#Rugby – XV de France / Olivier Terzago : «Avec les moins de 20, à Marcoussis on s’entraîne pratiquement tous les jours contre le XV de France!»

Crédit photo France Rugby

Quel a été ton parcours tant rugbystique que professionnel ? 

J’ai pratiqué le rugby puisque j’ai joué à Bourgoin et au LOU jusqu’à mes 27 ans et j’ai fait mes études de kiné à Lyon. J’ai dû faire un choix à 27 ans car j’étais semi-pro au LOU tout en ayant mon cabinet mais je faisais tout à moitié car je n’avais pas le temps de tout faire. J’ai donc choisi le côté kiné parce-que je n’étais pas assez bon pour vivre du rugby (rires). Ensuite, j’ai automatiquement été kiné de Bourgoin lorsqu’ils étaient en Top 14, de 2001 à 2011 jusqu’à la descente en Pro D2 puis je suis allé au LOU car l’un de mes amis y était entraîneur. J’ai fait 2 ans là-bas lorsqu’ils étaient en Top 14 et Pro D2. Je suis revenu à Bourgoin pour m’occuper des jeunes et parallèlement, je m’occupais également du sport-études qui était à Villefranche et qui a ensuite été rattaché au Lou ets’appelait l’Académie Fédérale. C’est en fait par ce biais-là que je suis rentré dans le côté fédéral. J’ai fait des stages, des rassemblements Top 100 et autres, j’ai pu rencontrer des médecins et des kinés de la Fédé et quand il y a eu un besoin sur les moins de 20, ils m’ont appelé pour savoir si ça m’intéressait. 

 

Avec une très belle aventure cette saison et la victoire des moins de 20 dans le Tournoi des VI Nations. Est-ce que sur ta grande trajectoire, puisque tu as commencé dans les années 2000, tu as vu de grosses évolutions et dans la préparation et dans le suivi des joueurs ? 

Oui, carrément ! Il y a un gros progrès qui a été fait à savoir l’arrivée des GPS qui ont vraiment permis de changer le mode de préparation physique notamment avec beaucoup de rugby intégré, chose qu’on ne pouvait pas faire avant. Avant, c’était la piste d’athlé ou les courses sans ballon. Maintenant, le travail physique se fait essentiellement avec ballon et un côté un peu plus ludique et moins  » chiant  » donc ça, c’est une vraie évolution. L’autre évolution, c’est que les jeunes sont très pros de plus en plus jeunes mais pros dans le bon sens du terme, ils se prennent en charge sur la récupération, sur la diététique, sur plein de choses. C’est aussi pour ça qu’aujourd’hui, tu as pas mal de joueurs qui sont prêts à jouer en Top 14 ou en Pro D2 à 18 ans même sur des postes où il est dur de rentrer comme typiquement pilier. Ça bosse beaucoup et la Fédération met en place un tas de protocoles qui permettent aux joueurs d’arriver vite à maturité et surtout, d’arriver vite en étant équipé musculairement pour éviter la blessure quand on passe au niveau au-dessus. 

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Puisque tu as la chance de vivre à la fois en club et en sélection, quelle serait pour toi la plus grosse différence dans la manière de gérer un groupe, notamment sur le plan médical ? 

En fait, il y a quelque chose de très simple, c’est qu’en sélection, lorsqu’un joueur a une blessure même pas forcément très grave, il rentre chez lui et on a un joueur tout neuf qui arrive (rires), on n’a donc pas ce côté soin pour des grosses pathologies qu’on va retrouver en club. On gère les  » petites blessures  » comme une béquille mais dès que le joueur ne peut pas prétendre à jouer le match voire le match d’après, il rentre en club et il est remplacé alors qu’en club, on gère le joueur de A à Z.

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On le voit d’ailleurs quand on suit la presse avec un joueur qui est juste venu faire constater sa blessure par le groupe France et qui retourne se faire soigner par le staff médical de son club. J’imagine d’ailleurs que ça t’apporte beaucoup d’avoir ces deux aspects que sont le suivi régulier en club et presque seulement la recherche de la performance en équipe de France ? 

Même si c’est très similaire, oui, il y a cette différence-là mais sur le quotidien, franchement, ça ne change pas grand-chose sachant qu’on a toujours à peu près le même schéma avec l’évaluation du joueur le matin puis les petits soins avant l’entraînement, les straps. On va ensuite sur le terrain au cas où il y ait des blessures, on revient, muscu, le schéma est à peu près le même si ce n’est qu’on s’occupe aussi des blessures même si, comme je l’ai dit, ce n’est pas le même style de blessures. Sur le schéma de la journée, ça ne change pas grand-chose, c’est surtout sur le type de soins que l’on doit faire qui change un petit peu. 

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Je suppose que cette expérience en équipe de France t’a apporté beaucoup mais est-ce que tu continues l’aventure ? 

Ça se rediscute chaque année. Ce qui est sûr, c’est que je ne ferai pas la Coupe du Monde cette année car au niveau des staffs, on la fait une année sur deux. Donc j’aurai peut-être quelques stages à couvrir en pré coupe du monde mais je n’irai pas à l’événement car nous sommes un staff de 5 kinés et on fait une année sur deux. Pourquoi une année sur deux ? Parce qu’on a tous nos cabinets, j’ai aussi le rugby à Bourgoin  donc je trouve que c’est plutôt bien et plutôt confortable de faire cette alternance sachant que la plupart des autres membres du staff sont entièrement dédiés au moins de 20 et n’ont pas d’autre mission sur le rugby donc c’est un peu plus facile pour eux. Concernant les médecins, c’est pareil, ils sont deux et ils alternent d’une année sur l’autre. 

 

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J’avais cru voir sur les réseaux sociaux que tu avais approché l’équipe de France  » premium  » ? 

Avec les moins de 20, on s’entraîne à Marcoussis et on s’entraîne pratiquement tous les jours contre le XV de France. Sur tous les rassemblements, et quasiment tous les deux jours, on a des oppositions soit en séparé soit en collectif donc, effectivement, on les approche mais ça fait très longtemps qu’il y a ces entraînements en commun et je pense que c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles les moins de 20 performent car, en fait, ils s’entraînent contre les meilleurs joueurs du monde pratiquement quotidiennement et ça, ça te fait élever ton niveau. C’est génial pour eux et pour nous aussi. 

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On va quand même te poser une petite question sur le CSBJ, le club où tu as été formé. Sans rentrer dans les détails ni dans les débats, qu’est-ce que tu penses de la saison de Bourgoin et peut-être sur le changement qui se profile sur le projet de club avec un accent mis sur les jeunes joueurs en développement ? 

Ça a à nouveau été une saison difficile sur les résultats. Je dirai que sur la vie de staff et de groupe, il n’y a pas de souci et que c’est plutôt un groupe qui est sympa même si, effectivement, on n’a pas eu les résultats escomptés ce qui est dommage. Pourquoi ? Je ne sais pas. En tout cas, le projet de vraiment s’orienter sur le côté jeune, je pense qu’on a quand même un vivier sur le CSBJ qui est plutôt intéressant et le format de la Nationale sur le côté économique ne te permet plus, ou ne te permet pas, d’aller forcément chercher d’anciens joueurs de Top 14 ou de Pro D2, le budget étant un petit peu restreint. Automatiquement, tu te tournes vers des joueurs jeunes et en devenir qui eux, voudront prouver pour aller jouer au-dessus sur les saisons suivantes. 

 

Article rédigé par Fred Charvet

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