Taulier du vestiaire, joueur en activité ayant joué le plus de rencontre sous le maillot rouge et noirs, Olivier Regnier est un témoin et un phare de l’histoire moderne du Sporting Club Graulhetois. Le seconde ligne Tarnais est revenu avec nous, sur cette saison de la résurrection (après une grave blessure au tendon d’Achille) et sur l’histoire d’amitié qui l’a lié au deux futur ex coach du SCG : Jean Christophe Bacca et Benoît Bellot. Entretien avec un joueur qui se régale en Nationale 2 et qui est fier de porter les valeurs séculaires de sa ville natale .

Tu reviens quand même du diable vauvert. L’année dernière, tu étais toujours en train de galérer avec tes problèmes au talon d’Achille et là, tu as fait une quasi-saison intégrale. A ton grand âge, c’est un miracle ?
Un miracle, je ne sais pas mais je sais que je reviens de loin car j’en ai quand même un peu chié pendant un an et demi. J’avais déjà fait le tendon d’Achille mais là, j’ai fait les deux donc, au moins, entre les tendons et les genoux, j’aurai un peu tout fait. J’ai pas mal galéré, il y en a beaucoup qui ne me voyaient pas revenir donc j’ai bossé tout seul, enfin, accompagné de Laure avec qui on a bien bossé physiquement. Ça fait plaisir de retrouver les terrains et du temps de jeu comme j’ai eu cette année.

Avec Jean-Christophe Bacca qui s’en va de Graulhet, et même Benoît Bellot, c’est une page qui se tourne ?
Comme je l’ai dit aux joueurs, j’ai tout connu avec eux, j’ai même joué avec Benoit et j’ai fait son dernier match quand il a arrêté. Jean-Chris est arrivé au moment où on était vraiment dans la galère, on avait un groupe qui s’est vraiment resserré, avec le staff aussi et ça a créé quelque chose de très fort entre nous. Ce sont deux personnes qui resteront très, très proches pour moi, qui ont beaucoup compté et qui compteront toujours.

Quand tu vois Davy Chiffre qui arrête, moi, j’aurai plutôt mis une pièce sur ton arrêt à toi plutôt que sur celui de Davy au niveau de l’âge ? (Rires)
(Rires) Pour l’instant, Davy dit qu’il arrête mais quand on reprendra, je pense que ça va un peu lui manquer. Beaucoup pensaient que j’allais arrêter, je pense que je vais en faire une de plus, je me suis reposé pendant un an et demi donc je suis quand même frais, je me sens bien physiquement donc tant qu’il y a la motivation et que je me sens bien physiquement, j’ai envie de continuer. J’ai envie de prolonger l’aventure.

Tu as vraiment découvert ce niveau de Nationale 2 cette saison car tu avais fait deux matchs la saison dernière avant cette grave blessure. C’est un niveau où tu dois te régaler ?
C’est un niveau très difficile, si tu n’es pas prêt, tu ne peux pas rivaliser, on l’a encore vu aujourd’hui contre une équipe pro qui s’entraîne tous les jours où les mecs sont prêts physiquement. C’est un niveau intéressant, chez nous, c’est à la fois pro et pluriactif, il faut être hyper exigeant et avoir beaucoup de travail personnel. C’est vachement intéressant, je trouve que c’est un bon niveau où on prend aussi beaucoup de plaisir à jouer, où ça tape fort, c’est intense, ça joue donc c’est hyper plaisant. Il faut que le club se maintienne à ce niveau-là.

Tu nous tires un peu un bilan de cette saison où, comme à l’école, » c’est bien mais peut mieux faire collectivement » ?
Oui, » bien mais peut mieux faire « . Comme on l’a souvent dit, ce sont les montagnes russes, comme nous sur nos matchs où on alterne le bon et le moins bon, où on a su faire de supers matchs et passer complètement à côté sur le match d’après. C’est cette stabilité et cette régularité qu’on n’a pas su trouver ni mettre en place mais ça a été une saison compliquée, différente de l’an dernier où les équipes n’étaient pas les mêmes et où ça jouait un peu plus. On a quand même réussi à se maintenir et, même s’il reste un match, on ne va pas passer à côté à Arcachon, on va encore tout donner pendant une semaine et bosser sérieusement.

La dernière question sera pour Jules Montels
JM : Je voulais savoir si tu avais compté le nombre de matchs qu’il te reste pour dépasser et détrôner Gérard Durand du titre de joueur ayant joué le plus de matchs ?
Je pense que je ne battrai jamais le record, je crois que Gérard est à 260 ou quelque chose comme ça et moi, je dois être autour de 216 ou 217 donc il m’en reste encore un peu mais pour moi, ça n’est que du plaisir.

JM : Si la première place est loin, il y aura peut-être la seconde ?
Ça, on fera le point à la fin, on verra (rires).

Propos recueillis par Loïc Colombié

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