Thomas Geffré, le seconde ligne du Stade Langonnais, à quelques heures d’une demi-finale historique de Nationale 2 face au Rennes Etudiants Club nous a accordé un entretien pour nous parler de la belle aventure humaine et sportive des girondins.

Avant de revenir sur ton aventure langonnaise, ton aventure personnelle commence d’abord à Cognac avec un certain coach qui, déjà à l’époque, s’appelait Christophe Hamacek ?
C’est ça, exactement. Je sortais juste des espoirs d’Agen quand Christophe Hamacek est venu me chercher, j’étais jeune, j’ai beaucoup matché à l’époque parce-que Christophe aimait mon profil et j’ai commencé ma carrière professionnelle là-bas. Pour la petite histoire, mon premier essai sous le maillot de Cognac était dans le stade où on va jouer dimanche et ce qui est encore plus drôle, c’est que c’était contre Rennes à l’époque.

Tu es ensuite allé faire un petit tour à Bourgoin où tu as tâté de la Nationale avant que Christophe Hamacek ne t’appelle et que tu ne retournes à Langon ?
Absolument. Après mon année au CSBJ, j’étais un peu dégoûté du rugby donc je voulais complètement arrêter mais, encore une fois, Christophe Hamacek est venu me chercher. Il m’a fait part du projet du club auquel j’ai tout de suite accroché, c’est un club avec des dimensions humaines que je n’ai jamais vues ailleurs. Il y a un énorme potentiel dans ce club dont on n’a pas forcément conscience mais quand je vois les résultats de l’année dernière avec le titre de champion de France et les résultats de cette année en étant dans les 4 premières équipes de Nationale 2, c’est tout juste incroyable.

Quand tu signes au Stade Langonnais l’année dernière, est-ce que tu pensais à une telle épopée qui, comme tu le disais, vous a amené au titre de Fédérale 1 la saison passée et aujourd’hui aux portes de la Nationale ?
Christophe Hamacek et Romain Cabannes nous avaient dit l’année dernière qu’avec l’équipe qu’on avait, on allait être champions de France à la fin de l’année et comme ils l’avaient annoncé, ça s’est fait. Au début de cette année, on ne parlait pas forcément de phases finales mais au vu des résultats et quand on voit maintenant où on est, c’était annoncé qu’on allait être à ce niveau-là.

On va parler du barrage face à Fleurance et du match contre le Stade Métropolitain. Ça a un peu été » deux salles, deux ambiances » ?
Ah oui, complètement, surtout au niveau de la météo. Plus spécifiquement, on a joué contre deux équipes qu’on n’avait jamais affrontées avant donc on était dans l’inconnu mais on sait que quand il fait beau, on peut produire du beau jeu et que quand il pleut, on n’est pas dans la difficulté. En tous cas, on montre une grosse force de caractère et on défend bien.
On va aussi revenir sur la physionomie des matchs. A Comberlin, face à Fleurance, c’était un peu l’apothéose du beau rugby, vous avez fait un match très abouti par contre, du côté du Stade Métropolitain, ça s’est joué au courage et à l’abnégation sous des trombes d’eau avec vraiment des ressources que vous avez dû piocher au plus profond de vous-mêmes ?
C’est ça, ce n’était pas simple de produire du beau jeu, vu de l’extérieur, je pense que ce n’était pas beau à voir mais dans tous les cas, on a su rester forts dans les moments difficiles du match. C’est ce qui fait notre force collective, de rester soudés et unis du coup d’envoi jusqu’à la 80e.

Pendant les 2/3 de la seconde période où vous campez dans votre camp et que le Stade Métropolitain fait l’assaut des 22 du Stade Langonnais, qu’est-ce que vous, les joueurs, vous vous dîtes entre vous ?
On se dit qu’il ne faut rien lâcher parce-que le match n’allait pas se gagner en marquant. C’était surtout un duel de buteurs et il ne fallait pas concéder le moindre mètre ni commettre la moindre faute et c’est ce qu’on a su faire, on a tenu bon jusqu’au bout et la victoire est belle.

A la fin du match, ton capitaine Thomas Mendy nous vend du rêve en disant que vous allez traverser la France et rentrer à Langon dans un bus magique. Est-ce que c’était vrai ou bien était-ce de l’intox ?
Je ne peux pas répondre là-dessus car du coup, je suis rentré en voiture. Je pense que ça a été calme, qu’ils ont peut-être été plus focus sur la demi-finale donc je pense que ça a été calme.

On va maintenant parler du match face à Rennes. Qu’est-ce que ça t’inspire car c’est quand même une équipe qui est calibrée pour le dessus ?
Forcément, eux descendent de Nationale 1 tandis que nous, on est juste promus. Ce qui est certain, c’est qu’on est surexcité de jouer contre eux, on les a joués deux fois, on a perdu chez eux et on a gagné chez nous. Ça fait donc un partout et que le meilleur gagne.

J’imagine que tu vas faire un petit appel au peuple langonnais pour qu’il vienne nombreux se masser dans les travées du stade de Saint-Jean d’Angély ?
Franchement, les supporters ont toujours été avec nous depuis le début et on compte vraiment sur eux pour faire le déplacement dimanche. Il est sûr que c’est un peu plus près que Rennes mais il y a beaucoup d’engouement autour de ce match et de ces phases finales donc vraiment, venez nombreux dimanche !

Comment s’est déroulée la semaine de travail, dans quel état d’esprit ?
On a fait des choses simples, on a répété notre plan de jeu. On ne va pas réinventer notre rugby, on sait ce qu’on doit faire contre Rennes, on est prêt et rendez-vous dimanche.

Merci et on te souhaite un beau match
Merci beaucoup et à dimanche.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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