
Tu as toujours vécu des phases finales depuis que vous êtes à Albi. Est-ce qu’il y a cette année un petit truc en plus qu’il n’y avait pas les saisons passées ?
C’est différent depuis le début de la saison mais ce n’est pas une surprise, je pense que ça se voit. Il y a un super état d’esprit entre nous, il y a une forte unité entre nous, joueurs, mais aussi avec le staff. L’histoire s’est déjà un peu créée la saison dernière et là, c’est dans la continuité avec un staff qui va vraiment nous apporter des billes, ils nous ont vraiment accompagné sur ce qui s’est passé la semaine dernière et maintenant, on a réussi à créer quelque chose cette saison, staff et joueurs. Ce qui est différent, c’est surtout cette histoire que l’on a réussi à créer et on verra sur le match samedi soir si on arrive à valider tout ce que l’on a fait mais dans tous les cas, tout ce qui est arrivé, cette histoire-là, elle existe.

Lorsque la saison a commencé à Bourgoin le 23 Août 2025, est-ce que tu imaginais arriver là où vous en êtes aujourd’hui ?
On est tous des compétiteurs, jamais on arrive en se disant » on va perdre les matchs » ou » on va être dans le ventre mou « . On se dit à chaque fois » on va être premier et on veut voir où on ira » et finalement, au fur et à mesure de la saison, on se met à rêver.

En tant » qu’ancien « , est-ce que tu sens ces jeunes qui n’ont pas de pression et qui ne lâchent rien sur un terrain ?
Mais moi aussi je ne lâche rien (rires) ! Peut-être qu’on pouvait les appeler » les jeunes » en début de saison mais maintenant, tout au long de la saison, je pense qu’ils ont tous pris en maturité aujourd’hui. L’équipe est ce qu’elle est, pour moi, il n’y a plus de jeune, il n’y a plus d’ancien, on est une équipe et ça, c’est notre marque de fabrique, c’est cette agressivité en défense. Je pense que, que ce soit » les jeunes » comme tu dis ou » les anciens « , on joue tous au même niveau et à la même intensité et on est tous des chiens de la casse si c’est ça les termes de Guillem (rires).

Quelle expérience est-ce que tu retires de ces phases finales où, face à Massy, vous n’aviez pas su basculer sur une accession ? Qu’est-ce qu’il avait manqué à cette équipe ?
C’est un peu ce que j’ai dit tout à l’heure, c’est un truc un peu inexplicable, c’est l’état d’esprit de ce groupe, il y a un truc en plus cette année. Où est-ce qu’on va aller ? Je ne sais pas mais en tous cas, j’ai l’impression qu’on a tous le même rêve, un rêve commun, on bosse tous ensemble dans la même direction, dans la même intensité, il n’y a personne sur le côté et sans se parler, on arrive à voir des choses qui se mettent en place et parfois même sur le terrain comme des ballons où il y a le bon rebond pour nous. Je sens qu’il y a quelque chose d’un peu inexplicable et c’est ce qui a sûrement manqué les saisons dernières, je peux détailler plein de choses mais il y a aussi de la fraîcheur car là, j’ai l’impression qu’il y a quand même de la fraîcheur dans l’effectif. Je sens les joueurs qui sont bien physiquement et même mentalement alors que les saisons précédentes, on arrivait parfois un peu fatigué en fin de saison, fatigué de la saison, on sentait que c’étaient les derniers matchs alors que là, je sens que le groupe a faim.

Quand est-ce que tu as senti venir cette fibre et ce karma ? Dès le début ou est-ce qu’il y a eu un moment dans la saison où tu as senti qu’il y avait un truc en plus ?
Quand est-ce que c’est arrivé … ? Je trouve que ça s’est aussi un peu construit, il y a eu quelques matchs clé comme celui à Niort dont on a parlé je ne sais pas combien de fois ou la victoire à Rouen. Le groupe s’est construit et le staff nous a vraiment accompagnés, moi, je n’ai jamais senti énormément de pression et quand je dis » j’ai « , c’est au nom du groupe, on n’a jamais senti de pression négative sur nous à nous braquer un flingue donc on s’est progressivement libéré. Comme je l’ai dit tout à l’heure, ça a vraiment été l’accompagnement d’une équipe qui a accompagné l’histoire qui existait déjà, du groupe qui existait déjà et ils nous ont aidé là-dedans à nous développer.

Propos recueillis par Loïc Colombié

Article en partenariat avec










































