Quelques minutes après la défaite à Albi, le coach des avants Carcassonnais nous a livré une analyse de ce revers mettant un peu de plombs dans l’aile au tableau de marche des audois. C’est un Eric Escribano philosophe et beau joueur qui s’est présenté à nous, en soulignant la supériorité des Albigeois sur cette rencontre et stipulant la maturité acquise depuis 3 ans par le groupe de Mathieu Bonello et Alexandre Albouy. Mais pour l’ex coach de Blagnac, l’USC n’a perdu qu’une bataille, car pour lui, la véritable guerre à la remontée en Pro D2 ne débutera qu’au mois de mais lors des playoffs.

On est avec Éric Escribano, le coach des avants de Carcassonne après une défaite à Albi. J’imagine que vous aviez envisagé un tout autre scénario ?
Je crois qu’on est en fin de saison et qu’on doit jouer tous les matchs à fond. On ne peut pas se permettre de dire qu’on ne joue pas un match ou qu’on en lâche un, il faut aller chercher des points partout et ce soir, on revient bredouille mais on a surtout pris une belle leçon de rugby. Je crois que Mathieu et Alexandre arrivent à l’apogée depuis 3 saisons, ils maîtrisent le groupe, ils maîtrisent le championnat et ce soir, ils ont rendu une copie parfaite dans l’engagement, défensivement, en conquête et je les félicite.

A certains moments, lorsqu’on vous voyait vous sur le bord de touche ou même les joueurs sur le terrain, on vous sentait un peu dépourvus de solutions pour essayer de faire sauter le verrou ?
Dans ce sport, on ne peut pas jouer par intermittence. Tu ne peux pas jouer un coup oui, un coup non, mettre de l’engagement … à un moment donné, je crois qu’on n’a pas répondu présent mentalement dans les gênes de ce sport qui sont avoir du combat et de l’envie. On n’a fait ça que par intermittence, il y en a un qui s’est rebellé et les autres ont suivi mais on ne se rebelle pas ensemble et ça, c’est un problème. Il va falloir que l’on trouve des solutions, à nous staff et joueurs de voir ce qu’il manque pour être efficaces à l’avenir.

Quel va être le mot d’ordre cette semaine ?
De toute façon, il est tout simple, on va se remettre au travail, se taire et continuer. Depuis le début de la saison, je dis à Carcassonne que c’est un championnat qui est très difficile, je crois que beaucoup d’équipes qui descendaient de Pro D2 s’y sont cassé les dents. Pour l’instant, on est encore dans le Top 6 donc il faut continuer à bosser pour y rester et se dire qu’à l’avenir, on sera bien et peut-être dans le Top 6. Comme je le dis toujours, notre championnat débutera à ce niveau-là, je me rappelle d’une équipe qui n’est pas très loin d’ici, qui s’appelle Castres et qui avait fini championne de France en terminant 6e donc il faut toujours garder espoir. Il faut voir les choses positives et se projeter après.

Même si vous avez deux matchs de plus à jouer par rapport à certaines équipes comme Albi, et comme le disait Romain Manchia, si vous perdiez ce soir, les deux premières places pouvaient s’envoler. Est-ce que donc le Top 2 s’est envolé ce soir ou est-ce qu’il reste un mince espoir car, dans le sport, il y a toujours de l’espoir ?
Tout le monde voulait essayer d’arriver dans le Top 2, on sait tous qu’être dans le Top 2 est plus simple pour monter, on le voit depuis plusieurs saisons même si seul le champion montera directement cette année. C’est une ambition qu’on avait entre nous et les joueurs, rien n’est perdu car au rugby, tout peut arriver encore donc on va d’abord essayer de rester dans ce Top 6 et on verra après. On va continuer à bosser, on va déjà essayer de recevoir Périgueux qui est une très, très belle équipe et qui est surprenante sur beaucoup de compartiments de jeu. A nous de bien réagir la semaine prochaine, on va prendre match après match et on verra à la fin du championnat.

Objectif remontada ?
Oui, je crois que c’est le sport donc il faut réagir, à nous de réagir pour la remontada et de se mettre au travail. Le sport est fait comme ça, d’échecs et de réussites, et comme le disait si bien Nelson Mandela » je ne perds jamais, soit j’apprends, soit je gagne « .

Propos recueillis par Loïc Colombié

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