L’arrière et buteur du CSBJ, Nicolas Cachet, est revenu dans nos colonnes sur la victoire (22-17) des Isérois face à Albi, lors de la 10eme journée de Nationale. Les Berjalliens qui reviennent à 5 points du Top 6 avant d’aller défier Rouen ce week-end, viennent de stopper la spirale négative (3 défaites consécutives) et se sont récompensés de leurs efforts collectifs.

Il y a le soulagement du résultat mais aussi de la manière dans un scénario âpre ?
Exactement mais de toute façon, c’est toujours âpre contre Albi ici (rires), ça se joue parfois à la dernière minute. C’était physique, âpre, je pense qu’on a quand même bien construit le match même si dans les 20 premières minutes, on tombe dans une bagarre de ping-pong sur le jeu au pied et qu’on n’en sort pas forcément vainqueur. Je crois qu’on finit bien la mi-temps, on arrive à tourner à en tête alors qu’Albi a plutôt dominé cette première période et je pense qu’on a continué à construire notre match dès le retour des vestiaires. Je pense qu’on est allé la chercher et qu’elle est méritée aujourd’hui donc c’est positif.

Cet essai juste avant la mi-temps est important pour les têtes et il y a en plus une supériorité numérique qui s’annonce pour la période d’après ?
Bien sûr, on se retrouve devant à la mi-temps et en plus, ils seront à 14 en début de 2e période donc dans les vestiaires, on se dit » feu « . L’idée est d’appuyer dès le début de la seconde mi-temps, ils se retrouvent à 13, on marque et à partir de là, même si on a encore des sorties de camp non maîtrisées où on se remet un peu le feu tout seul, je pense qu’il y a du mieux dans notre maîtrise par rapport à tous les derniers matchs et c’est bien comme ça.

On a revu un CSBJ qui sait punir ses adversaires quand ils se mettent à la faute, c’est quelque chose qu’on ne voyait plus trop ces derniers temps. Est-ce que c’est un point positif et rassurant pour la suite ?
Evidemment, notamment nos avants qui font un remarquable travail aujourd’hui, que ce soit ceux qui ont commencé ou ceux qui sont rentrés. On sait qu’on peut s’appuyer dessus et même nous derrière, je pense qu’on a montré certaines choses qu’on avait du mal à faire depuis le début de saison. Je pense donc qu’il y a du mieux un peu partout et, sans s’emballer, on peut maintenant construire là-dessus, je le souhaite en tous cas, et essayer d’enchaîner.

A un moment, le CSBJ avait même le point de bonus offensif. Est-ce que vous y avez pensé et est-ce que vous vous êtes dit que, finalement, ça pouvait être une victoire à 5 points ?
Bien sûr qu’on y pense, quand on tourne à 3-0, on y pense forcément mais comme je le disais tout à l’heure, on sort mal de notre camp, ils viennent, pénaltouche et ils marquent trop facile pour eux. A 3-1, je pense qu’on a encore une balle pour faire 4 essais à 1 mais on cafouille un peu, on voit qu’on est encore un peu en difficulté là-dessus pour aller encore plus punir les adversaires et prendre 5 points car je pense que ça n’aurait pas été immérité ce soir.

Avant d’aller à Rouen, un nouveau gros test, ça met quand même de la confiance et ça fait du bien aux têtes ?
Confiance, absolument, mais aussi remise en question dès lundi. On sait où on va, on va affronter une équipe qui est certainement la plus forte du moment dans la Nationale mais j’espère qu’on va déjà prendre du plaisir et essayer de faire un gros match de rugby, on verra ensuite ce qu’il se passera là-bas.

Est-ce que tu as retrouvé ton tee ?
Oui (rires). C’est l’anecdote un peu marrante du soir, les coaches ont eu du mal à le trouver où ils l’ont laissé quelque part à la mi-temps, je ne sais même pas comment ça s’est passé.

Du coup, tu n’as pas eu peur que ce match se joue à deux points, ça n’a pas trotté dans ta tête ?
Ça a trotté dans la mienne et je pense que ça a aussi dû être le cas au bord du terrain (rires). Heureusement, ça reste anecdotique et tant mieux.

Propos recueillis par Fred Charvet

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