Le coach des avants du Sporting Club Graulhetois a tenu à féliciter le comportement et la prestation de ses hommes après la victoire probante face au leader Sallois (31/24) ce dimanche devant un stade Pelissou bien garnis. C’est un SCG métamorphosé par rapport au déplacement à Anglet, qui s’est présenté devant son public, avec une détermination et une solidarité ayant permis aux joueurs de Jean Christophe Bacca de garder le fil du match malgré un score de 3-17 pour les visiteurs à la demi heure de jeu. Dominateurs et conquérants en seconde période, les rouges et noirs ont retrouvé les vertus séculaires de cette cité industrielle qu’est Graulhet, se donnant au passage, un petit bol d’air dans la course au maintien. Il n’y avait qu’à voir l’accolade entre JC Bacca et son compère Benoît Bellot, pour comprendre la joie et le soulagement qui émanaient de cette belle après midi dominicale pour les rouges et noirs .

Cette victoire était obligatoire aujourd’hui ?
Obligatoire, oui. On avait à cœur de montrer que le visage qu’on avait fait pendant une mi-temps à Anglet n’était pas Graulhet et ne nous ressemblait pas, on a été décrié à juste titre, on a baissé la tête et on a travaillé toute la semaine. On savait que ça allait être très dur, cette équipe de Salles l’a montré, ils ont fait un super match de rugby et dès qu’on a fait une erreur, on l’a payé cash. Ils vont sans doute finir très haut cette saison mais nous, on a montré qu’on était largement au niveau de la Nationale 2. Ce qu’il nous manque, c’est juste travailler ensemble, de travailler avec de la cohésion et de retrouver cette fierté. Ici, on l’a, à chaque fois qu’on l’a ici, tout le monde passe à la glace et c’est hyper positif mais ce qu’il y avait de plus important, c’était de laver un petit peu l’affront qu’on avait eu pendant une mi-temps à Anglet où on était passé complètement à côté. C’est ce qu’on leur a dit dans la semaine et ce qu’on leur a dit avant le match, on peut avoir des regrets mais il faut surtout sortir la tête haute et regarder l’adversaire en face sans baisser la tête.

Il y a eu un retour des vestiaires stratosphériques ?
Un très bon retour des vestiaires. On savait qu’on avait le vent, on ne s’est pas affolé, on a fait l’un des matchs les plus aboutis dans la gestion à Graulhet, c’est très bien et c’est parfait pour les 4 matchs qu’il nous reste. Je ne sais pas quels sont les autres résultats mais on voit que nous, on s’est donné un peu d’oxygène par rapport à cette poule qui est très homogène mais quand ils sont comme ça, je crois que cette équipe est irrésistible. Qu’on pense plus ou moins de nos prestations, ce qu’ils ont montré aujourd’hui, c’est quand même très, très fort et en ayant des garçons qui n’avaient pas l’habitude d’avoir autant de temps de jeu, qui se sont accrochés. Ça a joué ensemble, solidaires, c’est ce qui fait la force de Graulhet.

Battre Salles et Niort à domicile, c’est quand même un révélateur de la qualité qu’il y a dans ce groupe ?
Bien sûr. On savait depuis le début que ce groupe est hyper qualitatif et hyper intéressant, la seule difficulté qu’on a, c’est de les faire jouer ensemble, de les faire avancer ensemble, souffrir ensemble et combattre ensemble. Quand ça arrive, on a des matchs comme ça mais il y a des fois où ça n’arrive pas et c’est vrai que c’est peut-être notre échec à nous en tant que staff de ne pas avoir su régulièrement mettre cet état d’esprit-là dans ce groupe car bien sûr qu’ils sont hyper qualitatifs quand ils le veulent.

Voir Dimitri Seino sur le banc alors que tu l’as coaché, ça montre que l’horloge tourne ?
Je ne rajeunis pas (sourire). Dimitri Seino était un très bon joueur, un garçon plein de talent, plein de qualités et il le montre avec sa ligne de 3/4. Ce que produit Salles aujourd’hui et sur l’ensemble de la saison, c’est tout simplement extraordinaire.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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