#FlashBack – Cyclisme /TDF2019: Il y a 1 an nous avions ITW Julian Alaphilippe.

Le 23 juillet 2018, en marge de la journée de repos à Carcassonne, nous avions rencontré Julian Alaphilippe tout juste auréolé d’une première victoire d’étape et du maillot à pois. Quelques heures avant sa descente victorieuse vers Luchon, le lendemain, le coureur de la Quick-Step avait répondu avec la fraîcheur et la malice qui le caractérisent à nos questions et celles des confrères de « l’équipe » et d’Eurosport. Ses réponses alors que dans cette édition 2019 du TDF, le chouchou du public français fait partie des prétendants au graal final , on un écho particulier et laisse entrevoir un coureur à la philosophie simple quoiqu’il arrive: prendre du plaisir sur un vélo. Un Flash Back quasi prémonitoire.
Julian Alaphilippe en jaune lors du départ d’Albi / Crédit Photo Le #MagSport – Loïc Colombié.
1 / Ses ambitions
Déjà « Loulou » comme l’appelle ses coéquipiers, mettait un grosse notion de « Vélo Plaisir  » dans ses ambitions. Transposées à cette édition 2019, les phrases ci dessous pourraient coller comme à un gant au nouveau statut et aux enjeu colossaux qui attendent l’actuel porteur du maillot jaune, à 4 jours des Champs Élysée.

« Comme je l’ai déjà dit et redit, mon grand objectif sur ce tour, c’était de prendre du plaisir et d’essayer de remporter une étape. Je l’ai fait de la plus belle des manières (victoire sur l’étape Annecy-Le Grand Bornand, le 17.07.18, NDLR), donc, ça m’a rendu très heureux et c’est ce qui fait que je suis un peu plus relax maintenant et je suis fier d’avoir ce maillot sur les épaules. Je me bats pour le garder chaque jour un petit peu plus à l’image d’hier où j’ai été faire les premiers points. Après, voilà, on n’a pas encore attaqué les Pyrénées, ça reste une semaine difficile. Les points sont doublés au vainqueur et je ne suis pas un des meilleurs grimpeurs parmi les favoris. Donc, on va voir. C’est du bonus pour moi, je profite jour après jour et on verra. »

En te préparant en Sierra Nevada (En Colombie pour le Tour 2019), c’est le tour que tu imaginais un petit peu ? Ce Tour, tu le voyais un petit peu comme ça ? 

« Je n’imaginais pas du tout tout ce que je viens de vivre, non. J’ai fait des reconnaissances d’étapes avec Bob. Oui, j’étais en Sierra Nevada pour choper un petit peu le coup de pédale sur les longues ascensions, pour l’altitude. C’est la récompense de beaucoup de travail mais oui, c’est spécial. L’étape que j’ai gagné, je l’avais repérée avec Bob, on avait l’hôtel juste devant la ligne d’arrivée. Donc, forcément, ce ne sont pas des choses que je vais oublier. Vivre des émotions comme ça, c’est super. »

Tu es impatient de voir comment tu vas réagir et gérer cette 3e semaine ? 

« Oui, je suis impatient, oui. J’espère bien avoir récupéré, j’espère que ce sera une belle journée aujourd’hui pour récupérer un petit peu plus. On se rapproche de Paris mais il y a encore des étapes très difficiles donc il faudra faire attention. »

Et après cette victoire (Annecy-Le Grand Bornand NDLR), émotionnellement, ça n’a pas été trop dur à gérer les jours d’après ? 

« Non, c’était juste incroyable. J’ai quand même du mal à mettre des mots parce-que … Bien sûr que j’ai réalisé, bien sûr que la course continue et qu’il ne faut pas s’enflammer parce-que j’ai gagné mais c’est quelque chose après quoi je courrai tellement. Et, ça m’a fait tellement de bien de pouvoir concrétiser tout le travail dans lequel je me suis impliqué. Faire plaisir aux gens qui me suivent, ma famille, mon équipe aussi, apporter la 50e victoire à l’équipe, c’est anecdotique mais c’est incroyable pour l’équipe. »

2/ Un maillot distinctif , une ferveur populaire.
Julian Alaphilippe avec le maillot à pois, lors du départ de l’étape Millau-Carcassonne en 2018 / Crédit photo Le #MagSport – Loïc Colombié
Un maillot distinctif engage un devoir moral et un défi sportif, pour un coureur de la petite reine qui l’arbore. Mais quand il s’agit d’un français, qui plus est avec le panache et la grinta de Julian Alaphilippe, cela dévient quasiment un phénomène de société estival . Le puncheur tricolore, en était grandement conscient déjà en 2018, faisant preuve d’une lucidité qui cachait à peine sa fierté de soulever les foules.
Il suscite quoi ce maillot depuis que tu le portes ? Tu te rends compte qu’il représente quoi aux yeux du public ? 

« Comme je l’ai déjà dit, c’est un maillot emblématique du tour. Il se reconnaît très facilement et il y a un engouement derrière tout ça. Depuis ma victoire et le fait de porter ce maillot, je n’ai jamais été autant encouragé de ma vie sur le bord des routes, c’est impressionnant. Je m’en rends vraiment compte et je tiens à remercier tout le public et les gens qui nous regardent, qui nous suivent, qui nous supportent. Ca fait chaud au cœur donc oui, c’est un maillot qui est dur à aller chercher, qui ne se donne pas comme ça. Si je le ramène loin, ça sera super, si je le perds, ce sera tout simplement parce que je n’avais pas les jambes pour le garder. »

Justement, c’est une nouvelle expérience un maillot. Tu as déjà été leader mais un maillot à gérer tous les jours ? 

« C’est vrai que c’est une nouvelle expérience. Beaucoup de fatigue aussi parce qu’après l’arrivée, il y a la cérémonie protocolaire, les interviews, tout ce qui va avec. Il faut gérer tout ça  mais c’est surtout beaucoup de plaisir. J’en profite et je suis content de faire plaisir aux gens. Comme je l’ai dit tout à l’heure, il y a beaucoup d’engouement derrière le maillot, je ressens beaucoup de soutien de la part du public. Les encouragements, ça fait toujours plaisir. Je suis content de l’avoir sur les épaules et on verra. »

Etre le chouchou du public français peut une être une source de motivation supplémentaire. N’est ce pas surtout une exigence en plus ? 

« Je ne sais pas si je suis le chouchou du public français mais, comme je l’ai dit tout à l’heure, j’ai beaucoup de soutien, j’entends beaucoup de fois mon nom sur le bord de la route. Ca me fait très plaisir, ça me fait chaud au cœur. »

3/ Le poids de l’histoire et la concurrence des autres coureurs Français .
Lors de l’édition 2018, Julian Alaphilippe partageait le leadership tricolore avec Warren Barguil et Romain Bardet / Crédit Photo DicoDuSport.com
En 2018, Thibault Pinot n’était pas là et le mano a mano se déroulait avec un certain Warren Barguil , pour un maillot à pois que Le Breton avait ramené à Paris lors de l’édition 2017 du TDF. Julian Alaphilippe, à l’image du coup de force franco-français de Saint Étienne lors de ce tour 2019 (Avec Thibault Pinot) , ne faisait pas de cette rivalité sportive supra nationale, un frein à une collaboration de circonstance. Conscient du poids de l’histoire , d’un cyclisme français en mal d’un nouveau potentiel vainqueur, l’actuel numéro un mondial était déjà empreint d’une vision sacerdotale de son statut naissant .
Il y a plusieurs bons coureurs français qui ont marqué les esprits, un petit peu justement et qui ont fait le maillot à pois. Est-ce que ça compte dans ta réflexion, dans ton objectif. Jalabert, Virenque, Voeckler qui étaient des mecs un peu … qui ont marqué. 

« Je l’ai dit, c’est un maillot difficile à garder. Les coureurs qui l’ont remporté à Paris, ce sont des coureurs qui ont le potentiel pour,. Ce n’est pas un maillot qui va se chercher comme ça au petit bonheur la chance. Quand j’ai été le chercher, c’était au terme d’une grande échappée avec tous les sommets en tête. Pour le ramener à Paris, ça veut dire qu’il faut faire un petit peu ça chaque jour. Il faut être capable de gérer ses efforts pour emmagasiner le maximum de points possibles et ça ne faisait pas vraiment parti de mon plan à la base, au départ du Tour, donc c’est pour ça que je profite de chaque jour et puis on verra. »

Avec Barguil, quelles relations entretenez-vous pendant le Tour ? Est-ce que vous vous parlez, est-ce que vous vous chambrez, est-ce que vous ne vous parlez pas du tout ? Vous êtes comment ? 

« On n’a pas vraiment le temps de se parler, on est chacun concentré sur notre course. Il fait la course avec son équipe, je fais la mienne avec Quickstep. C’est la course au maillot dont forcément, on a beau bien s’entendre en dehors du vélo, sur le vélo, il fait la course contre moi et c’est tout à fait normal. Je fais aussi la course pour garder le maillot. Il n’y a rien d’antisportif, il n’y a rien de mal dans tout ça. C’est tout simplement le cyclisme en fait. »

Le fait que ça se passe entre deux français, ça rend quand même la chose un peu plus excitante ? 

« Peut-être excitante pour le grand public mais moi, que ce soit Warren ou quelqu’un d’autre, je me bats pour garder le maillot. Après, comme je l’ai dit, si je dois le perdre, je le perdrais, c’est pas grave. Warren est un très, très bon grimpeur. Il a déjà gagné le maillot, il sait ce que c’est, il sait comment courir pour aller le chercher. Et, il faut être honnête aussi, il a de meilleures qualités de grimpeur que moi. Donc voilà, je suis content de l’avoir et puis on verra bien. »

Est-ce qu’il aurait plus de chances Warren, de gagner une étape, si il te laissait prendre un peu d’avance au classement de la montagne ? 

« Ca, il faut lui demander.  »

Hier, par exemple, comment s’est passé le début d’étape ? Aucun de vous deux n’a pu vraiment partir 

« C’est surtout que moi, j’ai enchaîné les échappées depuis plusieurs jours donc je commence à être un petit peu fatigué. Il y a eu un départ très difficile hier, j’ai été faire les premiers points. Après ça, tout le monde était cramé. On a bien que le dernier groupe qui est parti, c’était les coureurs qui étaient bien placés et qui avaient encore quelques ressources. Derrière, tout le monde s’est un peu écroulé et ça veut dire aussi que c’est difficile. J’espère que la journée d’aujourd’hui va beaucoup me servir à récupérer et à bien finir cette dernière semaine. »

4/ Son rapport avec la haute montagne.
Beaucoup le décrivent, comme un non-spécialiste de la haute montagne et l’actuel maillot jaune de ce tour 2019, en jouait déjà l’an dernier à l’aube d’une 3eme semaine qui voyait pointait de redoutables massifs pyrénéens (a l’inverse de cette année où les étapes alpines sont placés en apothéose). Mais « Malin comme un singe » comme le décrivent nombres de suiveurs, Julian Alaphilippe ne peut être résumé à un puncheur avaleur de raidards. Ses propos du 23 juillet 2018, laissaient déjà subodorer un certain appétit pour ces étapes de haute montagne, toujours agrémentés d’une modestie en forme de carapace, qui lui permet d’avancer masqué.
Julian Alaphilippe en « conf » juste avant d’affronter les Pyrénées en 3eme semaine en 2018 / Crédit Photo Le #MagSport – Loïc Colombié
Justement, qu’est ce qu’elles t’inspirent celles des Pyrénées ? 

« De la souffrance. »

Il y en a une qui correspond davantage à tes qualités ? 

« J’aimerai bien demain » (Carcassonne-Bagnères de Luchon qu’il gagnera NDLR)

Pourquoi demain ? 

« Parce que je l’ai repérée (comme cette année pour celles Alpines) et que je l’aime bien. »

Tu préfères ça au sprint de 60km à un col ?

« Ca, c’est pas pour moi. Vous ne me verrez pas beaucoup là, normalement.  »

L’ascension de 65 km, elle vous fait peur ? 

« Non, elle ne me fait pas peur mais c’est très difficile. Je l’ai repérée, ce sont trois ascensions qui s’enchaînent et je pense qu’il y aura beaucoup de dégâts au classement général.  »

5/ Un coureur qui renverse l’ordre établi avec une équipe atypique.
La QuickStep en 2018, lors de la journée de repos à Carcassonne / Crédit Photo Le #MagSport – Loïc Colombié
Julian « Loulou » Alaphilippe évolue au sein de la « Deucinik – QuickStep » une équipe à la volonté indéniable de se démarquer de la routine du peloton. Qui de mieux pour incarner le leadership de cette équipe belge, qu’un frenchie rafraîchissant, instinctif et un brin anticonformiste. En clair Julian Alaphilippe dès 2018, malgré une équipe dite pas taillée pour défendre un maillot, se sent comme un poisson dans l’eau chez les troublions du cyclisme.
Tu es quand même l’agitateur dans un Tour où il en manque ? 

« En fait, j’ai eu quand même du mal un petit peu à gérer la première semaine parce que c’était , je ne vais pas dire une course d’attente, mais il n’y avait rien qui me correspondait. Malheureusement, là où j’étais attendu, j’étais un petit peu déçu de moi personnellement. Donc la première semaine, je n’étais pas le plus heureux on va dire. Mais, j’ai su être patient, chose dont j’avais du mal avant, et rester concentré sur ce que j’avais à faire et sur tout ce que j’ai dû faire pour être ici. Après, quand ça m’a souri, ça m’a débloqué plein de choses. C’est du bonheur et on attaque déjà la dernière semaine donc ça va très vite.  »

C’est nouveau aussi pour l’équipe parce-que, même si c’est une équipe qui est de plus en plus internationale, qui fait de plus en plus de choses, défendre un maillot du grimpeur, je pense que c’est une bonne expérience ? 

« Oui, après, j’essaie de me débrouiller. Je reçois de l’aide de mes coéquipiers comme dernier exemple hier (Millau-Carcassonne NDLR) pour faire un effort pour aller chercher des coureurs qui étaient devant, dangereux. Ca prouve qu’on est compétitifs, qu’on est surtout offensifs pour aller faire la course et c’est une bonne chose.  »

Finalement, tu es le coureur français qui a donné le plus d’émotions au public depuis le début du Tour. Est-ce que tu vis ça aussi comme la récompense de ton tempérament offensif qui t’a parfois joué des tours mais qui finalement aujourd’hui te réussit ? 

« Non, je pense qu’il est sûr que ma victoire a fait plaisir à beaucoup de gens. Après, mon tempérament offensif et ma manière de courir sont juste à mon image. C’est sûr que parfois, j’essaie de me contrôler parce-que la course est longue et qu’il faut gérer les efforts mais je pense que le public a bien cerné mon caractère et les gens aiment ça. Je suis juste moi-même, que ce soit là avec vous, au dehors ou sur le tour. Ne pas chercher, c’est ce qu’il faut faire je pense.  »

C’est la deuxième fois qu’il y a un rendez-vous un peu original avec les médias, après le supermarché, la Mussel Party , je ne sais même pas comment on peut décrire tout ça. Ca fait partie de l’identité forte de cette équipe qui te correspond aussi, qui correspond à ton originalité ? 

« Oui, c’est un petit peu atypique mais ça prouve à quel point Patrick Lefévère aime ce genre de choses. Et honnêtement, c’est une très grande nouvelle pour l’équipe de recevoir ce sponsor pour nous. Donc voilà, tout le monde est très content et c’est l’occasion aussi de partager tout ça avec vous, avec les médias, ensemble avec les coureurs. On en a parlé un petit peu hier tous ensemble et c’est une belle journée. »

6/ Le Julian Alaphilippe 2019, vu par les acteurs et légendes du Tour.
Raymond Poulidor la légende vivante du tour et Christian Prudhomme le « Big boss » de la grande boucle, interviewés lors de l’étape Albi-Toulouse (2019) ont deux points communs : Un amour inconditionnel pour la « Petite reine » et des yeux emplis d’étoiles quand ils évoquent Julian Alaphilippe.
Raymond Poulidor est un des supporters inconditionnels de Julian Alaphilippe lors de l’étape Albi-Toulouse (2019) / Crédit Photo Le #MagSport – Loïc Colombié
Il y a un français qui est en train de crever l’écran, c’est Julien Alaphilippe. C’est revivifiant de voir quelqu’un avec autant de panache ? 

« La question, c’est  » Jusqu’où va t’il aller ? « . Personne ne le sait. Lui-même ne connait pas ses limites, ce qu’il va faire. Moi, je crains pour lui parce qu’il a pratiquement tout gagné depuis le début de saison, il est en super forme mais, ne va t’il pas avoir une défaillance un jour ou l’autre ? Parce qu’il a fait des efforts mais il est tellement frais aux arrivées. C’est lui qui impose la course pratiquement. D’ailleurs, sur l’étape d’avant-hier, c’est lui qui a fait tout craquer. »

C’est l’attaque quasiment au jour le jour. Il vit le Tour de France au jour le jour. Ca nous rappelle un peu, ça nous remet dans ces Tours de France d’après-guerre où il y avait beaucoup plus de courses dynamiques ? 

« Oui, bien sûr. Mais ce qu’on craint pour lui, c’est que la fatigue risque de s’accumuler. Et puis, attention aux médias. Il passe des heures en interview, sollicité de partout. Le repos, la pression, ça jouent beaucoup aussi. »

Le patron du Tour, Christian Prudhomme, avec Christophe Ramond Pdt du département du Tarn lors de l’étape de repos à Albi (2019) / Crédit Photo Le #MagSport – Loïc Colombié
Christian Prudhomme, un petit bilan sur ce premier tiers de compétition, qui a vu une équipe, entre autres Quickstep, dynamitée la course ? 

« On a surtout vu un coureur dynamité la course, c’est Julien Alaphilippe. Dix premiers jours absolument emballants avec beaucoup, beaucoup d’émotions dès le premier jour à Bruxelles. »

« Grâce à Julien Alaphilippe, à nouveau de l’émotion avec son attaque formidable sur la route d’Epernay entre côtes et côteaux. Avec une nouvelle étape très, très forte vers Saint-Etienne et puis avec la planche des Belles-Filles évidemment, cette partie qui était goudronnée, et sur la route d’Albi hier, ce coup de force. Oui, ce coup de force d’abord de l »équipe de Julien Alaphilippe encore. »

Du panache digne de Bernard Hinault?

« Oui, bien sûr. C’est à dire qu’il court à l’instinct, il joue. Le lien avec Bernard Hinault, c’est que Bernard dit toujours :  » Il faut retrouver le jeu « . Très clairement, Julien Alaphilippe joue, on voit qu’il est heureux, on voit qu’il est heureux. Maintenant, il dit aussi pour l’avenir qu’il ne compte pas s’écouter, ça on s’en doute, et que pour gagner le Tour, il faut compter ses coups de pédales. On a eu dix premiers jours enthousiasmants et, je n’ai qu’une envie, comme tous les amoureux de vélo, c’est que ce soit pareil dans la deuxième partie.« 

7/ Conclusion

Déjà en 2018, Julian Alaphilippe, lui qui est passé par le cyclo-cross avant de basculer sur route, n’en revenait pas. Que dire à quelques jours du terme d’un tour 2019 , qui restera magique quoiqu’il advienne…

Et le gosse qui regardait la télé il y a de cela quelques années, il aurait imaginé en arriver là sur le Tour de France ? 

« Le gosse ? Moi ? Non, non, je n’aurai jamais imaginé faire ça, ni même être là à vous répondre. Je suis content de le faire mais c’est quelque chose que je n’imaginais pas.  »

Propos recueillis par Loïc Colombié

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