#Rugby – Fed1 / J.Wanin (SCA) : « Les heures des grandes marées vont arriver !»

Début juillet, nous avons rencontré un Jeremy Wanin, remobilisé et le regard fixé vers une nouvelle saison , qu’il souhaite radieuse et fructueuse. Le coach adjoint d’Arnaud Méla, même s’il n’élude pas l’amère désillusion qui fut l’élimination face au Rouen Normandie, reste persuadé que cette saison sera la bonne pour retrouver le ProD2. Celui qui fait à l’instar de son manager, de l’esprit de corps et de la cohésion un levier indéniable, dégage une détermination certaine et virale au pays des jaunes et noirs.
Jérémy Wanin, tu es le coach adjoint d’Arnaud Méla, en charge des lignes arrières du SCA et une nouvelle saison commence pour toi, comme le disait Laurent Magnaval, les regrets sont maintenant enterrés? C’est une projection vers de nouveaux horizons c’est à dire une nouvelle saison, une nouvelle poule et puis quand même, toujours la même ambition, aller en Pro D2 ? 
Oui, tout à fait, les objectifs restent les mêmes. Ils n’ont pas été atteints la saison dernière pour les raisons qu’on connaît tous. Maintenant, c’est du passé, il faut qu’on se projette absolument vers l’avenir même si on gardera certainement en mémoire quelques évènements qui se sont passés dans la saison dernière, positifs ou négatifs. Les joueurs sont rentrés depuis déjà 10 jours pour la reprise et on repart sur de bonnes bases pour essayer de relever ce challenge. 
En terme de coaching, le fait qu’il y ait eu on va dire, cette littérature, ces anecdotes et ce sentiment d’injustice qui est né après cette élimination, c’est quand même quelque chose de périlleux. Ca peut être autant un levier mais si vous le martelez trop, ça peut devenir aussi une rengaine ? 
On va pas le marteler trop. On a tous été marqués, enfin tous les joueurs qui sont restés au club et le staff et les supporters, et tous les gens qui tournent autour de ce club ont été marqués. On n’a pas besoin de le marteler tout le temps, on le garde juste dans un petit coin de la tête. Mais enfin voilà, comme tu le disais tout à l’heure, nouvelle saison, nouveau challenge qui nous attend. On s’est un peu vidé la tête pendant ce petit mois, même si ça a été un peu difficile, je vous le cache pas. Mais maintenant, on part sur de nouvelles bases avec un effectif qui a été légèrement renouvelé, comme vous avez pu le constater. On va faire tout notre possible pour être performants rapidement et relever ce challenge de cette poule de Fédérale 1. 
Toi en tant qu’entraîneur des lignes arrières, même si c’est tout un collectif, tu as perdu un de tes éléments moteur, ton joueur clé : Thomas Lacelle qui était le meilleur réalisateur du SCA. On a vu qu’il y a Benjamin Petre qui arrive, qui va amener de nouvelles qualités mais lui, c’est au centre. Tu vas réorganiser un peu ta façon de voir pour les lignes arrières du fait du départ de Thomas Lacelle ? 
Ma philosophie, notre philosophie du rugby avec Arnaud va rester la même. Elle reste quand même en évolution, on est capables de se remettre en question sur des choses. Thomas s’était rendu, par ses prestations, indispensable sur le terrain. Mais, on lui souhaite toute la réussite possible avec son nouveau club de Provence et on a des joueurs derrière qui ont eu moins de temps de jeu la saison dernière mais qui peuvent aussi prouver des choses, qui ont des choses à prouver et qui vont être présents pour remplacer un joueur comme Thomas. 
Decrop entre autres, en parlant de jeunesse
Louis Decrop qui peut correspondre à un profil assez similaire. On a Benoit Sicart à l’aile
Qui est revanchard après sa blessure
Voilà, qui est revanchard après sa blessure. Tous ces éléments font que c’est pas une fin de soi de perdre de bons joueurs. Au contraire, si ils partent pour de nouveaux horizons et une suite de carrière qu’on leur souhaite la plus belle possible, on n’a pas peur de ce qui va arriver derrière. On a des joueurs qui sont près à relever le challenge, qui sont en forme sur cette reprise donc voilà, ce n’est pas une fin en soi. 
On a vu qu’il y a de grosses écuries en Fédérale 1 qui s’arment, même des écuries qu’on n’attendait pas comme ça entre autres Anglet qui vient de faire deux grosses signatures dans les heures qui ont suivi ce week-end. Comment tu juges l’adversité ? Quelles sont les équipes que tu vois en haut du panier et les outsiders ? Parce qu’on a vu que l’année dernière, Dijon, Blagnac, Saint Jean de Luz, sont venus un peu s’intercaler au milieu des pronostics. Pour toi, quels sont les 8, 10 qui vont mener la Fédérale 1 vers la Pro D2 ? 
C’est toujours difficile début juillet de se prononcer. Alors oui, on a vu les signatures. On sait qu’une équipe et un projet, ça ne se fait pas qu’avec des individualités, c’est tout ce qui va tourner autour. Mais, c’est vrai de ce qu’on voit là, si on devait citer un petit paquet d’équipes, on verrait bien Dax, Dijon, les descendants Massy, Bourg-en-Bresse, Narbonne aussi qui a fait un gros recrutement. Il y a aussi des équipes comme Chambéry qui ont recruté, des équipes comme Nice qui ont aussi fait un bon recrutement. J’en oublie certainement quelques unes. A l’intérieur de notre poule, on a quand même des calibres comme Blagnac qui est arrivé en demi-finale, c’est pas un hasard. Tarbes, qui a fait une demi-finale de la 2e compétition et qui a, malgré les évènements qui se sont passés dernièrement, reconstruit quand même un groupe et a gardé la SASP de ce que j’ai entendu. Donc, il va y avoir encore des gros calibres. C’est une nouvelle saison, il va falloir que nous, on se mette rapidement en place pour disputer le haut du tableau et qu’on fasse les efforts nécessaires parce qu’on ne nous donnera rien pour arriver à nos fins. 
Tu parlais de Tarbes qui a failli perdre la SASP. Toi, en tant que personne, à Albi ça a été le cas. Pendant une semaine, ça a été le point d’interrogation pour la poursuite du professionnalisme, pour ta carrière aussi. Il y avait des enjeux pour toi personnels. Comment on le vit ces moments là où il y a des interrogations, où il y a des points d’interrogation sur la suite, sur l’avenir et tout ce que ça engendre ? 
Personnellement, ça a été comme la plupart, des moments assez difficiles. Parce-que, autant la saison d’avant, on sentait qu’il nous manquait un petit quelque chose, autant cette saison, on était prêts à relever ce challenge. On s’y voyais pas déjà, il ne faut pas croire ça après la demi-finale qu’on a joué contre Rouen à domicile. On savait que le challenge serait difficile à relever à l’extérieur mais on savait qu’on était prêts. Les garçons étaient prêts, l’état d’esprit du groupe était vraiment présent. Donc, cette grosse désillusion, cette remise en cause générale de la suite de la carrière de joueurs, des entraîneurs, de moi aussi. 
Ca peut impacter sur la famille et tout 
Oui, bien sûr, ça impacte sur la famille mais le rassemblement qu’il y a eu derrière ça nous a permis quand même de nous remotiver. La présence forte d’Arnaud aussi au sein du staff qui a permis de resouder les joueurs et le staff.
En bon berger bigourdan, il a regroupé ses brebis on va dire
Et puis la semaine dernière, mercredi soir, on a fait une présentation des joueurs aux partenaires. Les joueurs étaient présents et motivés. Ce soir, on voit que les supporters sont venus en nombre et ils y croient. Il y a quelque chose quand même qui s’est passé. Dans cette désillusion, quelque chose s’est passé. Alors, voilà, maintenant, c’est reparti. A nous de faire le nécessaire sur le terrain. Maintenant que leur terrain a été réglé, à nous de faire les efforts nécessaires sur le terrain pour ne pas décevoir toutes ses personnes là. 
Ce sont toutes ces petites choses qui se sont agglomérées qui peuvent faire basculer une saison. On sait que dans une saison, il y a toujours des moments d’adversité, des moments compliqués et c’est peut-être ce supplément d’âme, cette adhésion populaire qui pourra permettre dans les creux ou dans les play-off, dans les moments de money time, d’avoir le petit supplément d’âme qui fait basculer la pièce du bon côté ? 
Oui, l’an dernier, on a été confronté à des évènements difficiles sur le mois de Janvier sportivement sur le terrain qui nous ont certainement servis quand on a été menés au score contre Dijon, qui nous ont certainement servis sur ce match aller contre Rouen. Après, je vais pas ressasser encore une fois la saison dernière mais tous ces éléments ont fait, qu’au-delà de l’injustice qui a été prononcée sur le dernier match, il s’était déjà passé quelque chose les semaines avant sur le rassemblement général du SCA, de la ville, de la mairie, des partenaires. Il faut qu’on amplifie ça, qu’on accentue ça pour garder une bonne dynamique, nous, derrière, sur le terrain, le staff et les joueurs.
En clair, tu veux une marée jaune et noire qui aille directement en Pro D2 ? 
Oui, c’est ça et les heures des grandes marées vont arriver je crois. 

Propos recueillis par Loïc Colombié

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