#Football – Coupe du Monde : Le parcours des joueuses du Grand Sud-Ouest

La Coupe du Monde Féminine de football, qui se déroule en France est une véritable réussite tant sur le plan médiatique que sportif, sans parler de l’engouement populaire dans les stades. L’occasion pour le #MagSport de faire un point sur le parcours joueuses évoluant dans le Grand Sud-Ouest.

Les Bleues du MHSC

Sakina Karchaoui, Marion Torrent et Valérie Gauvin sont les trois montpelliéraines de l’Equipe de France. Pour l’Equipe de France, le premier tour signifie, comptablement, avec un parcours sans faute. Une victoire étincelante en ouverture de la Coupe du Monde contre la Corée du Sud (4-0), une seconde aux forceps contre la Norvège (2-1) et une dernière poussive face au Nigéria (1-0). Trois rencontres, trois victoires qui ouvrent les portes des 8ème de finale. Un 8ème de finale des plus difficiles puisque la France affrontera le Brésil, dimanche soir, 21h, au Havre.

Sur le plan individuel, les Montpelliéraines ne sont pas logées à la même enseigne.
Sakina Karchaoui, la latérale droite du MHSC n’a pas joué une seule minute lors de ce Mondial. Barrée par Amel Majri, elle est condamnée à un rôle de doublure, voir de troisième choix puisque Eve Périsset lui a été préféré lorsqu’il a fallu remplacer la lyonnaise contre la Corée du Sud.
Marion Torrent est la latérale droite titulaire de cette équipe. Apportant toute sa hargne et sa combativité sur le côté droit, elle a joué l’intégralité des rencontres face à la Corée du Sud et à la Norvège. Mise sur le côté contre le Nigéria pour qu’elle puisse être à 100% lors des phases finales, nul doute qu’elle va retrouver sa place de titulaire dès Dimanche face aux Brésiliennes.
Valérie Gauvin est la n°9 des Bleues, l’attaquante de pointe de cette équipe. Disponible, fine gachette et redoutable dans le domaine aérien, elle joue ce rôle d’appui primordial sur le front de l’attaque tricolore. Punie lors du match d’ouverture pour un manque de discipline regrettable, elle retrouve le XI face à la Norvège. 21 minutes face à la Corée, 84 contre la Norvège et 61 pour affronter le Nigéria, elle doit va devoir se montrer intraitable dans les 16,50 lors des phases finales pour que la France puisse continuer à rêver d’un titre à domicile.

Valérie Gauvin, Marion Torrent et Sakina Karchaoui, les montpelliéraines de l’Equipe de France
© France 3 Régions

Kathellen Sousa, une géante Girondine

Pour le Brésil de Kathellen Sousa, ce premier tour est une légère désillusion. Favorite de leur groupe, elles s’en sortent en finissant meilleure 3ème. Facile vainqueur de la modeste Jamaïque (3-0) lors de leur premier match, elles pensaient avoir fait le plus dur en menant 2-0 lors du second match face à l’Australie. Malheureusement, leur largesse défensive ont laissé l’opportunité aux Australiennes de revenir. Au final, les Brésiliennes s’inclinent 3-2. Elles donc s’imposer lors de leur dernière rencontre, face à l’Italie pour s’assurer la qualification. Chose faite mais avec la plus petite des marges, 1-0 avec un pénalty de la superstar Marta.
Kathellen Sousa sort d’une saison aboutie avec Bordeaux (18 matchs, 2 buts) et une jolie 4ème place. Dans ce Mondial, elle a démarré l’ensemble des rencontres au sein de l’axe central défensif des Samba Queens. Du haut de son mètre 80, elle tente de stabiliser défensivement une équipe qui manque de rigueur tactique et qui devra faire mieux face aux Bleues si elles veulent perdurer dans la compétition. Son duel avec Valérie Gauvin promet d’être haut en couleur, dimanche soir.

Anouk Dekker, le roc Néerlandais

Anouk Dekker est le roc de la défense centrale des Pays-Bas. Elle a pris part à l’intégralité des rencontres de son équipe face au Canada et au Cameroun. Elle a même ouvert son compteur but lors de cette compétition face au Canada avec une splendide tête décroisée, du haut de son mètre 82. Du côté des Néerlandaises, c’est également un parcours sans faute avec trois victoires en trois matchs. Elles affronteront le Japon en 8ème de finale. Ce sera l’un des chocs des 8ème de finale.

Erin Nayler, la portière de la Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande, plus connue pour son talent rugbystique que footballistque constitue la principale déception de ce premier tour. Cette équipe qui venait avec l’ambition de se qualifier pour les phases finales aura fait pâle figure. Est-ce le cruel scénario de leur match d’ouverture face aux Pays-Bas avec cette défaite 1-0 dans les arrêts de jeu ? Dans tout les cas, les Kiwis finissent avec 3 défaites en autant de matchs.
Pour Erin Nayler, la gardienne de buts des Girondines de Bordeaux aura tenu son rang face aux Pays-Bas avec des interventions décisives devant Miedema ou Mertens et face au Canada. Elle aura tenter de pallier aux errements défensifs béants de son équipe et aura briller avec des parades exceptionnelles, notamment face au Canada.

Les Suédoises Héraultaises

Sous l’ère Saez, la filière scandinave a tourné à plein régime. De ce fait, Linda Sembrant, Sofia Jakobsson et Stina Blackstenius, toutes joueuses du MHSC, sont présentes à la Coupe du Monde. Pour la Suède, la compétition a parfaitement débuté en prenant le dessus sur le Chili (2-0) et la Thaïlande (5-1) avant de s’incliner face aux USA (0-2). Avec deux victoires, les suédoises se qualifient dans le tableau final et affronteront le Canada.

Linda Sembrant forme avec Nilla Fischer (Wolfsbourg) une charnière centrale très difficile à bouger. Sembrant a joué les 270 minutes de son équipe et, cerise sur le gâteau, a même ouvert la marque, pour son équipe, lors du second match, face aux Thaïlandaises. Taulière de l’arrière-garde montpelliéraine et suédoise, elle aura fort à faire en 8ème face à l’expérimentée attaquante canadienne, Christine Sinclair (36 ans) et ses 182 buts en 285 sélections.
Sofia Jakobsson qui peut aussi bien évoluer sur la pointe de l’attaque qu’en tant qu’ailière a joué l’intégralité de deux rencontres : le Chili en ouverture et les USA, qui s’apparentait au match de la 1ère place du groupe. La joueuse offensive de 29 ans n’a toujours pas inscrit le moindre but dans cette compétition, elle qui sort d’une saison compliquée à Montpellier. Arrivée en 2014 dans l’Hérault, elle cumule 50 buts en 91 rencontres mais seulement 5 cette saison.
Stina Blackstenius, c’est la compère d’attaque de Jakobsson, malheureusement, comme pour son homologue héraultaise, ça ne sourit pas. Titulaire face au Chili, ce n’est qu’après sa sortie que les Suédoises ont pris l’avantage sur leur adversaire. Face aux USA, elle a du des difficultés à faire peser son fort gabarit. Il en faudra plus face aux Canadiennes pour se qualifier en quart.

Sembrant, Blackstenius et Jakobsson, les Suédois du MHSC
© MHSC

Yvonne Leuko, le soldat camerounais

Comment ne pas finir cet article sans mentionner Yvonne Leuko ? Passée par l’ASPTT Albi lors la saison 2017-2018, elle aura marquée les supporters de l’ASPTT par son dévouement et sa combativité dans l’entrejeu Albigeois. En sélection, elle est replacée au poste de latérale gauche aura joué l’ensemble des rencontres de son équipe en intégralité. Dure dans le duel, on a pu la voir se faire prendre à plusieurs reprises dans le dos. A noter sa passe décisive pour l’ouverture camerounaise, hier, face à la Nouvelle-Zélande avec un centre … du pied gauche ! Qui l’aurait cru ?
Pour le Cameroun, place maintenant aux 8ème de finale face à l’Angleterre, grâce à cette victoire au bout du temps additionnel face aux Néo-Zélandaises.

Yvonne Leuko peut avoir le sourire après la qualification des Lionnes en 8ème

R.B

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