#Rugby – Fed1 / V.Paquet (REC) : «La Bretagne a une empreinte à laisser dans le rugby français.»

Victor Paquet talonneur du Rennes Etudiant Club, malgré un âge loin d’être canonique (29 ans) est devenu un des leaders du club breton. Formé au RO Charleville puis au stade toulousain, et fort d’expériences au Stade montois et à Soyaux-Angoulême, l’international belge (1 sélection),fut une véritable phare pour une équipe qui découvrait la fédérale 1. Même si il est originaire des Ardennes, le talon du REC, s’est totalement accoutumé au « Breizh Rugby » et ressent l’attente et la dynamique qui traversent tout un territoire, dans le sillage du RC Vannes. Focus sur un joueur et un club, qui après un premier exercice ponctué de phases finales en Du Manoir, comptent bien faire perdurer la marche en avant du rugby breton, en fédérale 1.

Crédit photo REC / Jacques Moureau

 

Victor, pour toi et même pour les Rennais, c’est une seconde année en Fédérale 1. On va dire que cette première saison a laissé augurer de beaux espoirs pour ces vaillants petits rennais ? 

 

C’est vrai qu’on ne s’attendait pas à réaliser une saison autant aboutie j’ai envie de dire même si par le biais du travail, on a réussi à aller chercher une qualification à la dernière journée sur une victoire en terre nantaise. Mais c’est vrai que ça a été plutôt une surprise même si nous, au fond de nous, on savait qu’on était capables d’accrocher une qualification.

 

Surtout qu’en début de saison, ils n’étaient pas beaucoup à avoir mis une pièce sur le Rennes Etudiant Club pour aller en Du Manoir ? 

 

Non, pas beaucoup (rires). C’est vrai que le rugby breton, depuis quelques années et la montée de Vannes en Pro D2, on en parle un peu. Mais quand on regarde un peu ce qui se dit sur la Fédérale 1, il est vrai qu’on ne parle pas beaucoup du REC. Les dirigeants mettent tout en œuvre pour arriver à créer quelque chose et l’année dernière, avec 17 arrivées je crois, 17 ou 18 arrivées, c’était un pari fou de croire à la qualif. Mais, comme je vous ai dit juste avant, par le biais du travail, l’assiduité de chacun, ça a été une récompense pour tout le monde. 

 

Et puis en plus, ce club de Rennes a un ADN bien particulier puisque c’est un club estudiantin qui essaie quand même de conserver cette base estudiantine ? 

 

L’histoire du club veut que ça a été créé par des étudiants il y a plusieurs années. C’est vrai que Rennes et sa métropole, il y a un vivier d’étudiants qui est énorme donc ça attire forcément du monde. Maintenant, on ne va pas se cacher derrière ça et dire qu’il n’y a que des étudiants parce qu’on est quelques joueurs à avoir des contrats professionnels et à vivre du rugby. 

 

C’est un peu l’image d’Epinal

 

Oui (rires). Il y a beaucoup d’équipes qui nous ont demandé s’il y avait beaucoup d’étudiants. Ils ont réussi à créer une osmose entre les mecs qui bossent, les étudiants et les pros et c’est ce qui a donné les résultats de la première saison en Fédérale 1. 

 

Pour un joueur comme toi, qui a connu le Stade Toulousain, le Stade Montois et bien sûr Soyaux-Angoulême, quand on redébarque en Fédérale 1, parce qu’à Soyaux-Angoulême, il y avait eu un petit passage en Fédérale 2 et en Fédérale 1, avec les deux fabuleuses montées de Soyaux, qu’est ce qui manque à ces clubs comme Rennes qui sont en train de se structurer par rapport au haut niveau, à l’élite que peuvent être la Pro D2 et le Top 14 ? Je parle surtout en termes d’infrastructure et d’organisation. 

 

Plusieurs choses mais qui ne se font pas de jour au lendemain. C’est forcément le budget qui est aujourd’hui le va-tout d’un club comme ça et qui se fait au fil des années et au fil des résultats. Forcément, là aujourd’hui, je crois qu’on est 7 ou 8 contrats pro, ensuite, ça reste des pluriactifs ou des étudiants. On est toujours en train de jongler entre les contraintes de chacun pour réussir à s’entraîner un peu plus que les autres. Ensuite, ce qui fera pour moi qu’un jour ou l’autre, ça pourra monter et prétendre à la Pro D2, ce seront les infrastructures qui doivent changer. Parce que là, aujourd’hui, on n’a pas une salle de muscu en dur, on est dans une espèce de chapiteau donc, l’hiver, il fait 5°, l’été, il fait 40. Ce sont des petites choses comme ça qui font que, à un moment donné, ça basculera vers le professionnalisme. Et je pense aussi à la ville de Rennes, on doit vraiment compter pour eux et ils doivent croire en nous et attacher plus d’importance à ce club. 

 

Après, ça doit aussi être dur d’être un peu dans l’ombre du Stade Rennais, le club phare de foot ? 

 

Je ne vais pas vous cacher que, la Bretagne, ça reste une terre de foot. 

 

Et de vélo

 

Et de vélo oui, on joue dans un vélodrome en effet (rires). Non mais, c’est vrai qu’il y a beaucoup de foot. C’est le problème un peu des régions du nord. Moi, je viens des Ardennes, qui se situe dans le nord-est, et on voit qu’il y a des équipes de foot partout alors que les clubs de rugby ont du mal à se développer au fil des années. De toute façon, la meilleure publicité qu’on puisse donner à la ville de Rennes, ça reste les résultats. Je vois aujourd’hui, quand on se qualifie sur un huitième de finale de championnat de France et qu’on n’a même pas une demi page dans Ouest France, je trouve ça quand même plutôt désolant. 

 

La balance est pas équilibrée on va dire ? 

 

Non, pas du tout. Après, il faut prendre son mal en patience, il faut travailler de notre côté sans trop rien dire et ça attirera l’attention à un moment ou un autre. 

 

On voit que les équipes de Fédérale 1 ont souvent une âme, un supplément d’âme. Est-ce que ça ne vient pas aussi de ce déficit de moyens, de reconnaissance malgré les ambitions et, on va dire, des équipes qui tendent vers le professionnalisme de plus en plus ? 

 

Oui, peut-être parce-que c’est vrai que les bretons ont quand même vraiment une forte identité qui est présente partout et  ce sont des gens qui sont très, très reconnaissants et très fiers de leur région. Le staff a essayé de transmettre ça très rapidement avec 17 arrivées. Vous savez aujourd’hui, dans toutes les équipes, rares sont les clubs  80, 90 voire 100% de l’effectif est issu de la région, avec toutes les mutations qu’il y a chaque année. Il faut créer ce petit truc qui va faire basculer des matches à un moment donné de la saison. Et c’est vrai que les deux coaches ont réussi à nous transmettre ça assez rapidement, à travers les stages et les différents moments qu’on a pu passer extra rugby. On a compris que la Bretagne avait vraiment une empreinte à laisser dans le rugby français. 

 

On le voit avec l’exemple de Vannes qui doit être aussi une sorte d’appel d’air pour tout le rugby breton ? 

 

Oui, carrément. Dès que les gens viennent nous voir, ils nous comparent plutôt sur les débuts de Vannes en Fédérale 1. Après, je pense que chaque club a son histoire et doit écrire sa page sans trop copier l’autre parce-que ça sera très dur de faire ce que Vannes a fait. Mais pourquoi pas dans un avenir plutôt proche prétendre à une montée en Pro D2 ? Après, vous savez, il y a tellement de choses qui font que ça peut le faire ou ne pas le faire. Vous savez ce que c’est dans le sud, dans le sud-ouest. On prend les exemples de Dax, d’Albi, aujourd’hui, ce n’est pas une mince affaire que de remonter en Pro D2. C’est du travail et du travail. 

 

Pour parler d’Albi, c’est une équipe qui, quand même, est montée à l’époque au courage, qui n’avait pas toutes les infrastructures, qui s’est façonnée avec le sportif qui a guidé les pas après du reste du club. 

 

Après, c’est une autre époque. Maintenant, il y a beaucoup de clubs qui veulent prétendre à monter en Pro D2. Là, en Fédérale 1, il y en a beaucoup : Bourg-en-Bresse, Dijon qui est en train de s’armer copieusement pour monter, on voit que Nice met une structure en place. 

 

Niort aussi fait des choses intéressantes sur son recrutement. 

 

Il y a vraiment beaucoup de clubs qui sont intéressants. Mais vous savez, moi je vois aussi la différence. Vous me parliez tout à l’heure de quand j’étais en Fédérale 1 avec Angoulême, je peux vous dire que, d’année en année, le niveau est en train d’exploser. Avec les nombreux jeunes qui ne sont pas conservés ou l’arrivée des étrangers en France, ça fait qu’en sortie des centres de formation, beaucoup sont délaissés. Et c’est vrai qu’aujourd’hui, ils doivent se retrouver une structure et un club. Moi, c’est ce que je dis aux jeunes, parce-que je commence à avoir un peu d’expérience, mine de rien je vais avoir 30 ans. Pour moi, les jeunes vers 19, 20 ans, surtout devant, il vaut mieux qu’ils viennent jouer en Fédérale 1 que de rester en espoirs et de faire une feuille ou deux en pro et ne jamais percer. Parce-que la Fédérale 1 est très formatrice et révélatrice. 

 

Et puis, il y a des équipes pour ceux qui aiment un peu les joutes avec des grands noms. Quand on voit qu’il y a Albi, Bourgoin, Dax, Narbonne, il y a des noms ronflants. La Fédérale 1 a un niveau qui s’élève d’année en année. L’année dernière, on avait deux équipes qui étaient tout en haut du curseur, Rouen et Valence, et après une petite meute derrière. Cette année, il y a une grosse meute qui va essayer de jouer l’accession en Pro D2. Ca va ferrailler sec, on va dire ? 

 

Ah bah là oui ! Même nous, dans notre poule, on a Dax qui est prêt à jouer la montée, il y a Saint-Jean-de-Luz qui a fait une saison extraordinaire l’année dernière, il y a Anglet qui a perdu en quart de finale après nous contre Cognac, Cognac aussi qui est arrivé en finale, Niort qui s’est équipé pour prétendre à quelque chose qui a clairement affiché l’ambition de monter en Pro D2 d’ici 2022 il me semble, il y a Nantes aussi qui a un projet de 2022.

 

Et qui avait fait une très bonne première partie de saison l’année dernière. Ils étaient dans les deux premiers jusqu’en janvier où il leur est arrivé quelques petits soucis mais jusque-là, ils avaient fait un départ canon.

 

Oui, moi j’ai connu le premier derby, enfin derby de l’ouest. Contre Nantes à Rennes au match aller, on avait perdu de quelques points, on était allés gagner chez eux à la fin de la saison. C’est vrai que des matches comme ça sont intéressants parce-que ça reste des petites choses qui pimentent une carrière aussi. Mais cette année, nous on a quelques 10 000 km à faire pour aller jouer. 

 

Il est naissant ce derby mais il doit y avoir quand même pas mal de folklore autour ? 

 

Il n’est pas si naissant que ça parce-que ils ont déjà joué ensemble. Moi, quand je suis arrivé en Fédérale 2 avec Angoulême, on avait Rennes et Nantes dans la poule. Ils se sont faits là et je crois que Nantes est monté en Fédérale 1. Donc, il y a déjà eu quelques derbys Nantes/Rennes mais à l’époque, il n’y avait pas photo. Je crois que Nantes dominait clairement les débats. C’est naissant mais c’est chouette parce-que ça ramène un peu de monde. Je vois le match qu’on avait fait à Nantes, il y avait pas mal de gens donc c’était cool. Et puis, notre président, qui a une grosse société de promoteur immobilier, est partenaire aussi de Nantes où il a une antenne. 

 

Et puis, il y avait aussi un paradoxe qui était les deux frères, un de chaque côté. Les frères Moison, un entraîneur à Rennes, l’autre entraîneur à Nantes, c’est pas tous les jours que ça arrive quand même dans un derby ? 

 

Oui, ça avait fait un peu la une du match aller mais je crois que fin Décembre, ils avaient limogé Pierrick, le frère de Yann. Mais bon, ça, ce sont les petites anecdotes, ça ne nous concerne pas trop quand même. 

 

J’ai vu aussi que tu avais une sélection en équipe de Belgique. Est-ce que tu faisais partie du fameux match qui a fait couler de l’encre contre l’Espagne ? 

 

Et bien figurez-vous que j’y étais ! Je devais jouer et au final, le matin, l’entraîneur de la sélection Guillaume Ajac est venu me trouver. Je l’avais vu à sa tête au petit-déjeuner en me disant bonjour, je lui ai demandé ce qu’il se passait. Il m’a dit qu’il y avait eu un contrôle de la World Rugby qui avait dit que je n’avais pas le droit de jouer. En fait, le droit belge stipule qu’un joueur avec des arrières grands-parents nés sur sol belge peut être sélectionnable dans ce pays. Mais, le droit dans World Rugby stipule que c’est seulement quand les grands-parents sont nés sur le sol en question. Ca fait qu’il y a eu un contrôle la veille, les espagnols avaient aussi été embêtés avec Mathieu Belie je crois et Bastien Fuster

 

Je te pose la question parce-que maintenant, à Albi, on a Lucas Guillaume qui était capitaine de l’équipe d’Espagne et c’était pour savoir si, on va dire, tous ces petits soubresauts avaient été évacués ? 

 

Bah écoutez, je ne sais pas. Ce sont plutôt eux qui sont embêtés je pense parce-que la Belgique, ça n’avait pas trop fait couler d’encre. Leur championnat restait mais après, c’est vrai que c’était un moment un peu étrange. Moi, je n’avais pas joué, j’avais assisté au match parce-que je devais jouer mais du coup non. A la fin, ça avait été très loin quand même. 

 

Oui, des joueurs comme Mathieu Peluchon en parle encore quelques années après. Ca avait un peu marqué tout le monde mais bon, ça fait partie de la littérature du rugby comme on dit. 

 

Exactement, cette page sera marquée dans les annales. 

 

Pour finir, on va revenir sur Rennes déjà avec une question. Quelle est la patte Moison, de ce coach qui vous mène pour la seconde saison en Fédérale 1 ? Comme on pourrait le décrire ce coach Moison 

 

Comment je pourrai décrire Yann Moison ? C’est quelqu’un de très passionné, même trop passionné je pense. C’est quelqu’un qui vit pour le rugby et pour ce club, vraiment. Il gère beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses dans ce club et c’est vrai que j’ai l’impression que c’est dans tous les clubs comme ça. C’est quelqu’un qui est réellement passionné et qui fait les choses dans l’ordre sans mettre les uns devant les autres et qui considère tout le monde de la même façon. Pour moi, c’est ce qui fait cette réussite. Lui, il a le rôle de manager et d’entraîneur des lignes arrières avec Vincent Bréhonnet. L’entraîneur des avants, c’est Kevin Courties, un jeune entraîneur qui a 32 ou 33 ans. Ce sont des personnes qui s’associent parfaitement parce-que c’est peu la raison et folie de l’autre côté.

 

Le Yin et le Yang

 

Voilà, le Yin et le Yang. Mais, c’est vrai que pour fonctionner dans un groupe, ça marche très bien. On l’a vu l’année dernière, ils interviennent à bons escient à chaque fois et c’est vrai que ça porte ses fruits. 

 

Dernière question, la sempiternelle question : tes objectifs personnels et collectifs avec le Rennes Etudiant Club pour cette saison 2019-2020 ? 

 

Mes objectifs personnels … Vous savez, parler de moi, c’estpas trop ce que j’aime. C’est de jouer un maximum et d’apporter à l’équipe l’expérience que j’ai sur des matches plutôt décisifs et puis c’est transmettre un peu nos savoirs et nos différentes expériences sur le club et sur les jeunes qui seront l’avenir du club. Et ensuite, les objectifs du groupe, ce n’est pas encore fixé mais je pense qu’on aura envie de jouer les phases finales même si on sait au fond de nous que ça sera très dur cette année. 

 

Quand on y a goûté, c’est difficile de s’en passer après ? 

 

C’est ça. On a eu le plaisir de découvrir cette poule où il n’y avait aucun promu donc ça déjà, ça n’a pas été une grande joie. Après, c’est comme ça, on ne sait pas comment sont faîtes les poules et ça ne nous regarde pas. On va dire que c’est les instances qui décident. Mais l’objectif, ce sera de bien figurer à la maison surtout. L’année dernière, on avait eu des revers à domicile, Dax, Niort, Rouen, Nantes qui auraient pu être évitables durant la saison et avec les résultats que l’on a fait à l’extérieur, où on accrochait toujours au minimum un point de bonus, ça nous a sauvé un peu de tout ça. Cette année, il faudrait faire mieux à la maison et toujours accrocher à l’extérieur. Mais, ça va être dur parce qu’il y a encore de nouveaux joueurs, il faut que la mayonnaise prenne. C’est toujours pareil chaque année, on répète les mêmes choses. 

 

Et la poule est épaisse

 

Et la poule est épaisse mais bon, toutes les poules sont épaisses j’ai l’impression. De toute façon, maintenant, comme je vous ai dit, la Fédérale 1, ça va être compliqué pour les petits clubs de perdurer je pense. Quand on citait tout à l’heure le nombre de clubs qui se sont structurés et qui font les choses bien, je pense qu’on aurait pu en parler pendant quelques minutes. Voilà, cette année, ce sera encore différent. C’est marrant parce qu’on en parlait l’autre jour sur qui allait pouvoir monter cette année et on a eu du mal à donner notre avis parce-que Narbonne s’est encore équipé sérieusement pour monter. Ca va être une belle saison je pense. 

 

Ah oui, une meute qui va être aux trousses du Jean Prat

 

Oui, il va y en avoir quelques-unes d’équipes en effet (rires)

 

Il nous tarde déjà d’être aux mois d’Avril/Mai pour ces phases finales, que ce soit en Du Manoir ou en Jean Prat parce-que ça risque de nous promettre de belles affiches et de belles manivelles

 

Oui, et puis c’est comme d’habitude, je pense qu’il y aura une surprise ou deux comme Saint-Jean-de-Luz l’année dernière, des équipes qu’on ne s’attend pas ce qu’elles arrivent à percer comme ça. C’est pareil, Cognac l’année dernière, s’ils n’avaient pas eu cette histoire, une guerre en fin de match avec Bergerac, ils auraient pu prétendre à la montée également. Je vous dis, ce genre d’équipe, c’est quelque chose. 

 

Voilà, je pense qu’on a fait le tour de cette actualité Fédérale 1 en terre bretonne. On vous souhaite le meilleur pour cette seconde saison en Fédérale 1 et en espérant vous avoir bientôt à l’antenne de Radio Albigès le Mag Sport

 

Quand vous voulez ! 

 

A très bientôt Victor

 

Au revoir, merci

Propos recueillis par Loïc Colombié

 

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