En amont du match entre Graulhet et l’US Salles pour le compte 18eme journée de Nationale 2 en poule 1, nous sommes avons donné la parole au «Druide » Yannick Vignette, le manager des leaders girondins de ce championnat. Pour l’ex coach de Biarritz, Cognac ou encore Tarbes, les promus Sallous qui caracolent en tête de la division doivent leur réussite à un état d’esprit et à un groupe sortant des canons habituels de l’ovalie moderne. Rencontre avec un technicien qui avoue ne plus jouer le maintien comme initialement prévu , mais comme il le dit avec un zeste d’humour « jouer le maintien a la 1ere place » .

On arrive aux 3/4 des phases régulières et aux 3/4 du championnat et Salles est toujours en tête de la poule 1. L’épopée est belle ?
Oui, c’est une épopée sympathique.

En début de saison, tu nous parlais de maintien mais maintenant, du côté de Salles, on parle quand même plus sérieusement de play-off voire même des deux premières places ?
Nous, on parle toujours de maintien, on parle de maintien à la 1ère place.

Donc, à Salles, on aborde ces derniers matchs quasiment comme des matchs couperets pour garder cette possibilité de 1ère place et de quart de finale à la maison, chose qui viendrait récompenser tout le club et tout le public ?
Il ne reste que 5 matchs mais tout peut encore basculer avec ces 25 points à distribuer. On voit qu’on a quand même une position assez fragile car c’est serré, c’est serré en bas du classement dans cette poule mais c’est aussi très serré sur le haut, on voit donc qu’on est tous très, très, très proches. Il ne faut surtout pas baisser la garde et continuer nos efforts pour rester en haut du classement.

Est-ce qu’on peut dire que le match contre Rennes, où vous allez gagner dans un contexte assez difficile en subissant tout le match mais en arrivant à trouver des ressources mentales, a été un match déclic pour vous dire » cette 1ère place, on se la mérite et on vient de le prouver » ?
Non, je ne pense pas, je pense que ce sont tous les matchs qu’on a abordés. Tu sais, on reste quand même le petit, on a évidemment quelques résultats en notre faveur et qui nous propulsent en haut de la division mais, encore une fois, on ne perd pas de vue qu’on est le petit poucet et qu’on est obligé de s’accrocher sur tous les matchs, d’être à 100% sur tous les matchs. Parfois, on ne l’a pas été et on est passé à côté donc à Rennes, c’était un match comme tous les autres. On s’était accroché sur le premier à Saint-Jean de Luz et tous les matchs sont comme ça, ce sont quasiment tous les mêmes pour nous, on écrase rarement l’adversaire.

Vous êtes certes le petit poucet du côté de Salles mais maintenant, quand vous rentrez sur une pelouse, vous avez le statut de favori ?
Disons qu’on commence à avoir les regards qui changent un petit peu mais là aussi, ça a été très long et c’est tout à fait normal. Pour nous, ça ne change rien du tout car on n’attend rien du regard des autres, on est centré sur nous-mêmes et sur notre mission.

En interne, comment est-ce que les joueurs qui ont connu l’ascension de la Fédérale 2 à la Fédérale 1 puis de la Fédérale 1 à la Nationale 2 vivent ce moment de gloire ? Comme une reconnaissance ?
C’est enthousiasmant pour tout le monde donc ils sont très heureux. Ce sont aussi des joueurs qui sont remarquables de travail, d’abnégation et d’intelligence pour se hisser au niveau.

Comment a fait le » druide » Vignette pour arriver à mettre un peu de potion dynamique dans le village d’Astérix sallois ?
Il n’y a qu’une solution, c’est qu’on travaille et ensuite, on essaye de travailler de la manière la plus intelligente possible par rapport à nos qualités et à nos faiblesses, c’est tout. C’est aussi parce qu’on a un groupe qui peut s’imprégner très vite de ce que l’on demande. Encore une fois, j’ai un groupe très intelligent et qui enregistre de suite ce que l’on demande donc c’est très, très agréable de travailler avec ce groupe et la performance vient de l’intelligence.

Ce côté » village d’Astérix » est une image qu’on vous a collée mais c’est aussi quelque chose à quoi vous tenez car ça vous ressemble et ça vous rassemble ?
Disons que, quand tu as un symbole qui est le sanglier, que tu es un petit village de 8 000 habitants et que tu résistes, effectivement, on a toutes les composantes pour ressembler au village d’Astérix et Obélix. Ça nous plaît parce qu’en effet, on est un peu différent du paysage rugbystique actuel, on est un peu atypique et on essaye de résister à ce qui se fait par ailleurs mais on essaye de résister parce-que la situation l’exige.

Tu nous parles de l’adversaire de ce week-end et de ce club de Graulhet ?
Moi, je sais que ça va être un tout autre match que le match aller, on s’attend à une rencontre difficile et engagée, je pense même que ça sera âpre dans le combat. On sait où on va mettre les pieds, on connaît et l’ADN et l’encadrement de Graulhet donc effectivement, on ne se fait pas d’illusion. On a vu le match qu’ils ont livré contre Niort dans des conditions climatiques qui, je pense, seront identiques donc on ne s’attend à rien d’autre qu’à un gros combat et de notre côté, on se prépare à cela.

Un combat durant 80 minutes mais une forte amitié avant et après le match car ce sont deux clubs qui se ressemblent mais aussi deux clubs qui s’apprécient ?
Il y a un respect profond et une admiration pour le club de Graulhet car c’est quand même un club historique et emblématique. Je me réjouis de revoir Yannick Jauzion, s’il est là ce week-end, j’espère qu’il sera là car ça me ferait plaisir de le revoir.

Quel est le mot d’ordre pour ce match à Graulhet ?
Ça va être d’être à la hauteur du combat qu’ils vont nous proposer.

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Merci et on te souhaite une belle fin de saison avec les Sangliers Sallois
Merci infiniment.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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