligne d’il y a 20 ans du Sporting Club Albigeois, de cette fin des années 90, le SCA naviguait à vue dans un entre- deux générationel a l’aube de l’avènement du professionnalisme . Sébastien Dona va donc nous parler du SCA – Mauléon du 28 mars 1999, lors de l’ultime saison avant l’avènement d’Eric Béchu, un match, où Albi avait joué sa survie. Focus sur une rencontre qui a l’époque opposait deux équipe pluri-active et le rugby était avant tout une aventure humaine, portée par la passion d’une poignée de braves.

 

Crédit photo http://sporting.club.albi.free.fr/flash/index.html

 

Sébastien, dans le cadre de  » Un homme, un match « , ce samedi 12 Octobre, il y a SCA-Mauléon. Tu as joué au moins deux fois, de ce que j’ai retenu, contre Mauléon. Est-ce que tu te souviens de cette équipe ? 

 

Oui, comment ne pas s’en souvenir ? On commençait, c’était les balbutiements du rugby pro. Il y en avait même certains dans l’équipe qui étaient pluriactifs, on était même quasiment tous pluriactifs même si certains étaient professionnels. Et, on se souvient de cette équipe, on va dire champêtre, au sens noble du terme et qui arrivait le dimanche matin. Nous, chaque fois qu’on allait au Pays Basque, on partait souvent la veille, on dormait à Saint-Jean-Pied-de-Port, c’était une très belle sortie. Et eux, ils partaient le dimanche matin, avec souvent des mecs qui avaient travaillé la veille jusqu’à tard. Et oui, on s’en souvient parce-que c’étaient des rudes même si ça ne payait pas de mine. 

 

Des Basques ? 

 

Voilà, des vrais basques et à fortiori, en première ligne, c’étaient des vrais forts. Ce n’étaient pas des poulets de grain mais c’étaient de vrais forts. 

 

Ce n’est pas innocent. La force basque, c’était vraiment ça ? 

 

Non, non, ce n’est pas une légende, c’est vrai (rires). C’est vrai, je confirme. Surtout sur les piliers qui avaient un peu de taille comme moi, on savait que serait une après-midi compliquée et rude. 

 

J’ai sélectionné un match en particulier parce-que ce match venait après quatre défaites dont 2 à la maison et une contre Tarbes. Et là, la Dépêche titrait  » Le match de la survie « , c’était le 28 Mars 1999. Est-ce que tu rappelles un petit peu de ce match ? 

 

Ce match, pas particulièrement. Je me souviens du nom du pilier que j’avais en face et du talonneur parce qu’on s’était joués quelques fois et qu’il y a des gars comme ça qui marquent. Malgré que, comme je vous disais tout à l’heure, avec le Pays Basque, c’était tout le temps des gars réglos, très durs au mal, durs en mêlées, durs sur les rucks mais, ça restait toujours réglo. Et oui, c’était la dernière-née d’une période on va dire compliquée. J’ai commencé à jouer à Albi en 94 et donc, c’était la dernière année avant l’arrivée d’Eric Béchu. C’était l’un des derniers matches d’une période rude.

 

Le Sporting Club Albigeois a mangé son pain noir. Il y avait  Henri Bétuing et Philippe Rieuneau qui avaient annoncé qu’ils arrêtaient à la fin de la saison et, comme tu le disais, Eric Béchu arrivait la saison suivante. 

 

Tout à fait. On est d’ailleurs quelques-uns dans cette équipe à se dire qu’on n’a pas connu que du beau avec Albi. On va dire que c’était la dernière période compliquée avant les dix glorieuses. 

 

Maintenant, cette période est passée, on a connu l’ère Béchu, on ne va pas revenir dessus. Mais toi, maintenant, tu suis les résultats du club, tu te tiens au courant ? 

 

Toujours oui, bien sûr. Et la place d’Albi est en Pro D2, on va la retrouver dès l’année prochaine. Le sport phare à Albi, je ne vais peut-être pas me faire que des amis en disant ça, mais ça reste quand même le Sporting, Et le Sporting a toute sa place en Pro D2 et je souhaite qu’on la retrouve vivement dès l’année prochaine. On devrait y être mais ça aussi, on ne va pas y revenir. 

 

On va finir l’interview par la question que l’on pose à tous les gars que tu as connu et avec qui tu gardes peut-être des contacts. Que deviens-tu professionnellement ? 

 

J’ai arrêté le rugby à la fin de l’année 2003-2004. Depuis, j’ai des commerces. J’ai eu un commerce place Jean-Jaurès pendant une petite dizaine d’année, ensuite un commerce Plateau de Saint-Antoine, toujours dans le bar-restauration. Depuis 2013, nous sommes avenue De Gaulle et on prépare pour 2020 un projet d’ouverture d’un restaurant pizzeria route de Millau. 

 

Tu transfèrerais le restaurant là-bas dans un autre local ou c’est un autre projet ? 

 

Les deux sont liés. On va dire que les deux sont liés mais, c’est un autre projet. C’est un projet totalement neuf. 

 

Je rappelle pour nos lecteurs que Sébastien Dona tient L’Azzurro, 77 Avenue du Général de Gaulle à Albi et on le remercie car on vient de faire cette interview dans son restaurant. 

 

Merci à vous, ça me fait vraiment plaisir. C’est 20 ans en arrière mais ça fait chaud au cœur. Rien que de revoir des coupures comme ça de la Dépêche, j’en ai quelques-unes à la maison et on se souvient de tous les gars, même des gars en face et même de l’arbitre aussi ! 

 

Propos recueillis par Didier Revellat

 

 

 

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