2019 devait être la première saison cycliste, d’une longue et belle carrière professionnelle pour Maxence Moncassin au plus haut niveau, elle devait donner à la dynastie des Moncassin un héritier digne de ses prédécesseurs.
Un nom illustre.
Les Moncassin sont au cyclisme ce que les Elissalde ou les Revailler sont au rugby.

Robert Moncassin, le grand-père fût un excellent coureur amateur dans les années 1960/1970. Frédéric, le père de Maxence, reste dans toutes les mémoires, doté d’une pointe de vitesse sans pareil, il remportera de nombreux sprints, allant jusqu’à cueillir le Graal absolu, remportant deux étapes sur le Tour de France 1996, avec cerise sur le gâteau le port du maillot jaune.
Il était aussi habile sur route qu’en cyclo cross, sans oublier ses prédispositions pour le moto-cross participant au Paris-Dakar au terme de sa carrière.
Enfin, Cathy la tante de Maxence, possède, 7 titres de championne de France de Poursuite; Elle est aujourd’hui vice-présidente de la FFC en charge des relations avec le monde scolaire et la jeunesse.
Aussi, lorsque Maxence Moncassin prend sa première licence de nombreux regards se portent naturellement sur lui.
Dans la catégorie cadet, il remporte de nombreux succès, mais surtout il inscrit son nom au riche palmarès du Tour du Tarn Cadet.
En junior 1ere année, il s’illustrera en terminant 8 ème du classement général du Tour d’Aurignac.

En 2015, sous les couleurs du Culture Vélo Racing Team U19 pour sa 2ème année dans la catégorie junior, il termine 4 ème du Tour de l’Eure après avoir remporté la 1ere étape, prend une probante 4 ème place au Grand Prix National de Cintegabelle remporté par Pavel Sivakov actuellement chez Ineos, termine 10 ème au championnat de France du CLM.
Il est sélectionné avec l’équipe de France pour participer à la course de la Paix.
En 2016, il quitte l’Occitanie pour rejoindre les rangs de l’UC Nantes Atlantiques,.Il remportera le Grand Prix Mujica de Boulogne sur Gesse, obtiendra une 6 ème place au Trophée des Bastides et finira 10 ème du Grand Prix d’Ouverture d’Albi.

Au terme de son aventure nantaise, il rejoint , le GSC Blagnac présidé par Gaétan Prime, l’époux de Cathy Moncassin.
Il remporte la 3ème étape du Tour de Mareuil-Verteillac-Ribérac, termine 3 ème du championnat de Midi-Pyrénées derrière le futur champion de France son équipier du GSC Blagnac Flavien Maurelet et dans la roue du futur double vice -champion de France sur route et du CLM Bruno Armirail (OCF).
Sous les couleurs de l’équipe de France, il termine 6 ème de la classique néerlandaise ZLM Tour.
Ses performances sont remarquées, et l’équipe professionnelle Wallonie Bruxelles Développement l’engage pour courir le Ronde Van Oost-Vlanderen, une course à étapes, le Mémorial Jonckeere Oudenburg et Omloop Van de Greenstreek. Il terminera ses épreuves aux 7ème, 9ème et 21 ème rang.
En 2018, toujours sous les couleurs du GSC Blagnac, Maxence Moncassin étoffe son palmarès en remportant la Ronde de l’Essor, et devient le premier champion d’Occitanie Espoir. Il termine 10 ème au classement général de la Ronde de l’Oise. Il obtient 12 Top 10 dans la saison.

L’équipe professionnelle italienne Willier-Triestina, l’engage en tant que stagiaire pro pour la fin de saison. Il participera notamment au Tour du Limousin, au Tour du Poitou-Charente et au Tour de Burgos. obtenant des accessits dans les arrivées au sprint de chacune de ces épreuves.

2019 : De la consécration, à la cruelle désillusion…

La carrière de Maxence Moncassin est lancée. Et pour ce faire, il choisit de franchir le Rubicon au sein de l’équipe Amore&Vita-Prodir crée en Italie il y 20 ans et désormais sous pavillon Letton. Il retrouve dans cette écurie un autre nom célèbre du sprint Jan-André Freuler, le neveu d’Urs Freuler.
Dès sa première course professionnelle, au Troféo Palma, il termine 6ème d’un sprint massif remporté par son idole Marcel Kittel, devançant au passage John Degenkolb (7ème), Joaquin Rojas (9éme) ou Alexander Krsitoff (10ème).
Bon sang ne saurait mentir !

Il participe ensuite à l’Etoile de Bessèges, propulsé leader de son équipe à tout juste 22 ans, puis il enchaîne sous le même statut, au Tour La Provence.
En mars, Il est sélectionné avec l’équipe de France Espoir pour Kettekoers-Gend Welvelgem, le premier rendez-vous international dans le calendrier espoir où il obtient une belle 22 ème place terminant au passage premier français.

Mais Maxence Moncassin constate les premiers symptômes d’une gêne respiratoire. Il met cela sur le compte des allergies printanières, voire de l’asthme.
Il passe des examens, fait des analyses poussées. Le corps médical en est certain, il n’a rien !
Le moindre effort devient pénible, voire insupportable. Il casse son contrat pro pour regagner les rangs amateurs du GSC Blagnac en espérant se refaire un moral et la santé.
Le miracle se produit, il prend une belle 3 ème place dans la 3 ème étape de la Ronde de l’Oise remportée par l’ex-pro Jordan Levasseur, course qu’il affectionne, il a du sang picard dans les veines de part sa mère.
Il est une nouvelle fois sélectionné avec l’équipe de France Espoir pour participer à la classique internationale Entre Brenne et Montmorillonnais,dans laquelle il obtient encore un bel accessit en terminant 6 ème.
Il enchaîne avec le Tour du Loiret, et se présente fin juin aux Championnats de France avec l’espoir de briller.
Il ne le sait pas encore, mais le championnat national sera sa dernière course. Les gênes respiratoires ne disparaissent pas.
En septembre, il prend la décision de mettre un terme définitif à sa carrière, conscient qu’il ne retrouvera pas la plénitude de ses moyens physiques.
Maxence Moncassin, contraint et forcé, change de vie. Une nouvelle page va s’écrire, elle sera belle à n’en pas douter.
Un Moncassin reste un Moncassin ,quelque soit son domaine d’activité.

Le#magsport souhaite le meilleur à ce coureur doué et talentueux sur route, sur piste ou en cyclo-cross dont la carrière est subitement stoppée.

Le Borgne.