#Rugby – Fed1 / C.Deylaud (Blagnac) : «Le rugby français marche sur la tête! »

Christophe Deylaud, icône du stade toulousain des années 90, est de ces personnages de l’ovalie, dont la parole est rare mais porte. Pour cet ouvreur, à la façon de botter si atypique, le rugby moderne l’irrite parfois. Actuellement manager du Blagnac Rugby, et cheville ouvrière du projet « Cap 2022 », l’ex international clame avec vigueur sa philosophie du rugby. L’entraîneur Blagnacais, tente dans la sérénité, et en s’appuyant sur des fondations solides telles que la formation, de faire grandir les « Caouecs ». Focus, sur un personnage du rugby français, qui après une saison au delà des espérances initiales (1/2 finale Jean Prat), se régale dans un club à dimension humaine, aux ambitions mesurées mais structurées.

 

Donc, Christophe Deylaud, Blagnac repart pour une nouvelle saison en Fédérale 1 après une saison 2018-2019 qui a quand même été d’une très, très bonne cuvée. 

 

Tout à fait. Et ce qu’il y a de bien, si vous parlez de Blagnac, c’est que vous ne parlez pas que de l’équipe une parce-que même s’il y a une certaine fierté avec l’équipe une, la fierté qui ressort aujourd’hui, c’est ce projet 2022 qui est fait par la formation, préparer des jeunes pour l’avenir et pérenniser Blagnac en Fédérale 1 un maximum, enfin un minimum. Et après, si un jour ça veut bien sourire, on essaiera d’aller voir un peu plus haut. Ce qui est intéressant, c’est que l’équipe une a été en demi-finale mais aussi les espoirs. Il y a aussi les juniors qui ont été en demi-finale donc je veux dire qu’il y a une bonne santé au niveau du club. Il est vrai que ce qu’ont fait les joueurs de l’équipe une est très intéressant. Maintenant, il reste à confirmer sur la saison à venir. 

 

Et puis, un Blagnac Rugby qui arrive à valoriser et le rugby masculin et le rugby féminin puisque les féminines sont le fer de lance du rugby blagnacais 

 

Tout à fait. Cela fait quelques années maintenant que le club a récupéré le club de Saint-Orens donc a fusionné là-dessus. Aujourd’hui, il y a une vraie continuité, une vraie dynamique avec les filles qui mettent une image positive pour le club et ce n’est pas négligeable le club et pour les filles qui sont en devenir en espérant qu’un jour, on décroche la timbale, aller chercher le titre chez les féminines aussi. 

 

L’année passée, pour revenir à la Fédérale 1, Blagnac, en début de saison, n’était pas obligatoirement cité dans les équipes qu’on voyait se qualifier en Jean-Prat dans la poule 3. Ça en faisait partie mais ce n’était pas le nom qui revenait le plus souvent. Vous avez un peu surpris tous les bookmakers, on va dire, vous êtes allés jusqu’en demi-finale en faisant tomber Bourgoin, un mythe du rugby français. Le plus dur pour Blagnac, ce n’est pas de faire aussi bien ? 

 

Disons que l’année dernière oui, il est clair que la mission que j’avais, enfin pas la mission mais l’objectif que j’avais fixé aux joueurs, c’était de finir 5e de notre poule pour se qualifier pour le Du Manoir et avoir ensuite la prétention de jouer le titre dans ce Du Manoir. Le groupe a été plus vite que la musique puisqu’on s’est qualifiés dans les deux premiers avec la suite des évènements en phases finales qu’on connaît, en battant Bourgoin, en se retrouvant parmi des équipes professionnelles comme Romans, comme Rouen qui avaient un budget le triple de nous. C’est indéniable que ça a été une performance. Maintenant, c’est clair que pour cette saison à venir, on va être attendus un peu à droite et à gauche. Si on fait aussi bien, tant mieux, si on ne se qualifie pas dans les deux premiers pour jouer ce Jean-Prat, on ne va pas se mettre la tête contre les murs. Restons les pieds sur terre, on a fait quelque chose de bien sur la saison passée. Essayons de faire aussi bien et, si on ne fait pas aussi bien, essayons de nous comporter dans le Du Manoir, dans les équipes un peu favorites de ce championnat. 

 

Après, vous êtes dans une poule, la poule 3, où il y a la place quand même pour Blagnac de se qualifier dans les deux premiers ? 

 

Oui, mais l’année dernière, il y avait des équipes qui pensaient aussi qu’elles allaient se qualifier comme Narbonne, qui allait se qualifier facilement. On a vu dès que Blagnac a été gagné, la première contre-performance a été là pour Narbonne. Et ensuite, la machine peut s’enrayer et c’est là qu’arrive la catastrophe donc, ne tombons pas dans ce piège. Nous, restons dans nos ambitions mesurées. On va faire quelque chose de cohérent dans l’évolution de notre rugby. Si on arrive à tutoyer ces places parce qu’aujourd’hui, on a réussi à faire des demi-finales et qu’on a envie de regoûter à ces demi-finales, mais on ne va pas aller se mettre une pression inutile et bête. Restons les pieds sur terre. On sait qu’on va être attendus, on sait que cette poule va être très homogène. Cela ne veut pas dire que rugbystiquement, ça va être du très haut niveau comme on a pu rencontrer Romans et tout ça, mais on sait que ça va être des équipes qui vont batailler, vont vouloir nous accrocher et nous faire déjouer. Donc, à nous de maintenir, je dirais, le niveau de performance qu’on a eu sur la fin de saison et sur les phases finales qu’on a fait. 

 

Dans la même veine que votre discours de stabilité, de régularité, on avait eu Benoit Trey au cœur de l’été qui avait envoyé un peu Albi, Dijon, Narbonne, Cognac ou encore Niort, s’armer de nouveaux joueurs recruter. On était allé auprès de Benoit Trey demander quel serait le recrutement de Blagnac. Il nous avait répondu  » le meilleur recrutement, c’est de garder 90 à 95% du groupe « . C’est une de vos volontés de continuer dans la stabilité ? 

 

C’est clair que c’est une volonté à partir du moment où, comme j’ai dit, on est sur la formation, un projet de formation sur Blagnac. Quand on est entouré du Stade Toulousain et de Colomiers, ce n’est pas évident de pouvoir prétendre à une autre ambition. Donc, soyons clair, on est dans la formation, pérenniser Blagnac dans cette Fédérale 1 mais dans le haut niveau, dans ce qui se fait de mieux. Si un jour, on en a les capacités rugbystiques et les moyens financiers, peut-être qu’on reverra à la hausse nos ambitions. Mais aujourd’hui, restons club formateur, club prêt à investir sur les jeunes, à former des jeunes et à les faire éclore au plus haut niveau que ce soit à Blagnac ou à plus haut niveau au Stade Toulousain ou à Colomiers. Là, ce serait une fierté pour nous et comme je dis, si la cerise vient sur le gâteau et qu’on puisse faire des grandes phases finales et avoir le cahier des charges rempli et se dire qu’on peut monter en Pro D2, ça se fera de manière très, très, très mesurée. Restons dans un premier temps sur ce qu’on a décidé, la formation, pérennisons nos joueurs pour les fidéliser complètement au sein du club et si ça devient de très bons joueurs au club, ça deviendra de très bons éducateurs et peut-être un jour de très bons dirigeants au club. Il faut que Blagnac puisse vivre pendant de longues années, de longues décennies avec un certain niveau et une certaine façon de voir le rugby puisqu’on sait que le rugby marche par moment sur la tête et qu’il faut faire de plus en plus attention. Aujourd’hui, on ne peut plus vivre en jetant l’argent par les fenêtres. Donc, on n’en a pas et on fera avec les moyens du bord. 

 

Quand on entend vos propos, que ce soit tous les acteurs du Blagnac Rugby, on a un peu l’impression que la dernière montée en Pro D2, qui avait été un peu catastrophique sportivement et qui avait engendré derrière des remous dans le club, a été vécue comme un traumatisme et que maintenant, ce projet Cap 2022 se construit pas à pas pour monter de façon mesurée, sereine et productive ? 

 

Je n’étais pas au club. Le club, j’y ai joué il y a plus de 30 ans. Donc, quand ils ont été en Pro D2, c’était une chose. Moi, je ne m’attache pas à ça. J’ai fait un constat quand je suis arrivé au club il y a 4 ans et qui était très clair. Ca partait un peu en déconfiture, les structures étaient moyennes donc j’ai essayé de ramener beaucoup de monde au club que ce soit des anciens ou des gens qui voulaient participer à la vie de ce club. Il y avait de bonnes volontés mais il fallait structurer tout ça, ça a été structuré. Moi, je ne suis pas sur le traumatisme du passé, je regarde plutôt que le rugby français marche sur la tête. D’autres clubs aux alentours voire en France mettent la clé sous le paillasson, des clubs qui avaient l’ambition de monter à coups de dollars. Moi, je ne suis pas tombé dans le piège, je ne tomberai pas dans ce piège. Je pense que Benoit a très bien compris le message, c’est par des valeurs identitaires du club et de jeu qu’on va arriver à pérenniser Blagnac à ce niveau-là sans avoir l’ambition de recruter à tort et à travers à coups de milliers d’euros parce que ce n’est pas la réalité du rugby aujourd’hui du rugby et il faut faire très attention. Voilà, ne tombons pas dans ce piège. 

 

Vous me tendez un peu une perche. Pour vous, que vous inspire cette mutation de la Fédérale 1 profondément ? 

 

La mutation … Moi, ce qui me fait peur, c’est qu’il y a la Fédérale 1 mais aussi la Fédérale 2, la Fédérale 3. Les présidents veulent s’identifier totalement à ceux qui sont au plus haut niveau où ce sont les présidents qui déboursent et qui veulent gérer comme ils le souhaitent. Le sportif n’a plus de part belle là-dedans, il faut des résultats à tout prix. Moi, j’ai peur de tout ça et que ces clubs pensent qu’en recrutant à tort ou à travers, ils vont y arriver et que c’est comme ça. Alors que ça, c’est éphémère, ce n’est que de passage si on fonctionne comme ça. Moi, je ne veux pas que ce soit éphémère, je veux que Blagnac puisse évoluer tout le temps à ce niveau-là et le plus longtemps possible. Les autres clubs et bien, écoutez, chacun va se gérer comme il veut. Il y aura peut-être des choses à changer au niveau de la Fédérale 1 aussi mais je ne fais pas partie de la Fédération et je m’occupe déjà de mon club et ça suffit. 

 

Il y a déjà assez de boulot j’imagine ? 

 

Oui, c’est pas mal. 

 

On va commencer aussi à revenir sur la préparation du Blagnac Rugby. Vous avez rencontré le Sporting Club Albigeois en challenge Vaquerin. Um match qui a été à plusieurs facettes on va dire : un très bon début de rencontre de vos hommes, une très bonne fin aussi et un gros trou d’air au milieu. Comment vous l’expliquez ? 

 

Il est clair que, sur la première mi-temps, je dirai que les deux équipes ont joué à cache-cache.

 

Bien sûr, c’est de bonne guerre

 

Albi avait une équipe mitigée, nous, on avait une équipe un peu plus structurée sur la première mi-temps. La deuxième équipe était un peu plus déstructurée, quand je parle de déstructurée, ce sont des garçons qui arrivent au club ou de jeunes joueurs qui n’ont fait que quelques apparitions , quelques entraînements avec nous donc, l’équipe était un peu plus hétérogène je dirai en 2e mi-temps, ce qui a engendré ce petit trou d’air dans un premier temps, sur les repères offensifs, surtout sur les repères défensifs. Et je crois qu’il y a quelques garçons qui ont oublié de se mettre à plaquer. Il n’y allait pas avoir de fractures d’épaules sur ce match, c’est certain. Ça a été le message que je leur ai fait à la fin du match parce-que c’est bien dommage. On prend des essais bien construits de la part d’Albi avec quand même à Albi des garçons d’un certain niveau, des garçons qui jouaient en Top 14, en Pro D2. Vous avez une deuxième équipe, enfin l’équipe qui a joué en 2e mi-temps, qui était beaucoup plus solide et expérimentée que votre première équipe et surtout que la nôtre. 

 

Avec notamment une paire Pètre/Mafi

 

C’est ça, qui jouait en Top 14 à Brive donc qui ne sont pas rien. Ce sont des garçons qui ont déjà connu le haut niveau voire le très haut niveau. Et nous, on avait des jeunes qui arrivaient au club, qui étaient encore juniors l’année dernière, des gamins qui ont 18 ans1/2. Mais on ne va pas se cacher derrière l’âge, il faut laisser prendre la mayonnaise et là, il faut un certain temps. Ajoutez à cela une bonne rébellion de notre pack comme vous l’avez dit sur le dernier quart d’heure, on est capables de marquer deux essais, des enchaînements qui tiennent un peu plus la route. Ensuite, dans les points qu’on peut mettre en avant, c’est qu’eux, ils ont attaqué depuis un mois ou un mois et demi, nous, on a attaqué depuis 15 jours. On ne pouvait pas être au sommet sur ce match-là

 

Bien sûr et les matches de préparations sont faits pour ça aussi. Tester des choses, faire rentrer des jeunes

 

Oui mais, j’aime bien les gagner, ces matches là quand-même. 

 

On reconnaît le compétiteur que vous étiez sur le terrain

 

Oui, mais je n’ai pas accepté qu’on ait perdu, attention. On perd 33-22, ça me dérange d’avoir pris ces 4 essais. Je l’ai dit aux jeunes ou à ceux qui sont rentrés à la mi-temps, ça me gêne un petit peu. Mais, en termes de préparation, il est clair qu’on ne peut pas avoir tous les automatismes comme je l’ai dit parce-que ce groupe était un peu plus hétérogène que le premier. Et que les choses ne se font pas en un clin d’œil ou en 15 jours. Je savais qu’en allant à ce match, on serait courts. Je l’avais dit à Franck Vaquerin qui nous a accueilli, je lui ai dit  » nous, on sera un peu courts mais j’accepte l’invitation  » parce que ça nous faisait une bonne évaluation par rapport à Albi et ça nous faisait un mini-stage intéressant. 

 

Ça vous permet d’avoir un cap pour arriver pleins fers au début de championnat le 8 Septembre

 

J’espère, si on n’a pas trop de blessés. Là, pour l’instant, on a quelques petits bobos qui nous gênent un petit peu. J’espère que tout le monde sera rétabli pour le début de ce championnat et le premier bloc au moins. 

 

Jérémy Wanin, le coach des lignes arrières du Sporting Club Albigeois, nous disait à l’issue du match en interview, que, dans votre équipe, il avait ressenti une petite patte toulousaine. Vous, l’ancien Stadiste, vous assumez cette patte toulousaine ? 

 

Oui, de toute façon, on reste tous toulousains je crois. Qu’on soit de Castanet ou d’ailleurs, on reconnaitra toujours la patte toulousaine, du Stade Toulousain ou de Colomiers. Il y a toujours cette envie de jouer debout et de faire vivre le ballon. Je crois que c’est un peu tout le monde aujourd’hui, tout le monde est un peu structuré pareil. Après, que j’ai une vision du jeu peut-être un poil différente par moment, ça se peut mais aujourd’hui, je crois que le BSC a sa propre identité et on a va essayer de cultiver tout ça avec toutes les générations et toutes les catégories. 

 

Identité créée aussi autour de la mascotte du club, les Caouecs. Il y a tout un historique derrière, toute une littérature avec cette légende occitane. 

 

Oui, tout à fait. Ça, on essaiera de le cultiver au maximum. 

 

On va finir sur les adversaires que vous allez avoir pour vous qualifier en Jean-Prat même si comme vous l’avez dit, si il n’y a pas de qualification en Jean-Prat, vous n’en ferez pas non plus un malheur à Blagnac. Vous êtes là pas à pas pour grandir jusqu’à 2022 et cet objectif Pro D2 que vous vous êtes fixé. Tarbes et Albi qui sont pour l’instant les deux adversaires annoncés pour le Jean-Prat mais on sait très bien qu’il y aura forcément un invité surprise qui sortira du chapeau. Comment vous les juger ces deux équipes ? 

 

Albi, on les connaît maintenant puisqu’on les a eus en phases finales l’année dernière et on les a rencontrés donc, on sait à peu près leur potentiel, qui est au demeurant l’équipe qui devrait arriver au minimum en demi-finale. Elle est prétendante à la montée donc, ils ont les moyens, ils se sont donnés les moyens. 

 

Et ils ont un sentiment de revanche aussi 

 

Oui, un sentiment de revanche et je crois aussi qu’ils en ont les moyens à tous les niveaux, et financier, et sportivement.Tarbes est une équipe qui va être revancharde puisqu’elle a fait une saison mi-figue, mi-raisin. Comme je dis, je crois qu’ils vont vouloir montrer qu’ils peuvent revenir en Pro D2 et dans le gotha du rugby français. 

 

Et comme invité surprise, qui voyez-vous ? Parce-que l’année dernière, Saint-Jean-de-Luz, il n’y avait pas grand monde qui l’avait vu venir dans les rétros. 

 

Oui mais après, vous savez, c’est assez homogène là-dedans. Nous, on fait partie de ces équipes qui devraient être outsider un petit peu aussi dans ces 4 places. 

 

Enfin, outsider, avec la saison que vous avez fait l’an passé, vous le serez un peu moins. Vous allez avoir une petite pancarte quand même. 

 

Oui, mais bon, restons quand même objectifs. On a fait une très belle saison, on a surpris un peu au début l’année dernière. Après, on a réussi à garder le cap. Maintenant, il suffit de quelques blessures, de quelques ratés pour enrayer la machine comme je l’ai dit. Vous savez, ça va vite, on peut être en haut et en deux, trois mouvements, on perd un match, un peu de tensions dans un groupe et tout peut foutre le camp. Il faut faire très attention aux paroles, d’abord des actes et on verra après. Et ensuite, il y a des équipes comme Bagnères qui vont être présentes, il y a Saint-Sulpice à qui il faudra faire très attention. On peut considérer que ce sont des équipes de villages mais … Oloron, on sait qu’Oloron ne nous réussit jamais, on a réussi à les battre une fois je crois depuis que j’entraîne Blagnac donc, c’est problématique. Il y a Pamiers qui s’est beaucoup renforcé. C’est vraiment une poule qui va être sables mouvants un petit peu donc il faut y faire très attention. 

 

Pour finir, vous m’avez tendu la perche en parlant du rugby de village, ce rugby de village qui arrive à subsister au milieu du professionnalise qui devient prégnant et ambiant en Fédérale 1. C’est quand même l’âme de notre sport, l’âme du rugby ? 

 

Bien sûr. Bien sûr que ça, il ne faut pas le perdre. C’est pour ça qu’il ne faut pas marcher sur la tête. Le rugby français a marché sur la tête avec le plus haut niveau. La Pro D2, la Fédérale 1, beaucoup de clubs, comme je l’ai dit,  se cassent la gueule et si des villages comme ça arrivent à substituer et à rivaliser, c’est qu’ils ont encore des valeurs, des valeurs de clocher. Mais qu’ils ne tombent pas dans le panneau aussi, par le biais de milliers d’euro, de recruter à tort et à travers parce qu’un jour, ils mettront leurs clubs en danger et ça, il faut faire attention. On sait que des pépites passent par les petits clubs, qu’on les forme dans les petits clubs, il y a quelques joueurs qui peuvent arriver un jour au plus haut niveau. Donc, voilà, faisons attention. Moi, tant que je serai à Blagnac, je ferai attention à ça, on ne jettera pas l’argent par les fenêtres. On en n’a pas aujourd’hui, on n’en a pas plus que ces petits villages et ça me fait plaisir que des garçons restent dans le club pour un projet de jeu avant de penser à gagner beaucoup d’argent là-dedans. Restons les pieds sur terre et formateurs et je dirai avec une âme. Même si on a l’impression que Blagnac est une grande ville, ça reste un esprit clocher et un esprit de valeurs. 

 

Le message est passé. On sent que vous vivez toujours le rugby avec la passion chevillée au corps et on vous souhaite le meilleur avec les Caouecs pour cette saison 2019-2020 et de belles joutes avec le Sporting Club Albigeois 

 

Merci, au revoir. 

Propos recueillis par Loïc Colombié

 

 

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