#Rugby – Fed2 / Benjamin Bagate (CA Périgueux) : « On a l’ambition de rejoindre la Fed1!»

Pour l’ex coach d’Albi et de Chambéry, une nouvelle aventure humaine et un nouveau projet commencent au CA Périgueux Rugby (Fed2), aux côtés de Jacques Delmas. La fédérale 1 dans le viseur à court/moyen terme, Benjamin Bagate attaque cette nouvelle saison avec appétit, sans oublier de toucher un mot sur son club de cœur (le SCA) et son ami toulousain (Hugo Mola). Focus.
Après une aventure chambérienne de quasiment deux saisons, Benjamin Bagate rebondit en Périgord.
Benjamin Bagate, après une étape aux pieds des Alpes en cette période de Tour de France, maintenant tu pars dans la plaine, à Périgueux, pour un nouvel objectif ? 
Oui, mon aventure chambérienne s’est terminée de la façon dont tu l’as relatée. Je n’ai pas envie de revenir dessus, j’avais besoin d’un nouveau challenge. J’ai eu la chance d’avoir la main tendue par un grand Monsieur du rugby qui est Jacques Delmas. J’ai saisi cette opportunité dans un club qui est plein d’humilité mais humilité ne veut pas dire manquer d’ambitions. Je pars effectivement pour un nouveau projet. 
Périgueux est un club de Fédérale 2 mais qui tend à retutoyer la Fédérale 1 dans un avenir proche ? 
Oui, c’est un objectif à moyen terme. Plus vite il sera acquis et mieux ça sera. Maintenant, tu sais comme moi que les matches, il faut les jouer, qu’il faut engranger les victoires, de la confiance et après, les objectifs découleront de ça. Ca passe d’abord par de la sueur, par du travail mais effectivement, on a cette ambition là de rejoindre la Fédérale 1.
Donc, Jacques Delmas, cela fait partie de ton choix, de ce qui a motivé ta destination ? 
Oui. Outre le fait que j’avais joué ici pendant une année à l’époque en Top 16, je connaissais déjà l’environnement, je savais aussi qu’il y avait un président qui avait les moyens de ses ambitions, ce qui est très important aujourd’hui. Et surtout, quand quelqu’un comme Jacques Delmas te sollicite, tu ne peux que, quand tu aimes le rugby, être sensible à ça. Son palmarès parle pour lui. 
Les voisinages avec Cognac, Bergerac, Trélissac, ça peut aussi poser problème à ce club de Périgueux pour essayer d’exister au milieu de cette mêlée de clubs de Fédérale 1 ? 
Après, tu sais, il vaut mieux s’occuper de soi avant de s’occuper des autres. La réussite d’un club ne peut pas occulter les autres, que chacun voit midi à sa porte. Je ne pense pas que ça empêche les autres clubs de vivre. Ce qui est certain, c’est qu’il peut y avoir rapidement des clubs de Fédérale 1 très, très proches et ça ne peut qu’être bénéfique. Il y aura de beaux derbys. 
Pour finir, un petit mot sur les fins de saison de tes deux anciens clubs, Chambéry et Albi. Comment as-tu vécu ces fins de saison où les deux clubs se sont arrêtés en demi-finale mais pas avec des épilogues similaires ? 
Benjamin Bagate formera un duo de choc avec une icône du Rugby : Jacques Delmas.
En ce qui concerne Chambéry, c’était le trophée du Manoir donc c’était un peu la coupe Mickey mais on savait qu’on devait la jouer puisqu’on ne pouvait jouer que ça l’année dernière. Ca s’est joué sur un coup de dé contre Mâcon. Effectivement, je crois que les joueurs ont été dans l’objectif qu’on s’était fixé en début de saison et j’en suis content pour eux. Après, en ce qui concerne Albi, j’ai suivi comme tous les observateurs cette demi-finale contre Rouen. Moi, personnellement, je trouve que ça fait beaucoup de bruit. Malheureusement, une fois que le match est joué, on ne peut avoir que des regrets. Effectivement, il y a des choses qui se sont passées et je ne doute pas une seule seconde qu’Arnaud Méla saura rebondir sur ces deux matches pour tirer la quintessence de son groupe et amener le club là où il n’aurait jamais dû quitter, c’est à dire la Pro D2. 
Et puis, tu le sais aussi bien que nous, Albi aime un peu être le vilain petit canard, être le club qui a un sentiment d’injustice. Eric Béchu, à l’époque, actionnait souvent ce levier. Albi n’est jamais meilleur que dos au mur ? 
Oui, et puis, c’est la culture du club. L’épopée que l’on a faite avec Hugo, Hugo disait souvent qu’on était différents et je crois qu’Albi est un club différent. Je n’ai aucun doute sur l’année prochaine, sur la faculté qu’ils vont avoir encore à y revenir et, ce coup-ci, la chance tournera de leur côté. 
Allez, une question bonus supplément. Tu nous parles d’Hugo Mola, c’est ton grand ami, tu as entraîné avec lui à Albi. Le voir décrocher le bouclier de Brennus avec le Stade Toulousain, ça a dû être une grande joie pour toi, une grande fierté qu’Hugo Mola arrive au bout de ses rêves ? 
Oui, Hugo, c’est un ami. Je sais la quantité et la qualité de travail qu’il est capable de produire. Je sais aussi toutes les difficultés qu’il a eues à son arrivée parce-que, comme tu l’as dit, je suis assez proche de lui. Et sincèrement, ça m’a beaucoup ému parce-que, s’il y a bien quelqu’un qui le mérite en France, c’est bien Hugo Mola. Je suis à la fois très ému et très fier d’avoir fait un bout de chemin avec lui et d’être son ami parce-que, sincèrement, ce qu’il a fait au Stade Toulousain, c’est quand même magnifique. 
Et en plus, avec la classe, la manière et un jeu chatoyant
Hugo Mola et Benjamin Bagate , une amitié qui date de l’époque albigeoise.
Oui mais, tout ça, c’est en lui. Hugo, il a cet ADN là. On avait essayé de le mettre en place à Albi, ça avait bien marché, malheureusement, ça n’avait duré qu’une saison. C’est quelqu’un qui est toujours en avance sur son temps, c’est un gros bosseur.  Et encore heureux que les bosseurs et que ceux qui prônent un jeu comme ça y arrivent parce-que sinon, ce serait dramatique. 
Pour conclure, qu’est ce qu’on peut te souhaiter pour cette première saison à Périgueux ? 
Qu’est ce qu’on peut me souhaiter ? La santé déjà parce-que c’est le plus important et la réussite. 
OK. Rendez-vous est pris pour faire le point avec toi au premier check-point c’est à dire à la trêve hivernale
Si ça gagne sinon je te laisserai sur répondeur (Rires)
Oh, on te connaît, on te sait courageux, tu ne t’échappes pas dans les rucks
Il n’y a pas de souci .

Propos recueillis par Loïc Colombié

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