#Rugby – Fed1 / Le triptyque Oloronais (EP3) : « On est un rugby amateur qui se comporte comme des professionnels »

Dernier épisode de notre triptyque Oloronais, avec le président Malié et son vice-président Pierre Serena. Aujourd’hui le duo dirigeant du FC Oloron nous parlera de la dure réalité d’un club de « village » , qui voit la fédérale 1 se professionnaliser et les armadas des grandes villes et métropoles confirmer leurs assises dans l’ovale hexagonale. Pour Oloron Sainte-Marie, la mutation du rugby fédéral est un nouveau défi que les dirigeants béarnais tentent de relever, en vue de faire vivre l’aventure rugbystique d’un bastion du piémont Pyrénéen. Focus final sur le FCO, un club qui se cherche un nouvel avenir dans un rugby en mouvement perpétuel.
Pierre Serena (à gauche) et Laurent Malié (à droite) les deux hommes fort du FCO / Crédit Photo Sud Ouest
Pierre Serena, en tant qu’ancien joueur, la phrase de Laurent Malié,  » le rugby est une histoire d’hommes « , ça doit vous causer ça ? 
PS : Oui, c’est sûr que ça reste toujours une histoire d’hommes parce-que ce sont les joueurs qui construisent ce qu’ils veulent en faire. A présent, c’est vrai que ça devient très compliqué, on va pas se le cacher. Les mentalités changent, on parle beaucoup d’argent. C’est vrai qu’il y a quelques années, on était une place forte. Aujourd’hui, on est moins forts, on est moins forts financièrement donc on est moins forts sur le terrain. Voilà la réponse, il ne faut pas se cacher. Ce qui nous fait tort aujourd’hui, c’est l’argent. Avec 530 000€ aujourd’hui, on bricole, on tente des paris sur des joueurs, ça réussit, ça réussit pas. Ca réussit, tant mieux pour nous, on l’a vu. Ca réussit pas et bien, ça peut nous mettre dans le pétrin. C’est sûr que, si on avait le budget d’Albi, même sur une saison, on aurait une bouffée d’oxygène. Donc aujourd’hui, on essaie de travailler beaucoup avec Laurent pour essayer de combler ce déficit mais c’est vrai que c’est difficile, on lutte. Après, bien sûr, on ne va pas se plaindre parce qu’on a des clubs comme Nafarroa, comme Mauléon qui luttent avec moins. C’est sûr qu’on ne va passer nos vies à se plaindre mais c’est vrai qu’au bout d’un moment, c’est usant, c’est usant pour tout le monde. C’est usant pour les joueurs aussi parce-que les joueurs, une saison comme l’année dernière, ils finissent complètement rincés. Donc, il faut trouver des solutions. est-ce qu’on a les clés pour trouver des solutions ? On le verra bien sur quelques années mais c’est vrai que cette Fédérale 1,  elle devient de plus en plus compliquée et elle me dérange un peu. Il y a un mot qui me dérange un peu dans la Fédérale 1, c’est qu’on dit Fédérale 1 amateur.
Elle est plutôt semi-pro, qu’amateur maintenant
PS : Oui, c’est complètement faux. Ca, ça me sort hors de moi. Ca, c’est pour les grands discours, quand j’entends les grands pontes qui disent  » la Fédérale 1 amateur « . Ca, c’est du grand pipeau. Parce qu’en Fédérale 1, aujourd’hui, tout le monde est rémunéré. Donc, l’amateur, le joueur de rugby amateur, c’est celui qui n’a rien. C’est celui qui est content d’aller dans son club de rugby le dimanche, payer ses bières. 
Enfin, il y avait un club où ils étaient vraiment amateurs, amateurs. C’était Nafarroa l’année dernière puisque tous les joueurs étaient amateurs. 
PS : Oui, amateur mais amateur, ça veut dire quoi ? Moi, le joueur amateur, c’est celui qui n’a même pas de prime de match. C’est celui là le joueur amateur, c’est celui qui joue pour son village, qui n’a rien, qui se paye ses crampons, qui se paye sa licence, qui à la fin du mois a zéro. C’est ça le joueur amateur pour moi. Le joueur qui a des primes de match à la fin du mois, il touche quand même quelque chose. Donc, pour moi, il n’est finalement pas si amateur que ça. Vous me donnez l’exemple de Nafarroa, je suis tout à fait d’accord avec vous. 
Ils ont quand même été admirables l’année dernière. Ce qu’ils ont fait avec si peu, c’est admirable. 
PS : Mais je suis d’accord. Mais enfin, ils ont fini derniers quand même. 
C’est vrai mais ça ne s’est pas joué à grand chose
PS : On va pas se fâcher, ils ont fini derniers. Donc, s’ils ont fini derniers, c’est qu’ils avaient aussi la limite pour ne pas jouer à ce niveau là. C’est admirable bien sûr. Ils nous ont battu et ils l’ont mérité 100 fois de nous battre parce-que ce jour là, il y avait le public, il y avait toute une ville derrière eux. Moi, j’en avais la chair de poule de voir ça. Mais aujourd’hui, la saison, c’est sur 24 matches. Elle est là la difficulté de la Fédérale 1, c’est que touts les dimanches, il faut remettre le bleu de chauffe, il faut remettre les mecs sur le terrain et c’est là que vient la difficulté de ces clubs. 
Gagner à domicile ne suffit plus, il faut maintenant aller chercher des points à l’extérieur alors qu’il y a quelques années, ça pouvait suffire. 
PS : On est capables de battre Albi mais, est-ce que le dimanche d’après, on est capable de rééditer la même performance à Tarbes ? Bin non. Parce-que nous, quand on joue Albi, on joue à 180%, voire 200. On laisse énormément de jus, les joueurs arrivent à l’entraînement le mardi soir, ils sont encore fatigués, des courbatures du match. Aujourd’hui, nous, on a aussi des joueurs héroïques d’ailleurs mais c’est vrai que rééditer les mêmes performances tous les dimanches, c’est compliqué. 
OK. On va donner le mot de la fin à Laurent Malié le président, après avoir écouté le vice-président du FC Oloron nous parler avec cœur et enthousiasme de son sport, de ce rugby qu’on aime tous. Donc, Laurent, déjà une première question avant de conclure. On entendait ton vice-président Pierre Serena, décrier ce rugby qu’on dit amateur qui est maintenant du rugby professionnel déguisé quasiment pour toutes les équipes. Il y en avait un qui, depuis deux saisons, trois saisons quasiment, essayait de pourfendre aussi cela, de moraliser tout ça, c’était Thierry Murie qui était assez apprécié. Enfin, ça dépend des clubs, peut-être qu’il y en a qui ne l’appréciait pas mais, en majorité, était assez apprécié du milieu du rugby fédéral et qui a démissionné de la FFR. Toi, en tant que président oloronnais, que t’a inspiré cette démission de Thierry Murie ? 
LM : C’est bien qu’on discute de Thierry parce-que j’ai appelé Thierry personnellement. Je l’avais eu au téléphone lors de ma prise de fonction au club pour savoir un petit peu ce qu’était les rouages d’une présidence. Donc, j’avais appelé Thierry quand j’ai appris sa démission. Comme je dis, et Pierre l’a traduit avec des exemples, on est dans un rugby amateur mais on nous demande de nous comporter comme des professionnels. Quand je dis ça, je ne le dis pas uniquement pour les joueurs parce-que chez les joueurs, ça se traduit par un investissement de tous les jours en préparation physique, en musculation, en assiduité aux entraînements avec derrière des primes de matches, voire des rémunérations. Donc, quelque part, on se comporte comme des professionnels. Quand on dit rémunération, on parle de primes de matches, d’IK, etc, avec des choses qui, je pense, sont par moment ou devraient être un peu plus cadrées. Ca, c’est mon cheval de bataille dans le club du FCO et j’essaie d’être cadré avec ça et je sais que je ne suis pas à l’abri de choses auxquelles je passerai au travers. J’essaie de mettre de l’ordre par rapport à ces règles là. Ca, c’est une première chose, mais, en gros, on est dans un rugby amateur où on se comporte comme des professionnels, chez les joueurs, chez les dirigeants. Parce-que, chez les dirigeants, comme l’exercice que l’on fait, on nous demande quand même de savoir tenir un discours, de savoir argumenter et ce n’est pas à la portée de tout le monde. Donc, on fait attention à ce que l’on dit, le poids des mots, le poids des expressions, le poids des phrases avec internet et tout ce qui circule, où du jour au lendemain, on pourrait être mis en plagiat sur toute la carte web. Il y a ce côté là aussi qui est important quand tu es dirigeant. On a des finances à respecter vis à vis de la DNACG, on a un club à driver, on a des jeunes à driver, on a du respect à faire vis à vis de la FFR avec tous les documents officiels qui sont de plus en plus complexes. Je parle de la nouveauté, si je devais rajouter, avec le médecin qui doit être obligatoirement présent sur les matches de l’équipe une plus sur les matches de l’équipe espoir cette année. Avoir trois arbitres représentants des clubs de Fédérale 1, avoir des équipes supports sur les cadets et les juniors pour les équipes de Fédérale 1. En résumé, on est une petite entreprise, une petite PME où l’argent qui nous fait vivre, ce sont les spectateurs, les rétributions de la FFR par rapport aux déplacements de nos bus plus nos sponsors. Quand on a résumé ça, comme le disait Pierre, dans notre région, qu’est ce qui nous fait vivre ? Et bien, ce qui nous fait vivre, le club du FCO, c’est notre formation et les joueurs qu’on arrive à récupérer qui sont un peu déçus et qu’on a envie de relancer et pour ça, on y arrive plutôt pas trop mal voire plutôt bien et j’espère que ça va durer de longues années. Alors c’est vrai qu’on s’est posé des questions comme Albi. J’ai vu qu’Albi avait récupéré un sponsor étranger, ce sont aussi des choses qui nous trottinent dans la tête. 
Ils n’ont pas récupéré. C’était en discussion en cas de montée en Pro D2. 
LM : Mauvaise information de mon côté mais je sais qu’ils étaient en recherche. Et ce sont des choses qui me trottent aussi dans la tête parce qu’on est plutôt; enfin, le Béarn ce n’est pas Albi. Oloron, c’est une petite ville, 10 000 habitants, on est plutôt à mettre en valeur nos entreprises locales qui nous soutiennent pour la plupart mais on aimerait qu’il y en ait d’autres qui nous soutiennent beaucoup plus, voire de façon plus conséquente. On essaie de travailler sur ça, on n’est pas parfait, on essaie mais c’est compliqué. Donc moi, je me pose vraiment une question sur cette Fédérale 1. Le fait qu’elle soit semi-professionnelle ne me dérange pas : on sait où on met les pieds, on sait où on doit aller, on le sait, il n’y a pas de souci. On connaît les règles du jeu. Par contre, c’est comment faire pour y rester ? Une petite ville comme nous, c’est comment faire pour y rester ? Ou trouver les financements, où trouver les structures ? Comment faire ? Et, c’est ce côté là qui m’interpelle et j’ai plus l’impression qu’on se dirige vers un rugby des villes, un rugby des grandes métropoles que vers un rugby des petits villages. Et c’est ce qui m’interpelle : jusqu’à quel moment on va pouvoir rester à ce niveau là ? On essaie toujours de trouver des astuces, de trouver des idées mais notre gros enjeu, c’est de savoir comment on va pouvoir faire pour rester à ce niveau là. Et quand je dis rester à ce niveau là, ce n’est pas uniquement pour le rugby oloronnais. C’est pour le rugby des campagnes, le rugby des montagnes et la vie oloronnaise et la vie autour du Piémont Oloronnais. Alors, peut-être que je suis un peu rêveur, ce sont des grandes phrases mais oui, je me pose des questions. Qu’est ce que serait Oloron sans le rugby à Oloron ? Je ne sais pas. Ce sont des questions que je me pose au même titre que qu’est ce que serait  Albi sans le rugby à Albi ? Je ne sais pas, il y a certainement d’autres sports mais on aura l’occasion d’en parler j’espère, quand on fera notre émission à Oloron. Je pense que le rugby est un vecteur de communication, un vecteur d’échange qui véhicule des valeurs. J’y crois encore même si ça change comme l’a dit Pierre. J’y crois encore et tant que j’y croirai, je donnerai tout ce que je peux au rugby et au FCO. 
Partant de ce constat là, la démission de Thierry Murie de la FFR, de la vice-présidence en charge du rugby amateur, un signal positif ou un signal négatif pour la Fédérale 1 et le milieu de la Fédérale 1 ? 
LM : J’ai eu la chance d’échanger avec des gens de la FFR, on a Maurice Buzy-Pécheu qui est quelqu’un de notre région. Je me mets aussi du côté de la position de la FFR. Il faudrait pouvoir maîtriser cette fuite, cette rapidité d’évolution du rugby. Mais comment faire ? Le Top 14 nous tire vers le haut, on a tous envie de vouloir aller vers le haut. On a tous envie d’être dans la lumière mais essayons un petit peu d’être un peu plus nuancés. Malheureusement, tous les clubs veulent tirer vers le haut. Le rugby est quelque chose dans lequel les gens s’y retrouvent ou ne s’y retrouvent plus mais il y en a quand même pas mal qui s’y retrouvent. Et comment refuser un mécène qui veut faire évoluer un club ? Lui interdire de venir dans un club, comment faire ? Mr Demange de Nevers, quand Nevers est venu à Oloron il y a 4 ans, Pierre y était, je me rappelle toujours, il n’était pas venu parce qu’il avait eu un problème d’avion. C’était il y a 5 ans même, Nevers venait à Oloron en avion. Les gens se disaient  » Mais qu’est ce que c’est que cet extra-terrestre ? Qu’est ce qu’il veut faire ?  » Et bien, l’histoire, elle est écrite. Mr Demange, il a construit son club de A à Z. Il a mise des finances, il a fait un club, il a fait venir des gens aux clubs, il fait vivre la région autour de Nevers, il montre ce qu’est Nevers à travers la télé et ça lui fait des retombées et ça fait vivre la région. Moi, je ne rêve que de ça mais est-ce qu’on peut y arriver à Oloron, je ne sais pas. Mais je rêve que de ça. 
PS : Si il veut venir, on le prend ! 
LM : Mais pas que lui, pas que lui. 
PS : Tu lui passes le message Laurent. S’il veut venir, on l’accueille avec grand plaisir ! 
On fera passer le message en Bourgogne
PS : Non mais, il peut venir ! Il y aura du chocolat, des bérets
LM : Pierre a raison de le signaler mais que ce soit Mr Demange ou quelqu’un d’autre, on ferme pas la porte. Le FCO, c’est une porte ouverte. Vous avez vu à l’intersaison, il y a des articles qui sont parus. Avec Pierre, on est là pour une chose, c’est faire que le FCO reste en Fédérale 1 et que ça reste une place forte du rugby béarnais. On est là pour ça, tous les deux, on est là pour ça. N’en déplaise à ceux qui pensent autre chose, on est là pour ça. Mais, on se pose aussi des questions. Comment on va faire pour rester ? Alors, cette année, j’espère qu’on aura tous les ingrédients mais les autres années ? Parce que évolue toujours très vite et trop vite. Comment est-ce qu’on va pouvoir maîtriser ça ? Et l’enjeu de la FFR je pense, c’est de maîtriser ça aussi. Et je ne suis pas sûr qu’ils aient toutes les cartes en main. Peut-être qu’ils savent un petit peu vers quoi ça va aller mais je pense aussi qu’ils ont leur mot à dire. Et peut-être que Thierry a voulu cadrer ça, a voulu mettre un cadre parce qu’il était à la FFR. Il a voulu mettre ça et peut-être qu’il n’a pas senti que ça suivait derrière et qu’il a préféré, avec l’engagement qu’il mettait, se retirer. Mais, ce que dit Thierry, c’est quelque part ce que je dis moi au niveau de mon club : c’est que ça va vite, très vite. A nous de suivre mais on se pose beaucoup de questions. Moi, je m’en pose beaucoup. Est-ce que je suis dans le vrai ? Je ne sais pas. Dans quelques années peut-être, peut-être qu’on me dira  » Tu n’as pas vu juste, tu n’avais pas la bonne vision « . Mais je pense sincèrement que, ça fait la deuxième année de présidence, je vois comment évolue le rugby. Je peux le comparer parce-que j’ai une chance, c’est d’appartenir à un grand groupe qui est sur Oloron. On a les mêmes choses, on vit les mêmes évolutions et on doit suivre. Sinon, si on ne suit pas, on ne restera pas à ce niveau là. 
Tu nous parlais du successeur de Thierry Murie qui est un personnage assez notable du rugby béarnais. Tu penses qu’avec ce point d’appui à la Fédé, la parole oloronnaise sera un peu plus entendue ?
LM : Ecoute, comme je te l’ai dit, j’ai eu l’occasion de rencontrer les gens de la FFR sur Oloron. Quand je dis les gens, ce sont les gens les plus hauts, je n’ai pas de noms à donner. J’ai donné mon point de vue, on a échangé. J’échange beaucoup avec Maurice qui nous aide beaucoup. Après, je pense que la FFR est devenu un gros paquebot, un très, très gros paquebot. Il est difficile à piloter. On peut avoir tous les opinions, tous les avis sur les uns les autres. Comme je dis aussi au niveau du FCO, on prend une décision, bonne ou mauvais, on a pris une décision. Le tout, c’est d’être convaincu par la décision qu’on a prise. 
Après, les gens, ils jugeront. Mais, je pense qu’il est préférable quand on est à la tête d’un club ou d’une fédération, de prendre une décision plutôt que de la laisser prendre aux autres ou de faire comme si on voulait pas la prendre. Donc, on donne une trajectoire, elle est bonne ou mauvaise mais on donne une trajectoire. Les gens jugeront mais l’essentiel, c’est de la donner. Je pense que la FFR donne la trajectoire, alors je donne quelques exemples parce-que c’est mon métier et je trouve que ça bouge plutôt bien. Je parle sur la partie informatique, dématérialisation, communication. La FFR a fait beaucoup, beaucoup d’efforts sur ça. N’en déplaise aux gens, aux détracteurs sur les accidents et autres. Il y a eu beaucoup de communication qui a été faite sur les accidents des joueurs, sur les accidents des jeunes joueurs. Cà, je trouve qu’il y a un niveau transparence qui est, je dirai, en avant. On commence à avoir de la transparence au niveau des finances des clubs. Il faudrait qu’il y en ait encore beaucoup plus parce que pour moi, il y a encore des choses qui restent opaques. Et comme je dis, je regarde ma maison, mes fondations avant de regarder celles des autres mais par moment, c’est dur, c’est dur, c’est dur ce qu’on entend, c’est pesant. Regardons d’abord chez nous avant de regarder chez les autres. Et je pense que la FFR est sur la bonne trajectoire au niveau communication. Certes, comme au FCO, comme l’a dit Pierre , le juge de paix, c’est la vitrine, c’est l’équipe une, c’est l’équipe de France. Si l’équipe de France ne tourne pas, le rugby français aura du mal à rebondir parce qu’on le sait tous, on a nos licenciés qui diminuent. Donc, j’espère qu’une chose pour la Fédé et pour le rugby français, c’est que l’équipe de France va tourner et que cela nous donne un second souffle. C’est le juge de paix, c’est malheureux mais c’est la vitrine comme chez nous, notre équipe une, c’est la vitrine. Si ça marche, les gens viennent naturellement, ils viennent avec le sourire et ils sont là bénévolement et tout va de façon beaucoup plus simple et naturelle. J’espère que l’équipe de France va faire un bon résultat à la coupe du monde et que cela va donner un sacré élan au rugby français. 
Allez, Pierre Serena, pour conclure en trois mots, les objectifs sportifs du FC Oloron ? 
PS : Les objectifs, quand on sort d’une saison où on se maintient à la dernière journée, où on perd beaucoup d’éléments, où on reconstruit une équipe. Il faut éviter de se faire peur comme on s’est fait cette année. Ca serait bien que le maintien soit assuré au mois de Mars, qu’on entrevoit un peu l’espoir de souffler et de ne pas se faire peur sur une fin de saison comme l’année dernière où c’est quand même assez difficile à gérer, où tous les dimanches tu calcules, tu te dis  » il manque un point là, il manque une victoire  » et puis sur le dernier match, tu joues le maintien. Donc, non, assurer le maintien le plus rapidement possible et puis pourquoi pas, mais ça, c’est peut-être un peu d’orgueil aussi, se dire pourquoi pas titiller cette 6e place. Mais, on ne va pas mettre la charrue avant les bœufs, il va falloir cravacher pour en laisser 4 ou 5 derrière. Si déjà, on se fait moins peur que cette année, ce sera déjà très bien. 
Le mot de la fin au président Laurent Malié. Qu’est ce qu’on peu vous souhaiter de mieux pour ce second mandat à la tête du FC Oloron ? Un peu plus de sérénité et de calme ? 
LM : Moi, ce que je souhaite, c’est de la sérénité et du calme, que le FCO reste en Fédérale 1, qu’avec Pierre, tous les deux, on forme un duo de choc et qu’on donne tout pour le FCO parce que voilà, comme je le disais, c’est surtout une aventure humaine. Moi, si je suis au FCO, c’est pour rendre au club ce qu’il m’a apporté. Alors, ce qu’il m’a apporté, c’est ce que je suis devenu un petit peu professionnellement, humainement et sportivement. Donc voilà,  c’est rendre tout simplement ce que le FCO m’a amené, que nos jeunes progressent et puis se progresser au FCO, fouler la pelouse de Saint Pée comme je le dis. Et puis, un petit peu égoïstement dans un coin de ma tête, comme l’a dit Pierre, si on peut aller titiller cette 6e place, pourquoi pas. Mais restons simples, avec la saison qu’on a vécu, moi, ce que je souhaite, c’est que tout le monde ait la banane à la fin, qu’on reste en Fédérale 1 et qu’on puisse travailler sur du long terme parce qu’on a vraiment du travail. On sait, et c’est ça qu’il y a de bien, que le club évolue, on sait où on est. On sait où il faudrait être pour être plus serein donc, à nous d’y travailler, à nous d’apporter nos petites touches et satisfaire nos bénévoles qui sont là, les supporters qui sont là. Et échanger, pour le mot de la fin, c’est surtout échanger. Voilà le type de choses que j’aime dans le rugby, c’est échanger autour du rugby, avec des gens d’Oloron, en dehors d’Oloron, parler de notre région, parler des hommes, c’est ce qu’on retiendra. Parce qu’au delà des résultats, oui, on parle des résultats, mais c’est avant tout les hommes et j’espère qu’on en parlera en bien dans quelques années. Donc, à bientôt et surtout, le 16, on va faire une belle émission pour la venue d’Albi sur la radio d’aujourd’hui, la radio de demain. On va trouver un thème mais en échangeant chacun sur les uns les autres, les méthodes de travail entre les différentes régions, on va faire un bel échange. 
Et tu le sais Laurent, on répondra présent au Mag Sport Albigès déjà pour venir commenter ce match entre le FCO et le SCA et une nouvelle joute entre les bleus et les jaunes et noirs et on essaiera d’expliquer comment nous on voit le rugby dans le Tarn et on partagera avec nos amis béarnais qui ont eux aussi de belles visions de ce sport qu’on aime tant. 

Rendez-vous est pris Loïc .

Propos recueillis par

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s